Numéro disponible en PDF.
Act Up-Paris est une association issue de la communauté homosexuelle, veillant à défendre toutes les populations touchées par le sida. C’est une association de personnes touchées par le VIH qui voient dans le sida avant tout une question politique.
Articles les plus récents
-
Edito
31 décembre 1998 -
Les autorités françaises ont laissé mourir un ressortissant français malade du sida dans une prison marocaine
21 décembre 1998Patrice D. est mort des suites d’un sida dans la prison d’Oukacha, à Casablanca.
Il aurait pu être sauvé si les autorités françaises lui avaient fourni régulièrement les médicaments nécessaires, ou demandé son rapatriement.
Patrice D. était détenu à Casablanca depuis le 15 juin 1997. Il était malade du sida et atteint des hépatites B et C. La trithérapie dont il avait bénéficié en France avait été interrompue pendant les cinq premiers mois de son incarcération. Le consulat de France à (…) -
Act Up-Paris investit la Cotorep
17 décembre 1998Tout ce qui concerne l’Allocation Adulte Handicapé relève du scandale : Son montant ridicule : 3470,91 francs, toujours justifié par une philosophie inadmissible du pis-aller, " c’est toujours mieux que rien ". Son obtention, qui tient du véritable parcours d’obstacles : COTOREP surchargées, renseignements peu accessibles, délais de traitement des dossiers inacceptables, que ce soit aux COTOREP ou aux CAF, sans compter les tracasseries supplémentaires faites aux résidents étrangers, au (…)
-
Il est encore temps d’entendre les usagers du PaCS
9 décembre 1998Cet après-midi, les députés devaient adopter, en première lecture, la proposition de loi relative au pacte civil de solidarité. Nous sommes les futurs usagers du PaCS : quelles raisons avons-nous de nous réjouir ?
-
Drogues : l’idéologie rend sourd
8 décembre 1998Act Up-Paris demande la révision du procès de Philippe Mangeot
La cour d’appel vient de confirmer la condamnation de Philippe Mangeot, président d’Act Up-Paris, a 30 000 francs d’amende pour infraction à la législation sur les stupéfiants. La justice lui impute la responsabilité d’un tract, distribué par Act Up-Paris en août 1997, intitulé " J’aime l’extasy ".
Il s’agit là non seulement d’un jugement idéologique, mais d’une manipulation judiciaire :
1. Un jugement idéologique. On se (…) -
Santé/précarité, l’hypocrisie du gouvernement
1er décembre 1998MM. Kouchner (secrétaire d’Etat à la santé) et Durleman (Directeur général de l’AP-HP) ont été interpellé lors du colloque "Santé, précarité, vulnérabilité en Europe" (Maison de la chimie), devant 500 personnes, par des militants de 13 actif, d’Act Up-Paris, d’AC !, de la CGT Pitié-Salpétrière, et de Migrants contre le sida.
Texte de l’intervention ci-joint.
Santé et précarité, participer ou lutter ?
Nous intervenons ici parce que le lien santé/précarité est évident et que nous sommes (…) -
Retour au silence.
1er décembre 1998Retour au silence. Dossier de presse
Les statistiques du sida en France : l’épidémie cachée Données générales : de plus en plus de malades Homosexuels, usagers de drogue : des minorités décimées Femmes, étrangers : les « hétérosexuels » n’existent pas Prisonniers, ouvriers : la discrétion sociale de l’épidémiologie officielle Nord / Sud : pas de compassion, des traitements
Des courbes en chute libre, des histogrammes qui s’effondrent, des séries de chiffres décroissants : lorsqu’on jette (…) -
Retour au silence
1er décembre 1998Il y a bientôt dix ans le slogan « silence=mort » suffisait à lui seul à expliquer la situation de l’épidémie. Ce silence, nous avions contribué à le briser. Aujourd’hui, nous avons le sentiment d’un retour en arrière : tout se passe comme si l’arrivée des multithérapies avait autorisé les pouvoirs publics et les médias à se complaire dans un mutisme satisfait. L’apaisante parole des chercheurs a recouvert le vacarme des malades en colère. Une gestion tranquille de l’épidémie, organisant la (…)
-
Edito
décembre 1998, par Philippe MangeotDepuis quelques mois, le silence est retombé sur les problèmes rencontrés par les personnes atteintes du sida.
-
PaCS : nous n’attendrons pas plus longtemps
30 novembre 1998Aujourd’hui, l’examen de la proposition de loi relative au PaCS reprend à l’Assemblée nationale.
Depuis le 9 octobre, les discussions ne sont pas à la hauteur des enjeux de ce texte. Au débat qu’il exigeait, les députéEs ont préféré l’absence ou l’obstruction ; à l’inacceptable homophobie qui s’est exprimée dans l’hémicycle, ils n’ont su répondre que par le silence ou les rires.
Nous sommes les futurs usagers du PaCS. Ce matin, à 8 heures, une trentaine de membres de l’observatoire du (…)
Act Up-Paris