Allo, maman bobo

publié en ligne : mars 2007 dans Protocoles 46

La douleur peut toucher tout le monde, mais l’attitude face à elle, doit être différente selon ses causes. Il est important d’en connaître l’origine pour y remédier correctement et ne pas aggraver une sensation déjà pénible.

La douleur est un symptôme qui nous avertit de la présence d’un désordre qui risque de mettre notre organisme en danger. Il est difficile de la définir, car c’est un phénomène subjectif. On distingue trois grandes catégories de douleurs :
- les douleurs nociceptives, dues à une lésion d’origine traumatique, inflammatoire ou infectieuse (brûlures, entorse ou crise d’appendicite) ;
- les douleurs neurogènes, nées d’une lésion du système nerveux (amputation, zona, herpès, CMV, nerf lésé au cours d’un accident, accident vasculaire cérébral, sclérose en plaque et enfin neuropathies périphériques dues aux traitements antirétroviraux par toxicité mitochondriale) ;
- les douleurs psychogènes qui apparaissent sans lésions constatées, reposant sur des mécanismes variables dominés par des perturbations psychologiques. Toutes ces douleurs peuvent être aiguës ou chroniques. La douleur aiguë est un signal d’alarme. De courte durée, elle est due à une cause unique et disparaît après traitement de celle-ci. La douleur chronique est celle qui perdure au delà de 3 à 6 mois, souvent en raison d’un traitement inadapté ou d’une mauvaise prise en charge. Il existe chez chacun un mécanisme de mémorisation de la douleur qui peut aboutir à une véritable pathologie, indépendante de la douleur initiale et dont les répercussions sur l’état physique, moral et psychique seront importantes. Il faut alors considérer la personne dans sa globalité, en tenant compte de la douleur initiale, de l’âge, mais aussi des facteurs familiaux, culturels, sociaux et des comportement nocifs ou addictifs.

Les traitements anti-douleurs

Les moyens de lutter contre la douleur sont nombreux et dépendent de son origine et de son intensité. Pour les douleurs nociceptives, sensibles aux antalgiques classiques, il existe 3 niveaux de traitements :
- Niveau I - en vente libre, pour les douleurs légères ou modérées, le paracétamol, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (exemple : ibuprophène, aspirine, etc.).
- Niveau II - délivrés sur ordonnances, pour les douleurs modérées ou sévères, les morphiniques faibles comme la codéine.
- Niveau III - sur ordonnances également, les morphiniques puissants, longtemps réservés aux douleurs de fin de vie ou du cancer, ils sont maintenant mieux et plus largement utilisés.

Pour les douleurs neurogènes, à l’aspirine et à la morphine on peut ajouter les anti-épileptiques ou anticonvulsivants, les antidépresseurs. Leurs effets indésirables sont nombreux et les interactions de ces produits avec les antirétroviraux doivent être anticipées et souvent corrigées.

Attention : en cas d’auto-médication à base d’aspirine, d’ibuprofène ou de paracétamol, il est capital de ne pas dépasser la dose de 3 grammes par jour, surtout si la douleur continue, et d’appeler soit les urgences, soit les centres anti-douleur. La dose mortelle débute à partir de 10 grammes chez une personne saine et 5 grammes en cas de prise simultanée d’autres produits hépatotoxiques (alcool, antirétroviraux, etc.) ou de cirrhose.

Les centres anti-douleurs

Il est important d’apprendre à maîtriser la douleur chronique. Même si elle ne peut pas être complètement éliminée, on peut en réduire le niveau, et surtout améliorer sa qualité de vie. Pour ce faire, il est possible d’avoir recours à une approche multidisciplinaire. De nombreuses personnes souffrant de douleur chronique ont essayé toutes les interventions médicales sans succès notable ; cependant, ces thérapies sont parfois plus efficaces lorsqu’elles sont utilisées ensemble et dans un environnement contrôlé. Les centres de traitement de la douleur chronique offrent des programmes spéciaux grâce auxquels une personne peut apprendre à maîtriser sa douleur, recevoir un traitement pour rétablir sa qualité de vie et reprendre des activités, même si la douleur elle-même n’est pas complètement soulagée. Le traitement est proposé par une équipe de professionnels de santé qui, ensemble, examinent toute la gamme de facteurs qui peuvent contribuer à la douleur chronique.

Un ou plusieurs centres anti-douleur se trouvent dans chacune des villes suivantes : Aix En Provence, Aix Les Bains, Albi, Alençon, Alix, Amiens, Angers, Annecy, Argenteuil, Aubenas, Aulnay Sous Bois, Auxerre, Aveize, Avignon, Bayeux, Bayonne, Beauvais, Belfort, Berck, Bergerac, Besancon, Béthune, Blois, Bobigny, Bordeaux, Boulogne Billancourt, Bourges, Brest, Brive, Caen, Carcassonne, Castelnau Le Lez, Chalon Sur Saône, Chambery, Chartres, Château Gontier, Châteauroux, Chaumont, Clermont Ferrand, Clichy, Colmar, Corbeil Essonne, Coubert, Creil, Crest, Créteil, Dax, Dijon, Dole, Dreux, Epinal, Evreux, Gonesse, Granville, Gray, Grenoble, Guéret, Harfleur, Issy Les Moulineaux, Juvisy Sur Orge, La Garde, La Roche Sur Yon, La Rochelle, Laon, Le Chesnay, Le Kremlin Bicêtre, Le Mans, Lens, Libourne, Lille, Limoges, Lisieux, Lons Le Saunier, Lorient, Lyon, Macon, Marseille, Meaux, Metz, Millau, Mont De Marsan, Mont St Martin, Montauban, Montbrison, Montceau Les Mines, Montélimar, Montpellier, Mulhouse, Nancy, Nantes, Nemours, Neuilly Sur Seine, Nice, Nîmes, Niort, Orléans, Paris, Partenay, Passy, Périgueux, Pierre Bénite, Poissy, Poitiers, Pontarlier, Privas, Quimper, Reims, Rennes, Rillieux La Pape, Roanne, Roubaix, Rouen, Rumilly, Saint Claude, Saint Cloud, Saint Herblain, Saint Jean De Maurienne, Saint Lo, Saint Michel, Saintes, Saint Etienne, Sarreguemines, Senlis, Sens, Soyaux, Strasbourg, Tarbes, Thionville, Thonon Les Bains, Toulouse, Tours, Troyes, Tulle, Tullins, Uriage, Valence, Valenciennes, Vandoeuvre Les Nancy, Vannes, Verdun, Vesoul, Vienne, Villefranche Sur Saône, Villejuif, Villeneuve Sur Lot, Villeurbanne, Voiron.

La liste détaillée de ces centres anti-douleur est disponible sur le site du ministère de la Santé.

A retenir

La douleur ne doit plus être une fatalité, l’amélioration de sa prise en charge est un fait depuis une dizaine d’années. Les médecins généralistes sont encore mal formés aux traitements de celle-ci. Certaines médecines douces peuvent aider : acuponcture, mésothérapie, sophrologie. Cependant, l’automédication est dangereuse, il faut à tout prix l’éviter. Pour la plupart des personnes une douleur ressemble à une autre douleur, prendre par exemple un anti-inflammatoire peut être délétère, il peut calmer dans un premier temps mais n’est pas curatif. Si la douleur s’estompe, la cause n’est pas traitée pour autant et la situation peut donc empirer silencieusement. Il faut suivre les indications de son clinicien, respecter la posologie et la durée du traitement. Ne pas hésiter à consulter auprès des centres anti-douleur, qui sont ouverts sur simple prescription médicale, surtout en cas de douleurs chroniques.

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