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	<title>Act Up-Paris</title>
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	<description>Act Up-Paris est une association issue de la communaut&#233; homosexuelle, veillant &#224; d&#233;fendre toutes les populations touch&#233;es par le sida. C'est une association de personnes touch&#233;es par le VIH qui voient dans le sida avant tout une question politique.</description>
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		<title>Act Up-Paris</title>
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		<title>B&#233;nin</title>
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		<dc:date>2002-09-23T21:03:22Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>FSTI, Fonds de Solidarit&#233; Th&#233;rapeutique International</dc:subject>
		<dc:subject>Accelerating Access</dc:subject>
		<dc:subject>B&#233;nin</dc:subject>
		<dc:subject>programmes d'acc&#232;s aux traitements</dc:subject>
		<dc:subject>Action 82</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Act Up-Paris &#233;tait au B&#233;nin en juin dernier. Notre pr&#233;c&#233;dent passage remontait &#224; janvier 2000. Depuis, un programme national d'acc&#232;s aux traitements, intitul&#233; Initiative b&#233;ninoise d'acc&#232;s aux antir&#233;troviraux, a &#233;t&#233; lanc&#233; en partenariat avec le FSTI.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?rubrique10" rel="directory"&gt;International&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot95" rel="tag"&gt;FSTI, Fonds de Solidarit&#233; Th&#233;rapeutique International&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot839" rel="tag"&gt;Accelerating Access&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot943" rel="tag"&gt;B&#233;nin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot944" rel="tag"&gt;programmes d'acc&#232;s aux traitements&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot956" rel="tag"&gt;Action 82&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Act Up-Paris &#233;tait au B&#233;nin en juin dernier. Notre pr&#233;c&#233;dent passage remontait &#224; janvier 2000. Depuis, un programme national d'acc&#232;s aux traitements, intitul&#233; Initiative b&#233;ninoise d'acc&#232;s aux antir&#233;troviraux (IBAARV), a &#233;t&#233; lanc&#233; en partenariat avec le FSTI. Act Up-Paris a plusieurs fois critiqu&#233; cette usine &#224; gaz qu'est le FSTI, notamment pour ses actions au Maroc, au S&#233;n&#233;gal et en C&#244;te d'Ivoire. Cette fois-ci, &#224; la lecture du projet initial, le partenariat franco-b&#233;ninois semblait s&#233;rieux. Mais notre visite a contredit cette premi&#232;re impression.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le programme sign&#233; en avril 2001 impliquait une participation financi&#232;re de la France &#224; hauteur de 80%. Les premi&#232;res r&#233;unions du comit&#233; d'&#233;ligibilit&#233;, destin&#233;es &#224; inclure dans le programme les malades, ont d&#233;but&#233; en septembre. Mais jusqu'en f&#233;vrier dernier, personne n'avait encore re&#231;u de trith&#233;rapie. Certains malades sont morts entre-temps. La situation ne s'est d&#233;bloqu&#233;e qu'en f&#233;vrier. En juin, lors de notre visite, pr&#232;s de 80 malades &#233;taient sous traitement, et 87 personnes suppl&#233;mentaires venaient d'&#234;tre s&#233;lectionn&#233;es. En moins de temps, le programme gabonais a r&#233;ussi depuis novembre 2001 &#224; traiter plus de 300 malades et &#224; inclure en moyenne 25 personnes par semaine (une moyenne autrement plus importante qu'au B&#233;nin).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;IBAARV est un programme qui co&#251;te cher, parce qu'il n'utilise pas les m&#233;dicaments g&#233;n&#233;riques. Pour &#234;tre &#233;ligible, chaque malade doit verser une somme variant de 30 &#224; 40.000 FCFA (soit 45,73 &#224; 60,98 euros), pour les premiers frais d'examens. Ce sont ces r&#233;sultats qui d&#233;terminent l'entr&#233;e du malade dans le programme. Cette premi&#232;re somme aurait d&#251; &#234;tre rembours&#233;e, mais ce n'est pas le cas, ni pour les b&#233;n&#233;ficiaires du projet, ni pour les refus&#233;s, ni pour les personnes d&#233;c&#233;d&#233;es ! De plus chaque malade inclus doit s'acquitter d'une somme forfaitaire pour sa prise en charge variant de 1.000 &#224; 20.000 FCFA par mois (soit 1,52 &#224; 30,50 euros), suivant les r&#233;sultats d'une enqu&#234;te sociale. Le total pouvant d&#233;passer pour certains un mois de salaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet initial envisageait la possibilit&#233; de s'approvisionner en m&#233;dicaments g&#233;n&#233;riques, par l'importation, mais aussi via un g&#233;n&#233;riqueur local d&#233;j&#224; fabricant d'AZT, Pharmaquick. Mais le FSTI n'aime pas les g&#233;n&#233;riques, des pressions ont &#233;t&#233; exerc&#233;es pour en emp&#234;cher l'arriv&#233;e dans IBAARV. On se demande pourquoi la consultation restreinte organis&#233;e probablement en pr&#233;vision du d&#233;marrage de l'IBAARV en avril 2001 par la centrale d'achat b&#233;ninoise n'a pas pu aboutir, alors que le pays n'avait pas encore les mains li&#233;es par l'Initiative Accelerating Access d'Onusida. Le FSTI a press&#233; le pays &#224; signer la convention Accelerating Access, arguant du fait que les prix seraient bons et la qualit&#233; garantie. Exit les indiens et Pharmaquick ! Ceci aurait pourtant permis de soigner bien plus de personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La signature d'Accelerating Access implique un approvisionnement compliqu&#233;, pouvant prendre plusieurs mois et imposant parfois des pr&#233; paiements, alors qu'il s'agit d'une structure qui a besoin d'&#234;tre financi&#232;rement soutenue. Les difficult&#233;s de r&#232;glement de la premi&#232;re commande ont consid&#233;rablement retard&#233; la deuxi&#232;me. En juin, soit &#224; peine 4 mois apr&#232;s le d&#233;but des traitements, apparaissaient des ruptures de stock pour certains antir&#233;troviraux dans les centres prescripteurs. Les malades inquiets ont alert&#233;s la CAME, qui, consciente de la gravit&#233; de la situation, a pass&#233; commande sur ses fonds propres chez Cipla, seul fournisseur &#224; pouvoir livrer en un mois. Ainsi les malades du programme IBAARV prendront des g&#233;n&#233;riques, au grand dam du FSTI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis pr&#232;s de cinq ans, les responsables politiques fran&#231;ais tiennent un discours sans ambigu&#239;t&#233; sur la n&#233;cessit&#233; de donner acc&#232;s aux m&#233;dicaments contre le sida aux malades des pays en d&#233;veloppement. Dans les faits, la politique fran&#231;aise est en contradiction avec les discours politiques. Il est plus que temps de cesser le blocage des g&#233;n&#233;riques. Il est temps aussi que les autorit&#233;s b&#233;ninoises se montrent moins frileuses sur cette question, &#224; un moment o&#249; plusieurs pays francophones et voisins ont d&#233;j&#224; mis les g&#233;n&#233;riques &#224; disposition ou viennent de les commander. Accelerating Access n'est ni le meilleur, ni l'unique moyen de faire baisser les prix. Encore faudrait-il que cessent les pressions fran&#231;aises et qu'apparaisse une r&#233;elle volont&#233; politique locale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le verrouillage exerc&#233; par Accelerating Access et IBAARV emp&#234;chent que les m&#233;dicaments soient accessibles &#224; tous les malades, y compris ceux du secteur priv&#233;, au meilleur prix et en quantit&#233; suffisante. Actuellement, pour y parvenir, il faut se d&#233;placer dans un pays voisin pour se fournir en traitements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est pr&#233;f&#233;rable que IBAARV ne soit pas le seul &#224; g&#233;rer l'acc&#232;s aux traitements dans le pays. Son avenir n'est pas garanti. Le FSTI n'existe quasiment plus dans les faits, puisqu'il a &#233;t&#233; remplac&#233; par Esther, le projet de jumelage hospitalier de Bernard Kouchner. En cas de rejet de financement par le Fonds mondial pour les prochaines ann&#233;es, le programme serait soutenu financi&#232;rement en 2003 par Esther (seule une garantie verbale a &#233;t&#233; formul&#233;e sur ce point, et a priori, Esther n'est pas destin&#233;e &#224; financer l'achat d'ARV) mais seulement pour prendre en charge 400 personnes, soit le nombre d'inclusions pr&#233;vues pour 2002. Or le projet initial pr&#233;voyait pour la deuxi&#232;me ann&#233;e une mont&#233;e &#224; 700 personnes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>sida : les gouvernements africains au pied du mur</title>
		<link>https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article26</link>
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		<dc:date>2000-04-30T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>cotrimoxazole</dc:subject>
		<dc:subject>Action 67</dc:subject>
		<dc:subject>Togo</dc:subject>
		<dc:subject>Zimbabwe</dc:subject>
		<dc:subject>Burkina Faso</dc:subject>
		<dc:subject>Afrique du Sud</dc:subject>
		<dc:subject>ONUSIDA </dc:subject>
		<dc:subject>Zambie</dc:subject>
		<dc:subject>Burundi</dc:subject>
		<dc:subject>C&#244;te d'Ivoire</dc:subject>
		<dc:subject>B&#233;nin</dc:subject>
		<dc:subject>Mali</dc:subject>
		<dc:subject>Cameroun</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Apr&#232;s six mois de pression d'Act Up-Paris sur l'ONUSIDA, le cotrimoxazole doit faire partie, dans toute l'Afrique, du minimum de soins accord&#233; aux personnes atteintes par le VIH, d&#232;s l'apparition des premiers sympt&#244;mes de l'infection.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot78" rel="tag"&gt;Action 67&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot83" rel="tag"&gt;Togo&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot84" rel="tag"&gt;Zimbabwe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot85" rel="tag"&gt;Burkina Faso&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot138" rel="tag"&gt;Afrique du Sud&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot155" rel="tag"&gt;ONUSIDA &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot256" rel="tag"&gt;Zambie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot829" rel="tag"&gt;Burundi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot857" rel="tag"&gt;C&#244;te d'Ivoire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot943" rel="tag"&gt;B&#233;nin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot945" rel="tag"&gt;Mali&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1130" rel="tag"&gt;Cameroun&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s six mois de pression d'Act Up-Paris sur l'ONUSIDA, des recommandations constructives ont enfin &#233;t&#233; &#233;mises lors de la consultation d'Harare (29-31 mars 2000) : le cotrimoxazole doit faire partie, dans toute l'Afrique, du minimum de soins accord&#233; aux personnes atteintes par le &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot445' class=&#034;spip_in&#034;&gt;VIH&lt;/a&gt;, d&#232;s l'apparition des premiers sympt&#244;mes de l'infection.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La r&#233;cente consultation internationale organis&#233;e par l'ONUSIDA sur l'emploi du cotrimoxazole en pr&#233;vention des &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot494' class=&#034;spip_in&#034;&gt;maladies opportunistes&lt;/a&gt; du VIH, qui r&#233;unissait &#224; Harare du 29 au 31 mars experts, cliniciens, responsables politiques africains et activistes s'est finalement sold&#233;e par une victoire. Apr&#232;s six mois de pression d'Act Up-Paris sur l'ONUSIDA, des recommandations constructives ont enfin &#233;t&#233; &#233;mises : le cotrimoxazole doit faire partie, dans toute l'Afrique, du minimum de soins accord&#233; aux personnes atteintes par le VIH, d&#232;s l'apparition des premiers sympt&#244;mes de l'infection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A premi&#232;re vue, une recommandation pour l'acc&#232;s &#224; un &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1743' class=&#034;spip_in&#034;&gt;antibiotique&lt;/a&gt; de base, peu co&#251;teux, couramment employ&#233; en Afrique pour soigner toutes sortes d'infections, et que les s&#233;ropositifs d'Occident ont consomm&#233; chaque jour depuis plus de quinze ans, n'a rien de r&#233;volutionnaire. Le cotrimoxazole n'est pas une panac&#233;e, surtout &#224; l'&#232;re des &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot370' class=&#034;spip_in&#034;&gt;antiviraux&lt;/a&gt;. Pourtant, l'efficacit&#233; pr&#233;ventive de ce traitement reste largement m&#233;connue et inexploit&#233;e sur le continent africain. Aux malades d'Afrique du Sud, du Burundi ou du B&#233;nin, on ne propose jusqu'&#224; pr&#233;sent rien, sinon, dans le meilleur des cas, l'annonce de leur s&#233;ropositivit&#233; assortie de conseils pour vivre positivement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi, ces recommandations pourraient-elles changer la donne. Les gouvernements n'auront d&#233;sormais plus la possibilit&#233; de se retrancher derri&#232;re d'&#233;ventuelles r&#233;sistances des germes locaux au traitement pour ne rien faire ; les m&#233;decins ne pourront plus arguer de leur impuissance th&#233;rapeutique pour justifier leur incapacit&#233; &#224; annoncer les r&#233;sultats du test de s&#233;ropositivit&#233; &#224; leurs patients - et les africains auront enfin une bonne raison pour aller faire le test.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pour que ces recommandations soient appliqu&#233;es sur le terrain, il ne suffira pas d'envoyer aux prescripteurs la notice d'utilisation. Les responsables de programmes nationaux de lutte contre le sida doivent en faire leur cheval de bataille, et mobiliser leur Minist&#232;re : l'acc&#232;s au &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1183' class=&#034;spip_in&#034;&gt;d&#233;pistage&lt;/a&gt; anonyme et gratuit doit &#234;tre renforc&#233; ; la distribution pharmaceutique doit &#234;tre am&#233;lior&#233;e ; les m&#233;decins doivent &#234;tre form&#233;s et les populations inform&#233;es. Aucun centre de d&#233;pistage ne devrait d&#233;sormais s'ouvrir sans que du cotrimoxazole ne soit syst&#233;matiquement propos&#233;. Aucun programme de r&#233;duction de la &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot492' class=&#034;spip_in&#034;&gt;transmission du VIH de la m&#232;re &#224; l'enfant&lt;/a&gt; ne devrait renvoyer les m&#232;res sans soins apr&#232;s l'accouchement, aucun programme de lutte contre la &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot678' class=&#034;spip_in&#034;&gt;tuberculose&lt;/a&gt; ne devrait dor&#233;navant laisser ses patients attendre sans recours la prochaine infection opportuniste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Au S&#233;n&#233;gal, au Togo, au Burkina Faso, comme dans la majorit&#233; des pays d'Afrique, il n'y a qu'un seul &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot540' class=&#034;spip_in&#034;&gt;centre de d&#233;pistage anonyme et gratuit&lt;/a&gt; pour tout le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; En C&#244;te d'Ivoire comme dans toute l'Afrique de l'Ouest, seuls quelques m&#233;decins des capitales prescrivent du cotrimoxazole en pr&#233;ventif, tandis qu'en Afrique anglophone, les sp&#233;cialistes ignorent tout de cette utilisation en &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot592' class=&#034;spip_in&#034;&gt;prophylaxie&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Si au Mali, le traitement quotidien revient &#224; 3 FF par mois, ce co&#251;t atteint pr&#232;s de 70 FF au Cameroun dans le circuit pharmaceutique priv&#233;, et jusqu'&#224; 100 FF au Zimbabwe !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Au Malawi, en Tanzanie, la pauvret&#233; est telle que des financements additionnels devront &#234;tre recherch&#233;s afin qu'un approvisionnement r&#233;gulier puisse &#234;tre assur&#233; &#224; l'&#233;chelle du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Au Zimbabwe, en Zambie, les associations de malades qui s'organisent pour donner &#224; leurs membres des &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot810' class=&#034;spip_in&#034;&gt;vitamines&lt;/a&gt; et des suppl&#233;ments nutritifs, ignorent totalement l'existence de ce traitement pr&#233;ventif efficace, et qui devrait &#234;tre disponible &#224; moindre co&#251;t dans tous les pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Act Up-Paris enjoint les gouvernements africains &#224; passer &#224; l'action. La balle est maintenant dans leur camp, et les personnes atteintes n'attendront pas dix ans de plus avant qu'il leur soit propos&#233; des soins d&#233;cents, et un traitement !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le sida au B&#233;nin</title>
		<link>https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article934</link>
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		<dc:date>1999-06-01T10:33:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>B&#233;nin</dc:subject>
		<dc:subject>Action 61</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Cit&#233; en exemple pour son adoption de la d&#233;mocratie, le r&#233;gime politique au B&#233;nin reste pourtant mitig&#233;.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?rubrique10" rel="directory"&gt;International&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot943" rel="tag"&gt;B&#233;nin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1013" rel="tag"&gt;Action 61&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cit&#233; en exemple pour son adoption de la d&#233;mocratie, le r&#233;gime politique au B&#233;nin reste pourtant mitig&#233;. Avec les Plans d'Ajustement Structurel successifs du Fond Mon&#233;taire International, l'Etat n'a pas embauch&#233; depuis 1986 : pas de remplacement, aucun recrutement, voire m&#234;me un certain d&#233;graissage durant ces 13 derni&#232;res ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour rembourser la dette, il faut savoir faire des &#233;conomies ! Economies sur le personnel de sant&#233; par exemple. Mais comment restreindre son budget quand on ne conna&#238;t m&#234;me pas le montant allou&#233; ? Le minist&#232;re des finances ne communique aucun chiffre ; les lignes budg&#233;taires restent inconnues de tous. De toute fa&#231;on la r&#232;gle est simple : il n'y a pas d'argent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1995, lorsque Bruno Edico vient demander l'aide de l'Association Fran&#231;aise des Volontaires du Progr&#232;s pour mener son dernier combat face au sida, il est pris pour un fou ; il veut t&#233;moigner en tant que personne s&#233;ropositive et montrer qu'au B&#233;nin le sida existe, qu'il a un visage, en l'occurrence celui d'un homme d&#233;figur&#233; par un zona oculaire mal soign&#233;. Soutenu par l'AFVP, il obtient un financement de l'Union Europ&#233;enne et le projet Vie Nouvelle prend forme : en &#233;change de 1 500 FCFA par mois (50% de &#171; salaires &#187; et 50% pour une caisse &#171; au cas o&#249; &#187;) les t&#233;moignages commencent. Il est rejoint par 4 autres personnes qui d&#233;cident elles-aussi de se faire conna&#238;tre en tant que s&#233;ropositifs, au risque de se faire jeter de leur travail, bannir de leur famille et expulser de leur logement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour que ce projet ne soit pas une fin en soi, les s&#233;ropos qui y participent d&#233;cident de monter en parall&#232;le une association de soutien aux personnes atteintes. Mais pour toutes sortes de raisons plus ou moins absurdes - de sordides raisons personnelles, des ragots circulant sur la vie priv&#233;e des membres du Projet Vie Nouvelle, le d&#233;sint&#233;r&#234;t de l'Etat - le projet s'arr&#234;te en d&#233;cembre 1998, l'Union Europ&#233;enne cesse de verser les soldes mensuelles, sans aucune explication.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un premier temps la caisse sert de d&#233;pannage, pour quelques semaines. Mais quand on n'a ni argent, ni soutien familial ou amical, ni logement, ni travail, les maigres r&#233;serves fondent vite. La dynamique associative, biais&#233;e et min&#233;e d&#233;s le d&#233;but par les questions de r&#233;tributions des t&#233;moignages et de paiement des s&#233;ropositifs pour appara&#238;tre en tant que tels, n'est pas d'un grand recours. Aujourd'hui l'association rencontre &#233;norm&#233;ment de difficult&#233;s pour s'organiser, d'autant que beaucoup des personnes actives dans le projet - celles qui sont encore en vie aujourd'hui - sont tr&#232;s malades.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le seul moyen d'acc&#233;der aux soins, quand on n'a plus les moyens, c'est le centre Arc En Ciel de Cotonou : deux chambres de 2 et 3 lits, une salle d'examens vide, une pi&#232;ce qui fait office de laboratoire, vide, un bureau avec quelques m&#233;dicaments et une salle d'osculation, vide. Le personnel qui y travaille est b&#233;n&#233;vole, attend un salaire improbable qui n'est jamais vers&#233;. Hormis quelques dons, il n'y a pas de budget, pas de financement, pas de m&#233;dicaments, pas de nourriture. Le dimanche pr&#233;c&#233;dant notre venue, un s&#233;ropo y est mort... de faim.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour terminer la visite des lieux, en fond de cour, cach&#233;e, une pi&#232;ce, barreaux aux fen&#234;tres, cadenas &#224; l'entr&#233;e, un lit occupant tout l'espace ; c'est la chambre d'agonie o&#249; sont plac&#233;es les personnes en fin de vie pour &#233;viter de d&#233;primer les malades encore vivants. Le gardien, s&#233;ropo de 60 ans, conclu d'un sourire : &#171; Qui vit d'espoir, ne meurt pas de chagrin. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La prise en charge th&#233;rapeutique au B&#233;nin</title>
		<link>https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article2743</link>
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		<dc:subject>antir&#233;troviral</dc:subject>
		<dc:subject>B&#233;nin</dc:subject>
		<dc:subject>prise en charge m&#233;dicale</dc:subject>
		<dc:subject>Action 66</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Le B&#233;nin, d&#233;mocratie et bon &#233;l&#232;ve du FMI, attire tous les bailleurs de fonds. Agences de l'ONU, coop&#233;rations bilat&#233;rales et multilat&#233;rales : ils sont tous l&#224;. De prime abord, l'impression est plut&#244;t positive...&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot943" rel="tag"&gt;B&#233;nin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1667" rel="tag"&gt;prise en charge m&#233;dicale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1957" rel="tag"&gt;Action 66&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le B&#233;nin, d&#233;mocratie et bon &#233;l&#232;ve du &lt;a href=&#034;http://www.imf.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;FMI&lt;/a&gt;, attire tous les bailleurs de fonds. Agences de l'&lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot100' class=&#034;spip_in&#034;&gt;ONU&lt;/a&gt;, coop&#233;rations bilat&#233;rales et multilat&#233;rales : ils sont tous l&#224;. De prime abord, l'impression est plut&#244;t positive. Leur coordination au sein du groupe th&#233;matique dirig&#233; par &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot155' class=&#034;spip_in&#034;&gt;ONUSIDA&lt;/a&gt; est exceptionnelle. L'information circule, les r&#233;unions font salle comble. Fait notable, la prise en charge th&#233;rapeutique constitue un axe de travail prioritaire ! Nous avons, cependant, toutes les raisons de douter de la volont&#233; r&#233;elle des bailleurs de fonds qui tarde &#224; se concr&#233;tiser, sans preuves tangibles d'engagements financiers.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a pr&#232;s d'un an, les promesses &#233;taient les m&#234;mes, et depuis, les choses ont bien peu chang&#233;. Pourquoi cet immobilisme ? Les responsables s'&#233;puisent en pr&#233;alables &#224; chaque initiative : soucis de concertation, de p&#233;rennisation et autres &lt;i&gt;&#171; processus de planification strat&#233;gique &#187;&lt;/i&gt;, qui accouchent g&#233;n&#233;ralement plusieurs ann&#233;es plus tard de conclusions alors devenues obsol&#232;tes. Aucune concession n'est faite &#224; l'urgence de la situation. ONUSIDA &amp; Co s'int&#233;ressent aux s&#233;ropos, mais aux s&#233;ropos de demain. Et ceux d'aujourd'hui...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au PNLS (Programme National de Lutte contre le sida), le coordinateur, pourtant motiv&#233;, est submerg&#233; du fait de ses multiples casquettes. Il ne suffit pas d'assister aux r&#233;unions, conf&#233;rences, s&#233;minaires, groupes de travail, etc. Il faut aussi assurer le suivi des dossiers. En concertation avec les agences de l'ONU, le PNLS vient n&#233;anmoins d'ouvrir un centre de prise en charge pour les personnes atteintes : le Centre de Traitement Ambulatoire (CTA).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce centre, mis en fonctionnement en janvier dernier gr&#226;ce &#224; un financement de l'ONUSIDA, propose aux personnes s&#233;ropositives une prise en charge th&#233;rapeutique qui se veut globale. Le CTA, dot&#233; de cinq lits, est con&#231;u comme un h&#244;pital de jour. Pour une somme mensuelle fixe, chaque patient a acc&#232;s &#224; des consultations &#171; &#224; volont&#233; &#187; avec le m&#233;decin du centre, &#224; des consultations avec des m&#233;decins sp&#233;cialistes (dermatologue en particulier) ainsi qu'&#224; quelques &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot641' class=&#034;spip_in&#034;&gt;m&#233;dicaments g&#233;n&#233;riques&lt;/a&gt; - mais si peu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'&#224; pr&#233;sent les soins dispens&#233;s de fa&#231;on informelle au PNLS &#233;taient gratuits. Au CTA, le forfait mensuel, qui doit th&#233;oriquement permettre la p&#233;rennisation du centre (dont les financements ne sont assur&#233;s que pour deux ans), repr&#233;sente pour certains malades un obstacle insurmontable : les personnes atteintes, confront&#233;es &#224; l'exclusion et &#224; la discrimination, vivent g&#233;n&#233;ralement des situations de pr&#233;carit&#233; telles, que payer 50FF par mois - ou m&#234;me seulement 10FF - est souvent impossible. Et quoi qu'il en soit, les fonds collect&#233;s de cette mani&#232;re ne pourront jamais suffire &#224; garantir la p&#233;rennisation du CTA - sauf &#224; instaurer un forfait plus &#233;lev&#233; encore, ce qui viderait purement et simplement le centre, devenu inaccessible pour les malades.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce principe de participation financi&#232;re des malades a fait l'objet d'une discussion anim&#233;e au sein de l'association de personnes atteintes Action Espoir Vie. Trouver 10FF par mois paraissait irr&#233;alisable pour beaucoup, mais une volont&#233; s'affichait de montrer &#224; &lt;i&gt;&#171; ces personnes qui nous aident que nous avons conscience que la sant&#233; &#224; un co&#251;t &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le professeur Zohou, sommit&#233; de la lutte contre le sida au B&#233;nin, m&#232;ne de son c&#244;t&#233; son propre programme d'acc&#232;s aux soins au centre Arc En Ciel (voir &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article934' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Action&lt;/i&gt; n&#176;61&lt;/a&gt;). Fondateur du PNLS, professeur d'universit&#233;, dont l'incomp&#233;tence n'a d'&#233;gale que la suffisance et la mythomanie, il se vante d'avoir &#233;t&#233; l'un des premiers &#224; parler du sida dans un pays d'Afrique : &lt;i&gt;&#171; on a &#233;t&#233; l'enfant ch&#233;ri de l'OMS &#187;&lt;/i&gt;. Au centre Arc En Ciel, les soins, gratuits &#224; l'origine, sont d&#233;sormais payants, faute de fonds. Son directeur refuse de s'abaisser &#224; r&#233;diger un projet pour le &lt;a href=&#034;http://www.undp.org/french&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;PNUD (Programme des Nations Unies pour le D&#233;veloppement)&lt;/a&gt; qui lui propose une aide financi&#232;re pourtant cons&#233;quente. Dans ces conditions les fonds non utilis&#233;s dans les d&#233;lais requis repartiront sans doute au si&#232;ge...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, que ce soit au CTA ou au Centre Arc en Ciel, il n'existe plus actuellement de possibilit&#233;s de se faire soigner pour les s&#233;ropos d&#233;pourvus de moyens financiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&#244;t&#233; antir&#233;troviraux, les choses ont peu progress&#233; en un an. La CAME (Centrale d'Achat des M&#233;dicaments) a r&#233;ussi &#224; imposer les antir&#233;troviraux dans la liste des m&#233;dicaments essentiels du B&#233;nin, ce qui constitue une avanc&#233;e. Mais rares sont les personnes qui y ont acc&#232;s, du fait des co&#251;ts prohibitifs pratiqu&#233;s par les laboratoires pharmaceutiques. Les accords pass&#233;s par la CAME avec les laboratoires sont loin d'&#234;tre satisfaisants. Seul &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot283' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Bristol Myers Squibb (BMS)&lt;/a&gt; et &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot137' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Roche&lt;/a&gt; ont &#233;t&#233; contact&#233;s. BMS, apr&#232;s discussion, a accept&#233; un syst&#232;me de d&#233;p&#244;t-vente &#224; prix r&#233;duit pour le &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot812' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Z&#233;rit&#174;&lt;/a&gt; et le &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot804' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Videx&#174;&lt;/a&gt;. Roche refuse toujours cet accord. La CAME ne fait aucune marge sur ces m&#233;dicaments, mais les maigres r&#233;ductions consenties et le peu de mol&#233;cules disponibles ne permettent pas un acc&#232;s large &#224; ces th&#233;rapies. Au B&#233;nin comme ailleurs, l'intransigeance des laboratoires place les th&#233;rapies antir&#233;trovirales hors de port&#233;e de l'immense majorit&#233;, et les cantonne &#224; des circuits parall&#232;les de prescription sauvage, &#224; destination des plus fortun&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, le Professeur Zohou a pu mettre quelques patients sous antir&#233;troviraux. Mais la col&#232;re monte lorsque qu'il nous raconte que certains de ses patients re&#231;oivent, selon leurs moyens, une &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot511' class=&#034;spip_in&#034;&gt;bith&#233;rapie&lt;/a&gt; ou une &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot491' class=&#034;spip_in&#034;&gt;monoth&#233;rapie&lt;/a&gt; d'&lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot161' class=&#034;spip_in&#034;&gt;AZT&lt;/a&gt;, ou encore qu'il conseille aux malades qui oublient une prise, de prendre double dose le lendemain !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seule alternative pour acc&#233;der aux antir&#233;troviraux dans des conditions acceptables : le syst&#232;me D. Quelques d&#233;brouillards se rendent tous les trois mois en &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot857' class=&#034;spip_in&#034;&gt;C&#244;te d'Ivoire&lt;/a&gt; pour profiter des prix pratiqu&#233;s dans le programme pilote.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La situation au B&#233;nin nous contraint de r&#233;p&#233;ter ce que nous ne cessons de dire depuis longtemps : une prise en charge m&#233;dicale de qualit&#233; des malades ne sera possible qu'&#224; condition que les laboratoires pharmaceutiques consentent enfin &#224; adapter leurs tarifs aux capacit&#233;s de paiement des pays en d&#233;veloppement.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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