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sida is disco

publié en ligne : 20 février 2007 dans Action 105

Chaque mercredi une poignée de militantEs d’Act Up-Paris tient la pemanence des droits sociaux (PDS) et accueille les personnes en situation souvent compliquées. Cette rubrique a pour but de présenter un florilège de ces cas et les actions menées.

Il n’ y a pas de petites économies

Monsieur Y est salarié à temps-plein dans une banque sur Strasbourg depuis 2000 et en arrêt maladie pour lourds effets secondaires et surcharge de travail depuis octobre 2004 . Après deux années et à la suite d’un renouvellement de son arrêt maladie, il est convoqué par le médecin de la sécurité sociale, qui veut le passer en invalidité, mais pour déterminer le niveau d’invalidité, il prend conseil auprès du médecin hospitalier. Ne considérant pas que son état de santé justifie son arrêt maladie, la sécurité sociale demande une expertise psychiatrique !...

La visite chez le psy dure 10 minutes. Questionné sur sa charge virale, il ne l’interroge ni sur son état général, ni sur les effets secondaires qui l’affectent.

Daté du 1er décembre, un courrier de la CPAM lui annonce la fin de ses droits au 7 du mois, suit le courrier de son employeur en date du 15 décembre lui annonçant la fin du complément de salaire conditionné au versement des indemnités journalières de la sécurité sociale qui ont donc pris fin le 7. L’arrêt maladie de son médecin courant jusque début février, Monsieur Y se retrouve donc en arrêt à titre gracieux, c’est à dire non-payé. Joyeuses Fêtes !

Air France

Pour rejoindre sa famille pour les fêtes, l’un de nos militantEs a utilisé un vol Air France Paris-Toulouse. A l’arrivée, il ne peut récupérer ses bagages mis en soute, ni ses médicaments laissés dedans, vu les nouvelles consignes de sécurité aériennes. Au comptoir des réclamations, il apprend que ses affaires sont parties à Marseille et qu’il ne pourra les récupérer que plusieurs heures après à l’aéroport ou chez lui par livraison tard dans la soirée. Habitant loin de là, il fait part de ses inquiétudes car son traitement médical (des antirétroviraux) se trouve dans le bagage perdu, qu’il est titulaire d’une carte d’invalidité, qu’il ne conduit pas et qu’il est absolument nécessaire qu’il ait son traitement, car celui-ci n’est pas délivrable en pharmacie de ville. On le rassure, sauf qu’il ne sera pas livré ce jour-là ! Malgré une dizaine de coups de fil, agrémentés de pannes informatiques, de reproches pour ne pas avoir gardé son bagage avec lui, de phrases toutes faites, de musique d’attente, il décide de contacter l’hôpital le plus proche pour obtenir son traitement. Aux urgences, pas de traitement disponible, mais on lui conseille de venir le lendemain à la pharmacie centrale en espérant qu’ils en aient. Le lendemain, il lui faut trouver quelqu’un pour l’y amener, mais avec de la chance il obtient son traitement. Rappelant l’aéroport, il apprend que son bagage est revenu mais, que pour la livraison, il faudra attendre le soir, le lendemain ou plus tard. N’ayant pas les assurances nécessaires à sa tranquillité d’esprit, il fait les 50 kilomètres le reliant à Toulouse.

A aucun moment la compagnie Air France n’a pris la dimension de l’urgence de la situation, et a traité son problème médical au même titre qu’une perte de bagage sans tenir compte de la gravité d’observance de son traitement, ni de son moyen de locomotion pour rejoindre soit l’hôpital soit l’aéroport pour récupérer son traitement. Le tout dans une parfaite indifférence. Faire du ciel le plus bel endroit de la terre...

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