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Chroniques de Toronto (2) : configuration

publié en ligne : 13 août 2006

Comme à chaque début de conférence, il faut vite se familiariser avec les lieux pour ne pas perdre de temps. Or, il suffit de quelques minutes pour avoir le sentiment que le MTTC (Centre de conférence de Toronto) a été choisi par les organisateurs dans le seul but de rendre le travail et le séjour des séropos et des activistes plus difficiles.

Bien sûr, il faut prendre acte du fait que la conférence accueille à chaque édition plus de personnes : 30.000 invitéEs, dont de plus en plus de malades. Il faut s’en féliciter et reconnaître qu’une telle population nécessite un lieu vaste pour les accueillir : marcher longtemps est donc inévitable. Mais le MTCC est conçu de telle sorte qu’il oblige à des déplacements totalement inutiles, notamment le franchissement d’une passerelle pour joindre les deux parties du bâtiment, qui oblige à 10 minutes de marche. Et comme les organisateurs ont eu la bonne idée de mettre la salle média et le village global, où se retrouvent les associations, à une extrémité du centre, et les stands officiels et les sessions à l’autre, on imagine aisément le temps perdu à faire les déplacements pour organiser une action, assister à une session, contacter des associations ou des journalistes - tout cela nécessite des déplacements, d’autant plus que le téléphone portable ne passe pas dans une grante partie du bâtiment. On imagine aussi facilement la fatigue que nous pouvons ressentir, après une seule demi-journée de travail.

Et quand vous êtes séropositifVe, c’est évidemment bien plus éprouvant. A la clinique du MTTC, rien qu’en une matinée, deux personnes sont venues demander, qui des béquilles, qui un fauteuil roulant, car elles ne pouvaient plus supporter la fatigue qu’entraînent les déplacements. Quand on pense que la priorité des responsables de la conférence est la « sécurité »..., il faudrait plutôt parler de contrôle social : une simple lecture optique de votre badge permet de retrouver les informations communiquées pour l’inscription, dont l’adresse email, et ce de la part de n’importe quel vigile, y compris celui d’un labo.

Visiblement, le staff de sécurité est totalement dépassé par l’affluence. Il faut dire que l’organisation des lieux ne les aide pas. Des escalators très étroits pour accueillir 30.000 personnes, disposés de façon irrégulière à chaque étage (parfois deux, parfois un : très pratiques pour fluidifier la circulation de milliers de personnes...) ; un plan de circulation aberrant ; etc, etc. On peut, vraiment, se demander ce qui a motivé le choix de ce lieu totalement inadapté.



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