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	<title>Act Up-Paris</title>
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	<description>Act Up-Paris est une association issue de la communaut&#233; homosexuelle, veillant &#224; d&#233;fendre toutes les populations touch&#233;es par le sida. C'est une association de personnes touch&#233;es par le VIH qui voient dans le sida avant tout une question politique.</description>
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		<title>Act Up-Paris</title>
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		<title>Compte rendu du 2&#232;me Congr&#232;s international sur la propri&#233;t&#233; intellectuelle et les int&#233;r&#234;ts publics </title>
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		<dc:date>2013-01-10T17:29:56Z</dc:date>
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		<dc:subject>Br&#233;sil</dc:subject>
		<dc:subject>propri&#233;t&#233; intellectuelle</dc:subject>
		<dc:subject>g&#233;n&#233;riques</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Du 15 au 17 d&#233;cembre 2012 a eu lieu la deuxi&#232;me &#233;dition du &lt;a href=&#034;http://www.global-congress.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Congr&#232;s international sur la propri&#233;t&#233; intellectuelle et les int&#233;r&#234;ts publics&lt;/a&gt; au centre pour la technologie et la soci&#233;t&#233; de la fondation Getulio Vargas &#224; Rio de Janeiro (Br&#233;sil). La coordinatrice du plaidoyer international d'Act Up-Paris y a particip&#233; gr&#226;ce &#224; un financement de l'Open society fondation.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?rubrique10" rel="directory"&gt;International&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot82" rel="tag"&gt;Br&#233;sil&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot2904" rel="tag"&gt;propri&#233;t&#233; intellectuelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot2905" rel="tag"&gt;g&#233;n&#233;riques&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://site-2003-2017.actupparis.org/local/cache-vignettes/L150xH61/arton5068-256a7.png?1695169944' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='61' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Du 15 au 17 d&#233;cembre 2012 a eu lieu la deuxi&#232;me &#233;dition du &lt;a href=&#034;http://www.global-congress.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Congr&#232;s international sur la propri&#233;t&#233; intellectuelle et les int&#233;r&#234;ts publics&lt;/a&gt; au centre pour la technologie et la soci&#233;t&#233; de la fondation Getulio Vargas &#224; Rio de Janeiro (Br&#233;sil). La coordinatrice du plaidoyer international d'Act Up-Paris y a particip&#233; gr&#226;ce &#224; un financement de l'Open society fondation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La premi&#232;re &#233;dition de ce Congr&#232;s a eu lieu en d&#233;cembre 2011 &#224; Washington (Etats-Unis), il en est sorti une &lt;a href=&#034;http://infojustice.org/washington-declaration&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;D&#233;claration de Washington sur la propri&#233;t&#233; intellectuelle et les int&#233;r&#234;ts publics&lt;/a&gt;. Cette ann&#233;e, le Congr&#232;s avait pour th&#232;me &#171; d&#233;finition d'un agenda positif &#187;, l'id&#233;e &#233;tant de rassembler les militants d'un r&#233;gime de la propri&#233;t&#233; intellectuelle plus orient&#233; vers les int&#233;r&#234;ts publics (&#233;ducation, droits humains, acc&#232;s &#224; la sant&#233;) afin de d&#233;finir ensemble quels combats mener dans l'ann&#233;e qui vient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re journ&#233;e du Congr&#232;s s'est d&#233;roul&#233;e en session pl&#233;ni&#232;re, plusieurs intervenants ont pr&#233;sent&#233; les progr&#232;s accomplis, les r&#233;sistances et les changements structurels dans le domaine de la propri&#233;t&#233; intellectuelle et l'int&#233;r&#234;t public, ainsi que les perspectives de progr&#232;s futurs. Cette journ&#233;e a &#233;t&#233; d&#233;coup&#233;e en plusieurs temps : une premi&#232;re partie sur la situation actuelle, une deuxi&#232;me sur les dynamiques en cours (avec une perspective historique), et une troisi&#232;me sur les perspectives futures. Concernant la propri&#233;t&#233; intellectuelle et l'acc&#232;s &#224; la sant&#233;, des interventions int&#233;ressantes ont pr&#233;sent&#233; :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; l'accord ADPIC, ses &#171; flexibilit&#233;s &#187; et l'utilisation qui en a &#233;t&#233; faite (licences obligatoires, demande des pays les moins avanc&#233;s de prolonger le d&#233;lais les exon&#233;rant d'appliquer l'accord ADPIC) ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; les travaux du groupe de travail consultatif d'experts sur le financement et la coordination de la recherche-d&#233;veloppement et le projet de convention internationale obligatoire sur la recherche mondiale en sant&#233; ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; les enjeux des accords de libre &#233;change (UE-Inde, UE-Tha&#239;lande, TPP, etc.) ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; le processus de cr&#233;ation de l'organisation panafricaine de propri&#233;t&#233; intellectuelle et les r&#233;actions de la soci&#233;t&#233; civile ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; les strat&#233;gies de d&#233;solidarisation entre le prix de la recherche et le prix final des produits pharmaceutiques.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me journ&#233;e du Congr&#232;s a &#233;t&#233; consacr&#233;e &#224; des sessions th&#233;matiques (sant&#233;, &#233;ducation, culture, etc.). La session consacr&#233;e &#224; l'acc&#232;s aux m&#233;dicaments a &#233;t&#233; l'occasion d'identifier les manques, les menaces qui p&#232;sent sur l'acc&#232;s aux traitements et les marges de manoeuvre de la soci&#233;t&#233; civile. Apr&#232;s &#234;tre revenus sur la g&#233;n&#233;alogie de l'accord ADPIC, de ses &#171; flexibilit&#233;s &#187; et de leur mise en pratique ; nous avons tent&#233; d'identifier les bonnes pratiques et les id&#233;es pour une meilleure l&#233;gislation concernant la propri&#233;t&#233; intellectuelle et les produits pharmaceutiques. Nous avons en outre consacr&#233; un temps &#224; l'examen des possibilit&#233;s de concilier l'innovation et l'acc&#232;s global aux produits pharmaceutiques : constat que l'innovation n'est pas bas&#233;e sur les r&#233;els besoins en sant&#233; -&gt; quelles perspectives d'am&#233;lioration (notamment trait&#233; sur la recherche et l'innovation en sant&#233;) ? Enfin, nous avons identifi&#233; les prochaines &#233;ch&#233;ances de plaidoyer et d&#233;cid&#233; collectivement d'un agenda d'actions &#224; mener pour promouvoir l'acc&#232;s aux m&#233;dicaments.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la matin&#233;e du troisi&#232;me et dernier jour de Congr&#232;s, diff&#233;rents workshops ont eu lieu. La coordinatrice du plaidoyer international d'Act Up-Paris est intervenue dans un workshop consacr&#233; aux nouvelles initiatives et projets de plaidoyer pour l'acc&#232;s aux m&#233;dicaments. Elle y a pr&#233;sent&#233; le travail de la Commission internationale depuis les six derniers mois : plaidoyer contre l'Accord commercial anti-contrefa&#231;ons (ACTA), plaidoyer sur la r&#233;forme du Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose, projet de plaidoyer contre l'accord de libre &#233;change Inde-UE. D'autres jeunes activistes de l'acc&#232;s aux m&#233;dicaments de divers pays (Afrique du Sud, Ouganda, Kenya, Etats-Unis, Br&#233;sil, Royaume-Uni) ont &#233;galement pr&#233;sent&#233; leur travail en cours et leurs projets de plaidoyer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'apr&#232;s-midi a &#233;t&#233; consacr&#233; &#224; pr&#233;senter en s&#233;ance pl&#233;ni&#232;re les travaux des diff&#233;rentes sessions et &#224; pr&#233;senter l'agenda collectivement &#233;labor&#233; afin que les diff&#233;rents participants au Congr&#232;s puissent s'en saisir. Nous nous sommes r&#233;parti le travail de suivi de la Conf&#233;rence et resterons en contacts concernant les campagnes de plaidoyer &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prochaine &#233;dition du Congr&#232;s international sur la propri&#233;t&#233; intellectuelle et les int&#233;r&#234;ts publics aura lieu du 9 au 13 d&#233;cembre 2013 &#224; Cape Town, Afrique du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour plus de renseignements sur le 2&#232;me Congr&#232;s international sur la propri&#233;t&#233; intellectuelle et les int&#233;r&#234;ts publics et/ou le contenu des discussions : international@actupparis.org&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>REFLATE TB ANRS 12 180</title>
		<link>https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article3796</link>
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		<dc:date>2009-08-01T19:51:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Br&#233;sil</dc:subject>
		<dc:subject>efavirenz</dc:subject>
		<dc:subject>tuberculose (TB)</dc:subject>
		<dc:subject>ralt&#233;gravir</dc:subject>
		<dc:subject>Protocoles 57</dc:subject>
		<dc:subject>Essai Reflate TB, ANRS 12 180</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Essai randomis&#233; de phase II multicentrique comparant l'efficacit&#233; et la tol&#233;rance de deux doses de ralt&#233;gravir &#224; l'efavirenz, en association avec le t&#233;nofovir et la lamivudine chez des personnes vivant avec le VIH-1 et na&#239;ves d'antir&#233;troviraux recevant de la rifampicine pour le traitement d'une tuberculose.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?rubrique63" rel="directory"&gt;Nos informations &amp; commentaires&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot82" rel="tag"&gt;Br&#233;sil&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot280" rel="tag"&gt;efavirenz&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot678" rel="tag"&gt;tuberculose (TB)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot2197" rel="tag"&gt;ralt&#233;gravir&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot2462" rel="tag"&gt;Protocoles 57&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot2695" rel="tag"&gt;Essai Reflate TB, ANRS 12 180&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Essai randomis&#233; de phase II multicentrique comparant l'efficacit&#233; et la tol&#233;rance de deux doses de ralt&#233;gravir &#224; l'efavirenz, en association avec le t&#233;nofovir et la lamivudine chez des personnes vivant avec le VIH-1 et na&#239;ves d'antir&#233;troviraux recevant de la rifampicine pour le traitement d'une tuberculose.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Qui peut participer &#224; cette &#233;tude ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;150 personnes (dont 15 en France) ayant une charge virale VIH-1 sup&#233;rieure 1 000 copies/mL, n'ayant jamais pris d'antir&#233;troviraux (exception fait pour les traitements de pr&#233;vention de la transmission materno-f&#339;tale), avec une tuberculose probable ou confirm&#233;e et trait&#233;e depuis moins de 4 semaines. Une r&#233;sistance &#224; la rifampicine est un crit&#232;re de non inclusion&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quel est l'objectif de l'&#233;tude ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit d'&#233;valuer l'efficacit&#233; antivirale &#224; 24 semaines de deux posologies de ralt&#233;gravir et une posologie d'&#233;favirenz chez des personnes na&#239;ves de traitement antir&#233;troviral, co-infect&#233;es par le VIH-1 et la tuberculose et recevant un traitement par rifampicine. Pour cela l'&#233;volution de la charge virale, du taux de lymphocytes CD4, l'&#233;mergence de r&#233;sistances g&#233;notypiques la progression des infections, la tol&#233;rance du traitement seront &#233;valu&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Comment se d&#233;roule l'&#233;tude ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les 150 participants seront r&#233;partis au hasard en 3 groupes de 50 et recevront de l'inclusion jusqu'&#224; la semaine 48, la trith&#233;rapie, &#224; prendre au cours d'un repas : &lt;br class='autobr' /&gt;
12 visites sont pr&#233;vues
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Groupe 1 : t&#233;nofovir/lamivudine&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Au Br&#233;sil la lamivudine sera prise en 2 comprim&#233;s/jour&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; + &#233;favirenz (en une prise par jour)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Groupe 2 : t&#233;nofovir/lamivudine&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Au Br&#233;sil la lamivudine sera prise en 2 comprim&#233;s/jour&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; (en une prise unique quotidienne) + ralt&#233;gravir 400 mg (en 2 prises par jour)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Groupe 3 : t&#233;nofovir/lamivudine&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Au Br&#233;sil la lamivudine sera prise en 2 comprim&#233;s/jour&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; (en une prise unique quotidienne) + ralt&#233;gravir 800 mg (en 2 prises par jour) pendant 24 semaines minimum. &lt;br class='autobr' /&gt;
La rifampicine devra &#234;tre prise au moins jusqu'&#224; la semaine 20, un mois apr&#232;s la posologie de ralt&#233;gravir sera diminu&#233;e &#224; 400 mg dans le groupe 3.&lt;br class='autobr' /&gt;
Des sous &#233;tudes peuvent avoir lieu (pharmacocin&#233;tique, immunologique, g&#233;n&#233;tique) elles seront propos&#233;es par l'investigateur de l'essai.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Qui contacter pour rentrer dans cette &#233;tude ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Coordinatrice de recherche clinique : Pr B&#233;atriz Grinsztejn, IPEC/FIOCRUZ, Rio de Janeiro, Br&#233;sil, et Pr Jean-Michel MOLINA, H&#244;pital Saint-Louis, Paris &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Permanence d'Act Up : mardi, mercredi, jeudi, de 9h &#224; 13h au 01 49 29 44 82&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Notre avis&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;pid&#233;mies de sida et de tuberculose se m&#233;langent souvent, cette co-infection rendant la gestion des traitements plus compliqu&#233;e du fait des interactions de la rifampicine avec certains antir&#233;troviraux. Pourtant cette question du traitement de ces infections est cruciale dans de nombreux pays, notamment le br&#233;sil o&#249; l'incidence de tuberculose &#224; Rio est tr&#232;s &#233;lev&#233;e. Dans beaucoup de cas, la s&#233;ropositivit&#233; au VIH est d&#233;couverte lors d'un &#233;pisode de tuberculose. Il est donc important de conna&#238;tre les effets d'un traitement antir&#233;troviral rapide si les CD4 sont en dessous de 200, car ce stade immunologique rend urgent la mise sous traitement antir&#233;troviral. Une surveillance attentive sera n&#233;cessaire durant cet essai qui semble int&#233;ressant pour d&#233;couvrir de nouvelles strat&#233;gies efficaces.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Au Br&#233;sil la lamivudine sera prise en 2 comprim&#233;s/jour&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Au Br&#233;sil la lamivudine sera prise en 2 comprim&#233;s/jour&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Au Br&#233;sil la lamivudine sera prise en 2 comprim&#233;s/jour&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>IAS 2005 : surcontamination / sur la route des marchands / Br&#233;sil contre &#171; Big Pharma &#187;</title>
		<link>https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article2041</link>
		<guid isPermaLink="true">https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article2041</guid>
		<dc:date>2005-08-23T09:43:34Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>r&#233;duction des risques li&#233;s aux drogues</dc:subject>
		<dc:subject>Br&#233;sil</dc:subject>
		<dc:subject>surinfection</dc:subject>
		<dc:subject>3&#232;me conf&#233;rence de l'IAS, Rio de Janeiro (24-27 juillet 2005)</dc:subject>
		<dc:subject>pr&#233;valence du VIH chez les usagers de drogues</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Second volet de notre compte rendu de la conf&#233;rence de l'IAS &#224; Rio de Janeiro.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?rubrique83" rel="directory"&gt;Conf&#233;rences : ce qu'ils et elles ont dit&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot44" rel="tag"&gt;r&#233;duction des risques li&#233;s aux drogues&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot82" rel="tag"&gt;Br&#233;sil&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1134" rel="tag"&gt;surinfection&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1434" rel="tag"&gt;3&#232;me conf&#233;rence de l'IAS, Rio de Janeiro (24-27 juillet 2005)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1435" rel="tag"&gt;pr&#233;valence du VIH chez les usagers de drogues&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Second volet de notre compte rendu de la conf&#233;rence de l'IAS &#224; Rio de Janeiro.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pr&#232;s de vingt cinq ans apr&#232;s l'apparition du sida le visage du virus est plus connu mais aussi plus changeant. Son incroyable opportunisme profite de toutes les faiblesses individuelles mais aussi collectives. Sa diss&#233;mination suit les routes a&#233;riennes des voyageurs mais aussi celles, plus obscures, du trafic de drogue. Le Br&#233;sil aussi se bat contre &#231;a, mais ce n'est pas le m&#234;me trafic et ce ne sont pas les m&#234;mes drogues et surtout, l'argent est ici pr&#233;tendument propre. Quelques beaux th&#232;mes de travail pour ce lundi de juillet &#224; Rio.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Premi&#232;re pl&#233;ni&#232;re&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est une virologiste de renom, Fran&#231;oise Brun-V&#233;sinet (H&#244;pital Bichat-Claude Bernard, Paris) qui pr&#233;side la premi&#232;re session pl&#233;ni&#232;re de la conf&#233;rence dont l'objet est de d&#233;finir le &#171; portrait &#187; de l'&#233;pid&#233;mie d'aujourd'hui &#224; parir de trois th&#232;mes : l'&#233;volution des sous-types viraux au rythme des surcontaminations, l'incroyable diss&#233;mination du virus en Eurasie et enfin la pr&#233;vention et l'acc&#232;s aux traitements au Br&#233;sil.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Retour sur les surinfections&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'am&#233;ricaine Francine E. McCutchan a pr&#233;sent&#233; le travail du programme d'&#233;pid&#233;miologie mol&#233;culaire mondial soutenu par de nombreuses institutions am&#233;ricaines, europ&#233;ennes et internationales. L'objet de ce programme est de recenser et de mesurer l'&#233;volution des virus &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article1226' class=&#034;spip_in&#034;&gt;VIH-1 et 2&lt;/a&gt;. Plus de 40 millions d'individus sont infect&#233;s dans le monde, soit par le VIH-1 soit par le VIH-2. Le premier comporte trois types : M, N et O. Le type M lui-m&#234;me comporte neuf sous-types distincts. Au gr&#233; des mutations, de nouveaux types apparaissent cr&#233;ant ainsi de &#171; nouveaux &#187; virus recombinants. Cette grande diversit&#233; est une des caract&#233;ristiques du VIH : il est capable de produire dix milliards de nouveaux virus par jour chez un individu infect&#233; dont la maladie n'est pas contr&#244;l&#233;e. Et chaque r&#233;plication de son g&#233;nome, il peut se produire une erreur de copie. Enfin, lorsque deux virus sont pr&#233;sents, chaque nouveau virus produit peut &#234;tre le r&#233;sultat de 7 &#224; 30 recombinaisons entre les brins initiaux de l'ARN du virus. C'est ainsi qu'au fil des ann&#233;es sont apparues 21 formes de virus recombinantes dont certaines sont aujourd'hui devenues majoritaires dans certaines r&#233;gions du monde comme la Tha&#239;lande ou la Russie. On a constat&#233; &#233;galement l'apparition d'innombrables &#171; formes recombinantes uniques &#187; (URF) dont la diversit&#233; va &#233;videmment croissante. On compte ainsi environ 40% de personnes infect&#233;es par un virus &#171; original &#187; au Kenya. Cette diversit&#233; des types de VIH ne va pas sans poser des questions tant sur le plan des traitements que de la pr&#233;vention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi il est n&#233;cessaire de mettre au point de nouveaux outils capables de d&#233;terminer le type de virus pr&#233;sent chez la personne contamin&#233;e. Le programme mondial d'&#233;pid&#233;miologie mol&#233;culaire s'acharne aussi &#224; recenser tous ces variants ainsi que les zones g&#233;ographiques o&#249; ils apparaissent. Actuellement, sur l'ensemble des s&#233;quences connues, les six sous-types les plus pr&#233;sents dans le monde comportent quatre sous-types initiaux (A, B, C et D) et deux formes recombinantes (CRF01 et CRF02). Le sous-type C, loin devant les autres, repr&#233;sente plus de la moiti&#233; des contaminations dans le monde. De nombreuses &#233;pid&#233;mies r&#233;gionales contiennent une grande vari&#233;t&#233; de s&#233;quences qui sont en permanente &#233;volution. Pour illustrer cette diversit&#233; la chercheuse a compar&#233; la dynamique des m&#233;langes de sous-types viraux en fonction de la mobilit&#233; de son h&#244;te &#8212; l'homme &#8212; gr&#226;ce &#224; une carte des routes a&#233;riennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Partout des recombinaisons s'op&#232;rent et la r&#233;partition des virus dans le monde changent constamment. Elles sont le r&#233;sultat des r&#233;infections importantes dans les zones de contact entre souches multiples. Pour corroborer cette hypoth&#232;se, la chercheuse a d&#233;velopp&#233; un outil d'analyse permettant de suivre l'&#233;volution des virus chez des personnes plac&#233;es dans des conditions &#224; haut risque. Diff&#233;rentes cohortes de patients en Tanzanie, Ouganda et Kenya repr&#233;sentant des populations rurales et urbaines pr&#233;sentent au d&#233;part une diversit&#233; de souches virales parmi lesquelles on trouve 26% &#224; 51% de virus recombinants uniques. L'&#233;tude ainsi r&#233;alis&#233;e montre l'&#233;volution des souches recombinantes dans ces populations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cons&#233;quences de cette &#233;volution sont les suivantes : &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; sur le plan &#233;pid&#233;miologique, elles modifient fortement la r&#233;partition, la diversit&#233; et le nombre de sous-types du virus. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; sur le plan prophylactique, elles inqui&#232;tent les chercheurs, notamment dans le domaine des vaccins, qui ont &#224; combattre un virus plus complexe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, il n'est pas exclu que les personnes atteintes de souches multiples et recombinantes puissent transmettre des combinaisons de souches diff&#233;rentes, rendant encore plus complexe le sch&#233;ma de transmission. Enfin et surtout, il exite de nombreuses preuves que les personnes ayant des souches multiples ont une charge virale plus &#233;lev&#233;e et une progression de la maladie plus importante. Des hypoth&#232;ses non encore confirm&#233;es proposent que la destruction initiale de l'immunit&#233; plus importante pr&#233;dispose &#224; une maladie plus rapide et &#224; une sensibilit&#233; plus grande &#224; la r&#233;infection, que les infections multiples g&#233;n&#232;rent des virus recombinants plus virulents, plus difficiles &#224; combattre et qui seraient la cause de l'&#233;volution plus rapide dans la maladie. Mais il ne fait pas de doute qu'il existe un effet de synergie entre les charges virales plus &#233;lev&#233;es et le risque de transmission plus grand li&#233;s aux infections multiples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi, la connaissance des m&#233;canismes et des conditions de surinfection doivent pouvoir b&#233;n&#233;ficier aux personnes afin de leur &#233;viter le risque d'&#233;volution plus rapide de la madie ainsi qu'&#224; la soci&#233;t&#233; afin d'&#233;viter la diversit&#233; des souches &#224; combattre par les traitements et les vaccins. La pr&#233;vention de la sur-infection devient d&#232;s lors un objectif essentiel pour le contr&#244;le de l'&#233;pid&#233;mie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le virus sur la route des marchands&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est sur les routes du trafic de drogue oriental que nous entra&#238;ne ensuite Chris Beyrer, &#233;pid&#233;miologiste am&#233;ricain. Sa pr&#233;sentation est centr&#233;e sur l'&#233;pid&#233;mie &#233;mergente des r&#233;gions de l'Europe de l'Est et de l'Asie. Dans cette partie du monde, la grande majorit&#233; des personnes contamin&#233;es sont les usagers de drogues. Selon les r&#233;gions, on compte un nombre variable d'homosexuels et de prostitu&#233;Es, et en Chine des donneurs de sang.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette r&#233;gion du monde, l'augmentation du nombre des contamination est survenue &#224; des &#233;poques diff&#233;rentes : 1988-1991 &#224; Bangkok, 1998-2002 dans la f&#233;d&#233;ration de Russie ou dans les pays baltes. Dans tous les cas, la progression de l'&#233;pid&#233;mie a &#233;t&#233; fulgurante, sans contr&#244;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Estonie, les donn&#233;es &#233;pid&#233;miologiques montrent que l'&#233;mergence du sida a &#233;t&#233; pr&#233;c&#233;d&#233;e par celle, non moins spectaculaire, des h&#233;patites B et C. Parmi les 26 &#233;tats qui comptent une pr&#233;valence sup&#233;rieure &#224; 20% chez les usagers de drogues, 11 ont connu cette &#233;mergence r&#233;cemment et sont des pays eurasiatiques. Ainsi dans les R&#233;publiques de l'ex-Union Sovi&#233;tique, les chiffres montrent que la pr&#233;valence est importante : Belarus (0,2% - 0,8%), Estonie (1,1%), Kyrgyzstan (0,1% - 0,2%), f&#233;d&#233;ration de Russie (1,1%) et Ukraine (1,4%).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La brutale mont&#233;e des contaminations chez les usagers de drogues est suivie progressivement par une mont&#233;e moins spectaculaire mais r&#233;guli&#232;re des transmissions par voie sexuelle. Dans tous les cas, ces &#233;pid&#233;mies chez les usagers de drogues se caract&#233;risent par des points communs : elles ont &#233;t&#233; explosives (30 &#224; 40% de pr&#233;valence la premi&#232;re ann&#233;e), elles sont transnationales, elles initient une &#233;pid&#233;mie plus g&#233;n&#233;rale (comme en Tha&#239;lande, en Estonie, en Russie, en Asie Centrale, en Chine et au Vietnam), elles se distinguent au plan mol&#233;culaire et elles sont marqu&#233;es par une r&#233;ponse inad&#233;quate en mati&#232;re de sant&#233; publique. Les personnes atteintes sont le plus souvent des hommes jeunes et sexuellement actifs. Ils constituent ainsi la passerelle vers une &#233;tendue de l'&#233;pid&#233;mie par transmission sexuelle. Les prisons ont souvent jou&#233; un r&#244;le important, notamment en Tha&#239;lande et en Iran. Mais surtout, ces &#233;pid&#233;mies suivent les routes du trafic de l'h&#233;ro&#239;ne. Elles ont &#233;t&#233; ainsi colport&#233;es et favoris&#233;es dans des pays o&#249; l'acc&#232;s &#224; la pr&#233;vention et les services de soins sont tr&#232;s limit&#233;s pour les usagers de drogues mais aussi o&#249; se pratiquent des politiques r&#233;pressives et o&#249; les comportements &#224; risque sont criminalis&#233;s. On a ainsi montr&#233; qu'&#224; partir des pays producteurs, les souches virales qui ont infect&#233; les usagers de drogue de l'Eurasie ont suivi les principales routes du trafic de l'h&#233;ro&#239;ne, le sous-type B de Birmanie vers les provinces chinoises du Yunnan, de l&#224; vers le Xinjiang les sous-types B puis C et recombinants B/C, &#224; travers le Laos et le nord-Vietnam et la Chine et vers l'Inde, colportant les sous-types B, C et E et recombinants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exemple du Tajikistan est &#233;loquent : le PIB est de 178$ par habitant, il est situ&#233; sur la principale route de l'h&#233;ro&#239;ne entre l'Afghanistan et la Russie dont le trafic repr&#233;sente entre 30 et 50% de l'&#233;conomie. Le nombre d'usagers est estim&#233; entre 43 000 et 135 000. La pr&#233;valence &#233;tait estim&#233;e &#224; 3,85% en 2001 et 95% des usagers disent partager les seringues. Il n'y a ni substitution ni antir&#233;troviraux au Tajikistan. Dans une &#233;tude men&#233;e &#224; Dushanbe en 2004, parmi 489 usagers de drogue, 12% sont VIH+, 61,2% VHC+ positifs et 15,4% ont une syphilis. L'&#233;pid&#233;mie &#233;mergente actuellement est celle de l'Iran. On estime entre 2 et 4 millions le nombre d'usagers de drogues. Il y a actuellement 10 000 cas report&#233;s de s&#233;ropositifs. La pr&#233;valence est de 15,2% parmi les usagers en attente d'un traitement. L'&#233;pid&#233;mie est l&#224; particuli&#232;rement associ&#233;e au partage de seringues dans les prisons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la production d'opium reste une des principales ressources &#233;conomiques de ces r&#233;gions. La production afghane qui avait atteint son maximum pendant la p&#233;riode des talibans avait pratiquement cess&#233; en 2001. Elle est aujourd'hui revenu au m&#234;me niveau. L'administration de Bush comme le gouvernement afghan admettent que le contr&#244;le de cette production pourrait prendre des dizaines d'ann&#233;es. C'est pourquoi il est essentiel de mettre en place l'acc&#232;s aux traitements et la pr&#233;vention partout o&#249; l'h&#233;ro&#239;ne circule. La culture licite comme en Australie pourrait &#234;tre une solution mais semble difficile dans le contexte politique actuel. Les mesures de pr&#233;vention qui ont fait leurs preuves sont l'usage de traitement de substitution, les mesures de r&#233;duction des risques comme l'&#233;change de seringues, la fourniture de pr&#233;servatifs, le conseil psychosocial et les interventions comportementales d'&#233;ducation par les pairs. Cependant des freins existent &#224; la mise en place de ces mesures. Ainsi, le gouvernement am&#233;ricain continue de refuser toute aide f&#233;d&#233;rale aux programmes d'&#233;changes de seringues que ce soit au niveau national ou international. La cons&#233;quence est imm&#233;diate : l'argent du programme &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1924' class=&#034;spip_in&#034;&gt;PEPFAR&lt;/a&gt; ne peut &#234;tre utilis&#233; pour fournir des s&#233;ringues propres. Les produits de substitution sont ill&#233;gaux en Russie et restent limit&#233;s &#224; quelques programmes pilotes. Aucun gouvernement ne finance la r&#233;duction des risques ou l'usage de seringues (sauf Hong-Kong) dans toutes ces r&#233;gions de pr&#233;dominance de la transmission chez les usagers. Les politiques sur la drogue restent fortement r&#233;pressives et les usagers sont criminalis&#233;s. Cons&#233;quence : l'acc&#232;s aux antir&#233;troviraux reste totalement marginal voire inexistant pour les usagers de drogues par rapport aux autres personnes atteintes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que faut-il changer pour faire avancer les choses ? Augmenter l'acc&#232;s des usagers de drogue aux structures sociales et de soins, promouvoir une approche non r&#233;pressive bas&#233;e sur les droits de l'Homme et les principes de sant&#233; publique, r&#233;duire la marginalisation et la stigmatisation. Quelques signes d'espoirs ont malgr&#233; tout &#233;merg&#233; en 2005 :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la Chine a entrepris un programme pilote de m&#233;thadone en 2004 et envisage 20 000 traitements en 2005 ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; des programmes de r&#233;duction des risques ont vu le jour dans 22 pays dont l'Iran et le Tajikistan, des programmes d'&#233;change de seringues en Chine ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les traitements de substitution ont &#233;t&#233; approuv&#233;s dans 19 pays dont l'Iran ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le fonds mondial a consacr&#233; 227,2 millions de $ en Europe de l'Est et en F&#233;d&#233;ration de Russie ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; enfin, la M&#233;thadone et la Burpr&#233;norphine ont &#233;t&#233; introduits dans la liste des m&#233;dicaments essentiels de l'OMS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais beaucoup de chemin reste encore &#224; faire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Br&#233;sil contre &#171; big pharma &#187; ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pedro Chequer est le directeur du programme de lutte contre le sida au Minist&#232;re de la Sant&#233; br&#233;silien. Au cours de son intervention, il a fait un tour d'horizon sur l'acc&#232;s aux soins et la pr&#233;vention au Br&#233;sil. Il a rappel&#233; que la r&#233;ponse du syst&#232;me de sant&#233; publique br&#233;silien &#224; l'&#233;pid&#233;mie de sida est bas&#233; sur des principes inspir&#233;s par la constitution du pays : une approche compr&#233;hensive, un acc&#232;s universel et &#233;quitable, la participation de la soci&#233;t&#233; civile. Cette r&#233;ponse a &#233;t&#233; initi&#233;e t&#244;t, d&#232;s 1983. Les &#233;tudes sur l'usage du pr&#233;servatif indiquent un taux actuel de 63% (chiffre de 2003) chez les jeunes lors du premier rapport sexuel, ce qui est , souligne-t-il, tout &#224; fait comparable aux pays d&#233;velopp&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les programmes de r&#233;duction des risques pour les usagers de drogues ont &#233;t&#233; introduits &#224; la fin des ann&#233;es 80. Le r&#233;sultat est la baisse de ce mode de contamination de 23% du total en 1993 &#224; 10% en 2003. Les r&#233;sultats r&#233;cents indiquent que 74% des usagers de drogue ne partagent pas de seringues. La pr&#233;valence dans cette population est ainsi pass&#233; de 63% en 1992 &#224; 37% en 2002. Plus largement, la pr&#233;valence de certaines populations mesur&#233;es directement est de 0,08% chez les conscrits (2002) et de 0,4% chez les femmes enceintes (2004). Elle est de 6,1% chez les travailleurs du sexe selon une &#233;tude de 2000. Comme dans les pays occidentaux, la mortalit&#233; a &#233;t&#233; fortement infl&#233;chie &#224; partir de l'apparition des antiprot&#233;ases.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nombre de personnes sous traitement est en permanente augmentation. Il est &#224; ce jour de 170.000 personnes. Sur les 17 antiviraux utilis&#233;s couramment, 8 sont produits localement. Le taux de r&#233;sistance primaire de 8,3% indique un bon taux de succ&#232;s des th&#233;rapies. Le r&#233;seau de suivi qui comporte 81 laboratoires pour la charge virale et 71 pour la mesure des lymphocytes CD4 permet un suivi de qualit&#233;. L'acc&#232;s aux tests de r&#233;sistance g&#233;notypique est possible &lt;i&gt;via&lt;/i&gt; un r&#233;seau national de 14 laboratoires et de 180 m&#233;decins accr&#233;dit&#233;s. Le co&#251;t des antir&#233;troviraux a &#233;t&#233; en constante d&#233;croissance depuis 2002 gr&#226;ce aux investissements du minist&#232;re de la Sant&#233; dans la production nationale, notamment dans des laboratoires publics, mais aussi gr&#226;ce aux n&#233;gociations de prix avec les firmes d&#233;tentrices de brevets. Le besoin r&#233;cent de nouveaux produits pour les traitements de seconde ligne de m&#234;me que l'augmentation importante des besoins ont infl&#233;chi cette baisse et en 2005, le prix moyen des traitements a pour la premi&#232;re fois &#233;t&#233; en augmentation mais il devrait revenir aux limites de 2001 prochainement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'augmentation croissante des besoins laisse craindre une situation &#233;conomiquement insoutenable &#224; terme. Le probl&#232;me principal est l'introduction de nouveaux antiviraux r&#233;cents dont le co&#251;t est prohibitif : 62,5% des 310 millions de dollars budg&#233;t&#233;s pour les antiviraux en 2005 sont consacr&#233;s &#224; trois produits seulement : l'efavirenz, le lopinavir et le tenofovir (Sustiva en France, Kaletra et Viread). Pedro Chequer s'empresse de pr&#233;ciser qu'il n'existe aucune taxe d'importation d'aucune sorte et que les all&#233;gations dans ce sens de certains milieux am&#233;ricains sont totalement infond&#233;es. Pour bien comprendre le probl&#232;me, il suffit de voir l'exemple du Lopinavir (Kaletra produit par Abott) : son prix a baiss&#233; de 25% entre 2002 et 2005 alors que dans le m&#234;me temps le nombre de patients l'utilisant a augment&#233; de 800% ! C'est ce qui a conduit le minist&#232;re de la Sant&#233; br&#233;silien &#224; reprendre les n&#233;gociations avec Abott. Mais les derni&#232;res offres de l'industriel ne permettent pas d'esp&#233;rer un retour des d&#233;penses &#224; des niveaux soutenables. Le prix propos&#233; de 0,99$ par g&#233;lule pour 2006 puis d&#233;croissant jusqu'&#224; 0,70$ en 2010 n'est effectivement pas comparable &#224; ce qu'il serait en production locale, actuellement 0,69$ qui pourrait &#234;tre r&#233;duit &#224; 0,40$ l'an prochain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abott ne propose face &#224; cela qu'un transfert de technologie &#224; partir de 2009, trois ans avant la fin de la protection du brevet. Mais la pression d'Abott pour emp&#234;cher une r&#233;duction substantielle des prix au Br&#233;sil est aussi destin&#233;e &#224; mieux contr&#244;ler les n&#233;gociations de prix des autres pays &#224; faibles ressources. La m&#234;me logique s'applique aux autres antir&#233;troviraux comme &#233;favirenz, tenofovir et nelfinavir. N&#233;anmoins le minist&#232;re de la Sant&#233; reste ouvert aux n&#233;gociations et prendra des d&#233;cisions en fonction de l'int&#233;r&#234;t national dans le respect des l&#233;gislations internationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation du Br&#233;sil va certainement se reproduire ailleurs au fur et &#224; mesure du d&#233;veloppement de besoins pour de nouveaux traitements, de seconde puis de troisi&#232;me ligne. La configuration du march&#233; domin&#233; par des producteurs en situation de monopole g&#233;n&#232;re la situation bien connue de contr&#244;le des prix. Ceci doit &#234;tre pris en compte dans les pr&#233;visions de besoins des ann&#233;es futures. L'absence de transparence sur les donn&#233;es et le contr&#244;le de qualit&#233; valid&#233;s au niveau international sont la cause du nombre r&#233;duit de producteurs et r&#233;duit la disponibilit&#233; des m&#233;dicaments et la possibilit&#233; de r&#233;ductions des prix. La participation de la soci&#233;t&#233; civile est ici essentielle. Le r&#244;le des ONG pour la d&#233;fense des droits des personnes atteintes par le VIH/sida et le maintient de la pression sur les gouvernements est essentiel. Le Br&#233;sil a mis en place d&#232;s 2002 des programmes de collaboration entre pays du sud &#224; la hauteur de ses possibilit&#233;s et qui ont pour but de d&#233;montrer la faisabilit&#233; des traitements antir&#233;troviraux dans les pays &#224; faibles ressources. Le programme vient d'&#234;tre &#233;tendu et il concerne aujourd'hui le Cap Vert, Sa&#245; Tome &amp; Principe, la Guin&#233;e Bissau, le Timor Oriental, la Bolivie et le Paraguay.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lanc&#233; en 2004, le r&#233;seau de coop&#233;ration technologique du VIH/SIDA est un autre exemple de coop&#233;ration sud-sud. Il englobe le Br&#233;sil, la Chine, Cuba, le Nig&#233;ria, la Russie, la Tha&#239;lande et l'Ukraine et consiste en un programme de transferts de technologies dans les domaines de la production des antir&#233;troviraux, de la recherche sur les vaccins et les microbicides, des pr&#233;servatifs et des laboratoires. Cette initiative vise &#224; surmonter les difficult&#233;s rencontr&#233;es dans ces domaines par les pays &#224; faibles ressources. Dans le m&#234;me &#233;tat d'esprit a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; &#224; l'initiative du Br&#233;sil et de l'ONUSIDA le centre de coop&#233;ration technique international.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>G&#233;n&#233;riques du Kal&#233;tra au Br&#233;sil : une bouff&#233;e d'espoir</title>
		<link>https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article2005</link>
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		<dc:date>2005-06-25T00:12:39Z</dc:date>
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		<dc:subject>communiqu&#233; de presse</dc:subject>
		<dc:subject>Br&#233;sil</dc:subject>
		<dc:subject>brevet</dc:subject>
		<dc:subject>efavirenz</dc:subject>
		<dc:subject>t&#233;nofovir (TDF)</dc:subject>
		<dc:subject>Kaletra&#174;</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Aujourd'hui vendredi 24 juin 2005, le pr&#233;sident Ignacio Lula a annonc&#233; que le lopinavir/ritonavir (nom commercial Kal&#233;tra), l'un des principaux m&#233;dicaments anti-VIH, va pour la premi&#232;re fois au monde &#234;tre fabriqu&#233; en g&#233;n&#233;rique.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?rubrique44" rel="directory"&gt;G&#233;n&#233;riques&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot7" rel="tag"&gt;communiqu&#233; de presse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot82" rel="tag"&gt;Br&#233;sil&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot91" rel="tag"&gt;brevet&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot280" rel="tag"&gt;efavirenz&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot312" rel="tag"&gt;t&#233;nofovir (TDF)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot692" rel="tag"&gt;Kaletra&#174;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Aujourd'hui vendredi 24 juin 2005, le pr&#233;sident Ignacio Lula a annonc&#233; que le lopinavir/ritonavir (nom commercial Kal&#233;tra), l'un des principaux m&#233;dicaments anti-VIH, va pour la premi&#232;re fois au monde &#234;tre fabriqu&#233; en g&#233;n&#233;rique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Act Up-Paris f&#233;licite le gouvernement br&#233;silien de cette d&#233;cision, et esp&#232;re que les deux autres m&#233;dicaments anti-VIH dont M. Lula a annonc&#233; la prochaine fabrication g&#233;n&#233;rique &#8212; le t&#233;nofovir et l'efavirenz &#8212; feront bient&#244;t l'objet d'une d&#233;cision similaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le manque de concurrence g&#233;n&#233;rique sur le march&#233; des m&#233;dicaments anti-VIH a jusqu'ici eu pour cons&#233;quence des prix prohibitifs qui emp&#234;chent la plupart des malades des pays pauvres d'y avoir acc&#232;s et, au Br&#233;sil, mettent en danger la capacit&#233; de l'Etat &#224; continuer &#224; donner gratuitement acc&#232;s aux traitements &#224; ses malades du sida.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les tout derniers m&#233;dicaments anti-VIH ont &#233;t&#233; invent&#233;s apr&#232;s la mise en place de l'OMC en 1995, et sont donc brevet&#233;s presque partout dans le monde. A ce titre, ils sont tr&#232;s difficile &#224; trouver en versions g&#233;n&#233;riques &#8212; les seules qui soient abordables pour les malades des pays pauvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, dans l'ensemble les tout derniers m&#233;dicaments, tel que le t&#233;nofovir, conviennent bien mieux aux malades des pays pauvres que les m&#233;dicaments de premi&#232;re g&#233;n&#233;ration, tels que l'AZT. En effet, ils ne n&#233;cessitent souvent qu'une prise par jour au lieu de deux ou trois, sont moins toxiques, et donnent moins naissance &#224; des virus r&#233;sistants. Parce qu'ils ne b&#233;n&#233;ficient pas d'une prise en charge globale de qualit&#233;, les malades des pays pauvres ont absolument besoin d'avoir acc&#232;s &#224; ces derni&#232;res innovations anti-sida.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le plan international, comme en avril dernier &#224; l'Organisation Mondiale de la Propri&#233;t&#233; Intellectuelle, le Br&#233;sil prend r&#233;guli&#232;rement la t&#234;te des pays en d&#233;veloppement pour demander que les monopoles de propri&#233;t&#233; intellectuelle soient adapt&#233;s au niveau de d&#233;veloppement des pays pauvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Act Up-Paris appelle le gouvernement br&#233;silien &#224; fabriquer en g&#233;n&#233;rique l'ensemble de la gamme d'antir&#233;troviraux existants, et &#224; faire b&#233;n&#233;ficier les pays pauvres ravag&#233;s par le sida de sa production de m&#233;dicaments &#224; moindre co&#251;t.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>le Br&#233;sil toujours</title>
		<link>https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article2078</link>
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		<dc:date>2005-05-31T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Br&#233;sil</dc:subject>
		<dc:subject>brevet</dc:subject>
		<dc:subject>licence volontaire</dc:subject>
		<dc:subject>Action 99</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Le 12 mai, une dizaine de militantEs d'Act Up ont manifest&#233; devant l'ambassade du Br&#233;sil &#224; Paris pour exiger le lancement effectif par le gouvernement br&#233;silien de la production de versions g&#233;n&#233;riques de Kal&#233;tra, de Vir&#233;ad et de Sustiva.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?rubrique44" rel="directory"&gt;G&#233;n&#233;riques&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot82" rel="tag"&gt;Br&#233;sil&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot91" rel="tag"&gt;brevet&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot232" rel="tag"&gt;licence volontaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1452" rel="tag"&gt;Action 99&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 12 mai, une dizaine de militantEs d'Act Up ont manifest&#233; devant l'ambassade du Br&#233;sil &#224; Paris pour exiger le lancement effectif par le gouvernement br&#233;silien de la production de &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot641' class=&#034;spip_in&#034;&gt;versions g&#233;n&#233;riques&lt;/a&gt; de &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot692' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Kal&#233;tra&lt;/a&gt;, de &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot312' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Vir&#233;ad&lt;/a&gt; et de &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot280' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Sustiva&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En l'absence de versions g&#233;n&#233;riques br&#233;siliennes, ces m&#233;dicaments sont achet&#233;s par l'&#201;tat br&#233;silien aux firmes am&#233;ricaines qui en d&#233;tiennent les brevets pour le Br&#233;sil (respectivement &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot49' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Abbott&lt;/a&gt;, &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1105' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Gilead&lt;/a&gt; et &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot211' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Merck&lt;/a&gt;). Alors que le Br&#233;sil reste un pays tr&#232;s pauvre, ces compagnies profitent de l'absence de concurrence que leur procure leur brevet pour pratiquer des prix quasiment &#233;gaux &#224; ceux pay&#233;s par les syst&#232;mes d'assurances maladies des pays riches. Si bien qu'au Br&#233;sil ces trois m&#233;dicaments repr&#233;sentent 70 % du budget national pour les m&#233;dicaments anti-sida, et mettent en danger la p&#233;rennit&#233; financi&#232;re du programme d'acc&#232;s aux traitements du Br&#233;sil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le gouvernement a annonc&#233;, il y a quatre ans d&#233;j&#224;, son intention de fabriquer des versions g&#233;n&#233;riques des mol&#233;cules anti-sida, c'est en raison de ce danger que font courir les prix pratiqu&#233;s par les laboratoires occidentaux sur la p&#233;rennit&#233; de l'acc&#232;s aux traitements pour les malades br&#233;siliens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'&#224; aujourd'hui, cette annonce et les nombreuses suivantes n'ont jamais &#233;t&#233; suivies d'effet. En revanche, dans certains &#201;tats du Br&#233;sil, le rationnement des antir&#233;troviraux a commenc&#233; &#224; s'instaurer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 15 mars dernier, une nouvelle annonce de production g&#233;n&#233;rique a &#233;t&#233; lanc&#233;e. Le Ministre br&#233;silien de la sant&#233;, Humberto Costa, avait alors donn&#233; un ultimatum d'un mois aux fabricants des 3 m&#233;dicaments concern&#233;s pour conc&#233;der d'eux-m&#234;mes des licences sur leurs brevets, afin que l'&#201;tat puisse lancer la production des g&#233;n&#233;riques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Humberto Costa s'&#233;tait alors engag&#233;, dans l'&#233;ventualit&#233; d'une fin de non-recevoir de la part des laboratoires d&#233;tenteurs des brevets, &#224; utiliser la disposition des accords de l'&lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot92' class=&#034;spip_in&#034;&gt;OMC&lt;/a&gt; dite de la &#171; licence obligatoire &#187;, qui autorise les &#201;tats &#224; lever les brevets lorsque l'int&#233;r&#234;t public l'exige. Deux mois apr&#232;s l'&#233;ch&#233;ance de son propre ultimatum, Humberto Costa n'a toujours pas respect&#233; son engagement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous d&#233;non&#231;ons l'inaction du gouvernement br&#233;silien. Les tous derniers m&#233;dicaments anti-VIH, comme par exemple le &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot312' class=&#034;spip_in&#034;&gt;t&#233;nofovir&lt;/a&gt;, conviennent mieux aux malades que les premi&#232;res g&#233;n&#233;rations, comme l'&lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot161' class=&#034;spip_in&#034;&gt;AZT&lt;/a&gt;. Ils ne n&#233;cessitent qu'une prise par jour, au lieu de deux ou trois, ils sont moins toxiques et provoquent moins de r&#233;sistances. Les malades des pays du Sud, qui ne b&#233;n&#233;ficient pas d'une prise en charge globale de qualit&#233;, ont absolument besoin d'avoir acc&#232;s &#224; ces produits d'utilisation plus simple et plus s&#251;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le plan international - comme par exemple en avril dernier &#224; l'Organisation mondiale de la propri&#233;t&#233; intellectuelle - le Br&#233;sil sait prendre la t&#234;te des pays en d&#233;veloppement pour contrer les abus de l'Europe et des Etats-Unis, mais lorsqu'il est question d'agir au niveau national, ce pays fait montre de couardise et c&#232;de aux intimidations des industriels am&#233;ricains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Humberto Costa doit respecter son engagement du 15 mars en &#233;mettant enfin les licences obligatoires promises depuis quatre ans. Il est urgent qu'il s'engage &#224; faire b&#233;n&#233;ficier les pays pauvres ravag&#233;s par le sida de sa production de m&#233;dicaments &#224; moindre co&#251;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite &#224; notre action du 12 mai, &lt;a href=&#034;mailto:mlaura@bresil.org&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;Maria Laura da Rocha&lt;/a&gt;, Ministre Conseiller, Chefe de Chancellerie de l'Ambassade du Br&#233;sil &#224; Paris, s'est engag&#233;e aupr&#232;s d'Act Up &#224; transmettre nos revendications aux autorit&#233;s de Brasilia et &#224; nous faire parvenir une r&#233;ponse &#233;crite. Nous l'attendons toujours.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>M&#233;dicaments g&#233;n&#233;riques : le ministre de la sant&#233; du Br&#233;sil doit tenir ses promesses</title>
		<link>https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article1959</link>
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		<dc:date>2005-05-12T16:41:46Z</dc:date>
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		<dc:subject>Br&#233;sil</dc:subject>
		<dc:subject>brevet</dc:subject>
		<dc:subject>licence volontaire</dc:subject>
		<dc:subject>portfolio</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Aujourd'hui jeudi 12 mai, une douzaine de militantEs d'Act Up ont manifest&#233; devant l'ambassade du Br&#233;sil &#224; Paris pour demander le lancement effectif par le gouvernement br&#233;silien de la production de g&#233;n&#233;riques des derniers m&#233;dicaments anti-sida.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?rubrique44" rel="directory"&gt;G&#233;n&#233;riques&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot91" rel="tag"&gt;brevet&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot232" rel="tag"&gt;licence volontaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot2345" rel="tag"&gt;portfolio&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://site-2003-2017.actupparis.org/local/cache-vignettes/L150xH126/arton1959-004ae.jpg?1695172680' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='126' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Aujourd'hui jeudi 12 mai, une douzaine de militantEs d'Act Up ont manifest&#233; devant l'ambassade du Br&#233;sil &#224; Paris pour demander le lancement effectif par le gouvernement br&#233;silien de la production de g&#233;n&#233;riques des derniers m&#233;dicaments anti-sida. Ceux-ci, plus efficaces, sont toujours import&#233;s par le Br&#233;sil &#224; des prix prohibitifs qui mettent en danger la p&#233;rennit&#233; de leur programme d'acc&#232;s aux traitements. Mme Maria Laura da rocha, Ministre Conseiller de l'ambassade du Br&#233;sil, a re&#231;u les militants et s'est engag&#233;e &#224; transmettre les revendications d'Act Up &#224; Brasilia qui devrait formuler une r&#233;ponse &#233;crite.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au cours des 4 derni&#232;res ann&#233;es, le Br&#233;sil a annonc&#233; &#224; de nombreuses occasions son intention de fabriquer des versions g&#233;n&#233;riques des m&#233;dicaments anti-sida hors de prix commercialis&#233;s par les firmes occidentiales. Jusqu'&#224; ce jour, ces annonces n'ont jamais &#233;t&#233; suivies d'effet, alors que le rationnement des m&#233;dicaments est de plus en plus r&#233;pandu dans le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Ministre br&#233;silien de la Sant&#233;, M. Humberto Costa, avait donn&#233; le 15 mars dernier un ultimatum d'un mois aux fabricants des 3 m&#233;dicaments les plus chers pour conc&#233;der d'eux-m&#234;mes des licences sur leurs brevets afin que l'Etat puisse lancer la production des g&#233;n&#233;riques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Costa s'&#233;tait alors engag&#233;, dans l'&#233;ventualit&#233; d'une fin de non-recevoir de la part des d&#233;tenteurs des brevets, &#224; utiliser la disposition des accords de l'OMC dite de la &#171; licence obligatoire &#187; qui autorise les Etats &#224; contourner les brevets lorsque l'int&#233;r&#234;t public l'exige.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un mois apr&#232;s l'&#233;ch&#233;ance de son ultimatum, M. Costa n'a toujours pas respect&#233; son engagement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Act Up proteste contre l'inaction du gouvernement br&#233;silien. Les tout derniers m&#233;dicaments anti-VIH, comme par exemple le t&#233;nofovir, conviennent mieux aux malades des pays pauvres que les premi&#232;res g&#233;n&#233;rations, comme l'AZT. En effet, ils ne n&#233;cessitent qu'une prise par jour au lieu de deux ou trois, sont moins toxiques, et donnent moins naissance &#224; des virus r&#233;sistants. Les malades des pays pauvres, qui b&#233;n&#233;ficient rarement d'une prise en charge globale de qualit&#233;, ont absolument besoin d'avoir acc&#232;s aux derni&#232;res innovations anti-sida.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que sur le plan international, comme par exemple le mois dernier &#224; l'Organisation Mondiale de la Propri&#233;t&#233; Intellectuelle, le Br&#233;sil prend la t&#234;te des pays en d&#233;veloppement pour contrer l'Europe et les Etats-Unis, lorsqu'il est question d'agir au niveau national le Br&#233;sil fait montre de couardise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Act Up-Paris exige que Humberto Costa respecte imm&#233;diatement son engagement du 15 mars en &#233;mettant enfin les licences obligatoires promises depuis quatre ans, et s'engage &#224; faire b&#233;n&#233;ficier les pays pauvres ravag&#233;s par le sida de sa production de m&#233;dicaments &#224; moindre co&#251;t.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>2005 ann&#233;e du Br&#233;sil, la France expulse les s&#233;ropos</title>
		<link>https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article2085</link>
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		<dc:date>2005-01-31T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Br&#233;sil</dc:subject>
		<dc:subject>inexpulsabilit&#233; des personnes malades</dc:subject>
		<dc:subject>droits des &#233;trang&#232;rEs malades</dc:subject>
		<dc:subject>Article 12 bis 11&#176; de l'ordonnance de 1945</dc:subject>
		<dc:subject>Action 97</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;L'inexpusabilit&#233; des &#233;trang&#232;rEs atteintEs de pathologies graves est depuis plusieurs ann&#233;es remise en cause. Un des arguments utilis&#233; pour expulser les ressortissantEs du Br&#233;sil est que les antir&#233;troviraux y sont d&#233;sormais disponibles sous leur forme g&#233;n&#233;rique. C'est oublier bien vite ce que repr&#233;sente la prise en charge m&#233;dicale du VIH.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?rubrique14" rel="directory"&gt;&#201;trangers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot82" rel="tag"&gt;Br&#233;sil&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot858" rel="tag"&gt;inexpulsabilit&#233; des personnes malades&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot938" rel="tag"&gt;droits des &#233;trang&#232;rEs malades&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1147" rel="tag"&gt;Article 12 bis 11&#176; de l'ordonnance de 1945&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1461" rel="tag"&gt;Action 97&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'inexpusabilit&#233; des &#233;trang&#232;rEs atteintEs de pathologies graves est depuis plusieurs ann&#233;es remise en cause. Un des arguments utilis&#233; pour expulser les ressortissantEs du Br&#233;sil est que les &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot370' class=&#034;spip_in&#034;&gt;antir&#233;troviraux&lt;/a&gt; y sont d&#233;sormais disponibles sous leur forme g&#233;n&#233;rique. C'est oublier bien vite ce que repr&#233;sente la prise en charge m&#233;dicale du VIH.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 26 octobre 2004, la pr&#233;fecture de police de Paris rejetait la demande de titre de s&#233;jour pour soins de Luis, s&#233;ropositif originaire du Br&#233;sil. Luis r&#233;side en France depuis 8 ans et y a d&#233;couvert sa s&#233;ropositivit&#233; au VIH en 1999. Depuis cette date, il b&#233;n&#233;ficiait de &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1210' class=&#034;spip_in&#034;&gt;cartes de s&#233;jour temporaire&lt;/a&gt; renouvelables tous les ans. Mais cette ann&#233;e, la pr&#233;fecture lui &#224; oppos&#233; un refus au motif qu'il pouvait &lt;i&gt;&#171; effectivement b&#233;n&#233;ficier d'un traitement appropri&#233; dans votre pays d'origine &#187;&lt;/i&gt;. Le &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1376' class=&#034;spip_in&#034;&gt;1er d&#233;cembre&lt;/a&gt;, journ&#233;e mondiale de lutte contre le sida, la pr&#233;fecture de police prenait &#224; l'encontre de Luis un &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1218' class=&#034;spip_in&#034;&gt;arr&#234;t&#233; pr&#233;fectoral de reconduite &#224; la fronti&#232;re&lt;/a&gt;. En d&#233;cembre, nous formions avec lui un recours contentieux devant le Tribunal administratif de Paris, qui a annul&#233; la mesure d'&#233;loignement en consid&#233;rant que le refus de renouvellement &#233;tait entach&#233; d'erreurs de droit et d'erreurs manifestes d'appr&#233;ciation.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les pr&#233;fectures expulsent ...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette situation n'est malheureusement pas un cas isol&#233; et les refus de &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article2057' class=&#034;spip_in&#034;&gt;r&#233;gularisation pour soins&lt;/a&gt; des personnes originaires du Br&#233;sil se syst&#233;matisent sur le m&#234;me motif. Aujourd'hui les pr&#233;fectures consid&#232;rent que les possibilit&#233;s d'acc&#232;s aux antir&#233;troviraux dans certains pays du Sud garantissent une prise en charge des s&#233;ropositifVEs suffisante pour pouvoir les expulser. Pourtant, si de mani&#232;re g&#233;n&#233;rale le Br&#233;sil a su mettre en place un syst&#232;me d'acc&#232;s aux antir&#233;troviraux, il ne faut cependant pas surestimer la capacit&#233; de r&#233;elle prise en charge m&#233;dicale des personnes infect&#233;es par le VIH. Parmi les nombreux probl&#232;mes soulev&#233;s par les associations br&#233;siliennes de lutte contre le sida, nous pouvons citer &#224; titre d'exemple :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les difficult&#233;s pour effectuer des &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article1010' class=&#034;spip_in&#034;&gt;bilans sanguins&lt;/a&gt; (&lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot339' class=&#034;spip_in&#034;&gt;charge virale&lt;/a&gt; et &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot535' class=&#034;spip_in&#034;&gt;CD4&lt;/a&gt;). Quand ceux-ci sont r&#233;alisables (ce qui n'est pas toujours le cas), il s'&#233;coule un d&#233;lai beaucoup trop long entre la prescription et le rendu des r&#233;sultats ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la surcharge des services VIH o&#249; les consultations se limitent trop souvent &#224; la seule prescription et d&#233;livrance des traitements ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#224; Sao Paulo, o&#249; Luis est n&#233;, il manque une centaine de lits rien que dans le service d'hospitalisation VIH de l'h&#244;pital principal ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; hormis les antir&#233;troviraux, de nombreux traitements sont indisponibles, dont certains contre les &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot494' class=&#034;spip_in&#034;&gt;infections opportunistes&lt;/a&gt;. Il est incontestable que ce d&#233;faut de prise en charge &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1147' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;&#171; pourrait entra&#238;ner des cons&#233;quences d'une exceptionnelle gravit&#233; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, ce qui est l&#233;galement un motif suffisant de r&#233;gularisation pour soins. Compte tenu de la g&#233;n&#233;ralisation de ces refus, nous pouvons nous demander si cette nouvelle politique ne d&#233;coule pas d'instructions minist&#233;rielles.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;... et le minist&#232;re de la Sant&#233; apporte sa caution&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; la brusque g&#233;n&#233;ralisation des expulsions et tentatives d'expulsion de s&#233;ropositifVEs br&#233;silienNEs, nous avons interrog&#233; Anne-Claude Cr&#233;mieux, conseill&#232;re technique aupr&#232;s du [ministre de la Sant&#233;-&gt;&lt;a href=&#034;http://lesservices.service-public.fr/mod_res/m_fserv.htm?DN=ou=0101,%20ou=A01,%20ou=centrale,%20ou=structures,%20ou=raf,%20o=gouv,%20c=FR&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://lesservices.service-public.fr/mod_res/m_fserv.htm?DN=ou=0101,%20ou=A01,%20ou=centrale,%20ou=structures,%20ou=raf,%20o=gouv,%20c=FR&lt;/a&gt; et avec qui nous travaillons actuellement &#224; l'&#233;laboration d'une circulaire sur la r&#233;gularisation pour soins. Cette derni&#232;re, assume sans sourciller les mesures d'expulsion des s&#233;ropositifVEs br&#233;silienNEs. Elle estime en effet qu'&#224; partir du moment o&#249; il y a un acc&#232;s aux antir&#233;troviraux le d&#233;faut de prise en charge m&#233;dicale n'entra&#238;ne pas des cons&#233;quences d'une exceptionnelle gravit&#233;. Il faut selon elle faire preuve de &lt;i&gt;&#171; r&#233;alisme &#187;&lt;/i&gt; : il faudra bien refuser l'acc&#232;s au s&#233;jour des &#233;trang&#232;rEs s&#233;ropositifVEs ayant dans leur pays d'origine acc&#232;s aux antir&#233;troviraux. Enfin, interrog&#233;e sur le rendu du tribunal administratif concernant Luis, elle a reconnu que les refus n'&#233;taient peut-&#234;tre pas tous justifi&#233;s, mais qu'elle faisait confiance aux associations pour r&#233;agir sur des situations particuli&#232;res.&lt;br class='manualbr' /&gt;Tout d'abord, nous ne voyons pas comment le &lt;i&gt;&#171; r&#233;alisme &#187;&lt;/i&gt; d'Anne-Claude Cr&#233;mieux peut s'affranchir des probl&#232;mes de prise en charge m&#233;dicale au Br&#233;sil. De plus, comment cette conseill&#232;re technique qui est infectiologue, peut-elle consid&#233;rer que le niveau de prise en charge est suffisant au Br&#233;sil, alors qu'elle le trouverait en France inacceptable et susceptible de mettre en danger la vie de s&#233;ropositifVEs ? Enfin, comment peut-elle tenir ces propos et reconna&#238;tre &#233;galement ne pas avoir &lt;i&gt;&#171; une id&#233;e tr&#232;s pr&#233;cise &#187;&lt;/i&gt; de la prise en charge m&#233;dicale des personnes s&#233;ropositives au Br&#233;sil ?&lt;br class='manualbr' /&gt;Plus choquant encore, ces propos d&#233;montrent un refus d&#233;lib&#233;r&#233; d'appliquer la loi et semblent s'appuyer sur une rh&#233;torique de &lt;i&gt;&#171; gestion des flux migratoires &#187;&lt;/i&gt; : le gouvernement refuse de tenir compte d'un crit&#232;re d'acc&#232;s &#224; une prise en charge car son objectif est d'expulser t&#244;t ou tard les s&#233;ropositifVEs &#233;trang&#232;rEs. Enfin rappelons que les associations n'ont pas plus la possibilit&#233; que la responsabilit&#233; d'emp&#234;cher toutes les tentatives d'expulsion de s&#233;ropositifVEs. Cette responsabilit&#233; incombe aux pouvoirs publics. Anne-Claude Cr&#233;mieux aura personnellement &#224; r&#233;pondre des vies mises en danger par son &lt;i&gt;&#171; r&#233;alisme &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Entre la propri&#233;t&#233; intellectuelle et la vie, il va falloir choisir</title>
		<link>https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article2138</link>
		<guid isPermaLink="true">https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article2138</guid>
		<dc:date>2004-11-30T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Br&#233;sil</dc:subject>
		<dc:subject>brevet</dc:subject>
		<dc:subject>OMC</dc:subject>
		<dc:subject>Inde</dc:subject>
		<dc:subject>Chine</dc:subject>
		<dc:subject>Action 96</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#192; partir du 1er janvier 2005, une grave menace p&#232;se sur les principaux fournisseurs d'antir&#233;troviraux g&#233;n&#233;riques : l'Inde, la Chine, le Br&#233;sil. En effet, &#224; cette date, ces pays devront appliquer les accords de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) sur le respect des brevets aux produits pharmaceutiques. Principales victimes : les pays importateurs de ces copies &#224; moindre co&#251;t, c'est-&#224;-dire les pays les plus touch&#233;s par l'&#233;pid&#233;mie de sida.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?rubrique44" rel="directory"&gt;G&#233;n&#233;riques&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot82" rel="tag"&gt;Br&#233;sil&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot91" rel="tag"&gt;brevet&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot92" rel="tag"&gt;OMC&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot254" rel="tag"&gt;Inde&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot833" rel="tag"&gt;Chine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1464" rel="tag"&gt;Action 96&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; partir du 1er janvier 2005, une grave menace p&#232;se sur les principaux fournisseurs d'&lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot370' class=&#034;spip_in&#034;&gt;antir&#233;troviraux&lt;/a&gt; g&#233;n&#233;riques : l'Inde, la Chine, le Br&#233;sil. En effet, &#224; cette date, ces pays devront appliquer les accords de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) sur le respect des brevets aux produits pharmaceutiques. Principales victimes : les pays importateurs de ces copies &#224; moindre co&#251;t, c'est-&#224;-dire les pays les plus touch&#233;s par l'&#233;pid&#233;mie de sida.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le programme br&#233;silien de distribution gratuite des traitements aux malades du sida, mis en place depuis 1996, est directement menac&#233;. Cette &#233;ch&#233;ance compromet l'ensemble du programme. A l'&#233;chelle mondiale, les cons&#233;quences directes seront meurtri&#232;res : 37,8 millions de personnes sont atteintes du sida dans le monde. Aujourd'hui, les fabricants indiens de m&#233;dicaments g&#233;n&#233;riques proposent une trith&#233;rapie pour moins de 10 s par mois, contre 700 s en France. L'&lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot93' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Organisation mondiale de la sant&#233; (OMS)&lt;/a&gt;, avec le concours de l'&lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot387' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Agence fran&#231;aise de s&#233;curit&#233; sanitaire des produits de sant&#233; (AFSSaPS)&lt;/a&gt;, a &#233;tabli que ces m&#233;dicaments fabriqu&#233;s en Inde sont de qualit&#233; au moins &#233;quivalente aux originaux fabriqu&#233;s en Europe ou aux Etats-Unis. Pourtant, &#224; cause des brevets, ces antir&#233;troviraux g&#233;n&#233;riques ne seront plus disponibles dans la plupart des pays africains o&#249;, faute de m&#233;dicaments, des millions de personnes vont mourir : en 2003, ce fut le cas pour 2 millions de malades du sida, faute d'un acc&#232;s plus large aux traitements. Les clauses d&#233;rogatoires n&#233;goci&#233;es &#224; l'OMC, contraignantes jusqu'&#224; l'inapplicable, restent lettre morte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons que malgr&#233; un usage consciencieux du brevetage, qui lui permet d'imposer des prix prohibitifs dans le monde entier, l'industrie pharmaceutique n'avait pourtant pas eu raison de toutes les &#233;nergies. Ignorant pressions et menaces, quelques pays en d&#233;veloppement avaient choisi, face aux &#233;pid&#233;mies qui les gangrenaient, de s'asseoir sur l'obsc&#232;ne loi du profit brandie par les laboratoires, pour explorer les voies permettant d'assurer &#224; leurs populations des traitements &#224; bas co&#251;t. D&#232;s le milieu des ann&#233;es 90, le Br&#233;sil, fortement touch&#233; par le sida, lance la fronde. Son gouvernement met en place une l&#233;gislation emp&#234;chant le brevetage des m&#233;dicaments commercialis&#233;s avant mai 1997. Simultan&#233;ment, il lance une production propre d'antir&#233;troviraux g&#233;n&#233;riques, qui fait chuter le co&#251;t de production des traitements. L'audace a pay&#233; : le Br&#233;sil commercialise aujourd'hui 8 des 15 antir&#233;troviraux existant sur le march&#233;. Les malades du sida b&#233;n&#233;ficient de la distribution gratuite des m&#233;dicaments dont ils ont besoin. Mis devant le fait accompli, les laboratoires ont d&#251; consentir des baisses de prix sur des produits plus r&#233;cents pour ne pas les voir copier sauvagement. Les efforts du Br&#233;sil pour prot&#233;ger sa population vont &#234;tre r&#233;duits &#224; n&#233;ant par le respecter des r&#232;gles prot&#233;geant les brevets et les clauses d&#233;rogatoires n&#233;goci&#233;es &#224; l'OMC, contraignantes jusqu'&#224; l'inapplicable, resteront lettre morte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les multinationales pharmaceutiques qui composent le &lt;a href=&#034;http://www.leem.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;LEEM (Les entreprises du m&#233;dicament)&lt;/a&gt; usent de tous les moyens &#224; leur disposition pour bloquer l'importation et la distribution de ces m&#233;dicaments g&#233;n&#233;riques dans les pays pauvres. En toute impunit&#233;, ils d&#233;tournent les lois et imposent la leur. En agissant ainsi, les grands laboratoires pharmaceutiques condamnent &#224; mort les s&#233;ropositifVEs vivant dans les pays pauvres. En 2005, ils vont enfin pouvoir consolider leur monopole et d&#233;cimer des millions de malades en toute l&#233;galit&#233;. Le Br&#233;sil, l'Inde et la Chine devront, comme les autres pays en d&#233;veloppement, se plier aux r&#232;gles de l'OMC et respecter les brevets. Le silence notoire de l'OMS et l'&lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot155' class=&#034;spip_in&#034;&gt;ONUSIDA&lt;/a&gt; face &#224; cette catastrophe annonc&#233;e est stup&#233;fiant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La propri&#233;t&#233; intellectuelle sur les m&#233;dicaments est cens&#233;e permettre de financer l'investissement dans la recherche pharmaceutique et assurer l'acc&#232;s du plus grand nombre aux innovations de sant&#233;. Pourtant, sur 300 milliards de dollars d&#233;pens&#233;s au niveau mondial en m&#233;dicaments sous brevet, seuls 40 milliards sont investis dans la recherche, contre 50 milliards pour les dividendes aux actionnaires et 90 milliards pour le marketing. Au final, les brevets sur les m&#233;dicaments ne garantissent qu'une chose : les profits d'une poign&#233;e de multinationales b&#233;n&#233;ficiant d'un monopole de 20 ans sur l'exploitation des m&#233;dicaments, tandis qu'ils en restreignent l'acc&#232;s aux seulEs malades solvables.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Act up-Paris exige que :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'OMC se prononce en faveur de l'acc&#232;s aux m&#233;dicaments g&#233;n&#233;riques en permettant leur exportation vers les malades des pays pauvres qui n'ont pas de capacit&#233; de production ; aucune l&#233;gislation ne doit entraver le droit &#224; l'acc&#232;s aux traitements ; le principe de la libre circulation des produits de sant&#233; doit &#234;tre r&#233;affirm&#233; et concr&#233;tis&#233; ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les institutions internationales, l'OMS et ONUSIDA, doivent r&#233;agir et se positionner publiquement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Free by five</title>
		<link>https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article2139</link>
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		<dc:date>2004-11-30T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Br&#233;sil</dc:subject>
		<dc:subject>OMS</dc:subject>
		<dc:subject>ONUSIDA </dc:subject>
		<dc:subject>Tha&#239;lande</dc:subject>
		<dc:subject>Ouganda</dc:subject>
		<dc:subject>Financement de la lutte contre le sida : contribution du G8</dc:subject>
		<dc:subject>Action 96</dc:subject>
		<dc:subject>V&#233;n&#233;zuela</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;La d&#233;claration internationale Free by 5 issue d'&#233;conomistes, d'expertEs en sant&#233; publique, d'acteurs et d'actrices politiques, d&#233;montre la n&#233;cessit&#233; et la faisabilit&#233; d'un acc&#232;s universel &#224; la gratuit&#233; des soins pour les personnes vivant avec le VIH.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?rubrique10" rel="directory"&gt;International&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot82" rel="tag"&gt;Br&#233;sil&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot93" rel="tag"&gt;OMS&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot155" rel="tag"&gt;ONUSIDA &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot250" rel="tag"&gt;Tha&#239;lande&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot983" rel="tag"&gt;Ouganda&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1063" rel="tag"&gt;Financement de la lutte contre le sida : contribution du G8&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1464" rel="tag"&gt;Action 96&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1501" rel="tag"&gt;V&#233;n&#233;zuela&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La d&#233;claration internationale Free by 5 issue d'&#233;conomistes, d'expertEs en sant&#233; publique, d'acteurs et d'actrices politiques, d&#233;montre la n&#233;cessit&#233; et la faisabilit&#233; d'un acc&#232;s universel &#224; la gratuit&#233; des soins pour les personnes vivant avec le VIH.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Act Up, qui a sign&#233; cette d&#233;claration et adh&#232;re &#224; ces recommandations pour un changement d'&#233;chelle, d'&#233;quit&#233;, d'efficacit&#233; et de qualit&#233; de la prise en charge m&#233;dicale, s'engage &#224; tout mettre en oeuvre pour que cet objectif soit atteint. En effet, les politiques actuelles relatives &#224; une prise en charge payante pour les personnes atteintes ne font qu'accentuer le gouffre entre les pays du Nord et ceux du Sud, s'inscrivant dans une logique criminelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souvent &#233;voqu&#233;e, la gratuit&#233; doit &#234;tre admise pour les tests de d&#233;pistage, la pr&#233;vention, la prise en charge m&#233;dicale des maladies opportunistes, les examens biologiques, les frais de consultations et d'hospitalisation, les antir&#233;troviraux, afin d'&#234;tre r&#233;ellement effective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ses derni&#232;res recommandations, l'OMS a souvent &#233;voqu&#233; cette n&#233;cessit&#233; d'un changement d'&#233;chelle, afin que le plus grand nombre de personnes infect&#233;es puissent avoir un acc&#232;s aux traitements : 3 millions de personnes sous traitement d'ici 2005. Pourtant, malgr&#233; cette prise de conscience, cet objectif semble difficile &#224; atteindre en l'&#233;tat actuel. Le manque de moyens et de volont&#233; politique restent les principaux obstacles. La seule issue pour atteindre l'universalit&#233; de l'acc&#232;s aux soins est alors &#233;vidente : la gratuit&#233; effective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreux exemples &#224; travers le monde viennent illustrer la faisabilit&#233; de la gratuit&#233;, comme au Br&#233;sil, en Ouganda et au V&#233;n&#233;zu&#233;la. En 2004, la Tha&#239;lande a &#233;galement annonc&#233; qu'ils allaient faire en sorte que des antir&#233;troviraux soient dispens&#233;s gratuitement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gratuit&#233; est donc primordiale pour une prise en charge de qualit&#233;, afin de favoriser l'&#233;quit&#233; entre malades, faciliter l'acc&#232;s aux structures de sant&#233; et permettre un traitement efficace et un suivi de qualit&#233;. Devant les cons&#233;quences &#233;conomiques du sida lorsque le traitement est payant, la n&#233;cessit&#233; d'une universalit&#233; de la gratuit&#233; des soins ne peut &#234;tre soumise &#224; une appr&#233;ciation des gouvernements, qui imposent des exemptions ou qui fixent le prix des traitements en fonction des revenus des personnes. Quelle que soit la situation socio-&#233;conomique, la gratuit&#233;, souvent synonyme de survie, ne peut &#234;tre ramen&#233;e &#224; de telles consid&#233;rations. Les politiques pr&#244;nant la n&#233;cessit&#233; de la participation &#233;conomique des personnes atteintes pour leur traitement n'ont jusqu'alors jamais fait leur preuve, montrant largement le d&#233;sastre caus&#233;. L'ensemble des arguments avanc&#233;s par ces politiques criminelles ne peut &#234;tre &#224; aucun moment recevable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#171; gratuit&#233; universelle &#187; n&#233;cessite des financements, pour 2004 - 2005, jug&#233;s par les expertEs de Free by 5, de 5,4 &#224; 6,4 milliards de dollars, tandis que ONUSIDA les estiment &#224; 3,8 milliards allant jusqu'&#224; 6,7 milliards en 2007. Les pays en d&#233;veloppement, qui se sont engag&#233;s en avril 2001 &#224; consacrer 15 % des d&#233;penses publiques &#224; la sant&#233;, doivent, enfin, tenir leurs engagements. Seul un partenariat &#233;troit de l'ensemble des acteurs et acrtices financiers nationaux et internationaux, consacr&#233; par un protocole international, garantirait une r&#233;elle effectivit&#233; de ces mesures.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Enjeux de l'acc&#232;s aux m&#233;dicaments g&#233;n&#233;riques contre le sida dans les pays en d&#233;veloppement</title>
		<link>https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article634</link>
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		<dc:date>2002-07-15T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>accords TRIPS/ADPIC</dc:subject>
		<dc:subject>Br&#233;sil</dc:subject>
		<dc:subject>OMC</dc:subject>
		<dc:subject>OMS</dc:subject>
		<dc:subject>Union Europ&#233;enne</dc:subject>
		<dc:subject>licence volontaire</dc:subject>
		<dc:subject>francais</dc:subject>
		<dc:subject>Conf&#233;rence internationale de Barcelone (juillet 2002)</dc:subject>
		<dc:subject>Enjeux acc&#232;s g&#233;n&#233;riques</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis l'av&#232;nement des multith&#233;rapies, les bailleurs internationaux utilisent l'argument du prix trop &#233;lev&#233; des m&#233;dicaments pour justifier leur refus de s'engager dans la prise en charge m&#233;dicale des malades du sida dans les pays pauvres. Depuis l'av&#232;nement des multith&#233;rapies, les bailleurs internationaux utilisent l'argument du prix trop &#233;lev&#233; des m&#233;dicaments pour justifier leur refus de s'engager dans la prise en charge m&#233;dicale des malades du sida dans les pays pauvres. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le probl&#232;me du (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?rubrique44" rel="directory"&gt;G&#233;n&#233;riques&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot81" rel="tag"&gt;accords TRIPS/ADPIC&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot82" rel="tag"&gt;Br&#233;sil&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot92" rel="tag"&gt;OMC&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot93" rel="tag"&gt;OMS&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot201" rel="tag"&gt;Union Europ&#233;enne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot232" rel="tag"&gt;licence volontaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot865" rel="tag"&gt;francais&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot874" rel="tag"&gt;Conf&#233;rence internationale de Barcelone (juillet 2002)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot890" rel="tag"&gt;Enjeux acc&#232;s g&#233;n&#233;riques&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis l'av&#232;nement des multith&#233;rapies, les bailleurs internationaux utilisent l'argument du prix trop &#233;lev&#233; des m&#233;dicaments pour justifier leur refus de s'engager dans la prise en charge m&#233;dicale des malades du sida dans les pays pauvres. &lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis l'av&#232;nement des multith&#233;rapies, les bailleurs internationaux utilisent l'argument du prix trop &#233;lev&#233; des m&#233;dicaments pour justifier leur refus de s'engager dans la prise en charge m&#233;dicale des malades du sida dans les pays pauvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me du prix des m&#233;dicaments se pose pour les ARVs mais aussi pour certains traitements contre les maladies opportunistes particuli&#232;rement chers (nizoral, fluconazol, acyclovir, etc.) ou pour les produits utilis&#233;s pour le diagnostic ou le suivi m&#233;dical.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourtant depuis deux ans, des versions &#171; g&#233;n&#233;riques &#187;1 de m&#233;dicaments antir&#233;troviraux par ticuli&#232;rement co&#251;teux sont fabriqu&#233;s dans des pays du Sud, par des producteurs gouvernementaux (Br&#233;sil, Tha&#239;lande) ou par des compagnies priv&#233;es (Inde), et vendus &#224; des prix tr&#232;s largement inf&#233;rieurs &#224; ceux des multinationales d&#233;tentrices des brevets sur les m&#233;dicaments de marques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes ainsi sortis d'un contexte de monopole, ce qui eu des cons&#233;quences particuli&#232;rement importantes en terme de prix...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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