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	<title>Act Up-Paris</title>
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	<description>Act Up-Paris est une association issue de la communaut&#233; homosexuelle, veillant &#224; d&#233;fendre toutes les populations touch&#233;es par le sida. C'est une association de personnes touch&#233;es par le VIH qui voient dans le sida avant tout une question politique.</description>
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		<title>Act Up-Paris</title>
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		<title>Workshop de la Motte</title>
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		<dc:subject>inhibiteurs de maturation</dc:subject>
		<dc:subject>INNTI</dc:subject>
		<dc:subject>booster</dc:subject>
		<dc:subject>inhibiteurs d'entr&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>inhibiteurs d'int&#233;grase</dc:subject>
		<dc:subject>Protocoles 57</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Pour la 4&#232;me &#233;dition du workshop : nouvelles classes d'antir&#233;troviraux, les participants n'ont pas &#233;t&#233; d&#233;&#231;us. Un programme de qualit&#233;, des explications concises, l'avenir de la recherche pr&#233;sent&#233; clairement. Retour sur une riche journ&#233;e.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?rubrique5" rel="directory"&gt;Traitements Recherche&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot79" rel="tag"&gt;inhibiteurs de maturation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot378" rel="tag"&gt;INNTI&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1324" rel="tag"&gt;booster&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1745" rel="tag"&gt;inhibiteurs d'entr&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1811" rel="tag"&gt;inhibiteurs d'int&#233;grase&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot2462" rel="tag"&gt;Protocoles 57&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour la 4&#232;me &#233;dition du workshop : nouvelles classes d'antir&#233;troviraux&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La Grande Motte, 26 juin 2009&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, les participants n'ont pas &#233;t&#233; d&#233;&#231;us. Un programme de qualit&#233;, des explications concises, l'avenir de la recherche pr&#233;sent&#233; clairement. Retour sur une riche journ&#233;e&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Nouveaux boosters&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un booster est un terme emprunt&#233; &#224; l'anglais qui signifie : augmenter. Certaines mol&#233;cules augmentent l'efficacit&#233; d'autres mol&#233;cules en retardant leur &#233;limination par voie h&#233;patique et en augmentant ainsi leur concentration sanguine. Le ritonavir est ainsi utilis&#233; pour booster d'autres inhibiteurs de prot&#233;ase. Cela peut permettre de diminuer le nombre de prises quotidiennes et d'augmenter l'efficacit&#233; d'une mol&#233;cule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tude de quelques cas semble indiquer que le fluconazole pourrait lui aussi &#234;tre envisag&#233; comme un booster suppl&#233;mentaire possible. Le fluconazole a une demi-vie de plus de 30 heures, avantage ind&#233;niable dans le cadre d'une prescription pour stimuler l'action d'autres antir&#233;troviraux. De son c&#244;t&#233;, le nelfinavir pourrait aussi servir de booster en am&#233;liorant l'absorption intestinale. M&#234;me si le nelfinavir n'est plus inclus parmi les premiers antir&#233;troviraux de premi&#232;re ligne, son profil de tol&#233;rance est bon. Les interactions entre le lopinavir et l'ampr&#233;navir, provoquent un effet booster entre eux, il est donc d&#233;conseill&#233; de les prescrire ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux mol&#233;cules nouvelles sont en d&#233;veloppement actuellement : le GS 9350. L'&#233;tude GS2160101 montre qu'il pourrait &#234;tre &#171; id&#233;al &#187; pour calquer le cahier de charge du ritonavir. Il n'a pas d'effet antir&#233;troviral et pas d'effet inducteur enzymatique. Autre piste : le m&#233;tazolame, booster en pr&#233;paration, pris en 150 mg avec de l'elvit&#233;gravir il est &#233;quivalent &#224; la dose de Norvir de 100 mg.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le SPI452 est aussi envisag&#233; mais il semble moins bien, avec une inhibition + ou &#8211; importante. Il provoque assez peu de naus&#233;es et de diarrh&#233;es. Il n'a pas &#233;t&#233; compar&#233; au ritonavir, mais semble pouvoir booster le maraviroc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;veloppement de ces boosters est inattendu, l'utilisation du ritonavir en booster d&#233;pend d'un concours exceptionnel. L'important pour la recherche &#224; venir dans ce domaine est de conserver une prescription en prise unique quotidienne, l'effet combin&#233; avec des antir&#233;troviraux et un effet inhibiteur.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Inhibiteurs de maturation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette classe th&#233;rapeutique d'antir&#233;troviraux est en cours de d&#233;veloppement. Elle cible la fin du cycle de reproduction du VIH, en agissant au moment o&#249; le &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot806' class=&#034;spip_in&#034;&gt;virion&lt;/a&gt; s'appr&#234;te &#224; &#234;tre finalis&#233;. Le processus de maturation est indispensable, sans lui le nouveau virus ne peut pas fonctionner. C'est la phase la plus tardive qui survient apr&#232;s le bourgeonnement. La maturation permet d'obtenir une capside d'aspect condens&#233;, de g&#233;om&#233;trie conique qui doit prot&#233;ger le mat&#233;riel g&#233;n&#233;tique du virus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs produits sont &#224; l'&#233;tude, dont un &#224; un stade un peu plus avanc&#233;, anciennement connu sous l'appellation beverimat, il porte le code MPC-4326. Cette mol&#233;cule agit en emp&#234;chant la maturation correcte du virion, ce qui fait que la capside ne peut pas &#234;tre fonctionnelle. Le m&#233;canisme d'action n'est pas encore compl&#232;tement &#233;lucid&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le MPC 4326 a une longue demi-vie, mais il existe des interactions entre les r&#233;sistances aux inhibiteurs de prot&#233;ase et celles au b&#233;v&#233;rimat. Pour les recherches &#224; venir, un des objectifs &#224; ne pas perdre de vue sera de faire attention aux polymorphismes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Nouveaux INNTI&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les analogues non nucl&#233;osidiques inhibiteurs de transcriptase inverse ou INNTI font partie de la classe th&#233;rapeutique d'antir&#233;troviraux qui agit au niveau de la transcriptase inverse du VIH, mais diff&#233;remment des analogues nucl&#233;osidiques. Ils bloquent la transcriptase en se fixant sur le site actif de cette enzyme et l'emp&#234;chent de fonctionner. Les mol&#233;cules disponibles en 2009 sont la n&#233;virapine, l'efavirenz et plus r&#233;cemment l'&#233;travirine. La delavirdine est prise par quelques personnes en France, mais n'a jamais d&#233;pass&#233; le stade de l'ATU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les mol&#233;cules qui devraient arriver sur le march&#233; prochainement se trouve la rilpivirine, actuellement en phase II, qui pourrait gr&#226;ce &#224; une bonne r&#233;ponse virologique, &#234;tre proche des r&#233;sultats obtenus par l'efavirenz. Il a le m&#234;me profil de r&#233;sistance que l'&#233;travirine. Il n'est pas efficace sur le VIH-2. A part cette mol&#233;cule, on trouve peu de donn&#233;es sur les autres produits qui concourent dans cette cat&#233;gorie. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'IDX 899, de GSK, est actif sur les souches r&#233;sistantes &#224; la nevirapine et &#224; l'efavienz. Il est comparable &#224; la rilpivirine. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le RDEA 806, de bio sciences, est efficace sur souche sauvage et souches r&#233;sistantes. Son activit&#233; sur des souches r&#233;sistantes est comparable &#224; l'&#233;travirine et la rilpivirine. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le UK 453, 061 de Pfizer s'appellera elsivirine, il est en phase I. Il a une demie vie plus courte, mais son activit&#233; sur un court temps semble avoir une bonne efficacit&#233;.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Deux autres mol&#233;cules, Pirimid 1 et Aropy 1, ne seront sans doute pas d&#233;velopp&#233;es car les laboratoires n'ont pas obtenu assez de r&#233;sultats.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Inhibiteurs d'int&#233;grase&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;R&#233;cemment arriv&#233; dans la panoplie des antir&#233;troviraux, le ralt&#233;gravir est actuellement le seul inhibiteur d'int&#233;grase disponible. Il agit sur une cible diff&#233;rente des autres m&#233;dicaments, une enzyme sp&#233;cifique du VIH, appel&#233;e l'int&#233;grase, qui est n&#233;cessaire &#224; sa r&#233;plication. Son r&#244;le est d'int&#233;grer l'ADN provenant du virus dans l'ADN des chromosomes de la cellule infect&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'int&#233;gration se d&#233;roule en trois temps : la maturation de l'int&#233;grase ; le transfert de brin, &#233;tape d'int&#233;gration proprement dite ; la r&#233;paration de l'ADN.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre mol&#233;cule proche d'&#234;tre commercialis&#233;e : l'elvit&#233;gravir qui est actuellement en phase II et III. Le ralt&#233;gravir et l'elvit&#233;gravir sont tous les deux des inhibiteurs de transfert de brins. Le ralt&#233;gravir semble poser des probl&#232;mes de mutations et de r&#233;sistances.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Inhibiteurs de CCR5&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La p&#233;n&#233;tration du VIH &#224; l'int&#233;rieur de la cellule n&#233;cessite au pr&#233;alable une &#233;tape qui est la reconnaissance par l'enveloppe virale (gp120) de mol&#233;cules de surface de la cellule cibl&#233;e appel&#233;es r&#233;cepteurs et co-r&#233;cepteurs. Leur fonction habituelle est de reconna&#238;tre des substances solubles connues sous le nom de ch&#233;mokines (substances chimio-attractantes). Le r&#233;cepteur ayant la plus haute affinit&#233; pour le VIH est la mol&#233;cule CD4. Un co-r&#233;cepteur est &#233;galement n&#233;cessaire &#224; la p&#233;n&#233;tration du virus, ce peut &#234;tre soit la mol&#233;cule CXCR4, reconnue seulement par les VIH-1 qui se r&#233;pliquent dans les lign&#233;es de cellules T, soit une autre mol&#233;cule nomm&#233;e CCR5, exprim&#233;e surtout par les lymphocytes T m&#233;moires et les macrophages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;couverte de ces r&#233;cepteurs a permis la mise au point de substances capables de bloquer l'entr&#233;e du virus dans la cellule h&#244;te en emp&#234;chant la reconnaissance d'un ou des co-r&#233;cepteurs par le VIH. Les inhibiteurs des co-r&#233;cepteurs CCR5 n'ont pas d'activit&#233; sur les virus utilisant CXCR4, il faut donc utiliser un test de tropisme avant la prescription. Les virus CXCR4 purs sont tr&#232;s rares, les virus CCR5-CXCR4 utilise plus efficacement CCR5 que CXCR4. Il y a une corr&#233;lation entre la pr&#233;sence de CXCR4 et une perte de CD4 plus importante. Les CCR5 semblent avoir un r&#244;le dans l'immunit&#233; anti-infectieuse. Il y a un sur-gain en CD4 sous antagonistes de CCR5, ce qui veut dire qu'en plus de leur action virologique, ils auraient une fonction immunologique, comme mol&#233;cule de co-activation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cellules pr&#233;sentatrices en antig&#232;nes donnent le premier signal d'activation mais pour que les lymphocytes T agissent, il faut une co-activation. Quand il y a cette interaction &#224; la synapse, il y a un recrutement de la mol&#233;cule de CCR5 qui, sollicit&#233;e, devient la co-activation n&#233;cessaire. La densit&#233; membranaire en CCR5 d&#233;termine le niveau d'activation lymphocytaire. Or, le niveau d'activation est corr&#233;l&#233; avec le niveau d'expression de la mol&#233;cule CCR5. Les individus qui ont des CCR5 activent moins leur lymphocytes, le CCR5 en co-activation peut donc jouer un r&#244;le dans l'immunit&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire la fiche essai Marimmuno&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seule mol&#233;cule disponible actuellement est le maraviroc. Le vicriviroc de Schering Plough continue son d&#233;veloppement, il est actuellement en phase II pour les personnes na&#239;ves de traitement et en phase III pour les celles qui en ont d&#233;j&#224; pris. GSK lance une phase I pour le GSK 706769, et Pfizer, une phase II pour son PF 232 798.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La Grande Motte, 26 juin 2009&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lire la fiche essai &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article3794' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Marimmuno&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Retour de la CROI</title>
		<link>https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article325</link>
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		<dc:subject>effets ind&#233;sirables</dc:subject>
		<dc:subject>inhibiteurs de maturation</dc:subject>
		<dc:subject>T20</dc:subject>
		<dc:subject>vaccins</dc:subject>
		<dc:subject>TMC 114</dc:subject>
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		<dc:subject>vaccination</dc:subject>
		<dc:subject>interruption de traitement</dc:subject>
		<dc:subject>Protocoles 28</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;La tenue de la 10&#232;me conf&#233;rence sur les r&#233;trovirus et les maladies opportunistes (CROI) dans la ville de Boston, aux universit&#233;s prestigieuses, devait &#234;tre un bon pr&#233;sage d'une manifestation de haute qualit&#233;.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot79" rel="tag"&gt;inhibiteurs de maturation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot136" rel="tag"&gt;T20&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot190" rel="tag"&gt;vaccins&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot198" rel="tag"&gt;TMC 114&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot312" rel="tag"&gt;t&#233;nofovir (TDF)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot336" rel="tag"&gt;r&#233;sistance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot376" rel="tag"&gt;ARN&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot381" rel="tag"&gt;r&#233;plication&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot492" rel="tag"&gt;TMF&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot534" rel="tag"&gt;T1249&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot576" rel="tag"&gt;Emtriva&#174;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot668" rel="tag"&gt;vaccination&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot687" rel="tag"&gt;interruption de traitement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot964" rel="tag"&gt;Protocoles 28&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://site-2003-2017.actupparis.org/local/cache-vignettes/L150xH96/arton325-6a9c2.jpg?1695172336' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='96' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La tenue de la 10&#232;me conf&#233;rence sur les r&#233;trovirus et les maladies opportunistes (CROI) dans la ville de Boston, aux universit&#233;s prestigieuses, devait &#234;tre un bon pr&#233;sage d'une manifestation de haute qualit&#233;. Ce fut le cas.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;impressions g&#233;n&#233;rales&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_499 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/IMG/jpg/triangle-grand.jpg' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='JPEG - 17.6 kio' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://site-2003-2017.actupparis.org/local/cache-vignettes/L100xH150/triangle-grand-d56cd-7a5ce.jpg?1695173545' width='100' height='150' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Bon nombre de travaux de recherche fondamentale, de pistes nouvelles en cours d'exploration devaient aboutir lors de cette conf&#233;rence &#224; des pr&#233;sentations qui feraient date. Sans tomber dans un optimisme b&#233;at, ni sans p&#234;cher par exc&#232;s de critique, il faut dire que ce rassemblement des scientifiques qui travaillent sur le VIH a produit des d&#233;bats montrant la voie dans laquelle la recherche actuelle est engag&#233;e. On ne peut pas dire qu'on ne les avait pas vu venir, il &#233;tait seulement n&#233;cessaire que certains travaux aboutissent pour v&#233;rifier que le chemin emprunt&#233; &#233;tait le bon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, malgr&#233; les r&#233;sultats extraordinaires des antiprot&#233;ases, suivis de l'apparition des HAARTs, on avait vu sombrer les hypoth&#232;ses d'&#233;radication puis appara&#238;tre les troubles m&#233;taboliques, les lipodystrophies et les probl&#232;mes cardio-vasculaires. Le strict respect des traitements a c&#233;d&#233; la place aux interruptions programm&#233;es, de nouvelles mol&#233;cules sont apparues et tout ceci concourt &#224; permettre de nouvelles strat&#233;gies th&#233;rapeutiques plus efficaces, plus simples, plus s&#251;res. Il faut bien comprendre que du temps est n&#233;cessaire pour permettre d'&#233;valuer des strat&#233;gies au long cours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'apparition de nouvelles mol&#233;cules antivirales, par exemple, ne demande pas seulement un temps de validation pour leur emploi mais bouscule aussi les strat&#233;gies de traitement : elles permettent de mieux s'adapter aux cas particuliers, redonnent de l'espoir aux personnes dans l'impasse, compl&#232;tent parfois un arsenal m&#233;dicamenteux lacunaire. Rien d'&#233;tonnant donc qu'apr&#232;s une intense p&#233;riode de travaux de recherche, il faille faire un peu le point sur les nouvelles perspectives que nous offrent les r&#233;sultats r&#233;cemment acquis. Mais cette 10&#232;me CROI fut aussi l'occasion de d&#233;couvrir de nouvelles pistes &#224; explorer : la difficile qu&#234;te d'un vaccin a connu bien des d&#233;ceptions mais les chercheurs poursuivent toujours plus avant des travaux dans des directions inexplor&#233;es jusque l&#224; et ce, gr&#226;ce &#224; des techniques qui ont fait leur apparition. Les travaux d'autres disciplines viennent aussi apporter des id&#233;es nouvelles, incitant les m&#233;decins &#224; plus d'audace pour d&#233;passer les limites atteintes par les techniques traditionnelles. Et les malades ? Les ann&#233;es passant, les perspectives changent, les habitudes et les envies aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus concr&#232;tement, faisons le tour des principaux domaines trait&#233;s lors de cette 10&#232;me CROI.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;r&#233;plication virale et pathogen&#232;se&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Des chercheurs se sont int&#233;ress&#233;s &#224; divers facteurs qui limitent l'action des antiviraux. Parmi ceux-ci figurent certains m&#233;canismes de nos cellules qui en &#233;liminent les antiviraux, une sorte de moyen de faire le m&#233;nage. Ces m&#233;canismes, responsables de la limitation de nombreux traitements, notamment en canc&#233;rologie, sont plus ou moins influenc&#233;s par les m&#233;dicaments absorb&#233;s et concourent aux ph&#233;nom&#232;nes d'interaction m&#233;dicamenteuse. Ainsi, un non nucl&#233;osidique entra&#238;ne la diminution des m&#233;canismes d'&#233;limination des non nucl&#233;osidiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais tout ceci est aussi fonction de pr&#233;dispositions g&#233;n&#233;tiques, ce qui ne facilite pas la t&#226;che. Et pour parfaire la complexit&#233; du tableau, il y aurait un lien entre l'expression des r&#233;cepteurs CCR5 et CXCR4, n&#233;cessaires &#224; l'entr&#233;e du virus dans les cellules, et ces fameux canaux d'&#233;limination. Ainsi, certaines pr&#233;dispositions g&#233;n&#233;tiques favoriseraient l'&#233;limination des inhibiteurs de prot&#233;ase mais aussi l'expression des r&#233;cepteurs CXCR4, d'o&#249; un int&#233;r&#234;t renforc&#233; pour les m&#233;dicaments qui emp&#234;chent l'entr&#233;e du virus par ce moyen. Evidemment, tout cela est de la technique de laboratoire et n'a pas encore de validation claire dans la &#171; vraie vie &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;nouveaux antir&#233;troviraux&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans les nouveaut&#233;s de ce cr&#251; 2003 de la conf&#233;rence am&#233;ricaine, un nouveau venu : l'inhibiteur de maturation. Son nom est pour l'instant PA457. L'effet antiviral de cette nouvelle mol&#233;cule agit sur une &#233;tape tardive de la formation du virus dans les cellules infect&#233;es. Elle agit en fait sur la formation des prot&#233;ines qui forment l'enveloppe interne du g&#233;nome viral, le core, en emp&#234;chant leur constitution correcte. L'&#233;tude de cet antiviral en est &#224; la phase de laboratoire et devrait &#234;tre test&#233;e en clinique en 2003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En essai clinique de phase III, l'emtricitabine (FTC) est &#233;tudi&#233; &#233;galement chez l'enfant. Outre que la rapidit&#233; des &#233;tudes p&#233;diatriques de nouveaux produits n'est pas chose courante, il y a ici un int&#233;r&#234;t particulier dans la mesure o&#249; l'emtricitabine est un analogue nucl&#233;osidique &#224; longue dur&#233;e de vie : une seule prise par jour devrait permettre d'atteindre une efficacit&#233; suffisante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'usage du T&#233;nofovir DF en lieu et place de la d4T semble se confirmer : &#224; efficacit&#233; &#233;gale, la nouvelle mol&#233;cule se montre moins toxique pour les mitochondries, ce qui est d&#233;j&#224; un progr&#232;s, m&#234;me si les troubles lipidiques n'ont pas l'air am&#233;lior&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le tipranavir, inhibiteur de prot&#233;ase &#224; la forme originale, poursuit la longue route des essais de validation. Tout porte &#224; croire qu'il sera efficace chez des personnes ayant d&#233;j&#224; subi pas mal d'autres inhibiteurs de prot&#233;ase auxquels le virus est devenu r&#233;sistant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le TMC114 est un nouvel inhibiteur de prot&#233;ase int&#233;ressant. Les premi&#232;res &#233;tudes montrent une remarquable efficacit&#233; in vitro sur tous les virus r&#233;sistants &#224; sa classe de m&#233;dicament. Test&#233; chez des malades ayant un virus particuli&#232;rement r&#233;sistant aux inhibiteurs de prot&#233;ase, il semble tenir ses promesses de laboratoire puisqu'il a permis une r&#233;duction importante de charge virale. Ses effets ind&#233;sirables semblent essentiellement d'ordre digestif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La grande vogue, ce sont les moyens de combattre l'entr&#233;e du virus dans les cellules. Pour cela tout est en test : des r&#233;cepteurs CD4 solubles qui, se fixant sur les virus, emp&#234;chent leur accroche sur les cellules cibles ; de plus en plus d'inhibiteurs de co-r&#233;cepteurs CXCR4 et CCR5 sont propos&#233;s. Tous les laboratoires se pressent pour trouver leur formule. Peu de ces produits sont pour l'instant en &#233;tude clinique. Restent les inhibiteurs de fusion du laboratoire Roche, les fameux T20 et T1249.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis que le T20 est en cours d'utilisation, les recherches sur la fusion et sur son m&#233;canisme sont nombreuses. On &#233;tudie les mutations virales et leur effet positif ou n&#233;gatif sur l'efficacit&#233; du T20. On &#233;tudie aussi ses associations avec les autres antir&#233;troviraux : divers essais d'interaction m&#233;dicamenteuse montrent qu'il n'y a pas d'interaction entre le T20 et les autres m&#233;dicaments.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les essais de validation du T20, d&#233;sormais connu sous le nom de Fuz&#233;on&#174;, ont &#233;t&#233; publi&#233;s. On n'aura pas manqu&#233; cette nouvelle tant les discussions sur le prix exorbitant de ce produit ont &#233;t&#233; vives depuis la CROI. Comme on l'attendait, ce produit a montr&#233; une efficacit&#233; int&#233;ressante chez tous ceux qui sont en impasse th&#233;rapeutique. De plus, un ph&#233;nom&#232;ne int&#233;ressant intervient dans ce succ&#232;s ; certaines mutations du virus, suite &#224; la pression d'autres antiviraux, permettent au T20 d'&#234;tre plus efficace : le virus est devenu moins efficace dans son processus d'entr&#233;e dans la cellule et le T20 a plus de temps pour agir. Mais cela ne doit pas nous faire perdre de vue que le T20 a aussi ses faiblesses et notamment celle de provoquer une &#233;volution facile du virus qui, ainsi, lui &#233;chappe. Les essais pr&#233;sent&#233;s font aussi &#233;tat de divers effets ind&#233;sirables sans risque majeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le T-1249 est un nouvel inhibiteur de fusion mieux adapt&#233; au r&#244;le qui lui est d&#233;volu que son pr&#233;d&#233;cesseur, le T20, avec lequel il partage le mode d'action. Son int&#233;r&#234;t r&#233;side dans une efficacit&#233; conserv&#233;e vis-&#224;-vis de souches ayant acquis une r&#233;sistance au T20. Les premiers essais sont encourageants.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;arni&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Directement issue de la g&#233;n&#233;tique, la technique des &#171; interf&#233;rences ARN &#187; ou ARNi a fait fureur &#224; Boston. Mais si cette technique fascine, elle reste encore dans le domaine exp&#233;rimental. Tout au plus quelques souris de laboratoire ont pu en &#171; b&#233;n&#233;ficier &#187; pour l'instant. Sans vous exposer &#224; quelque &#034;crampe de cerveau&#034;, une petite explication sur ces ph&#233;nom&#232;nes initialement d&#233;couverts par les botanistes chez les p&#233;tunias.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit de petits fragments d'ARN pr&#233;sents &#224; l'&#233;tat naturel sous forme d'ARN double brin. On estime que leur r&#244;le naturel peut &#234;tre celui d'antiviral, de protection contre l'expression de g&#232;nes &#233;trangers et d'&#233;limination d'ARN d&#233;ficients ou alt&#233;r&#233;s. Leur pr&#233;sence dans une cellule permet de supprimer la transcription d'un g&#232;ne par inhibition de l'ARN messager cible. Il suffit de conna&#238;tre la s&#233;quence de l'ARN messager que l'on veut &#233;liminer pour produire l'ARNi correspondant. On imagine ais&#233;ment (enfin apr&#232;s avoir consult&#233; le &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?rubrique81' class=&#034;spip_in&#034;&gt;glossaire&lt;/a&gt;, s'&#234;tre creus&#233; un peu le cr&#226;ne et avoir pris une aspirine pour s'en remettre) l'int&#233;r&#234;t de cette technique dans le domaine de l'infection &#224; VIH : il s'agit ni plus ni moins que de cibler le g&#232;ne du VIH introduit dans nos cellules ou tout du moins un petit bout indispensable &#224; sa production. Evidemment, le talon d'Achille de cette histoire n'est autre que de savoir comment amener les fameux ARNi entiers dans nos cellules. Et ironie de l'histoire, &#224; quoi a-t-on pens&#233; pour cela ? &#224; des virus bien s&#251;r ! Ce n'est probablement pas pour demain matin. On arrive p&#233;niblement pour l'instant &#224; bricoler quelques g&#232;nes faciles &#224; identifier chez des souris de laboratoire. Mais c'est une affaire &#224; suivre.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;th&#233;rapies bas&#233;es sur l'immunit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Tant d'encre a coul&#233; dans la presse fran&#231;aise au sujet &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article1051' class=&#034;spip_in&#034;&gt;des r&#233;sultats d'essais Vacciter (ANRS 094) et Vacc-il2 (ANRS 093)&lt;/a&gt; que le sujet est bien connu. Il s'agissait pour ces deux essais de faire usage d'un vaccin &#224; but curatif pour voir si l'on pouvait obtenir une prolongation du contr&#244;le immunitaire lors d'arr&#234;ts de traitement antir&#233;troviral. Les r&#233;sultats pr&#233;sent&#233;s montrent que cette piste est int&#233;ressante mais demande &#224; &#234;tre confirm&#233;e tant sur le plan de la m&#233;thode de vaccination que sur les r&#233;sultats obtenus. Pas de quoi enfi&#233;vrer la France enti&#232;re ni d'ailleurs les congressistes rassembl&#233;s &#224; Boston. Cela reste un r&#233;sultat de recherche attendu et prometteur mais ne doit surtout pas inciter les malades &#224; se pr&#233;cipiter vers le prochain centre de vaccination.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;effets ind&#233;sirables&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De nombreux travaux ont &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;s &#224; la CROI 2003 qui ont permis de mieux cerner les probl&#232;mes d'effets ind&#233;sirables des traitements mais aussi de la pr&#233;sence du virus. A c&#244;t&#233; des in&#233;vitables cohortes qui montrent la dure r&#233;alit&#233; des risques cardio-vasculaires, des cancers, des atteintes neurologiques nettement accrues chez les s&#233;ropositifs, il faut noter un expos&#233; particuli&#232;rement complet de Jacqueline Capeau (Facult&#233; de m&#233;decine Saint-Antoine, Paris) sur les progr&#232;s dans la compr&#233;hension des lipodystrophies. Cela lui vaut d'ailleurs d'&#234;tre tr&#232;s sollicit&#233;e pour pr&#233;senter &#224; nouveau ce remarquable travail de synth&#232;se comme nous n'avons pas manqu&#233; de le faire lors de &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article1060' class=&#034;spip_in&#034;&gt;notre r&#233;cente R&#233;PI (R&#233;union Publique d'Information)&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;transmission materno-f&#339;tale, p&#233;diatrie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les essais de r&#233;duction de la transmission m&#232;re-enfant se poursuivent principalement dans les pays en d&#233;veloppement o&#249; la mise sous traitement n'est de loin pas la r&#232;gle comme on le sait si bien. Mais cela pr&#233;sente des inconv&#233;nients majeurs dans ce type de traitement &#224; court terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En particulier, diverses &#233;tudes montrent bien maintenant le risque non seulement de d&#233;veloppement de r&#233;sistances aux produits employ&#233;s chez la m&#232;re trait&#233;e pour l'accouchement, l'AZT et la n&#233;virapine, mais aussi de transmission de ces souches r&#233;sistantes &#224; l'enfant lorsqu'il est contamin&#233;. Le principal probl&#232;me pos&#233; est que ces produits plus r&#233;pandus que d'autres dans les pays pauvres ne seront plus utilisables pour soigner les personnes ainsi devenues r&#233;sistantes. Il est clair, par ailleurs, que l'allaitement naturel des enfants est aussi une source de contamination, y compris par les souches &#233;ventuellement r&#233;sistantes, et ce d'autant plus que la m&#232;re a un syst&#232;me immunitaire d&#233;grad&#233;. Cependant, les r&#233;sultats montrent que cette voie de transmission donne heureusement moins de cas qu'on aurait pu le craindre.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;coinfection VIH et h&#233;patites&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'originalit&#233; en la mati&#232;re a &#233;t&#233; apport&#233;e cette ann&#233;e avec ce r&#233;sultat surprenant : l'infection par le virus GBV-C dit virus de l'h&#233;patite G conf&#232;re au porteur s&#233;ropositif au VIH une certaine protection. Les &#233;tudes pr&#233;sent&#233;es montrent que la mortalit&#233; est moindre chez ces coinfect&#233;s. Il s'av&#232;re cependant que ce virus &#171; protecteur &#187; n'infecte pas longtemps son porteur, notre syst&#232;me immunitaire nous en d&#233;barrasse assez facilement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le domaine de la coinfection VIH-VHB, un int&#233;r&#234;t certain se porte actuellement sur le T&#233;nofovir DF. En effet, cet agent anti-VIH nouveau est actif contre le VHB. Des &#233;tudes compl&#233;mentaires sont en cours.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une autre pr&#233;sentation a permis d'apprendre que la morphine r&#233;duit l'effet des th&#233;rapies &#224; l'interf&#233;ron chez les personnes coinfect&#233;es VIH-VHC ainsi que l'effet naturel des lymphocytes CD8 qui sont la principale r&#233;ponse immunitaire &#224; l'infection virale.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;vaccins&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D&#233;cid&#233;ment, les recherches sur les vaccins sont difficiles et avancent tr&#232;s lentement tant le VIH est variable et &#233;chappe facilement aux strat&#233;gies vaccinales test&#233;es. La derni&#232;re en date consiste &#224; se baser sur les anticorps naturels produits par les personnes infect&#233;es et &#224; produire des substances vaccinales avec une technique qui pourrait s'apparenter &#224; la prise d'empreintes. Ainsi, on &#171; moule &#187; l'anticorps pour produire un antig&#232;ne servant de vaccin afin que la personne vaccin&#233;e puisse en fabriquer un anticorps.&lt;br class='autobr' /&gt;
Reste &#224; savoir si cette technique ne risque pas d'&#234;tre &#224; nouveau battue en br&#232;che : il nous a &#233;t&#233; expliqu&#233; la course folle des anticorps produits par nos d&#233;fenses immunitaires et les mutations du virus pour y &#233;chapper. Il semble que cette poursuite est sans fin. A chaque progr&#232;s du syst&#232;me immunitaire le virus r&#233;pond par une mutation, parfois m&#234;me tr&#232;s petite, qui lui permet d'&#233;chapper &#224; la vigilance de nos d&#233;fenses.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;r&#233;sistances&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Certaines mutations du VIH diminuant sa capacit&#233; r&#233;plicative, il n'y a pas que du n&#233;gatif &#224; avoir un virus r&#233;sistant et un traitement moins efficace. Ainsi, l'apparition de certaines mutations dont la plus c&#233;l&#232;bre est baptis&#233;e M184V peut r&#233;duire la capacit&#233; r&#233;plicative du virus jusqu'&#224; moins de 30%. L'apparition de r&#233;sistances est fonction des traitements, du suivi r&#233;gulier de ces traitements mais aussi de la variabilit&#233; des virus (dit polymorphisme g&#233;n&#233;tique).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La coinfection par deux souches VIH diff&#233;rentes a &#233;t&#233; &#233;tudi&#233;e par une &#233;quipe suisse aupr&#232;s d'usagers de drogues intraveineuses. On note dans les r&#233;sultats que tous, asymptomatiques &#224; long terme, se sont retrouv&#233;s avec une perte acc&#233;l&#233;r&#233;e de CD4 et une charge virale galopante due &#224; une surinfection li&#233;e &#224; une deuxi&#232;me contamination par un virus diff&#233;rent. Cela permet de rappeler que la surinfection est dangereuse et que les relations sexuelles non prot&#233;g&#233;es entre s&#233;ropositifs exposent &#224; ce risque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce r&#233;sultat pourrait &#234;tre temp&#233;r&#233; par un autre dans le domaine de la transmission de virus r&#233;sistants : il appara&#238;t que les virus r&#233;sistants se transmettent plus difficilement que les virus sauvages.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;strat&#233;gies de traitement&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les interruptions de traitement &#233;taient &#233;videmment au c&#339;ur des pr&#233;sentations de strat&#233;gies th&#233;rapeutiques.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour ce qui est de la mise sous traitement des personnes en phase de primo-infection, les r&#233;sultats donn&#233;s par la cohorte Primo ou l'essai Primstop (ANRS 100) semblent confirmer qu'il est r&#233;aliste de recommander un traitement plus tardif, comme le conseille le rapport Delfraissy. Tout au plus faudra-t-il encore attendre cet &#233;t&#233;, &#224; la conf&#233;rence de Paris, les r&#233;sultats de l'&#233;tude Interprim pour savoir si l'usage d'interleukine 2 am&#233;liore ces r&#233;sultats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;tude a particuli&#232;rement capt&#233; l'attention des congressistes de Boston, puisqu'elle comparait traitement continu, interruption et reprise bas&#233;e sur le nombre des CD4 et interruptions r&#233;guli&#232;res, une semaine avec, une semaine sans. Le meilleur r&#233;sultat est sans conteste celui de la strat&#233;gie de reprise bas&#233;e sur l'immunit&#233;. En effet, si chez ces malades, le compte des CD4 est au final plus bas que chez les autres, d&#251; &#224; la technique employ&#233;e, en revanche il ne s'av&#232;re pas plus dangereux (minimum d'&#233;checs) et reste celui qui soumet les malades &#224; la plus petite quantit&#233; de m&#233;dicaments (33%). Seule originalit&#233; de cet essai : conduit en Tha&#239;lande, la difficult&#233; majeure a &#233;t&#233; d'ordre psychologique. Il s'agissait de faire comprendre aux patients surpris l'int&#233;r&#234;t d'arr&#234;ter leur traitement, eux pour qui c'&#233;tait une chance d'avoir pu en obtenir un.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre &#233;tude a &#233;t&#233; men&#233;e en collectant des donn&#233;es sur 1784 personnes incluses dans 13 &#233;tudes de cohorte de nombreux pays. Tous les malades inclus &#233;taient en &#233;chec de traitement avec une charge virale mesurable depuis au moins 4 mois. Les observations rapport&#233;es par cette &#233;tude permettent de savoir quelle est la meilleure conduite &#224; tenir dans ce cas. Or, si l'on constate que la disparition des CD4 est d'autant plus rapide que la charge virale est &#233;lev&#233;e, cette diminution est moindre sous traitement qu'en absence de traitement et ce, malgr&#233; des r&#233;sistances parfois fortes du virus aux m&#233;dicaments pris. Cela s'explique par la perte d'efficacit&#233; du virus mut&#233; par rapport &#224; un virus qui n'est pas soumis &#224; la pression des antiviraux. Cela a d'ailleurs conduit certains cliniciens &#224; &#233;tudier la possibilit&#233; d'employer des all&#232;gements de traitement dans le but de maintenir le virus dans un &#233;tat amoindri par des mutations. Quelques r&#233;sultats sont encore &#224; attendre, comme notamment ceux de &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article244' class=&#034;spip_in&#034;&gt;l'essai ANRS Vista&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La controverse a fait rage entre l'&#233;tude californienne CPCRA064 de J. Lawrence et les r&#233;sultats de l'essai Gighaart de Christine Katlama. Refus&#233;e l'ann&#233;e derni&#232;re, la clinicienne a pu partager ses r&#233;sultats, cette ann&#233;e. Rappelons qu'il s'agissait de montrer l'int&#233;r&#234;t qu'il y a ou non &#224; utiliser une interruption de traitement avant un traitement dit de sauvetage, c'est &#224; dire chez des malades totalement en impasse th&#233;rapeutique. On voit aussit&#244;t la perfidie des organisateurs puisque les r&#233;sultats de Gighaart sont contradictoires avec ceux de l'&#233;tude californienne : cette derni&#232;re consid&#232;re l'interruption comme d&#233;l&#233;t&#232;re tandis que l'autre recommanderait plut&#244;t cette strat&#233;gie. Un certain nombre de choses permettent d'expliquer ces diff&#233;rences de r&#233;sultat. Principalement, le peu de b&#233;n&#233;fice et la perte en nombre de CD4 dans le premier essai sont probablement d&#251;s au fait que les malades en avaient encore &#224; perdre (inclusions &#224; 180 CD4 en moyenne) tandis que ceux de Gighaart ne risquaient plus grand chose de ce c&#244;t&#233;-l&#224; (26 CD4 en moyenne). L'autre diff&#233;rence est le traitement de sauvetage employ&#233; qui est r&#233;ellement plus puissant dans Gighaart avec une moyenne de 7 m&#233;dicaments.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;internet&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Comme toujours, les anglophones qui veulent poursuivre leurs investigations sur cette passionnante conf&#233;rence peuvent consulter son site internet &#224; l'adresse &lt;a href=&#034;http://www.retroconference.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.retroconference.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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