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	<title>Act Up-Paris</title>
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	<description>Act Up-Paris est une association issue de la communaut&#233; homosexuelle, veillant &#224; d&#233;fendre toutes les populations touch&#233;es par le sida. C'est une association de personnes touch&#233;es par le VIH qui voient dans le sida avant tout une question politique.</description>
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		<title>Act Up-Paris</title>
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		<title>ANTIR&#201;TROVIRAUX ET EFFETS IND&#201;SIRABLES</title>
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		<dc:date>2013-02-10T16:17:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>effets ind&#233;sirables</dc:subject>
		<dc:subject>antir&#233;troviral</dc:subject>
		<dc:subject>VHC</dc:subject>
		<dc:subject>VIH</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Les traitements VHC et VIH, leurs effets ind&#233;sirables les plus fr&#233;quents et les associations contre-indiqu&#233;es ainsi que des recommendations et commentaires&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?rubrique71" rel="directory"&gt;Effets secondaires&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot36" rel="tag"&gt;effets ind&#233;sirables&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot370" rel="tag"&gt;antir&#233;troviral&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot417" rel="tag"&gt;VHC&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot445" rel="tag"&gt;VIH&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://site-2003-2017.actupparis.org/local/cache-vignettes/L150xH83/arton5092-34ed9.jpg?1695167514' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='83' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nous vous proposons, en pi&#232;ce jointe, le tableaux des antir&#233;troviraux mis &#224; jour en octobre 2012. Vous y trouverez les traitements VIH et h&#233;patites (B et C), leurs effets ind&#233;sirables les plus fr&#233;quents et les associations contre-indiqu&#233;es ainsi que des recommendations et commentaires permettant &#224; chacunE une meilleure connaissance des traitements existants.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Retrouvez ce tableaux mis &#224; jour dans &lt;a href=&#034;http://www.actupparis.org/spip.php?rubrique51&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#034;Protocoles&#034;&lt;/a&gt;, notre bulletin d'information th&#233;rapeutique pour les personnes vivant avec le VIH.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les antir&#233;troviraux contre le VIH, le VHB et le VHC d&#233;taill&#233;s dans les tableaux suivants appartiennent aux 6 classes d&#233;finies ci-dessous.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; INNTI : inhibiteur non nucl&#233;osidique de la transcriptase inverse : classe th&#233;rapeutique d'antir&#233;troviraux agissant au niveau de la transcriptase inverse du virus. Ils bloquent la transcriptase en se fixant sur le site actif de cette enzyme et l'emp&#234;chent de fonctionner.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; INTI et INTtI : inhibiteur nucl&#233;osidique et nucl&#233;otidique de la transcriptase inverse : classe th&#233;rapeutique d'antir&#233;troviraux agissant au niveau de la transcriptase inverse du virus. Les analogues nucl&#233;osidiques et nucl&#233;otidiques sont des compos&#233;s de synth&#232;se, utilis&#233;s dans les traitements contre le VIH et les h&#233;patites. Ils ressemblent aux nucl&#233;osides (ou nucl&#233;otides) naturels, lesquels s'associent pour former l'ADN de chaque cellule. Les analogues nucl&#233;osidiques et nucl&#233;otidiques bloquent la transcriptase inverse l'emp&#234;chant de s'int&#233;grer dans l'ADN cellulaire.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; IF : inhibiteur de fusion : classe th&#233;rapeutique d'antir&#233;troviraux capable d'emp&#234;cher la fusion entre l'enveloppe du VIH et la membrane cellulaire. La fusion se fait entre le complexe de deux glycoprot&#233;ines de l'enveloppe virale (gp120/gp41), et les r&#233;cepteurs des cellules cibles (CD4 et co-r&#233;cepteurs CCR5 ou CXCR4).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; IE : inhibiteur d'entr&#233;e : classe th&#233;rapeutique d'antir&#233;troviraux capable d'emp&#234;cher l'attachement du VIH &#224; la membrane cellulaire au niveau des r&#233;cepteurs CD4, puis de fusionner et de p&#233;n&#233;trer dans la cellule. Ils se divisent en trois groupes : les inhibiteurs de liaison au r&#233;cepteur CD4, les inhibiteurs des co-r&#233;cepteurs CCR5 et CXCR4 et les inhibiteurs de fusion.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; II : inhibiteur d'int&#233;grase : classe th&#233;rapeutique d'antir&#233;troviraux capable d'inhiber une enzyme sp&#233;cifique du VIH, appel&#233;e int&#233;grase, n&#233;cessaire &#224; sa r&#233;plication.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; IP : inhibiteur de la prot&#233;ase (aussi appel&#233;s antiprot&#233;ases) : classe th&#233;rapeutique d'antir&#233;troviraux ayant pour cible la prot&#233;ase du virus, enzyme qui participe &#224; la synth&#232;se des prot&#233;ines virales &#224; l'int&#233;rieur de la cellule. Lorsque celle-ci est bloqu&#233;e, les nouveaux virus produits sont d&#233;fectueux et ne peuvent plus infecter de nouvelles cellules.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La pharmacovigilance en France</title>
		<link>https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article5021</link>
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		<dc:date>2012-11-20T17:38:11Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>effets ind&#233;sirables</dc:subject>
		<dc:subject>Afssaps</dc:subject>
		<dc:subject>pharmacovigilance</dc:subject>
		<dc:subject>Protocoles 72</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Lors de 86&#232;me R&#233;PI, Effets ind&#233;sirables pas si secondaires, Bernard Delorme, chef de l'unit&#233; d'information des patients et du public &#224; l'ANSM, a pr&#233;sent&#233; le syst&#232;me de pharmacovigilance. Son intervention p&#233;dagogique est retranscrite ci-dessous, ainsi que les questions et r&#233;ponses auxquelles elle a donn&#233; lieu.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?rubrique71" rel="directory"&gt;Effets secondaires&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot36" rel="tag"&gt;effets ind&#233;sirables&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot387" rel="tag"&gt;Afssaps&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot625" rel="tag"&gt;pharmacovigilance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot2884" rel="tag"&gt;Protocoles 72&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Lors de 86&#232;me R&#233;PI, Effets ind&#233;sirables pas si secondaires, Bernard Delorme, chef de l'unit&#233; d'information des patients et du public &#224; l'[ANSM*, a pr&#233;sent&#233; le syst&#232;me de pharmacovigilance. Son intervention p&#233;dagogique est retranscrite ci-dessous, ainsi que les questions et r&#233;ponses auxquelles elle a donn&#233; lieu.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Qu'est ce que la pharmaco-vigilance ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La pharmacovigilance est un recueil des effets ind&#233;sirables. On a tendance &#224; employer le terme d'effets ind&#233;sirables, puisqu'en pharmacovigilance on rel&#232;ve les effets nocifs, mais il ne faut pas oublier que le terme &#171; effets secondaires &#187; est intrins&#232;quement li&#233; &#224; l'action du produit. Dans certains cas, il y a des effets secondaires qui sont b&#233;n&#233;fiques.&#8200;C'est le cas, par exemple de l'aspirine utilis&#233;e pendant des si&#232;cles comme antipyr&#233;tiques (anti-fi&#232;vre), anti-inflammatoire, et dont on s'est aper&#231;u ensuite qu'elle pouvait &#234;tre aussi un excellent antiplaquettaire, mais ce sont plut&#244;t des exceptions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pharmacovigilance est n&#233;e de catastrophes et de crises sanitaires. La plus marquante et celle qui a vraiment jet&#233; les bases de ce type de surveillance &#224; la fin des ann&#233;es 60, c'est celle de la thalidomide qui a donn&#233; lieu &#224; un syst&#232;me de pharmacovigilance mis en place par l'OMS, puis en France en 1973.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les diff&#233;rentes &#233;tapes de la pharmacovigilance par rapport &#224; la vie du m&#233;dicament&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re &#233;tape est une phase de screening (tests) des mol&#233;cules, o&#249; ce qui priment ce sont les exigences technologiques, c'est-&#224;-dire que le m&#233;dicament soit efficace sur tel m&#233;canisme pathologique, tel virus, telle bact&#233;rie, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, c'est la phase des essais cliniques, o&#249; on essaie de r&#233;pondre &#224; des exigences m&#233;dicales, donc de traitement. Cette phase s'arr&#234;te &#224; la mise sur le march&#233; du m&#233;dicament, lorsque les essais cliniques permettent d'avoir un dossier qui &#233;value aussi bien l'efficacit&#233; que les risques du m&#233;dicament. C'est l&#224; que commence la vraie vie du m&#233;dicament qui va se limiter &#224; la phase habituelle de commercialisation, c'est-&#224;-dire les 10 ans de protection d'un brevet, mais qui peuvent &#234;tre &#233;tendus. L&#224; on est vraiment dans des exigences, qui ne sont plus des exigences techniques, ni des exigences strictement m&#233;dicales, mais des exigences de sant&#233; publique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pourquoi cette surveillance apr&#232;s la mise sur le march&#233; ? &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si les &#233;tudes se sont attach&#233;es &#224; &#233;valuer un rapport b&#233;n&#233;fices/risques, cela reste toujours incomplet parce que les essais ont &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;s dans des milieux un peu particulier : le milieu des essais cliniques est ferm&#233;, avec des crit&#232;res d'inclusion et d'exclusion tr&#232;s surveill&#233;s. De ce fait, certaines populations ne peuvent pas y participer et le nombre de participants est limit&#233;. M&#234;me si maintenant on voit couramment des dossiers d'&lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot390' class=&#034;spip_in&#034;&gt;AMM&lt;/a&gt; qui comprennent plusieurs milliers de participants, quand on passe &#224; la phase de vraie utilisation, c'est 30 000, 100 000, voire des millions d'utilisateurs qui sont concern&#233;s. De plus les essais cliniques sont par nature limit&#233;s dans le temps, puisqu'ils sont faits pour d&#233;boucher sur une AMM, il n'y a donc pas le recul d'utilisation tel qu'on l'a lorsque le m&#233;dicament est sur le march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par cons&#233;quent, la d&#233;finition de la pharmacovigilance c'est l'ensemble des techniques d'identification, d'&#233;valuation et de pr&#233;vention. Ce sont ces signaux qu'il faut interpr&#233;ter, un continuum jusqu'&#224; la prise de d&#233;cision, un signalement &#224; suivre. Il faut garder en perspective qu'elle ne permet pratiquement jamais d'avoir de d&#233;nominateur, c'est-&#224;-dire que l'on va avoir X effets ind&#233;sirables mais on n'aura jamais le d&#233;nominateur que cela repr&#233;sente par rapport &#224; la population g&#233;n&#233;rale. Pour cela, il faut des essais sp&#233;cifiques, des essais cliniques pour vraiment &#233;tablir une fr&#233;quence tr&#232;s pr&#233;cise. Cette phase est aussi une phase de pr&#233;vention, qui doit permettre la r&#233;alisation de travaux compl&#233;mentaires. On va par exemple effectuer une vraie &#233;tude &#233;pid&#233;miologique avec un groupe contr&#244;le ou t&#233;moin par exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a enfin la phase de prise de d&#233;cision, c'est-&#224;-dire l'action qui d&#233;coule de l'identification d'un signal. Ce sont des r&#233;ponses grad&#233;es en fonction de l'importance et de la gravit&#233; du signal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re &#233;tape, c'est de modifier l'information de base qui est contenue dans le r&#233;sum&#233; des caract&#233;ristiques du produit, autrement dit le dictionnaire VIDAL, qui est &#224; la disposition des m&#233;decins et la notice du m&#233;dicament, qui est le reflet de l'information stricte donn&#233;e au m&#233;decin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, il faut vraiment avoir &#224; l'esprit les restrictions de prescriptions d'utilisation, qui sont une arme assez particuli&#232;re que l'on utilise en pharmacovigilance. Ces conditions de prescription et de d&#233;livrance, concernent notamment l'inscription sur la liste des substances v&#233;n&#233;neuses. C'est grad&#233;, &#231;a va de la prescription par les m&#233;decins g&#233;n&#233;ralistes ou sp&#233;cialistes, jusqu'&#224; l'extr&#234;me, la prescription dans des conditions particuli&#232;res, dans l'exigeance et l'obligation d'une information compl&#232;te du malade. C'est un cas extr&#234;me, mais &#231;a arrive de plus en plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, il y a des mesures qui peuvent &#234;tre vraiment techniques, comme la modification d'un conditionnement. C'est le cas par exemple du Di-Antalvic qui a &#233;t&#233; r&#233;cemment retir&#233; du march&#233;. En France nous avons &#233;t&#233; relativement &#233;pargn&#233; parce qu'il &#233;tait conditionn&#233; sous forme de blisters, contrairement aux pays anglo-saxons o&#249; on utilise beaucoup le pilulier, qui permet d'&#234;tre aval&#233; facilement par poign&#233;e. C'est tout b&#234;te, mais &#231;a a une importance fondamentale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on est arriv&#233; &#224; ces mesures et qu'on voit finalement que le signal persiste, cela implique une r&#233;vision du &#171; b&#233;n&#233;fices/risques &#187;. C'est une question d'int&#233;r&#234;t th&#233;rapeutique, on doit alors recalculer l'analyse b&#233;n&#233;fices/risques faite lors de la mise sur le march&#233;, aussi bien au niveau de la France que de l'Europe. A l'extr&#234;me, cela peut d&#233;boucher sur la mesure d'arr&#234;t de commercialisation ou de retrait du march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre &#233;l&#233;ment &#224; prendre en compte et qui d&#233;coule d'une crise internationale, c'est le plan de gestion des risques. C'est venu du scandale de l'anti-inflammatoire Vioxx commercialis&#233; &#224; la fin des ann&#233;es 2000. D&#232;s le d&#233;but on avait des suspicions d'effets cardiovasculaires, on avait des bases th&#233;oriques, des bases pharmacologiques pour le suspecter mais on en n'avait pas la preuve en clinique. Apr&#232;s cette crise on s'est demand&#233; comment pr&#233;venir les accidents qu'on suspecte mais qui n'ont pas &#233;t&#233; mis en &#233;vidence lors des essais cliniques. C'est cela, la notion de plan de gestion des risques. On met en place un ensemble de mesures, d&#232;s la commercialisation de toute nouvelle substance active avec une surveillance sp&#233;cifique et on va s'attacher &#224; aller chercher les signaux pour lesquels on a quelques suspicions. On va &#233;galement faire des enqu&#234;tes sp&#233;cifiques, voire demander au fabricant (puisqu'on lui demande lors de son d&#233;p&#244;t d'AMM les mesures qu'il compte prendre) de mettre en place des &#233;tudes sp&#233;cifiques qui sont parfois des prolongements des &#233;tudes d&#233;j&#224; fournies pour l'AMM ; et &#233;galement faire des &#233;tudes de pr&#233;vention : quand on suspecte fortement un effet, de prendre des mesures qui sont susceptibles de les minimiser, ne serait-ce que par une bonne information du patient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une &#233;tape qui a &#233;t&#233; vraiment importante puisqu'il n'y avait plus une scission entre la phase des essais cliniques et le passage &#224; la pharmacovigilance classique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous rappelle que le syst&#232;me de phar-macovigilance se situe maintenant dans un environnement europ&#233;en. Il y avait diff&#233;rents types de m&#233;dicaments, parmi les dix mille sp&#233;cialit&#233;s qui sont commercialis&#233;es en France, et un grand nombre sont des m&#233;dicaments qui ont &#233;t&#233; enregistr&#233;s en proc&#233;dure franco-fran&#231;aise. Mais de plus en plus de mol&#233;cules, en particulier les mol&#233;cules innovantes, arrivent par l'Europe, c'est-&#224;-dire qu'elles sont &#233;valu&#233;es par l'ensemble des pays membres de l'Union Europ&#233;enne. Il y a g&#233;n&#233;ralement deux co-rapporteurs, et ensuite la commercialisation impose une vie commune pour ce m&#233;dicament dans l'ensemble de l'Union Europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;En pratique, en quoi consiste la pharmacovigilance ? &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour les professionnels de sant&#233; (&#224; savoir les m&#233;decins prescripteurs, les prescripteurs &#034;occasionnels&#034; comme les chirurgiens dentistes ou les sages-femmes, mais aussi les infirmi&#232;res et les pharmaciens, dispensateurs du m&#233;dicament) c'est une obligation pour tout effet ind&#233;sirable grave ou inattendu.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Qu'est-ce qu'on entend par effet grave ou inattendu ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'effet grave peut mettre en danger la sant&#233; de la personne, entra&#238;ner une hospitalisation ou un d&#233;c&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'effet inattendu, c'est celui dont on n'a pas la notion, ni dans le &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1707' class=&#034;spip_in&#034;&gt;RCP&lt;/a&gt;, ni dans la notice. Donc un effet qui n'avait pas &#233;t&#233; identifi&#233; lors des essais cliniques, ou dans les &#233;ventuelles modifications survenues ensuite au cours de la vie du produit.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Comment les professionnels de sant&#233; les d&#233;clarent-ils ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A l'aide d'un formulaire Cerfa, un peu long &#224; remplir mais on y cherche quatre notions absolument indispensables :&lt;br class='autobr' /&gt;
le notificateur (la personne qui a identifi&#233; l'effet ind&#233;sirable), les caract&#233;ristiques du patient, le produit suspect&#233;, ce qu'il s'est pass&#233; de fa&#231;on succincte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A partir de ces quatre &#233;l&#233;ments, on peut d&#233;j&#224; prendre en compte un certain nombre de signaux. En ce qui concerne les notifications faites par les professionnels de sant&#233;, on peut consid&#233;rer que pratiquement les deux tiers des signalements proviennent de l'h&#244;pital. La part de la ville est extr&#234;mement faible, par exemple 9% sont d&#233;clar&#233;s par des g&#233;n&#233;ralistes, les pharmaciens en d&#233;clarent 15% (ils sont plus nombreux, mais il y a dans ce pourcentage les pharmaciens hospitaliers). Il y a d'autres professionnels de sant&#233;, et dans un certain nombre de cas, les malades eux-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La particularit&#233; du syst&#232;me fran&#231;ais, c'est l'existence de centres r&#233;gionaux de pharmacovigilance (CRPV), c'est une sp&#233;cificit&#233; qui permet une certaine proximit&#233; g&#233;ographique, avec un r&#233;seau qui permet d'am&#233;liorer l'&#233;valuation et l'expertise. Si un centre de pharmacovigilance re&#231;oit un signalement, il peut contacter plus facilement le m&#233;decin du CHU ou du territoire g&#233;ographique proche. Ce sont aussi des centres de renseignements &#224; la disposition des professionnels de sant&#233; et des malades eux-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a plusieurs pistes de recueils des effets ind&#233;sirables, mais cela converge vers une seule base. Par exemple les m&#233;decins ont la possibilit&#233; de d&#233;clarer les effets ind&#233;sirables aux laboratoires pharmaceutiques, c'est en parall&#232;le du circuit des CRPV, il existe donc une remont&#233;e des effets ind&#233;sirables par les laboratoires pharmaceutiques. Tout cela est consolid&#233; par une base europ&#233;enne qui est g&#233;r&#233;e par l'Agence Europ&#233;enne du M&#233;dicament mais la finalit&#233; c'est que tout converge vers une seule base, quelle que soit l'origine du signal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne le malade, il est impliqu&#233; depuis pas mal d'ann&#233;es dans le d&#233;veloppement de la d&#233;claration des effets ind&#233;sirables. De nombreuses r&#233;flexions ont &#233;t&#233; men&#233;es, tant au niveau fran&#231;ais qu'europ&#233;en. En France, il y a eu notamment avec les associations de lutte contre le sida un certain nombre d'exp&#233;rimentations men&#233;es avec l'&lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot387' class=&#034;spip_in&#034;&gt;AFSSaPS&lt;/a&gt; et qui ont permis l'identification de d&#233;calages existants entre ce qui &#233;tait observ&#233; par les professionnels de sant&#233; suite &#224; la prescription de traitements antir&#233;troviraux, et ce qui &#233;tait rencontr&#233; par les malades eux-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la m&#234;me mani&#232;re qu'avec la crise du Distilb&#232;ne&#174;, il y avait &#224; chaque fois une analyse des signaux qui &#233;tait le fait d'associations de patients. C'est ce qui a inciter l'Etat &#224; organiser cela de mani&#232;re plus transversale, avec la collaboration des associations et un groupe sp&#233;cifique qui s'est mis en place pour r&#233;aliser une &#233;tude. Une vingtaine d'associations tr&#232;s vari&#233;es (personnes atteintes de maladies osseuses/ articulaires, maladie de Parkinson, maladies rares, accidents, etc.) est rentr&#233;e dans cette &#233;tude et a collig&#233; via une fiche exp&#233;rimentale. Cela a d&#233;marr&#233; en 2006, on a rentr&#233; 200 effets ind&#233;sirables. On s'est arr&#234;t&#233; volontairement &#224; 200, et ce qu'on a pu constater c'est que finalement un petit nombre de cas &#233;taient d&#233;j&#224; signal&#233;s, m&#234;me s'il s'agissait de cas relativement graves. Mais une tr&#232;s grande majorit&#233; (60%) des &#233;v&#232;nements ind&#233;sirables qui nous &#233;taient signal&#233;s, &#233;taient des &#233;v&#232;nements qui r&#233;pondaient aux crit&#232;res de gravit&#233;, pr&#233;sent&#233;s plus haut, mais qui finalement avaient &#233;chapp&#233; au syst&#232;me de pharmacovigilance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a &#233;galement observ&#233; qu'au niveau de la qualit&#233; du remplissage, pr&#232;s de 20% des d&#233;clarations &#233;taient quasiment l'&#233;quivalent de ce qu'on peut retrouver dans une fiche de d&#233;claration faite par un professionnel de sant&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ensuite, un deuxi&#232;me &#233;v&#232;nement nous a permis de mesurer l'efficacit&#233; de cette d&#233;claration des &#233;v&#232;nements ind&#233;sirables : la pand&#233;mie grippale H1N1 de 2010, qui n'a heureusement pas &#233;t&#233; la pand&#233;mie que l'on attendait, mais qui a quand m&#234;me donn&#233; lieu &#224; l'administration d'antiviraux et surtout une vaccination &#224; large &#233;chelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a mis en place imm&#233;diatement le m&#234;me syst&#232;me de d&#233;clarations qu'on avait utilis&#233; avec les associations de malades et on a eu une remont&#233;e des &#233;v&#232;nements ind&#233;sirables sous forme de notifications. Il y a eu quand m&#234;me 4&#8200;500 d&#233;clarations d'&#233;v&#232;nements ind&#233;sirables suite &#224; cette vaccination contre le H1N1. Et un cinqui&#232;me des d&#233;clarations ont &#233;t&#233; directement faites par les usagers avec l&#224; aussi un profil qualitatif extr&#234;mement proche de ceux que les professionnels de sant&#233; ont remont&#233; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, le dispositif a &#233;t&#233; formalis&#233; l'an dernier, et inscrit dans la &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot2425' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Loi HPST&lt;/a&gt;, le principe &#233;tait pos&#233;, et les d&#233;crets d'application ont &#233;t&#233; sign&#233;s en Juin 2011.&#8200;On trouve sur le site internet de l'&lt;a href=&#034;http://www.ansm.sante.fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Afssaps/ANSM&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On est loin de penser qu'on est arriv&#233; au bout du chemin avec cette d&#233;claration, mais elle a le m&#233;rite d'avoir &#233;t&#233; formalis&#233;e, de pouvoir la rendre op&#233;rationnelle tout de suite mais il est bien &#233;vident qu'elle peut &#234;tre am&#233;lior&#233;e techniquement. On s'achemine vers un portail de d&#233;clarations, o&#249; l'on pourra faire des d&#233;clarations &#233;lectroniques, en ligne. Tout cela avec comme objectif de converger vers un syst&#232;me national de pharmacovigilance. D'autres mesures sont mises en place au niveau europ&#233;en, puisqu'une directive pr&#233;voit que tous les Etats europ&#233;ens proposent &#224; terme un portail de d&#233;claration. Toutefois, on a tout &#224; fait conscience que cette d&#233;claration, n&#233;cessite un accompagnement des malades, il faut qu'ils soient sensibilis&#233;s &#224; la n&#233;cessit&#233; de d&#233;clarer les effets ind&#233;sirables et aux enjeux que cela repr&#233;sente. Il y a toute une d&#233;marche didactique qui est encore &#224; faire. Et nous pensons, et c'est encore une sp&#233;cificit&#233; fran&#231;aise, que les associations ont un r&#244;le particulier &#224; tenir justement dans l'accompagnement des malades et l'&#233;ducation &#224; la possibilit&#233; de d&#233;clarer les effets ind&#233;sirables. Cette possibilit&#233; a &#233;t&#233; inscrite dans la loi, non seulement pour les malades eux-m&#234;mes, mais aussi pour les associations de malades.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Question de la salle :&lt;/strong&gt; Par rapport aux chiffres de d&#233;clarations des effets ind&#233;sirables, on dit souvent qu'il y a une sous-notification de ces effets ind&#233;sirables, est-ce que vous avez des chiffres un peu plus pr&#233;cis ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bernard Delorme : &lt;/strong&gt; J'imagine que vous parlez de l'&#233;tude que je vous ai montr&#233;e, l'&#233;tude pilote. Ce n'&#233;tait pas du tout l'objectif. Le quantitatif n'&#233;tait pas l'objectif, l'id&#233;e &#233;tait de voir en pratique comment on pouvait mettre en place la d&#233;claration directe par les malades et autant que possible une &#233;valuation de la qualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le probl&#232;me de la sous-notification, c'est un probl&#232;me tr&#232;s g&#233;n&#233;ral, la tr&#232;s grande majorit&#233; des d&#233;clarations, qui sont au nombre de 20&#8200;000 par an, provient des professionnels de sant&#233;. Vous avez vu qu'&#224; travers l'origine des d&#233;clarants, on ne correspond pas du tout &#224; la population m&#233;dicale (les m&#233;decins g&#233;n&#233;ralistes sont tr&#232;s sous-repr&#233;sent&#233;s). Il y a donc probablement des freins qui sont li&#233;s &#224; la pratique de ville, peut-&#234;tre &#224; une moindre sensibilisation, c'est moins facile. On a tr&#232;s souvent mis en avant la diff&#233;rence de perception sur l'aspect qualitatif ; il est tr&#232;s net parfois m&#234;me dans la t&#234;te du m&#233;decin que les effets ind&#233;sirables qui ne remontent pas sont consid&#233;r&#233;s comme intrins&#232;quement li&#233;s au produit. Je prendrai l'exemple des anticoagulants. Une personne qui fait une h&#233;morragie, on voit tr&#232;s bien que toutes les h&#233;morragies sous anticoagulants ne nous remontent pas. Globalement, on n'a jamais de d&#233;nominateur, du coup il n'est pas possible de faire une &#233;valuation tr&#232;s pr&#233;cise. N&#233;anmoins au travers des &#233;tudes &#233;pid&#233;miologiques qui ont pu &#234;tre men&#233;es, on situe cette fourchette entre 8 et 10% seulement de signalement par rapport &#224; la r&#233;alit&#233; des effets ind&#233;sirables. Cela peut para&#238;tre ridicule, n&#233;anmoins encore une fois, l'originalit&#233; de la pharmacovigilance, c'est de r&#233;cup&#233;rer des signaux, et de faire des analyses tout &#224; fait pertinentes sur ce pourcentage qui peut para&#238;tre infime. Et &#233;galement de disposer de signaux pr&#233;coces. C'est une des pistes importantes d'&#233;volution de la pharmacovigilance. Dans le cadre de la pand&#233;mie grippale, par exemple les usagers des vaccins ont fait des d&#233;clarations en m&#234;me temps que les professionnels de sant&#233;. C'&#233;tait vraiment sur une p&#233;riode de temps relativement courte, et en l'occurrence ce fut une pharmacovigilance relativement &#171; pauvre &#187; avec peu d'effets ind&#233;sirables li&#233;s &#224; ces vaccins. Mais s'il y avait vraiment eu un signal, on aurait pu esp&#233;rer qu'il y ait eu une remont&#233;e un peu plus pr&#233;coce de la part des patients.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Question de la salle :&lt;/strong&gt; Les professionnels de sant&#233; ont donc la possibilit&#233; de faire une d&#233;claration soit &#224; l'ANSM, soit aux laboratoires pharmaceutiques. Mais est-ce que l'on peut avoir la certitude que toutes les informations faites aux laboratoires soient transmises par eux &#224; l'ANSM ? Y a-t-il en ce moment une r&#233;flexion de l'ANSM vis-&#224;-vis des m&#233;decins g&#233;n&#233;ralistes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bernard Delorme :&lt;/strong&gt; Ce n'est pas un cas isol&#233;, en France, la sous-notification est plut&#244;t la m&#234;me que dans tous les pays europ&#233;ens. En ce qui concerne la notification par les professionnels de sant&#233;, et cela a &#233;t&#233; point&#233; lors des Assises du M&#233;dicament, il est certain que leur formation initiale ne les sensibilise pas suffisamment &#224; l'int&#233;r&#234;t de la pharmacovigilance. Je pense que cette ann&#233;e, les m&#233;decins g&#233;n&#233;ralistes ne pourront plus ignorer l'existence d'un formulaire puisqu'il est dans le Vidal, mais il y a encore une sensibilisation &#224; faire aupr&#232;s de tous les professionnels de sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sachez qu'il y a des inspections, que le syst&#232;me est extr&#234;mement cadr&#233;, qu'il existe une directive de pharmacovigilance cit&#233;e plus haut, et dans laquelle il y a tout un chapitre sur les bonnes pratiques de pharmacovigilance qui s'appliquent aux fabricants. Et il a &#233;t&#233; mis en place une inspection du syst&#232;me par des inspecteurs de l'ANSM sp&#233;cialis&#233;s dans ce domaine. De surcro&#238;t la r&#233;cente loi de renforcement de la s&#233;curit&#233; du m&#233;dicament a accentu&#233; les sanctions, c'est-&#224;-dire que maintenant, si pour une raison ou pour une autre, il est mis en &#233;vidence un d&#233;faut de signalement par un laboratoire, non seulement on lui demande de redresser ses dysfonctionnements, mais en plus on peut le sanctionner financi&#232;rement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Le compte-rendu de cette r&#233;union est disponible sur &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?rubrique53' class=&#034;spip_in&#034;&gt;notre site&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Tout savoir sur les reins</title>
		<link>https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article3189</link>
		<guid isPermaLink="true">https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article3189</guid>
		<dc:date>2007-11-13T14:18:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>effets ind&#233;sirables</dc:subject>
		<dc:subject>Protocoles 48</dc:subject>
		<dc:subject>Toxicit&#233; r&#233;nale</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;L'infection VIH qui, reste en premier lieu une atteinte du syst&#232;me immunitaire, peut &#233;galement alt&#233;rer certains tissus, en particulier le cerveau, les muscles, les os et les vaisseaux sanguins mais aussi certains organes comme le foie, les poumons ou le c&#339;ur. Cette alt&#233;ration peut &#234;tre directement le fait du VIH, celui d'un autre agent pathog&#232;ne ou bien encore &#234;tre due &#224; une atteinte canc&#233;reuse, puisqu'il est &#233;tabli que cette infection favorise la survenue de certains cancers. Cependant, depuis l'av&#232;nement des multith&#233;rapies, on sait aussi que la prise au long cours d'antir&#233;troviraux peut provoquer des atteintes des diff&#233;rents tissus et organes du corps humain. Parmi les organes cibl&#233;s par le VIH et/ou les antir&#233;troviraux, le rein ne fait h&#233;las pas exception : il semble alors utile de faire le point sur ce sujet.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?rubrique71" rel="directory"&gt;Effets secondaires&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot36" rel="tag"&gt;effets ind&#233;sirables&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot2261" rel="tag"&gt;Protocoles 48&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot2268" rel="tag"&gt;Toxicit&#233; r&#233;nale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'infection VIH qui, reste en premier lieu une atteinte du syst&#232;me immunitaire, peut &#233;galement alt&#233;rer certains tissus, en particulier le cerveau, les muscles, les os et les vaisseaux sanguins mais aussi certains organes comme le foie, les poumons ou le c&#339;ur. Cette alt&#233;ration peut &#234;tre directement le fait du VIH, celui d'un autre agent pathog&#232;ne ou bien encore &#234;tre due &#224; une atteinte canc&#233;reuse, puisqu'il est &#233;tabli que cette infection favorise la survenue de certains cancers. Cependant, depuis l'av&#232;nement des multith&#233;rapies, on sait aussi que la prise au long cours d'antir&#233;troviraux peut provoquer des atteintes des diff&#233;rents tissus et organes du corps humain. Parmi les organes cibl&#233;s par le VIH et/ou les antir&#233;troviraux, le rein ne fait h&#233;las pas exception : il semble alors utile de faire le point sur ce sujet.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce dossier pr&#233;sente dans un premier temps la structure, le fonctionnement et le r&#244;le du rein. Vient ensuite une description des principales atteintes r&#233;nales. Le probl&#232;me de l'atteinte r&#233;nale chez les personnes vivant avec le VIH y est abord&#233; en commen&#231;ant par la principale affection r&#233;nale directement caus&#233;e par le VIH, l'HIVAN. La troisi&#232;me partie de ce dossier est consacr&#233;e aux effets secondaires r&#233;naux dus aux antir&#233;troviraux, d&#233;taill&#233;s classe par classe. Enfin des informations sur la toxicit&#233; r&#233;nale &#224; long terme permettra de faire le point des pr&#233;cautions &#224; prendre et de la conduite &#224; tenir chez les personnes souffrant d'une maladie r&#233;nale aigu&#235; et n&#233;cessitant un traitement antir&#233;troviral.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Anatomie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Souvent compar&#233; &#224; un simple filtre, le rein a des fonctions plus complexes. Les donn&#233;es biologiques, &#233;claireront ensuite la pr&#233;sentation du fonctionnement et des principales atteintes r&#233;nales rencontr&#233;es au cours de l'infection par le VIH.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les reins sont constitu&#233;s d'environ un million de n&#233;phrons, l'unit&#233; fonctionnelle de cet organe. Chaque n&#233;phron est form&#233; de deux parties : un long tube appel&#233; tubule, &#224; l'extr&#233;mit&#233; duquel se trouve le glom&#233;rule. Le glom&#233;rule est compos&#233; d'un amas de capillaires qui entourent une tige, l'axe m&#233;sangial et la capsule de Bowman. Le tubule ou tube urinif&#232;re est quant &#224; lui constitu&#233; de trois segments : tube proximal, segment gr&#234;le de l'anse de Henle et tube distal. Signalons &#233;galement la pr&#233;sence du tissu intersticiel qui forme la trame de soutien entre les n&#233;phrons. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le rein est par sa fonction particuli&#232;rement bien vascularis&#233; par des art&#232;res se divisant en art&#233;rioles et finalement en r&#233;seau tr&#232;s dense de capillaires, ceux-l&#224; m&#234;mes qui constituent en partie le glom&#233;rule. Le d&#233;bit sanguin au niveau du rein est particuli&#232;rement &#233;lev&#233; puisque d'environ 72 litres par heure.&lt;br class='autobr' /&gt;
Comme nous le verrons plus loin, glom&#233;rule, tubule, syst&#232;me de vascularisation sanguine et tissu intersticiel peuvent &#234;tre le si&#232;ge d'alt&#233;rations &#224; l'origine de diff&#233;rentes maladies du rein.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Fonctionnement du rein&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'urine est produite en deux &#233;tapes : la premi&#232;re se d&#233;roule au sein des glom&#233;rules et g&#233;n&#232;re l'urine primitive, qui est ensuite profond&#233;ment remani&#233;e au niveau des tubules o&#249; certaines substances sont excr&#233;t&#233;es alors que d'autres sont r&#233;absorb&#233;es. Les tubules re&#231;oivent ainsi une quantit&#233; proche de 180 litres par jour. Or, le volume quotidien de l'urine finale est, normalement, de 1 &#224; 2 litres. Par cons&#233;quent, une fraction importante des substances est n&#233;cessairement r&#233;absorb&#233;e : l'eau, mais aussi les prot&#233;ines. De m&#234;me, le glucose, les phosphates, le sodium, le potassium et le calcium sont en partie ou presque totalement, r&#233;absorb&#233;s au cours du passage dans les tubules. D'autres substances, notamment l'ur&#233;e, la cr&#233;atinine, l'acide urique sont aussi excr&#233;t&#233;es/r&#233;absorb&#233;es dans une proportion variable propre &#224; chacune. Par ailleurs, en permettant l'excr&#233;tion de l'ion hydrog&#232;ne et en r&#233;absorbant le bicarbonate, dont il participe &#233;galement &#224; la r&#233;g&#233;n&#233;ration, le rein contr&#244;le directement l'acidit&#233; du sang. C'est ce qui explique qu'une atteinte r&#233;nale majeure peut parfois d&#233;clencher une &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot348' class=&#034;spip_in&#034;&gt;acidose lactique&lt;/a&gt;. Le rein participe aussi &#224; l'&#233;limination de beaucoup d'autres d&#233;chets de l'organisme, comme les m&#233;dicaments et leurs m&#233;tabolites qui se fait aussi par voie urinaire gr&#226;ce au rein. En d&#233;finitive, les reins remplissent trois r&#244;les essentiels : ils d&#233;barrassent le sang de ses d&#233;chets par le biais de l'urine ; ils r&#233;gularisent les quantit&#233;s d'eau et de divers min&#233;raux indispensables au bon fonctionnement de l'organisme ; enfin ils produisent des hormones qui contr&#244;lent d'autres fonctions de l'organisme. D'ailleurs, de nombreux autres organes d&#233;pendent des reins pour leur bon fonctionnement.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Dysfonctionnement r&#233;nal&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s souvent, en cas de maladie du rein, une analyse de sang et/ou d'urine indique le probl&#232;me : la concentration des substances dont l'&#233;limination / r&#233;absorption est r&#233;nale sera effectivement modifi&#233;e. On peut ainsi, suivant l'atteinte r&#233;nale, constater une augmentation de la concentration urinaire de cr&#233;atine (cr&#233;atinurie), de prot&#233;ine (prot&#233;inurie), de glucose (glycosurie) ou d'aminoacide (aminoacidurie). On peut aussi observer la pr&#233;sence d'&#233;l&#233;ments sanguins dans les urines tels que les h&#233;maties (h&#233;maturie) ou les leucocytes (leucocyturie). Enfin, en cas de maladie r&#233;nale, certains &#233;l&#233;ments peuvent &#234;tre pr&#233;sents dans le sang en concentration anormalement faible ; citons le phosphate (hypophosphat&#233;mie) et l'ur&#233;e (hypouric&#233;mie). Des tests simples, par bandelette urinaire, prise de sang et mesure de la pression art&#233;rielle (car une tension &#233;lev&#233;e acc&#233;l&#232;re l'&#233;volution d'une maladie du rein sous-jacente) permettent de contr&#244;ler le bon fonctionnement des reins. D'installation sourde et insidieuse, l'atteinte r&#233;nale peut tr&#232;s souvent rester silencieuse, c'est-&#224;-dire sans sympt&#244;me. En revanche, en cas de maladie r&#233;nale av&#233;r&#233;e, et selon la gravit&#233;, on pourra observer des sympt&#244;mes aussi vari&#233;s que, par exemple, hypertension art&#233;rielle, urine excessivement mousseuse, gonflement au niveau des yeux, des mains et des pieds, maux de t&#234;tes, naus&#233;es et vomissements, maladie respiratoires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pr&#233;venir sur le long terme</title>
		<link>https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article3192</link>
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		<dc:date>2007-11-13T10:27:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>effets ind&#233;sirables</dc:subject>
		<dc:subject>Protocoles 48</dc:subject>
		<dc:subject>Toxicit&#233; r&#233;nale</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Les troubles r&#233;naux &#233;tant assez fr&#233;quents chez les personnes vivant avec le VIH, la pr&#233;vention d'une &#233;volution vers une atteinte r&#233;nale chronique est par cons&#233;quent essentielle.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?rubrique71" rel="directory"&gt;Effets secondaires&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot36" rel="tag"&gt;effets ind&#233;sirables&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot2261" rel="tag"&gt;Protocoles 48&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot2268" rel="tag"&gt;Toxicit&#233; r&#233;nale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les troubles r&#233;naux &#233;tant assez fr&#233;quents chez les personnes vivant avec le VIH, la pr&#233;vention d'une &#233;volution vers une atteinte r&#233;nale chronique est par cons&#233;quent essentielle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Deux r&#244;les principaux, jou&#233;s par les antir&#233;troviraux doivent &#234;tre consid&#233;r&#233;s : leur toxicit&#233; r&#233;nale &#224; long terme, mais aussi leur place dans la survenue d'une atteinte r&#233;nale permanente faisant suite &#224; un &#233;pisode aigu. Le diagnostic de toxicit&#233; r&#233;nale due &#224; un traitement antir&#233;troviral est facilement &#233;voqu&#233; lorsqu'une personne est victime d'un trouble r&#233;nal aigu. Cependant, les troubles r&#233;naux chroniques sont &#233;galement fr&#233;quents chez les personnes vivant avec le VIH et, par cons&#233;quent, la toxicit&#233; r&#233;nale des antir&#233;troviraux peut &#234;tre sous-estim&#233;e comme origine d'une n&#233;phropathie. Il est donc essentiel de prendre en compte une toxicit&#233; r&#233;nale &#224; long terme insidieuse des antir&#233;troviraux dans la progression d'atteintes r&#233;nales. Pour cela, il est indispensable d'initier des &#233;tudes &#224; long terme. La n&#233;cessit&#233; de telles &#233;tudes est renforc&#233;e par les &#233;tudes de s&#233;curit&#233; r&#233;alis&#233;es avec l'indinavir qui montrent qu'une partie des personnes trait&#233;es, victimes d'un &#233;pisode r&#233;nal aigu, ne retrouvent jamais, &#224; l'issue de celui-ci, une fonction r&#233;nale de base. De tels r&#233;sultats renforcent l'id&#233;e de dommages r&#233;naux d&#233;finitifs apr&#232;s un &#233;pisode r&#233;nal aigu imputable &#224; une trith&#233;rapie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quand la maladie r&#233;nale pr&#233;c&#232;de la prise d'antir&#233;troviraux &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'un traitement antir&#233;troviral doit &#234;tre initi&#233; chez une personne vivant avec le VIH ayant une atteinte r&#233;nale pr&#233;existante associ&#233;e ou non au virus, deux aspects cliniques sont &#224; prendre en compte. Premi&#232;rement, pour chacun des m&#233;dicaments prescrits, le m&#233;decin doit estimer le risque d'effets secondaires provoqu&#233;s par l'accumulation des antir&#233;troviraux et de ses m&#233;tabolites, dans la mesure o&#249; ceux-ci vont &#234;tre moins facilement &#233;limin&#233;s par voie urinaire en raison du dysfonctionnement r&#233;nal pr&#233;existant. Deuxi&#232;mement, le praticien doit envisager la possibilit&#233; d'une aggravation de l'atteinte r&#233;nale due aux antir&#233;troviraux. Il y a l&#224; un risque de cercle vicieux : le dysfonctionnement r&#233;nal pr&#233;existant provoque l'accumulation anormale des antir&#233;troviraux dont la toxicit&#233; r&#233;nale potentielle peut aggraver l'atteinte r&#233;nale de d&#233;part. Ces craintes ont malheureusement &#233;t&#233; confirm&#233;es par un cas concret qu'il est int&#233;ressant de relater. Il s'agissait d'une personne, &#226;g&#233;e de 49 ans et pr&#233;sentant une atteinte r&#233;nale caract&#233;ris&#233;e par une vitesse de filtration glom&#233;rulaire beaucoup trop faible. Cette personne a &#233;t&#233; admise dans un service d'urgence pour une acidose particuli&#232;rement grave accompagn&#233;e d'une atteinte r&#233;nale aigu&#235;. Cette hospitalisation d'urgence intervenait quelques semaines apr&#232;s un changement de traitement avec introduction de didanosine, sans adaptation de la dose pour tenir compte de la vitesse de filtration glom&#233;rulaire r&#233;duite, et ce malgr&#233; le dysfonctionnement r&#233;nal pr&#233;existant. Le m&#233;decin qui mentionne ce cas &#233;voque une augmentation de la toxicit&#233; mitochondriale due &#224; l'association t&#233;nofovir/didanosine dans un contexte d'atteinte r&#233;nale chronique entra&#238;nant l'accumulation de ces antir&#233;troviraux et l'aggravation de l'atteinte r&#233;nale. La personne est d&#233;c&#233;d&#233;e des suites de son acidose. Il existe maintenant des recommandations pr&#233;cises sur l'adaptation de dose en fonction de la valeur de la vitesse de filtration glom&#233;rulaire &#224; effectuer en cas d'atteinte r&#233;nale chronique : &#224; votre m&#233;decin de s'y r&#233;f&#233;rer imp&#233;rativement.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pr&#233;cautions &#224; prendre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; l'adaptation des doses d'antir&#233;troviraux prises quotidiennement, certaines personnes vivant avec le VIH vont progressivement d&#233;velopper une atteinte r&#233;nale. Pour le m&#233;decin, la difficult&#233; est alors de d&#233;terminer l'origine de cette maladie r&#233;nale &#233;volutive. L'enjeu &#233;tant, &#224; c&#244;t&#233; de mesures symptomatiques, de mettre en place une th&#233;rapeutique adapt&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'origine de l'atteinte r&#233;nale chez la personne vivant avec le VIH peut &#234;tre de quatre grands types. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Premier type, une n&#233;phropathie associ&#233;e au VIH, notamment HIVAN, glom&#233;rulon&#233;phrite et microangiopathie thrombotique (MAT). &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Un deuxi&#232;me type tient &#224; un d&#233;ficit immunitaire, qu'il soit induit par une co-infection virale, bact&#233;rienne ou parasitaire notamment. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'atteinte r&#233;nale peut, en troisi&#232;me lieu, trouver son origine dans une n&#233;phropathie due &#224; la toxicit&#233; d'un m&#233;dicament, notamment un antir&#233;troviral.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Enfin, il peut s'agir de n&#233;phropathies ind&#233;pendantes de l'infection par le VIH, de ces cons&#233;quences et des traitements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour s'aider, le m&#233;decin utilisera la pr&#233;sentation clinique de l'atteinte r&#233;nale de la personne vivant avec le VIH et, en fonction du syndrome r&#233;nal, il essaiera de classer ce dernier dans l'un des quatre groupes d&#233;finis ci-dessus. Dans certaines situations, une biopsie r&#233;nale peut &#234;tre n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour s'aider, le m&#233;decin doit se souvenir aussi que la majorit&#233; des atteintes r&#233;nales touchant les glom&#233;rules sont, chez la personne s&#233;ropositive, soit une HIVAN soit une autre inflammation des glom&#233;rules dues au VIH soit encore la complication d'une co-infection par une h&#233;patite B et/ou C. Mais d'autres inflammations des glom&#233;rules sont aussi souvent le fait de bact&#233;ries ou parasites. Une &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot655' class=&#034;spip_in&#034;&gt;histologie&lt;/a&gt; r&#233;nale sera tr&#232;s utile en cas de situation &#233;quivoque. Cependant, ce type d'examen lourd est d&#233;licat, n&#233;cessitant une &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot510' class=&#034;spip_in&#034;&gt;biopsie&lt;/a&gt;, c'est-&#224;-dire un pr&#233;l&#232;vement du tissu r&#233;nal, ne peut &#234;tre envisag&#233; que dans le but d'initier un changement profond de la th&#233;rapie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des cons&#233;quences &#224; ne pas prendre &#224; la l&#233;g&#232;re&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une n&#233;phropathie vasculaire aigu&#235;, c'est-&#224;-dire une atteinte g&#233;n&#233;rale des vaisseaux du rein avec hypertension s&#233;v&#232;re, indique g&#233;n&#233;ralement une microangiopathie thrombotique due notamment au VIH ou &#224; une infection opportuniste. Les atteintes vasculaires du rein peuvent &#233;galement &#234;tre dues aux antir&#233;troviraux dans la mesure o&#249; les personnes sous trith&#233;rapie sont plus &#224; risque de d&#233;velopper pr&#233;matur&#233;ment une &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1661' class=&#034;spip_in&#034;&gt;ath&#233;roscl&#233;rose&lt;/a&gt;. Dans ce contexte, il faut savoir que les complications les plus fr&#233;quentes de l'ath&#233;roscl&#233;rose r&#233;nale chez les personnes sous multith&#233;rapie, sont la n&#233;phropathie isch&#233;mique. Cette affection des vaisseaux du rein qui correspond &#224; leur obstruction progressive avec diminution de l'apport sanguin au niveau du rein, est responsable d'insuffisances r&#233;nales chroniques et d'infarctus du rein.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre type d'atteinte r&#233;nale, la n&#233;phropathie tubulo interstitielle est normalement facilement identifiable. Malheureusement, chez les personnes vivant avec le VIH, la n&#233;phropathie tubulo interstitielle est souvent plus insidieuse, pouvant rev&#234;tir divers aspects tels que syndrome de Fanconi, acidose tubulaire qui pr&#233;c&#232;de souvent une &#233;l&#233;vation de la cr&#233;atinine. Dans cette derni&#232;re situation, deux diagnostics semblent devoir retenir l'attention. Premi&#232;rement, celui de n&#233;phrite tubulo-intersticielle infectieuse, notamment &#224; mycobact&#233;ries (bact&#233;ries du type de celles responsables de la tuberculose). Un deuxi&#232;me diagnostic qui semble pouvoir &#234;tre pos&#233; plus fr&#233;quemment est celui de n&#233;phrotoxicit&#233; m&#233;dicamenteuse, les tubules &#233;tant en effet une cible privil&#233;gi&#233;e de la toxicit&#233; des antir&#233;troviraux. Le diagnostic clinique de n&#233;phrite tubulo-intersticielle infectieuse peut &#234;tre facilit&#233; par des manifestations cliniques extra-r&#233;nales et une histologie r&#233;nale, cette derni&#232;re n&#233;cessitant une biopsie. Pour ce qui concerne la n&#233;phrite tubulo intersticielle d'origine m&#233;dicamenteuse, un examen attentif de la chronologie comparant l'&#233;volution de l'atteinte r&#233;nale avec l'introduction du traitement potentiellement n&#233;phrotoxique, peut aider &#224; la mise en cause d'un antir&#233;troviral donn&#233;. Cependant, dans la plupart des cas, un antir&#233;troviral pr&#233;cis ne peut &#234;tre sp&#233;cifiquement incrimin&#233;. Ajoutons que dans cette situation, l'histologie r&#233;nale n'est pas d'un grand secours, mais l'int&#233;r&#234;t de cet examen vise uniquement &#224; &#233;liminer une autre cause possible de l'atteinte r&#233;nale consid&#233;r&#233;e. Dans certains cas, l'effet de l'interruption d'un antir&#233;troviral suspect&#233; entra&#238;nant la r&#233;gression ou la stabilisation de l'atteinte r&#233;nale, peut &#234;tre d'une aide pr&#233;cieuse au diagnostic. Enfin, dans les cas s&#233;v&#232;res pour lesquels le diagnostic vital ou la perte d'un rein sont en jeu pour une raison m&#233;dicamenteuse, un arr&#234;t total de la multith&#233;rapie peut s'av&#233;rer n&#233;cessaire. En revanche, si un antir&#233;troviral pr&#233;cis est incrimin&#233;, l'arr&#234;t de celui-ci est recommand&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;A retenir&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les atteintes r&#233;nales en lien avec l'infection par le VIH peuvent &#234;tre le fait du VIH lui-m&#234;me, mais depuis l'apparition des multith&#233;rapies, l'implication des traitements est &#233;galement bien &#233;tablie. Il est essentiel de surveiller la fonction r&#233;nale car une atteinte du rein est parfois d'installation lente et insidieuse. Les effets secondaires li&#233;s aux m&#233;dicaments peuvent aller de la pr&#233;sence de calculs &#224; des affections r&#233;nales beaucoup plus s&#233;rieuses.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Effets secondaires r&#233;naux</title>
		<link>https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article3191</link>
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		<dc:date>2007-11-13T10:19:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>effets ind&#233;sirables</dc:subject>
		<dc:subject>Protocoles 48</dc:subject>
		<dc:subject>Toxicit&#233; r&#233;nale</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Le nombre croissant de personnes vivant avec le VIH sous multith&#233;rapie et ayant eu ou non une atteinte r&#233;nale donne son sens &#224; la question des effets secondaires r&#233;naux des antir&#233;troviraux.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?rubrique71" rel="directory"&gt;Effets secondaires&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot36" rel="tag"&gt;effets ind&#233;sirables&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot2261" rel="tag"&gt;Protocoles 48&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot2268" rel="tag"&gt;Toxicit&#233; r&#233;nale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le nombre croissant de personnes vivant avec le VIH sous multith&#233;rapie et ayant eu ou non une atteinte r&#233;nale donne son sens &#224; la question des effets secondaires r&#233;naux des antir&#233;troviraux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La liste des antir&#233;troviraux identifi&#233;s comme potentiellement responsables d'une toxicit&#233; r&#233;nale sont pr&#233;sent&#233;s ici. Il est &#224; noter que certaines complications r&#233;nales sont le fait de cas rapport&#233;s isol&#233;s et concernent des personnes recevant en plus de la multith&#233;rapie antir&#233;trovirale un nombre parfois &#233;lev&#233; d'autres traitements. Dans ces circonstances, l'implication univoque des antir&#233;troviraux dans la survenue d'une complication r&#233;nale n'est pas toujours claire. Ainsi, d'autres m&#233;dicaments, notamment les amino-glycosides comme les &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1743' class=&#034;spip_in&#034;&gt;antibiotiques&lt;/a&gt; contre les staphylocoques et les mycobact&#233;ries (responsable en particulier de la tuberculose), l'amphot&#233;ricine B utilis&#233; dans le traitement des &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot522' class=&#034;spip_in&#034;&gt;candidoses&lt;/a&gt;, le foscarnet efficace contre le &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot552' class=&#034;spip_in&#034;&gt;CMV,&lt;/a&gt; peuvent &#233;galement pr&#233;senter une toxicit&#233; r&#233;nale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cohorte Aquitaine de suivi des personnes vivant avec le VIH a permis de faire &#233;merger les trois principaux facteurs de risque d'une atteinte r&#233;nale : un &#226;ge sup&#233;rieur &#224; 50 ans, un poids trop faible, et la prise de t&#233;nofovir. Dans cette cohorte, pr&#232;s de 23 % des participants pr&#233;sentent une atteinte r&#233;nale : mod&#233;r&#233;e pour 18 %, assez s&#233;rieuse pour 4,5 % et s&#233;v&#232;re pour 0,3 %. Pour 0,2 % des personnes l'atteinte r&#233;nale observ&#233;e est d&#233;finitive.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Inhibiteurs de la prot&#233;ase&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Parmi les inhibiteurs de prot&#233;ase, l'&lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot353' class=&#034;spip_in&#034;&gt;indinavir&lt;/a&gt; est l'antir&#233;troviral le plus fr&#233;quemment impliqu&#233; dans la survenue de troubles r&#233;naux tels que l'accident r&#233;nal aigu ou chronique, la leucocyturie, la prot&#233;inurie mod&#233;r&#233;e, l'h&#233;maturie, la n&#233;phrolithiase (pr&#233;sence dans les cavit&#233;s r&#233;nales d'un ou plusieurs calculs) ou la n&#233;crose papillaire (mort de certaines cellules du rein). Les sympt&#244;mes d'une toxicit&#233; r&#233;nale peuvent appara&#238;tre une semaine apr&#232;s l'initiation du traitement par l'indinavir. Ils sont dus &#224; la cristallisation, c'est-&#224;-dire au d&#233;p&#244;t de l'indinavir sous forme solide, dans certaines parties du rein. Les facteurs de risque sont, outre ceux habituellement associ&#233;s &#224; une n&#233;phrolithiase (d&#233;shydratation et temp&#233;rature ambiante &#233;lev&#233;e), un pH urinaire inf&#233;rieur &#224; 6, des urines &#171; acides &#187; et la prise de fortes doses d'indinavir. Un co-traitement par du &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot51' class=&#034;spip_in&#034;&gt;cotrimoxazole&lt;/a&gt; (Bactrim&#174;) ou de l'aciclovir peut aussi constituer un facteur de risque suppl&#233;mentaire &#224; un effet secondaire r&#233;nal associ&#233; &#224; l'indinavir. La &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot744' class=&#034;spip_in&#034;&gt;pr&#233;valence&lt;/a&gt; et l'&lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot676' class=&#034;spip_in&#034;&gt;incidence&lt;/a&gt; des effets secondaires r&#233;naux et urinaires dus &#224; l'indinavir sont variables d'une &#233;tude &#224; l'autre. La pr&#233;valence a &#233;t&#233; estim&#233;e, sur un groupe de 54 personnes na&#239;ves de tout traitement par l'indinavir, &#224; pr&#232;s de 70 % en d&#233;but de traitement, mais, fort heureusement, celle-ci chute &#224; 25 % apr&#232;s deux semaines. La fr&#233;quence des complications urinaires, notamment les coliques n&#233;phr&#233;tiques, est, quant &#224; elle, estim&#233;e entre 7 % et 21 % selon l'&#233;tude. Par exemple, dans une &#233;tude portant sur 1 219 personnes dont 644 trait&#233;es par l'indinavir, l'incidence des troubles urologiques / n&#233;phrologiques dus &#224; l'indinavir, en particulier une n&#233;phrolithiase avec douleur aigu&#235;, a &#233;t&#233; estim&#233;e &#224; 8 % contre moins de 1 % pour les autres inhibiteurs de prot&#233;ase. Dans une autre &#233;tude portant sur 555 personnes trait&#233;es par l'indinavir dans le cadre d'une multith&#233;rapie, l'incidence des coliques n&#233;phr&#233;tiques sur 2 ans &#233;tait de pr&#232;s de 27 % des malades. Dans une autre &#233;tude de 48 semaines, incluant 55 personnes et visant &#224; &#233;valuer l'association ritonavir/indinavir, 100/800 mg deux fois par jour dans le cadre d'une multith&#233;rapie, pr&#232;s de 35 % des malades ont d&#251; interrompre le traitement suite &#224; une n&#233;phrolithiase. La fr&#233;quence de troubles r&#233;naux mod&#233;r&#233;s, en particulier &#233;l&#233;vation de la cr&#233;atinine au-del&#224; de 14 mg/L et une leucocyturie, a &#233;galement &#233;t&#233; estim&#233;e : elle est comprise entre 9 % et 25 % selon les &#233;tudes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les effets secondaires r&#233;naux et urinaires associ&#233;s &#224; l'indinavir sont g&#233;n&#233;ralement r&#233;versibles et cessent &#224; l'arr&#234;t du traitement par cet antir&#233;troviral. Il faut donc pour le m&#233;decin mettre en balance l'efficacit&#233; du traitement par l'indinavir et le risque d'effets secondaire r&#233;naux, voire d'atteinte r&#233;nale irr&#233;versible. Plusieurs &#233;tudes, fond&#233;es sur l'examen de &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot510' class=&#034;spip_in&#034;&gt;biopsies&lt;/a&gt;, ont montr&#233; qu'une n&#233;phropathie induite par l'indinavir pouvait &#234;tre la cause de troubles r&#233;naux permanents. Quelle que soit la nature des complications urinaires ou r&#233;nales rencontr&#233;es, elles sont &#224; l'origine de l'arr&#234;t du traitement par indinavir chez 33 % des personnes chez lesquelles ces complications sont observ&#233;es. En cas de survenue de troubles r&#233;naux et/ou urinaires dus &#224; la prise d'indinavir, la poursuite du traitement doit &#234;tre associ&#233;e &#224; une surveillance r&#233;nale accrue, &#224; une augmentation de la miction (il faut donc boire beaucoup), &#224; un ajustement de la dose d'indinavir, &#224; un examen r&#233;gulier des urines et enfin &#224; une mesure r&#233;guli&#232;re de la cr&#233;atinine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A c&#244;t&#233; de l'indinavir, certains autres inhibiteurs de prot&#233;ases provoquent des effets secondaires r&#233;naux, comme les coliques n&#233;phr&#233;tiques sous &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot289' class=&#034;spip_in&#034;&gt;nelfinavir&lt;/a&gt; ; cependant les troubles urinaires et/ou r&#233;naux observ&#233;s avec cet antir&#233;troviral demeurent tr&#232;s rares.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot173' class=&#034;spip_in&#034;&gt;ritonavir&lt;/a&gt; est lui aussi parfois responsable de troubles r&#233;naux aigus. Une augmentation de la &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1717' class=&#034;spip_in&#034;&gt;cr&#233;atinine&lt;/a&gt; peut &#234;tre observ&#233;e dans les 3 jours suivant l'initiation du traitement et peut n&#233;cessiter une mise sous dialyse. Ces effets secondaires sont g&#233;n&#233;ralement r&#233;versibles &#224; l'arr&#234;t du traitement par le ritonavir. En outre, une &#233;tude mentionne la survenue de troubles r&#233;naux chez 12 % des 87 personnes enr&#244;l&#233;es et recevant une association ritonavir/&lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot335' class=&#034;spip_in&#034;&gt;saquinavir&lt;/a&gt;. Mais dans cette &#233;tude, r&#233;alis&#233;e sans groupe contr&#244;le ne prenant pas de ritonavir et pour laquelle l'augmentation moyenne de la cr&#233;atinine &#233;tait de 66 %, les manifestations r&#233;nales observ&#233;es ne pouvaient pas &#234;tre imput&#233;es sans &#233;quivoque au ritonavir. La survenue de calculs r&#233;naux dans le cadre d'un traitement par saquinavir a &#233;t&#233; observ&#233;e, mais elle demeure exceptionnelle. De fait, aucune toxicit&#233; r&#233;nale attribu&#233;e &#224; cet antir&#233;troviral n'a &#233;t&#233; mentionn&#233;e lors d'un essai clinique avec groupe contr&#244;le. Un autre m&#233;dicament de cette classe, l'&lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot278' class=&#034;spip_in&#034;&gt;atazanavir&lt;/a&gt;, provoque la survenue d'urolithiase apr&#232;s une dur&#233;e moyenne de 23 mois de traitement chez environ 1 % des personnes trait&#233;es. Ce r&#233;sultat a &#233;t&#233; obtenu &#224; partir d'une &#233;tude r&#233;trospective portant sur un peu plus de 1 100 personnes, parmi elles, 11 ont pr&#233;sent&#233; une urolithiase. L'&#226;ge moyen des personnes concern&#233;es par cet effet secondaire &#233;tait de 45 ans ; 5 &#233;taient co-infect&#233;es par le virus de l'h&#233;patite C et 4 avaient d&#233;j&#224; eu une urolithiase. Cette urolithiase s'est manifest&#233;e chez 10 des 11 personnes par de fortes douleurs r&#233;nales : chez 5 d'entres elles, le traitement par atazanavir a d&#251; &#234;tre interrompu. Elle semblait provoqu&#233;e par la pr&#233;cipitation d'atazanavir pur sous forme de calcul dans les urines. Les m&#233;decins responsables de cette &#233;tude r&#233;trospective pensent que la survenue d'un premier &#233;pisode d'urolithiase chez une personne sous atazanavir ne doit pas conduire &#224; l'arr&#234;t du traitement. En revanche, il est fortement conseill&#233; &#224; ces personnes de boire beaucoup d'eau. Les m&#233;decins concluent par ailleurs que le fait de ne pas boire suffisamment et la survenue d'urolithiase dans le pass&#233; seraient deux facteurs de risque dans l'apparition de cet effet secondaire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Inhibiteurs nucl&#233;otidiques de la transcriptase inverse&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot312' class=&#034;spip_in&#034;&gt;t&#233;nofovir&lt;/a&gt; pr&#233;sente une toxicit&#233; r&#233;nale de type troubles r&#233;naux aigus. Comme pour les inhibiteurs de prot&#233;ase, les effets secondaires observ&#233;s sont g&#233;n&#233;ralement r&#233;versibles &#224; l'arr&#234;t du traitement par cet inhibiteur non nucl&#233;otidique de la trancriptase inverse. Un cas de syndrome n&#233;phritique aigu avec syndrome de Fanconi et leucocyturie a &#233;t&#233; d&#233;crit. Chez la personne concern&#233;e, deux mois apr&#232;s l'arr&#234;t du t&#233;nofovir, la cr&#233;atinine n'&#233;tait toujours pas revenue &#224; sa valeur de base. Cependant, la toxicit&#233; r&#233;nale du t&#233;nofovir demeure assez rare, moins fr&#233;quente en particulier que celle de l'ad&#233;fovir, association de cidofovir et t&#233;nofovir prescrite dans le traitement de l'h&#233;patite B chronique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Inhibiteurs nucl&#233;osidiques de la transcriptase inverse&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La toxicit&#233; des inhibiteurs nucl&#233;osidiques de la transcriptase inverse est moins fr&#233;quente que celle des inhibiteurs nucl&#233;otidiques. Deux types d'atteintes r&#233;nales ont &#233;t&#233; d&#233;crits. La toxicit&#233; r&#233;nale de ces antir&#233;troviraux peut &#234;tre du m&#234;me type que celle observ&#233;e avec les inhibiteurs nucl&#233;otidiques. Un cas a ainsi &#233;t&#233; d&#233;crit avec la &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1617' class=&#034;spip_in&#034;&gt;didanosine&lt;/a&gt; et un autre avec la &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot374' class=&#034;spip_in&#034;&gt;lamivudine&lt;/a&gt; et/ou la &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1618' class=&#034;spip_in&#034;&gt;stavudine&lt;/a&gt;. Un autre type d'atteinte r&#233;nale aigu&#235; est observ&#233; chez des malades pr&#233;sentant une acidose m&#233;tabolique secondaire &#224; une &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot361' class=&#034;spip_in&#034;&gt;toxicit&#233; mitochondriale&lt;/a&gt; imputable aux inhibiteurs nucl&#233;osidiques de la transcriptase inverse. Par ailleurs, un cas de biopsie r&#233;nale d&#233;montrant la pr&#233;sence d'une n&#233;phrite intersticielle immuno allergique a &#233;t&#233; signal&#233; chez une personne sous &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot356' class=&#034;spip_in&#034;&gt;abacavir&lt;/a&gt; pr&#233;sentant une atteinte r&#233;nale aigu&#235;. La fonction r&#233;nale de cette personne s'est am&#233;lior&#233;e &#224; l'arr&#234;t du traitement par abacavir et initiation d'une corticoth&#233;rapie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Catalogue</title>
		<link>https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article3190</link>
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		<dc:date>2007-11-13T09:51:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>effets ind&#233;sirables</dc:subject>
		<dc:subject>Protocoles 48</dc:subject>
		<dc:subject>Toxicit&#233; r&#233;nale</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Dans le cadre de l'infection par le VIH, diff&#233;rentes affections peuvent survenir. Ici sont cit&#233;es les principales atteintes r&#233;nales rencontr&#233;es et pr&#233;sent&#233;es succinctement.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?rubrique71" rel="directory"&gt;Effets secondaires&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot36" rel="tag"&gt;effets ind&#233;sirables&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot2261" rel="tag"&gt;Protocoles 48&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot2268" rel="tag"&gt;Toxicit&#233; r&#233;nale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans le cadre de l'infection par le VIH, diff&#233;rentes affections peuvent survenir. Ici sont cit&#233;es les principales atteintes r&#233;nales rencontr&#233;es et pr&#233;sent&#233;es succinctement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Calculs r&#233;naux (n&#233;phrolithiase, urolithiase)&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit d'un d&#233;p&#244;t dans le rein, sous forme de cristaux, d'un compos&#233; pr&#233;sent dans l'urine. Ces d&#233;p&#244;ts, appel&#233;s calculs ou n&#233;phrolithes, provoquent au niveau du dos une forte douleur, mais aussi des vomissements et des naus&#233;es. On parle alors de colique n&#233;phr&#233;tique ou n&#233;phrolithiase. Les calculs r&#233;naux peuvent &#234;tre accompagn&#233;s d'une infection se manifestant par de la fi&#232;vre, des frissons et des urines malodorantes, troubles, pouvant contenir du sang, sources de douleurs (sensation de br&#251;lure) lors de son &#233;vacuation. De mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, les personnes &#224; risque sont celles ayant d&#233;j&#224; eu des calculs r&#233;naux, celles ayant des ant&#233;c&#233;dents familiaux, les hommes plus que les femmes, et les personnes n'ayant qu'un seul rein. Certains antir&#233;troviraux plus que d'autres sont susceptibles de former des cristaux dans les reins. Un moyen de pr&#233;venir la survenue de calculs r&#233;naux consiste &#224; diluer l'urine, c'est-&#224;-dire &#224; boire beaucoup.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Insuffisance r&#233;nale&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit de la perte brutale, en g&#233;n&#233;ral r&#233;versible, de la fonction r&#233;nale. Se caract&#233;risant par une diminution du volume d'urine &#233;mis, des troubles digestifs tels que naus&#233;es, douleurs abdominales, h&#233;morragies digestives ; alt&#233;ration de l'&#233;tat g&#233;n&#233;ral avec amaigrissement ; gros reins douloureux &#224; la palpation ; c&#233;phal&#233;es, agitation, parfois m&#234;me convulsions ; hypertension art&#233;rielle. Dans certains cas, une acidose est &#224; craindre.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Syndrome n&#233;phritique aigu &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il associe une prot&#233;inurie, une h&#233;maturie pouvant occasionner la coloration de l'urine, une diminution de son volume avec des oed&#232;mes en g&#233;n&#233;ral mod&#233;r&#233;s, par exemple une simple prise de poids, une hypertension art&#233;rielle et une insuffisance r&#233;nale inconstante, de degr&#233; variable.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Syndrome de Fanconi &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il est caract&#233;ris&#233; par la pr&#233;sence dans les urines d'une quantit&#233; trop &#233;lev&#233;e d'amino-acides, de glucose, de phosphates, de magn&#233;sium et de sodium. Il associe &#233;galement une acidose r&#233;nale, cons&#233;quence de la fuite de bicarbonate, un d&#233;faut de min&#233;ralisation des os favorisant la survenue de fractures et une d&#233;shydratation due &#224; une urine trop abondante.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;N&#233;phrite intersticielle immuno-allergique &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit d'une inflammation du tissu r&#233;nal intersticiel. Cette maladie survient brutalement et entra&#238;ne une insuffisance de fonctionnement du rein sur une courte p&#233;riode. L'&#233;volution de ce type de n&#233;phrite est g&#233;n&#233;ralement bonne puisque l'on constate, spontan&#233;ment, une gu&#233;rison qui survient en quelques jours ou en quelques semaines apr&#232;s l'arr&#234;t de la substance incrimin&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Glom&#233;rulon&#233;phrite &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Encore d&#233;sign&#233;e par le terme de n&#233;phrite, elle se caract&#233;rise par une inflammation ou des l&#233;sions des glom&#233;rules, avec pour cons&#233;quence une prot&#233;inurie et une h&#233;maturie. En l'absence de traitement, les glom&#233;rules sont d&#233;truits et la maladie &#233;volue vers l'insuffisance r&#233;nale.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Microangiopathie thrombotique (MAT)&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Elle correspond &#224; des l&#233;sions de la paroi interne des art&#233;rioles et des capillaires amenant le sang aux reins et entra&#238;ne la formation d'agr&#233;gats plaquettaires et de thromboses. Elle provoque une an&#233;mie h&#233;molytique (diminution du nombre de globules rouges dans le sang), une thrombop&#233;nie s&#233;v&#232;re (diminution du nombre des plaquettes dans le sang) et donc une atteinte r&#233;nale aigu&#235; avec prot&#233;inurie, h&#233;maturie, hypertension art&#233;rielle s&#233;v&#232;re et diminution de l'&#233;mission d'urine. La maladie s'accompagne de fi&#232;vre, confusion, c&#233;phal&#233;es, plus rarement coma, h&#233;mipl&#233;gie et convulsions.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;N&#233;phrite tubulo intersticielle&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit d'une destruction des tubules et du tissu intersticiel ; en revanche, les glom&#233;rules et les vaisseaux ne sont pas touch&#233;s. Elle est accompagn&#233;e le plus souvent d'un &#339;d&#232;me et peut d&#233;boucher sur une insuffisance r&#233;nale aigu&#235;. On observe aussi une an&#233;mie s&#233;v&#232;re et une acidose, plus rarement une hypertension art&#233;rielle.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La glom&#233;ruloscl&#233;rose segmentaire focale &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est une affection caract&#233;ris&#233;e par la pr&#233;sence d'une scl&#233;rose de certains glom&#233;rules. Elle est dite segmentaire, car elle ne touche qu'une partie du glom&#233;rule, et focale, car elle n'atteint que certains glom&#233;rules. La maladie se manifeste par une prot&#233;inurie. Un dysfonctionnement r&#233;nal s'installe lentement et peut parfois aboutir &#224; une insuffisance r&#233;nale.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'HIVAN Pr&#233;sentation de l'affection&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La n&#233;phropathie, atteinte r&#233;nale, associ&#233;e au VIH la plus fr&#233;quemment observ&#233;e est une glom&#233;ruloscl&#233;rose segmentaire focale. Elle est souvent d&#233;sign&#233;e par le terme HIVAN qui vient de l'Anglais HIV-Associated Nephropathy. L'insuffisance r&#233;nale devient chronique, c'est-&#224;-dire aboutit &#224; la destruction progressive et irr&#233;m&#233;diable des n&#233;phrons. Les d&#233;chets toxiques s'accumulent dans le sang. Une sensation de mal-&#234;tre appara&#238;t, ainsi que des naus&#233;es, des vomissements, une perte d'app&#233;tit et des troubles du sommeil. L'HIVAN affecte le plus souvent les personnes originaires d'Afrique subsaharienne. Elle est directement li&#233;e &#224; l'infection par le VIH-1, de certaines cellules essentielles au fonctionnement du rein : les cellules tubulaires et les podocytes. Le rein constitue un r&#233;servoir pour le VIH au sein duquel la r&#233;plication virale semble ind&#233;pendante de celle intervenant dans la circulation sanguine p&#233;riph&#233;rique, c'est-&#224;-dire celle qui est mesur&#233;e lors de la d&#233;termination de la charge virale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant l'apparition des multith&#233;rapies, l'HIVAN engageait souvent le pronostic vital. La zidovudine &#233;tait alors utilis&#233;e pour retarder la survenue de la maladie, mais inefficace pour la pr&#233;venir. Deux autres traitements &#233;taient prescrits avec un rapport b&#233;n&#233;fice/risque assez d&#233;favorable, la prednison (un anti-inflammatoire) et un inhibiteur de l'enzyme de conversion de l'angiotensine, m&#233;dicament normalement utilis&#233; dans le traitement de l'hypertension art&#233;rielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; l'absence de certitude due &#224; une insuffisance de donn&#233;es r&#233;ellement fiables sur l'efficacit&#233; des multith&#233;rapies hautement actives, il semble qu'une combinaison d'antir&#233;troviraux constitue le progr&#232;s le plus marquant dans la pr&#233;vention de l'HIVAN. Il va de soi qu'un essai clinique &#233;valuant l'efficacit&#233; de la multith&#233;rapie antir&#233;trovirale sur la survenue de l'HIVAN n'est pas &#233;thique. Dans la mesure o&#249; le b&#233;n&#233;fice d'un traitement antir&#233;troviral optimis&#233; sur la progression de l'infection par le VIH est incontestable, la mise en place d'un groupe placebo est inenvisageable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le dossier qui doit avancer : prise en charge des lipoatrophies s&#233;v&#232;res des fesses li&#233;es au VIH</title>
		<link>https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article3005</link>
		<guid isPermaLink="true">https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article3005</guid>
		<dc:date>2007-05-01T12:26:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>TRT-5</dc:subject>
		<dc:subject>effets ind&#233;sirables</dc:subject>
		<dc:subject>lipoatrophie</dc:subject>
		<dc:subject>Protocoles 47</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;A ce jour, l'Assurance Maladie n'assure pas officiellement la prise en charge d'interventions r&#233;paratrices/compensatrices des lipoatrophies atteignant les fesses. Or, les retentissements fonctionnels et psychiques de ces troubles sont aussi s&#233;v&#232;res, et parfois davantage, que ceux de la lipoatrophie du visage. Cet article est issu du TRT-5.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?rubrique71" rel="directory"&gt;Effets secondaires&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot15" rel="tag"&gt;TRT-5&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot36" rel="tag"&gt;effets ind&#233;sirables&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot707" rel="tag"&gt;lipoatrophie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot2193" rel="tag"&gt;Protocoles 47&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;A ce jour, l'Assurance Maladie n'assure pas officiellement la prise en charge d'interventions r&#233;paratrices/compensatrices des lipoatrophies atteignant les fesses. Or, les retentissements fonctionnels et psychiques de ces troubles sont aussi s&#233;v&#232;res, et parfois davantage, que ceux de la lipoatrophie du visage. Cet article est issu du TRT-5.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pour lire ce texte, rendez-vous sur &lt;a href=&#034;http://www.trt-5.org/article127.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le site du TRT-5&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Cet article est le fruit du travail men&#233; par le TRT-5 (Traitements et Recherche Th&#233;rapeutique). Ce collectif regroupe des membres des associations : &lt;br class='autobr' /&gt;
Action-Traitement, Act Up-Paris, Aides, Arcat-Sida, (soit cinq associations fondatrices avec VLS aujourd'hui dissoute), puis par la suite rejoint par Sida Info-service, Sol En Si et Nova Dona.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le TRT-5 a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; en 1992. Comme son nom l'indique, le TRT-5 se focalise sur des probl&#233;matiques li&#233;es au traitement de l'infection &#224; VIH et &#224; la recherche men&#233;e en ce domaine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Allo, maman bobo</title>
		<link>https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article2942</link>
		<guid isPermaLink="true">https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article2942</guid>
		<dc:date>2007-03-01T16:09:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>douleur</dc:subject>
		<dc:subject>Protocoles 46</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;La douleur peut toucher tout le monde, mais l'attitude face &#224; elle, doit &#234;tre diff&#233;rente selon ses causes. Il est important d'en conna&#238;tre l'origine pour y rem&#233;dier correctement et ne pas aggraver une sensation d&#233;j&#224; p&#233;nible.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?rubrique71" rel="directory"&gt;Effets secondaires&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1020" rel="tag"&gt;douleur&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot2180" rel="tag"&gt;Protocoles 46&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La douleur peut toucher tout le monde, mais l'attitude face &#224; elle, doit &#234;tre diff&#233;rente selon ses causes. Il est important d'en conna&#238;tre l'origine pour y rem&#233;dier correctement et ne pas aggraver une sensation d&#233;j&#224; p&#233;nible.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La douleur est un &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot777' class=&#034;spip_in&#034;&gt;sympt&#244;me&lt;/a&gt; qui nous avertit de la pr&#233;sence d'un d&#233;sordre qui risque de mettre notre organisme en danger. Il est difficile de la d&#233;finir, car c'est un ph&#233;nom&#232;ne subjectif. On distingue trois grandes cat&#233;gories de douleurs : &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les douleurs nociceptives, dues &#224; une l&#233;sion d'origine traumatique, inflammatoire ou infectieuse (br&#251;lures, entorse ou crise d'appendicite) ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les douleurs neurog&#232;nes, n&#233;es d'une l&#233;sion du syst&#232;me nerveux (amputation, zona, herp&#232;s, CMV, nerf l&#233;s&#233; au cours d'un accident, accident vasculaire c&#233;r&#233;bral, scl&#233;rose en plaque et enfin neuropathies p&#233;riph&#233;riques dues aux traitements antir&#233;troviraux par toxicit&#233; mitochondriale) ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les douleurs psychog&#232;nes qui apparaissent sans l&#233;sions constat&#233;es, reposant sur des m&#233;canismes variables domin&#233;s par des perturbations psychologiques.&lt;br class='autobr' /&gt;
Toutes ces douleurs peuvent &#234;tre aigu&#235;s ou chroniques. La douleur aigu&#235; est un signal d'alarme. De courte dur&#233;e, elle est due &#224; une cause unique et dispara&#238;t apr&#232;s traitement de celle-ci. La douleur chronique est celle qui perdure au del&#224; de 3 &#224; 6 mois, souvent en raison d'un traitement inadapt&#233; ou d'une mauvaise prise en charge. Il existe chez chacun un m&#233;canisme de m&#233;morisation de la douleur qui peut aboutir &#224; une v&#233;ritable pathologie, ind&#233;pendante de la douleur initiale et dont les r&#233;percussions sur l'&#233;tat physique, moral et psychique seront importantes. Il faut alors consid&#233;rer la personne dans sa globalit&#233;, en tenant compte de la douleur initiale, de l'&#226;ge, mais aussi des facteurs familiaux, culturels, sociaux et des comportement nocifs ou addictifs.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les traitements anti-douleurs&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les moyens de lutter contre la douleur sont nombreux et d&#233;pendent de son origine et de son intensit&#233;. Pour les douleurs nociceptives, sensibles aux antalgiques classiques, il existe 3 niveaux de traitements : &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Niveau I - en vente libre, pour les douleurs l&#233;g&#232;res ou mod&#233;r&#233;es, le parac&#233;tamol, les anti-inflammatoires non st&#233;ro&#239;diens (exemple : ibuproph&#232;ne, aspirine, etc.).
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Niveau II - d&#233;livr&#233;s sur ordonnances, pour les douleurs mod&#233;r&#233;es ou s&#233;v&#232;res, les morphiniques faibles comme la cod&#233;ine.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Niveau III - sur ordonnances &#233;galement, les morphiniques puissants, longtemps r&#233;serv&#233;s aux douleurs de fin de vie ou du cancer, ils sont maintenant mieux et plus largement utilis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les douleurs neurog&#232;nes, &#224; l'aspirine et &#224; la morphine on peut ajouter les anti-&#233;pileptiques ou anticonvulsivants, les antid&#233;presseurs. Leurs effets ind&#233;sirables sont nombreux et les interactions de ces produits avec les antir&#233;troviraux doivent &#234;tre anticip&#233;es et souvent corrig&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Attention : &lt;/strong&gt;en cas d'auto-m&#233;dication &#224; base d'aspirine, d'ibuprof&#232;ne ou de parac&#233;tamol, il est capital de ne pas d&#233;passer la dose de 3 grammes par jour, surtout si la douleur continue, et d'appeler soit les urgences, soit les centres anti-douleur. La dose mortelle d&#233;bute &#224; partir de 10 grammes chez une personne saine et 5 grammes en cas de prise simultan&#233;e d'autres produits h&#233;patotoxiques (alcool, antir&#233;troviraux, etc.) ou de cirrhose.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les centres anti-douleurs&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il est important d'apprendre &#224; ma&#238;triser la douleur chronique. M&#234;me si elle ne peut pas &#234;tre compl&#232;tement &#233;limin&#233;e, on peut en r&#233;duire le niveau, et surtout am&#233;liorer sa qualit&#233; de vie. Pour ce faire, il est possible d'avoir recours &#224; une approche multidisciplinaire. De nombreuses personnes souffrant de douleur chronique ont essay&#233; toutes les interventions m&#233;dicales sans succ&#232;s notable ; cependant, ces th&#233;rapies sont parfois plus efficaces lorsqu'elles sont utilis&#233;es ensemble et dans un environnement contr&#244;l&#233;. Les centres de traitement de la douleur chronique offrent des programmes sp&#233;ciaux gr&#226;ce auxquels une personne peut apprendre &#224; ma&#238;triser sa douleur, recevoir un traitement pour r&#233;tablir sa qualit&#233; de vie et reprendre des activit&#233;s, m&#234;me si la douleur elle-m&#234;me n'est pas compl&#232;tement soulag&#233;e. Le traitement est propos&#233; par une &#233;quipe de professionnels de sant&#233; qui, ensemble, examinent toute la gamme de facteurs qui peuvent contribuer &#224; la douleur chronique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un ou plusieurs centres anti-douleur se trouvent dans chacune des villes suivantes : &lt;br class='autobr' /&gt;
Aix En Provence, Aix Les Bains, Albi, Alen&#231;on, Alix, Amiens, Angers, Annecy, Argenteuil, Aubenas, Aulnay Sous Bois, Auxerre, Aveize, Avignon, Bayeux, Bayonne, Beauvais, Belfort, Berck, Bergerac, Besancon, B&#233;thune, Blois, Bobigny, Bordeaux, Boulogne Billancourt, Bourges, Brest, Brive, Caen, Carcassonne, Castelnau Le Lez, Chalon Sur Sa&#244;ne, Chambery, Chartres, Ch&#226;teau Gontier, Ch&#226;teauroux, Chaumont, Clermont Ferrand, Clichy, Colmar, Corbeil Essonne, Coubert, Creil, Crest, Cr&#233;teil, Dax, Dijon, Dole, Dreux, Epinal, Evreux, Gonesse, Granville, Gray, Grenoble, Gu&#233;ret, Harfleur, Issy Les Moulineaux, Juvisy Sur Orge, La Garde, La Roche Sur Yon, La Rochelle, Laon, Le Chesnay, Le Kremlin Bic&#234;tre, Le Mans, Lens, Libourne, Lille, Limoges, Lisieux, Lons Le Saunier, Lorient, Lyon, Macon, Marseille, Meaux, Metz, Millau, Mont De Marsan, Mont St Martin, Montauban, Montbrison, Montceau Les Mines, Mont&#233;limar, Montpellier, Mulhouse, Nancy, Nantes, Nemours, Neuilly Sur Seine, Nice, N&#238;mes, Niort, Orl&#233;ans, Paris, Partenay, Passy, P&#233;rigueux, Pierre B&#233;nite, Poissy, Poitiers, Pontarlier, Privas, Quimper, Reims, Rennes, Rillieux La Pape, Roanne, Roubaix, Rouen, Rumilly, Saint Claude, Saint Cloud, Saint Herblain, Saint Jean De Maurienne, Saint Lo, Saint Michel, Saintes, Saint Etienne, Sarreguemines, Senlis, Sens, Soyaux, Strasbourg, Tarbes, Thionville, Thonon Les Bains, Toulouse, Tours, Troyes, Tulle, Tullins, Uriage, Valence, Valenciennes, Vandoeuvre Les Nancy, Vannes, Verdun, Vesoul, Vienne, Villefranche Sur Sa&#244;ne, Villejuif, Villeneuve Sur Lot, Villeurbanne, Voiron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La liste d&#233;taill&#233;e de ces centres anti-douleur est disponible sur &lt;a href=&#034;http://www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/prog_douleur/krt_struct.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le site du minist&#232;re de la Sant&#233;&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;A retenir&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La douleur ne doit plus &#234;tre une fatalit&#233;, l'am&#233;lioration de sa prise en charge est un fait depuis une dizaine d'ann&#233;es. Les m&#233;decins g&#233;n&#233;ralistes sont encore mal form&#233;s aux traitements de celle-ci. Certaines m&#233;decines douces peuvent aider : acuponcture, m&#233;soth&#233;rapie, sophrologie. Cependant, l'autom&#233;dication est dangereuse, il faut &#224; tout prix l'&#233;viter. Pour la plupart des personnes une douleur ressemble &#224; une autre douleur, prendre par exemple un anti-inflammatoire peut &#234;tre d&#233;l&#233;t&#232;re, il peut calmer dans un premier temps mais n'est pas curatif. Si la douleur s'estompe, la cause n'est pas trait&#233;e pour autant et la situation peut donc empirer silencieusement. Il faut suivre les indications de son clinicien, respecter la posologie et la dur&#233;e du traitement. Ne pas h&#233;siter &#224; consulter aupr&#232;s des centres anti-douleur, qui sont ouverts sur simple prescription m&#233;dicale, surtout en cas de douleurs chroniques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Tout reste &#224; faire</title>
		<link>https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article2769</link>
		<guid isPermaLink="true">https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article2769</guid>
		<dc:date>2006-10-30T18:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>neuro-psy</dc:subject>
		<dc:subject>Protocoles 44</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;mence et s&#233;nilit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>cerveau</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Actuellement, traiter la d&#233;mence li&#233;e &#224; l'infection par le VIH passe avant tout par l'instauration d'une multith&#233;rapie hautement active visant &#224; maintenir la charge virale plasmatique ind&#233;tectable, car il n'y a pas ou tr&#232;s peu d'options th&#233;rapeutiques &#224; offrir.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?rubrique71" rel="directory"&gt;Effets secondaires&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1133" rel="tag"&gt;neuro-psy&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot2108" rel="tag"&gt;Protocoles 44&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot2114" rel="tag"&gt;D&#233;mence et s&#233;nilit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot2445" rel="tag"&gt;cerveau&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Actuellement, traiter la d&#233;mence li&#233;e &#224; l'infection par le VIH passe avant tout par l'instauration d'une multith&#233;rapie hautement active visant &#224; maintenir la charge virale plasmatique ind&#233;tectable, car il n'y a pas ou tr&#232;s peu d'options th&#233;rapeutiques &#224; offrir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les cliniciens ne disposent pas d'une assise formelle sur laquelle s'appuyer pour d&#233;terminer de fa&#231;on s&#251;re l'origine des troubles cognitifs chez la personne &#226;g&#233;e vivant avec le VIH. Associer signes, sympt&#244;mes et profils neuropsychologiques peut constituer un v&#233;ritable d&#233;fit pour le clinicien lorsqu'il se retrouve en face d'une nouvelle pr&#233;sentation ou &#233;volution d'une DAV. Or, si l'infection par le VIH favorise la survenue de signes cliniques d'autres maladies neurod&#233;g&#233;n&#233;ratives, alors ce d&#233;ficit pourrait bien aussi concerner des gens plus jeunes, le probl&#232;me doit donc &#234;tre s&#233;rieusement pris en consid&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Maladie d'Alzheimer et troubles associ&#233;s au VIH :
des similitudes parfois troublantes...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quelques &#233;tudes sugg&#232;rent un recouvrement des neuropathologies, c'est-&#224;-dire que la maladie d'Alzheimer se rencontre aussi chez les s&#233;ropositifs. Cette constatation n'est pas surprenante, la maladie d'Alzheimer &#233;tant li&#233;e &#224; l'apparition de d&#233;p&#244;t sous forme de plaque au niveau des structures nerveuses, or ces d&#233;p&#244;ts sont le fait d'une prot&#233;ine particuli&#232;re appel&#233;e B&#233;ta-amylo&#239;de. Ce ph&#233;nom&#232;ne se rencontre aussi chez certaines personnes s&#233;ropositives, De plus la neprolysine* est inhib&#233;e par la prot&#233;ine virale Tat responsable de la multiplication du virus. Le VIH favorisant les d&#233;p&#244;ts amylo&#239;des. Notons enfin que la maladie de Parkinson, &#233;galement caract&#233;ris&#233;e par des troubles cognitifs, semble aussi &#234;tre une atteinte &#224; laquelle les personnes &#226;g&#233;es s&#233;ropositives sont particuli&#232;rement sensibles.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Traitement : le pass&#233;, le pr&#233;sent, l'avenir...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quelques pistes existent, ainsi l'hypoth&#232;se selon laquelle une DAV progressant de fa&#231;on active est associ&#233;e &#224; un stress oxydatif, a conduit &#224; &#233;valuer l'efficacit&#233; de la s&#233;l&#233;giline et de la minocycline. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La s&#233;l&#233;giline, utilis&#233;e dans le traitement de la maladie de Parkinson, inhibe une enzyme exclusivement localis&#233;e au niveau c&#233;r&#233;bral et dont le r&#244;le est de d&#233;truire les neurotransmetteurs comme la dopamine. De cette fa&#231;on, la quantit&#233; de dopamine qui fait d&#233;faut dans la maladie de Parkinson, est augment&#233;e. Lors d'une &#233;tude pr&#233;liminaire effectu&#233;e chez des personnes s&#233;ropositives recevant la s&#233;l&#233;giline durant 10 semaines, une am&#233;lioration de la m&#233;moire et de la rapidit&#233; des mouvements a &#233;t&#233; constat&#233;e. Malheureusement, les premi&#232;res donn&#233;es issues d'une &#233;tude avec contr&#244;le placebo portant sur un plus grand nombre de personnes, semblent quelque peu troublantes. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La minocycline est un antibiotique pr&#233;sentant aussi des propri&#233;t&#233;s anti-inflammatoires et associ&#233;es &#224; une bonne p&#233;n&#233;tration dans le cerveau. Chez le singe atteint d'une enc&#233;phalite &#224; progression rapide provoqu&#233;e par le virus de l'immunod&#233;ficience simienne, la minocycline permet une diminution de l'inflammation, de la mort des cellules nerveuses et de la quantit&#233; de virus dans le cerveau. Ces r&#233;sultats, observ&#233;s &#224; des doses a priori compatibles pour l'homme, sugg&#232;rent l'utilisation possible de la minocycline dans le traitement des troubles cognitifs. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; D'autres mol&#233;cules font l'objet d'&#233;tudes. C'est le cas de la m&#233;mantine qui bloque la d&#233;gradation de neurones en culture induite par certaines prot&#233;ines du VIH et qui am&#233;liore certaines fonctions nerveuses chez la souris atteinte d'une enc&#233;phalite &#224; VIH. Une &#233;tude clinique chez l'homme est en cours. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'utilisation d'un stimulant du syst&#232;me nerveux central, le modafanil, permet quant &#224; elle d'am&#233;liorer les performances neuropsychologiques de personnes vivant avec le VIH et pr&#233;sentant une fatigue chronique, comme le montrent les r&#233;sultats d'une &#233;tude sur 4 semaines. La mise en place d'une &#233;tude avec contr&#244;le placebo est en cours. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Par ailleurs, le lithium largement utilis&#233; dans le traitement des troubles de l'humeur, notamment dans certaines formes de d&#233;pression, vient d'&#234;tre utilis&#233; dans une &#233;tude pilote portant sur quelques personnes s&#233;ropositives atteintes de ces troubles, dont le taux de CD4 &#233;tait relativement bas, en moyenne de 290 cellules/mm3, la prise de lithium a permis de constater au bout de 12 semaines une am&#233;lioration significative des performances neuropsychologiques.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Vers une autre approche...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Proposer une approche th&#233;rapeutique sp&#233;cifique aux personnes &#226;g&#233;es atteintes par le VIH est difficile car finalement peu de donn&#233;es existent. Cependant, il semble raisonnable de penser que les traitements utilis&#233;s dans les sympt&#244;mes de la maladie d'Alzheimer sont &#233;galement efficaces chez les personnes &#226;g&#233;es vivant avec le VIH et pr&#233;sentant des troubles cliniques associ&#233;s &#224; une atteinte neurod&#233;g&#233;n&#233;rative. Malheureusement, il n'existe actuellement aucune &#233;tude clinique permettant d'appuyer cette recommandation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les multith&#233;rapies, en changeant radicalement l'histoire naturelle de l'infection par le VIH, ont permis d'accro&#238;tre consid&#233;rablement l'esp&#233;rance de vie d'une population qui pour l'essentiel, &#233;tait, durant la premi&#232;re d&#233;cennie de l'&#233;pid&#233;mie sida, constitu&#233;e de gens jeunes. Une des corollaires &#224; cette situation est que le nombre de personnes &#226;g&#233;es vivant avec le VIH va r&#233;guli&#232;rement augmenter au cours des prochaines ann&#233;es. Il semble donc d&#232;s aujourd'hui important de s'interroger sur les probl&#232;mes neurologiques auxquels elles pourraient avoir &#224; faire face. Cet int&#233;r&#234;t est d'autant plus l&#233;gitime qu'au d&#233;but de l'&#233;pid&#233;mie de nombreuses personnes contamin&#233;es par le VIH ont &#233;t&#233; victimes de graves affections neurologiques, notamment la d&#233;mence. M&#234;me si les traitements ont consid&#233;rablement modifi&#233; cette situation, il n'en reste pas moins vrai que le VIH lui-m&#234;me, mais aussi certains antir&#233;troviraux, constituent des facteurs de risque suppl&#233;mentaires &#224; la survenue de troubles neurologiques chez les personnes &#226;g&#233;es, facteurs de risques venant se surajouter &#224; ceux d&#233;j&#224; existant dans le reste de la population. La prise en charge de ces troubles neurocognitifs des s&#233;ropositifs ag&#233;s va dans les ann&#233;es &#224; venir constituer un nouveau d&#233;fi pour le corps m&#233;dical. Nouveau d&#233;fi, parce qu'en l'&#233;tat actuel de la m&#233;decine on manque d'outils diagnostiques adapt&#233;s &#224; la recherche des troubles cognitifs, qui peuvent pr&#233;senter des sp&#233;cificit&#233;s particuli&#232;res &#224; l'infection par le VIH. Nouveau d&#233;fi, aussi, parce qu'actuellement on ne dispose que d'un nombre restreint d'options th&#233;rapeutiques.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Ce qu'il faut retenir...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il est tr&#232;s courant de dire d'une personne &#226;g&#233;e qu'elle &#171; perd la t&#234;te &#187;, qu'elle &#171; oublie tout ce qu'on lui dit &#187;, qu'il faut sans cesse r&#233;p&#233;ter les m&#234;mes choses. Une personne &#226;g&#233;e est aussi souvent plus lente dans ces gestes, et peut parfois pr&#233;senter des tremblements. Pendant tr&#232;s longtemps, on a cru que tous ces &#171; petits soucis &#187; &#233;taient inh&#233;rents &#224; la vieillesse. On sait maintenant que ce n'est pas toujours le cas, que ces troubles cognitifs sous-tendent l'existence d'une pathologie bien r&#233;elle dont les maladies d'Alzheimer et de Parkison constituent les deux exemples majeurs particuli&#232;rement redoutables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[ &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article2768' class=&#034;spip_in&#034;&gt;article pr&#233;c&#233;dent&lt;/a&gt; ]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>VIH et vieillesse</title>
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		<dc:date>2006-10-30T18:25:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>effets ind&#233;sirables</dc:subject>
		<dc:subject>neuro-psy</dc:subject>
		<dc:subject>troubles neurologiques</dc:subject>
		<dc:subject>Protocoles 44</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;mence et s&#233;nilit&#233;</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Dans certaines conf&#233;rences, ou revues scientifiques, des cas de d&#233;mence sont &#224; nouveau recens&#233;s. Nous avons d&#233;cid&#233; de nous plonger dans ce nouveau dossier au vu de l'exp&#233;rience que nous a apport&#233; les probl&#232;mes ost&#233;o, cardio, et plus r&#233;cemment diab&#233;to. Ce n'est pas un sujet joyeux, ni positif, mais il nous semblait int&#233;ressant de mettre cette information &#224; disposition de ceux qui veulent en savoir plus. Pour autant, ces pages sont &#224; lire avec pr&#233;caution en cas de moral peu solide.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?rubrique71" rel="directory"&gt;Effets secondaires&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot36" rel="tag"&gt;effets ind&#233;sirables&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1133" rel="tag"&gt;neuro-psy&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1414" rel="tag"&gt;troubles neurologiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot2108" rel="tag"&gt;Protocoles 44&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot2114" rel="tag"&gt;D&#233;mence et s&#233;nilit&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans certaines conf&#233;rences, ou revues scientifiques, des cas de d&#233;mence sont &#224; nouveau recens&#233;s. Nous avons d&#233;cid&#233; de nous plonger dans ce nouveau dossier au vu de l'exp&#233;rience que nous a apport&#233; les probl&#232;mes ost&#233;o, cardio, et plus r&#233;cemment diab&#233;to. Ce n'est pas un sujet joyeux, ni positif, mais il nous semblait int&#233;ressant de mettre cette information &#224; disposition de ceux qui veulent en savoir plus. Pour autant, ces pages sont &#224; lire avec pr&#233;caution en cas de moral peu solide.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un probl&#232;me &#233;mergeant...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il y a une dizaine d'ann&#233;es s'int&#233;resser au probl&#232;me de la d&#233;mence chez les personnes &#226;g&#233;es vivant avec le VIH aurait sembl&#233; quelque peu incongru, car &#224; cette &#233;poque, le VIH concernait presque exclusivement une population jeune. De plus, en l'absence de traitement efficace, l'esp&#233;rance de vie des personnes atteintes &#233;tait particuli&#232;rement r&#233;duite par rapport au reste de la population g&#233;n&#233;rale. En 2006, dix ans apr&#232;s l'av&#232;nement des multith&#233;rapies les choses ont bien chang&#233;. L'esp&#233;rance de vie s'est consid&#233;rablement accrue et certains ont d&#233;j&#224; ou auront d'ici peu atteint la cinquantaine. Or, c'est une &#233;vidence, les soucis de sant&#233; que l'on a &#224; 20 ans ne sont pas les m&#234;mes que ceux rencontr&#233;s &#224; 50 ou 60 ans. En particulier, lorsqu'on vieillit peuvent appara&#238;tre ce que l'on appelle des troubles neuropsychologiques - perte de m&#233;moire, difficult&#233; de concentration, ralentissement des gestes de la vie quotidienne. Il semble donc int&#233;ressant d'&#233;tudier l'apparition de ces troubles chez les personnes vivant avec le VIH. D'autant que le virus lui-m&#234;me, mais aussi la prise d'un traitement puissant depuis un grand nombre d'ann&#233;es risquent de constituer autant de facteurs capables d'aggraver, voire d'&#234;tre la cause des troubles neuropsychologiques plus souvent d&#233;tect&#233;s chez la personne &#226;g&#233;e. Ce dossier pr&#233;sente donc l'&#233;tat actuel des connaissances en mati&#232;re de troubles neuropsychologiques li&#233;s &#224; l'&#226;ge et a pour but d'informer sur un aspect de la prise en charge m&#233;dicale des personnes vivant avec le VIH qui &#233;tait encore marginal il y a quelques ann&#233;es mais qui, avec le vieillissement de la population s&#233;ropositive pourrait prendre de l'importance.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;finition et &#233;pid&#233;miologie &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Historiquement, lorsqu'on s'int&#233;resse &#224; la r&#233;partition des personnes vivant avec le VIH en fonction de l'&#226;ge, on consid&#232;re qu'elle est &#226;g&#233;e lorsqu'elle a 50 ans ou plus. Ainsi, r&#233;parties, elles sont environ 10 %. Cependant, dans les pays occidentaux, l'usage syst&#233;matique des multith&#233;rapies antir&#233;trovirales am&#232;ne &#224; revoir cette distinction quelque peu arbitraire. Sous l'effet des traitements, on constate un allongement de la dur&#233;e de vie. Par exemple, aujourd'hui aux Etats Unis, plus de 60 000 s&#233;ropositifs ont plus de 50 ans et le chiffre des personnes ayant plus de 65 ans est pass&#233; de 1 000 &#224; plus de 10 000 au cours des dix derni&#232;res ann&#233;es. Toujours aux &#201;tats-Unis, les autorit&#233;s pr&#233;voient que vers 2015 50 % des personnes vivant avec le VIH auront plus de 50 ans. On peut avoir &#233;t&#233; contamin&#233; soit plus jeune soit depuis peu. Cette distinction a son importance, puisqu'elle peut avoir des implications en clinique et d'un point de vue du pronostic. Actuellement, la majorit&#233; des s&#233;ropositifs de plus de 50 ans ont quasiment toutes &#233;t&#233; contamin&#233;es lorsqu'ils avaient entre 30 et 40 ans, ils sont donc en infection chronique engageant le pronostic vital et le plus souvent sous multith&#233;rapie depuis plusieurs ann&#233;es. Toujours aux Etats Unis, les personnes &#226;g&#233;es vivant avec le VIH ont en moyenne 55 ans et sont contamin&#233;es depuis environ 12 ans contre 7 ans en moyenne pour les personnes ayant moins de 40 ans. De fait la dur&#233;e moyenne de traitement par un inhibiteur de la transcriptase inverse est de 5 ans contre 2,5 ans pour les personnes plus jeunes. Les cons&#233;quences &#224; long terme de l'infection chronique par le VIH et de l'exposition prolong&#233;e aux traitements sur le cerveau ne sont pas connues.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Troubles neuropsychologiques associ&#233;s au VIH &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La m&#233;decine reconna&#238;t actuellement deux cat&#233;gories de troubles (cognitifs en rapport avec la m&#233;moire, l'apprentissage etc.) li&#233;s &#224; l'infection par le VIH : la d&#233;mence associ&#233;e au VIH (DAV) et les d&#233;sordres cognitifs moteurs mineurs (DCMM). Pour ces deux atteintes, les troubles cognitifs constat&#233;s sont tels qu'ils r&#233;duisent les capacit&#233;s de la personne &#224; effectuer ses activit&#233;s quotidiennes et/ou son travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant l'utilisation syst&#233;matique des multith&#233;rapies, jusqu'&#224; 30 % des personnes au stade sida d&#233;veloppaient une DAV ou un DCMM. Un d&#233;ficit immunitaire important est un facteur de risque majeur pour ce type d'atteinte. Depuis l'av&#232;nement des antir&#233;troviraux, une diminution globale de l'incidence de la DAV a &#233;t&#233; constat&#233;e. En revanche, il n'y a pas eu de changement dans la pr&#233;valence de la DAV, c'est-&#224;-dire dans le nombre de malades atteints de d&#233;mence &#224; un moment donn&#233; dans la population s&#233;ropositive. Par ailleurs, une augmentation de l'incidence des DCMM par rapport &#224; la DAV a &#233;t&#233; observ&#233;e. Actuellement, une proportion accrue des personnes chez lesquelles on diagnostique une DAV ont plus de 200 CD4/mm3. D'autre part, on constate parfois une am&#233;lioration incompl&#232;te des troubles neuropsychologiques apr&#232;s instauration d'une multith&#233;rapie. Le nombre d'enc&#233;phalites &#224; VIH d&#233;couvertes au cours d'une autopsie semble aussi d'apr&#232;s certaines &#233;tudes en augmentation. Malgr&#233; l'av&#232;nement des multith&#233;rapies, il semble donc que le cerveau demeure vuln&#233;rable et qu'un certain nombre de difficult&#233;s d'ordre cognitif puissent toujours &#234;tre observ&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Chez la personne &#226;g&#233;e...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Chez les s&#233;ropositifs ag&#233;s, les donn&#233;es &#233;pid&#233;miologiques, mais aussi des recherches de fond cibl&#233;es, indiquent que le risque de d&#233;velopper une DAV est 3 fois plus &#233;lev&#233; que chez les s&#233;ropositifs plus jeunes. Cependant, on ne sait pas s'il s'agit d'un ph&#233;nom&#232;ne simplement additif ou en synergie entre l'&#226;ge et l'infection par le VIH. On ne sait pas non plus si l'infection par le VIH accro&#238;t le risque de survenue d'autres d&#233;sordres neurod&#233;g&#233;n&#233;ratifs li&#233;s &#224; l'&#226;ge ou en acc&#233;l&#232;re plut&#244;t la survenue. Une telle relation ne serait pas surprenante car lorsque coexiste une atteinte neurod&#233;g&#233;n&#233;rative (attaque c&#233;r&#233;brale, maladie d'Alzheimer) avec l'infection &#224; VIH, on observe plus volontiers l'apparition des signes cliniques de la d&#233;mence.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;mence et VIH, avant les trith&#233;rapies...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les personnes atteintes d'une d&#233;mence pr&#233;sentent ce que l'on appelle une alt&#233;ration des fonctions cognitives. Il s'agit notamment d'un temps de r&#233;ponse plus lent et d'une lenteur accrue sur le plan psychomoteur : les gestes sont plus lents. On observe &#233;galement une diminution de la flexibilit&#233; cognitive c'est-&#224;-dire de la fonction mentale qui permet de changer de strat&#233;gie ou de passer d'une disposition mentale &#224; une autre, particuli&#232;rement dans le cadre de la r&#233;solution de probl&#232;mes. La d&#233;mence est source d'instabilit&#233; &#233;motionnelle (c'est-&#224;-dire de changements rapides et importants de l'humeur qui peuvent &#234;tre suscit&#233;s facilement et dispara&#238;tre tout aussi rapidement) et peut provoquer une apathie, autrement dit une indiff&#233;rence &#224; l'&#233;motion et aux d&#233;sirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, l'introduction des multith&#233;rapies est &#224; l'origine d'une modification des signes cliniques caract&#233;ristiques de l'alt&#233;ration cognitive pr&#233;c&#233;demment d&#233;crits. On observe ainsi plus fr&#233;quemment des atteintes cognitives mod&#233;r&#233;es. Afin de tenir compte de ces changements, les cliniciens ont d&#233;fini 3 sous-types de DAV : chroniques progressives, non progressives et actives.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Marqueurs biologiques de la d&#233;mence&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les marqueurs biologiques utilis&#233;s par le pass&#233; pour caract&#233;riser la DAV, notamment le taux de CD4, ont &#233;t&#233; progressivement abandonn&#233;s alors que d'autres, classiquement utilis&#233;s dans la maladie d'Alzheimer, semblent &#233;merger. Parce que la s&#233;v&#233;rit&#233; de la DAV est g&#233;n&#233;ralement mod&#233;r&#233;e, l'utilisation de tests neuropsychologiques semble plus appropri&#233;e. Ces tests permettent d'&#233;tablir une gradation dans la gravit&#233; des troubles qui peuvent &#234;tre : inexistants, mineurs, mod&#233;r&#233;s ou s&#233;v&#232;res. Cette strat&#233;gie est importante car il faut se souvenir que m&#234;me lorsqu'ils sont mineurs, les troubles cognitifs peuvent constituer un risque en termes de progression de l'infection par le VIH, d'adh&#233;rence au traitement - particuli&#232;rement chez la personne &#226;g&#233;e - et de survenue d'une enc&#233;phalite (affection c&#233;r&#233;brale de caract&#232;re inflammatoire).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Particularit&#233; de la d&#233;mence associ&#233;e au VIH&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au contraire de la plupart des autres d&#233;mences, la DAV se caract&#233;rise par la gravit&#233; des sympt&#244;mes (troubles de la m&#233;moire, gestes ralentis, apathie, etc.) qui varie au cours du temps. Cette particularit&#233; s'explique par le fait que les troubles cognitifs observ&#233;s sont probablement le reflet de processus inflammatoires qui eux-m&#234;mes fluctuent au cours du temps sous l'influence de facteurs tels que la charge virale, l'adh&#233;rence au traitement, le type de traitement et sa toxicit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Importance de la reconstitution immunitaire &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Avant l'av&#232;nement des multith&#233;rapies, un faible d&#233;compte de CD4 favorisait le risque de survenue d'une DAV. Certes, si depuis l'arriv&#233;e des traitements les choses se sont am&#233;lior&#233;es, on constate aussi que le taux moyen de CD4 des personnes chez lesquelles une DAV est diagnostiqu&#233;e a augment&#233; de fa&#231;on importante. Si ce param&#232;tre biologique est donc moins int&#233;ressant, en revanche, le nadir des CD4 semble &#234;tre utile pour le diagnostic, tout au moins &#224; court terme. Ainsi le nadir de CD4 est corr&#233;l&#233; &#224; certaines formes de polyneuropathies distales sym&#233;triques et de troubles cognitifs, mais seulement chez les personnes &#226;g&#233;es vivant avec le VIH. Les polyneuropathies distales sym&#233;triques dont il s'agit se manifestent notamment par des crampes nocturnes des muscles situ&#233;s aux extr&#233;mit&#233;s, une impression de serrement ou de raideur ou une sensation de froid, avec ou sans fourmillements ou insensibilit&#233; des extr&#233;mit&#233;s. Parfois, il peut s'agir de lanc&#233;es aigu&#235;s fugaces, mais aussi de sensations de br&#251;lures, avec intol&#233;rance des draps, qui caract&#233;risent le syndr&#244;me des pieds br&#251;lants. Le nadir de CD4 semble particuli&#232;rement int&#233;ressant chez les personnes infect&#233;es avant l'apparition des traitements ou chez ceux pour qui le taux de CD4 est descendu tr&#232;s bas avant le diagnostic de l'infection par le VIH, deux situations plus fr&#233;quemment rencontr&#233;es chez les personnes &#226;g&#233;es vivant avec le VIH.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Changement dans l'immunit&#233; au cours de l'&#226;ge&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il est possible que les changements dans la fonction immunitaire li&#233;s &#224; l'&#226;ge puissent avoir une influence n&#233;gative sur l'infection par le VIH. Avec l'&#226;ge la capacit&#233; de l'organisme &#224; faire face &#224; de nouveaux agents pathog&#232;nes (bact&#233;ries, virus) diminuent, et les lymphocytes T, responsables de la destruction des cellules infect&#233;es prolif&#232;rent moins. Certains chercheurs pensent que l'immunos&#233;nescence (diminution des d&#233;fenses immunitaires due au vieillissement) pourrait acc&#233;l&#233;rer la progression de l'infection par le VIH chez les personnes &#226;g&#233;es. Heureusement, l'impact global de ces changements pourrait &#234;tre att&#233;nu&#233; par une meilleure adh&#233;rence aux traitements.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Oui mais ce n'est peut-&#234;tre pas suffisant...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il existe des preuves montrant que le syst&#232;me nerveux central est un compartiment sp&#233;cifique du virus, comme le prouvent les profils de r&#233;sistance aux antir&#233;troviraux r&#233;alis&#233;s chez des personnes atteintes de d&#233;mence. D'ailleurs la charge virale plasmatique n'est pas forc&#233;ment le meilleur indicateur de l'exposition et de la vuln&#233;rabilit&#233; du cerveau au virus. Du fait de sa proximit&#233;, le liquide c&#233;phalorachidien dans lequel baigne le cerveau peut servir de marqueur pour &#233;tudier la vuln&#233;rabilit&#233; du cerveau. Ainsi, certaines &#233;tudes indiquent que la charge virale du liquide c&#233;phalorachidien pourrait refl&#233;ter un risque de troubles cognitifs. Les implications cliniques sont imm&#233;diates, car m&#234;me s'il n'est pas possible de mesurer le degr&#233; d'atteinte du cerveau par l'infection, mesurer la charge virale dans le liquide c&#233;phalorachidien peut &#234;tre utile notamment chez les personnes dont les troubles cognitifs s'aggravent alors que leur charge virale plasmatique est contr&#244;l&#233;e. Ce type de situation peut orienter vers une meilleure approche th&#233;rapeutique, car certains antir&#233;troviraux sont plus efficaces au niveau du syst&#232;me nerveux central.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, on ne sait toujours pas si un traitement caract&#233;ris&#233; par un profil de p&#233;n&#233;tration &#233;lev&#233; au niveau du syst&#232;me nerveux central doit &#234;tre syst&#233;matiquement prescrit. En revanche, en se fondant sur les &#233;tudes existantes ainsi que sur des cas cliniques r&#233;pertori&#233;s, il semble que le choix du traitement antir&#233;troviraux doit &#234;tre effectu&#233; au cas par cas et guid&#233; par la mesure de la charge virale dans le liquide c&#233;phalorachidien. Il faut insister sur le fait que ce type de d&#233;marche ne s'applique qu'&#224; des situations bien particuli&#232;res et ne doit en aucun cas constituer la r&#232;gle pour une prise en charge &#171; standard &#187;. Effectivement, la mesure de la charge virale dans le liquide c&#233;phalorachidien est un examen d&#233;licat qui requiert une anesth&#233;sie locale. Le liquide c&#233;phalo-rachidien, quelques millilitres sont ensuite pr&#233;lev&#233;s par ponction au niveau des vert&#232;bres lombaires &#224; l'aide d'une aiguille &#224; ponction lombaire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Neurotoxicit&#233; des multith&#233;rapies&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La neurotoxicit&#233; de certains antir&#233;troviraux est clairement d&#233;montr&#233;e, surtout pour les mol&#233;cules d&#233;j&#224; anciennes, les m&#233;dicaments nouvellement mis sur le march&#233; &#233;tant a priori moins toxiques. Cependant, les s&#233;ropositifs ont pu prendre des antir&#233;troviraux de neurotoxicit&#233; importante. D'autres doivent continuer &#224; utiliser ces mol&#233;cules car porteurs d'un virus r&#233;sistant, les alternatives th&#233;rapeutiques qui s'offrent &#224; eux sont limit&#233;es. De fait il est possible, mais cela reste &#224; d&#233;montrer, qu'un traitement &#224; long terme chez une personne vuln&#233;rable, par exemple &#226;g&#233;e, expose &#224; des troubles cognitifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une attention particuli&#232;re doit &#234;tre port&#233;e aux changements m&#233;taboliques induits par les traitements. Les troubles lipidiques, l'intol&#233;rance au glucose ainsi que d'autres troubles m&#233;taboliques sont associ&#233;s &#224; la prise au long cours d'antir&#233;troviraux et accroissent le risque cardiovasculaire g&#233;n&#233;ral. Or, dans la population s&#233;ron&#233;gative, ces facteurs de risque sont &#224; l'origine d'accidents c&#233;r&#233;brovasculaires et de troubles cognitifs. A ce jour, cette relation n'a pas &#233;t&#233; d&#233;montr&#233;e de fa&#231;on univoque chez les s&#233;ropositifs. Cependant, des modifications affectant la paroi des vaisseaux sanguins du cerveau ont &#233;t&#233; identifi&#233;es chez des personnes atteintes de lypodystrophie. De plus, le diab&#232;te - autre trouble m&#233;tabolique - est li&#233; &#224; la DAV. Ces observations doivent conduire &#224; une vigilance accrue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[ &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article2769' class=&#034;spip_in&#034;&gt;article suivant&lt;/a&gt; ]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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