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	<title>Act Up-Paris</title>
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	<description>Act Up-Paris est une association issue de la communaut&#233; homosexuelle, veillant &#224; d&#233;fendre toutes les populations touch&#233;es par le sida. C'est une association de personnes touch&#233;es par le VIH qui voient dans le sida avant tout une question politique.</description>
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		<title>Act Up-Paris</title>
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		<title>Soigner, surveiller et punir. Observance et technoth&#233;rapeutiques</title>
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		<dc:subject>observance</dc:subject>
		<dc:subject>Protocoles 73</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Nous avons souhait&#233; faire cet article car il pose un certains nombre de questions &#233;thiques relatives aux questions de soins dans le domaine du VIH. Ces questions n'apportent pas pr&#233;sentement d'informations utiles aux soins ou au traitement, mais portent sur le contexte de &#171; pouvoir &#187; li&#233; &#224; la question de l'observance.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?rubrique5" rel="directory"&gt;Traitements Recherche&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot2908" rel="tag"&gt;Protocoles 73&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://site-2003-2017.actupparis.org/local/cache-vignettes/L150xH94/arton5098-fab01.png?1695160757' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='94' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nous avons souhait&#233; faire cet article car il pose un certains nombre de questions &#233;thiques relatives aux questions de soins dans le domaine du VIH. Ces questions n'apportent pas pr&#233;sentement d'informations utiles aux soins ou au traitement, mais portent sur le contexte de &#171; pouvoir &#187; li&#233; &#224; la question de l'observance. Il s'agit pour nous de retracer les id&#233;es d&#233;velopp&#233;es dans un article paru dans la revue Nursing Inquiry. Celles-ci font &#233;cho &#224; des questions que nous nous posons sur le risque qui existe de pr&#233;senter les strat&#233;gies de d&#233;pistage et traitement pr&#233;coce (test and treat) et de traitement comme pr&#233;vention (TasP &#8211; traitement comme pr&#233;vention) comme absolument id&#233;ales pour en finir avec l'&#233;pid&#233;mie et n&#233;cessairement lib&#233;ratrices pour les personnes vivant avec le VIH (PVVIH), notamment parce que la deuxi&#232;me viendrait mettre fin &#224; la stigmatisation des s&#233;ropositifVEs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les raisons du manque d'observance :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la distraction, le manque de rigueur, d'attention ou de m&#233;thode
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la relation avec son m&#233;decin
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la combinaison th&#233;rapeutique et les effets ind&#233;sirables
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les facteurs sociaux (perte d'emploi, ne pas avoir de logement stable&#8230; )
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la stigmatisation
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les ruptures d'approvisionnement
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le co&#251;t des m&#233;dicaments&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marilou Gagnon, Jean Daniel Jacob et Adrian Guta sont les auteurs de l'article publi&#233; sous le titre &#171; Treatment adherence redefined : a critical analysis of technotherapeutics&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En savoir plus : 1470254/Treatment_ adherence_redefined_ a_critical_analysis_of&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187; &lt;/strong&gt; (L'observance au traitement red&#233;finie : une analyse critique des technoth&#233;rapeutiques) dans lequel ils mettent en lumi&#232;re les risques inh&#233;rents &#224; des techniques visant en premier lieu &#224; am&#233;liorer l'observance au traitement, dont on conna&#238;t bien l'importance pour lutter efficacement contre le VIH. Nous allons exposer ce que cet article nous apprend.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pourquoi favoriser une bonne observance ? &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les auteurs de l'article rappellent que &#171; selon l'Organisation Mondiale de la Sant&#233; les taux d'observance sont particuli&#232;rement bas pour les personnes ayant une maladie chronique et devant prendre des traitements &#224; longs termes &#187; ; et qu'ils baissent avec la dur&#233;e du traitement et la survenue d'effets ind&#233;sirables. &lt;br class='manualbr' /&gt;Pour ce qui est du VIH, l'observance est positivement li&#233;e au contr&#244;le viral et la mauvaise observance &#224; un risque de survenue de r&#233;sistance aux traitements. La baisse de la charge virale r&#233;duit la probabilit&#233; d'une transmission du virus et donc devient un objectif non plus exclusivement pour sa propre sant&#233;, mais aussi pour celle de ses partenaires. &lt;br class='manualbr' /&gt;Enfin, last but not the least, les co&#251;ts annuels provenant de la mauvaise observance sont estim&#233;s &#224; 290 milliards aux USA&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Que sont les technoth&#233;rapeutiques ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Des recherches et des annonces plus ou moins r&#233;centes semblent indiquer qu'une classe de m&#233;dicaments pourrait guider avec pr&#233;cision l'observance au traitement quand ils sont associ&#233;s &#224; des microprocesseurs : les technoth&#233;rapeutiques. Elles sont destin&#233;es &#224; renforcer l'observance et orient&#233;es vers les maladies chroniques ou, en tout cas, n&#233;cessitant un traitement prolong&#233;. &lt;br class='manualbr' /&gt;En mars 2010, l'Universit&#233; de Floride a annonc&#233; que des chercheurs avaient r&#233;ussi &#224; int&#233;grer un microprocesseur et une antenne digestible dans une pilule standard, capables de transmettre &#224; un appareil &#233;lectronique port&#233; par le malade des informations par la suite transmises &#224; un t&#233;l&#233;phone portable ou un ordinateur portable. &lt;br class='manualbr' /&gt;Le secteur priv&#233; s'int&#233;resse &#233;galement aux technoth&#233;rapeutiques ou &#171; m&#233;dicaments digitaux &#187; (voire &#171; intelligents &#187;) et pense pouvoir bient&#244;t passer &#224; la phase de commercialisation, du fait de l'approbation du syst&#232;me par la FDA (&lt;a href=&#034;http://www.accessdata.fda.gov/cdrh_docs/reviews/K113070.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Food &amp; Drugs Administration &#8211; USA&lt;/a&gt;) . La pilule dot&#233;e de capteurs peut ainsi analyser les fluides &#224; l'int&#233;rieur de l'estomac et envoyer des signaux digitaux &#224; un microprocesseur implant&#233; sous la peau du malade ou en patch&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La version approuv&#233;e par la FDA est en patch, qui doit &#234;tre enlev&#233; lors de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; . &lt;br class='manualbr' /&gt;Aussi les informations quant &#224; l'ingestion ou non des m&#233;dicaments peuvent &#234;tre transmises en temps r&#233;el &#224; qui en est destinataire. D&#232;s lors se pose la question de savoir qui re&#231;oit ces informations et &#224; quoi peuvent-elles servir ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quelle analyse les auteurs apportent-ils ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;rement, il faut indiquer qu'ils se d&#233;centrent du cadre traditionnel du soin et du &#171; probl&#232;me &#187; de l'observance et s'appuient sur les propositions th&#233;oriques de Michel Foucault en termes d'anatomo-politique et de biopolitique, concepts respectivement centr&#233;s sur la &#171; discipline &#187; de l'individu et sur la r&#233;gulation de la vie &#224; l'&#233;chelle d'une population ou de l'Etat. (Sachant que pour Foucault, le monde contemporain se caract&#233;rise par l'effacement du pouvoir qui caract&#233;risait l'ancien r&#233;gime, celui de faire mourir via les supplices et ex&#233;cutions, au profit d'un nouveau type de pouvoir consistant &#224; faire vivre ou laisser mourir.) &lt;br class='manualbr' /&gt;La &#171; discipline &#187;, c'est l'int&#233;gration par chacun d'un contr&#244;le de soi en fonction de prescriptions admises comme au moins bonnes, au mieux n&#233;cessaires &#224; sa vie. &lt;br class='manualbr' /&gt;La discipline vaut si elle est continue, diffuse et si elle produit des individus qui orientent leur action en fonction d'un r&#233;f&#233;rentiel class&#233; et surtout hi&#233;rarchis&#233;. &lt;br class='manualbr' /&gt;Or ici, les technoth&#233;rapeutiques offrent la possibilit&#233; de produire des informations sur des comportements &#224; priori hi&#233;rarchis&#233;s, comme on a pu le voir plus haut. Et il s'agit bien de surveiller la prise de m&#233;dicaments, de fa&#231;on continue et en temps r&#233;el, pour &#171; le bien &#187; des individus et de la population. Par cette surveillance, ce contr&#244;le, les PVVIH se voient conf&#233;rer une responsabilit&#233; populationnelle : si elles ne sont pas observantes, elles accroissent les d&#233;penses de sant&#233; et prennent le risque de transmettre le virus &#224; leurs partenaires.&lt;br class='manualbr' /&gt;Les personnes qui ne prendront pas leur m&#233;dicament selon la prescription risqueront, outre une perte de chance th&#233;rapeutique, d'&#234;tre per&#231;ues comme davantage co&#251;teuses et dangereuses. &lt;br class='manualbr' /&gt;&#171; Comme cela a &#233;t&#233; observ&#233; historiquement, ces technologies peuvent devenir &#224; terme discriminantes et servir &#224; distinguer les &#171; bons &#187; des &#171; mauvais &#187;, ou, dans un sens bio-politique, &#224; diff&#233;rencier ceux qui sont dignes de la vie (d'avoir un traitement et du soutien) et ceux que l'Etat doit &#171; laisser mourir &#187; (refus de m&#233;dicaments ou de couverture sociale). Dans l'ensemble, nous comprenons les technotherapeutiques comme servant &#224; la fois la discipline des corps individuels et aussi pour r&#233;guler des groupes entiers de personnes consid&#233;r&#233;es comme une menace pour le corps collectif. En ce sens, nous consid&#233;rons que le travail d'adh&#233;rence est avant tout un projet politique qui s'efforce de parvenir &#224; une gestion optimale de la maladie (par la surveillance et la discipline), de r&#233;duire la charge financi&#232;re de la non-adh&#233;rence au traitement pour les syst&#232;mes de sant&#233;, et servent &#224; marginaliser davantage et diff&#233;rencier les &#171; groupes &#224; risque &#187; en raison de leur refus ou de leur incapacit&#233; de se conformer. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;notre avis&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Si l'observance est en premier lieu un atout pour sa propre sant&#233;, il n'en reste pas moins que les technoth&#233;rapeutiques risquent d'avoir des cons&#233;quences graves pour les libert&#233;s des malades et qu'elles ne r&#233;pondront pas &#224; toutes les causes de mauvaise &lt;a href=&#034;http://www.anrs.fr/index.php/Ressources-et publications/&lt;Publications/Publicatons-ANRS/L-observance-aux-traitements-contre-le-VIH-sida.-Mesure-determinants-evolution&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;observance&lt;/a&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir aussi Protocoles 49, janvier 2008, Observance sous influence&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe chez Michel Foucault une contradiction entre volont&#233; de savoir et risque d'un usage disciplinaire, voire policier des savoirs, ou plut&#244;t une exigence sur la question du pouvoir. Cette exigence est illustr&#233;e par l'&#233;pigraphe faite par les auteurs, mais insuffisamment travaill&#233;e dans l'article sous l'angle de ce que les malades pourraient y acqu&#233;rir comme pouvoir : &#171; Mon propos n'est pas que tout est mauvais, mais que tout est dangereux &#187;. En effet, il pourrait en d&#233;couler selon un autre propos de Foucault, repris comme slogan par Act Up (INFORMATION = POUVOIR) que les technoth&#233;rapeutiques ne seront un pouvoir suppl&#233;mentaire pour les malades qu'en rapport &#224; ceux qui ma&#238;triseront l'information. Il est vrai qu'une publication scientifique n'est pas l'endroit pour faire des recommandations pratiques. &#192; ce titre, il conviendrait d'emp&#234;cher une appropriation de l'information par d'autres personnes que les malades, via des refus de propri&#233;t&#233; des donn&#233;es et des refus de vente et commercialisation des donn&#233;es et que chaque syst&#232;me soit totalement autonome, inaccessible &#224; l'entreprise qui le commercialise, aux soignants, aux assurances sociales. Autrement dit, si les auteurs font une bonne et lourde mise en garde sur les risques inh&#233;rents aux technoth&#233;rapeutiques, ils ne donnent pas l'indication des moyens qui permettraient de les &#233;viter ; moyens qui, dans le contexte actuel,&lt;a href=&#034;http://www.prescrire.org/Docu/&lt;br class='autobr' /&gt;
Archive/docus/PiluleOr2012Gagnon.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;semblent&lt;/a&gt; pour le moins peu s&#251;rs. Cela d'autant plus que la baisse de l'innovation th&#233;rapeutique risque de pousser les firmes sur des march&#233;s annexes, comme celui du contr&#244;le de l'observance. Les &#233;conomies nationales et les syst&#232;mes d'assurances sociales cherchent &#224; r&#233;duire leurs d&#233;penses, les proc&#232;s aboutissant &#224; une condamnation pour transmission du VIH s'accumulent et la question de charge virale ind&#233;tectable est d&#233;j&#224; devenue, au Canada, une condition l&#233;gale qui s'ajoute &#224; celle du port du pr&#233;servatif pour n'&#234;tre pas oblig&#233; de &lt;a href=&#034;http://journalmetro.com/dossiers/special-sida/199623/&lt;br class='autobr' /&gt;
les-nouveaux-defis-de-la-criminalisation&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;d&#233;voiler sa s&#233;ropositivit&#233; &#224; ses partenaires&lt;/a&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Voil&#224; l'un des premiers signes montrant que le traitement comme pr&#233;vention (TasP) peut &#234;tre une contrainte pour les PVVIH, &#224; laquelle il ne faudrait pas adjoindre un dispositif de surveillance et de sanction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe un v&#233;ritable risque de contr&#244;le, pouvant avoir des cons&#233;quences tant sur le plan de la prise en charge sociale, c'est-&#224;-dire des refus de remboursement, que sur le plan judiciaire. Autrement dit, le risque d'aboutir avec les technoth&#233;rapeutiques &#224; une injonction au traitement, y compris judiciaire (d&#233;j&#224; bien connu dans le champ de la sexualit&#233; non consentie), n'est pas loin de s'immiscer dans la sexualit&#233; des PVVIH, si l'on ne se fait pas plus prudents quant au message d&#233;livr&#233; sur le TasP comme solution &#224; l'&#233;pid&#233;mie et vraiment vigilants quant &#224; la mise sur le march&#233; de technoth&#233;rapeutiques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;En savoir plus : &lt;a href=&#034;http://www.academia.edu/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.academia.edu/&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
1470254/Treatment_&lt;br class='autobr' /&gt;
adherence_redefined_&lt;br class='autobr' /&gt;
a_critical_analysis_of_&lt;br class='autobr' /&gt;
technotherapeutics&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La version approuv&#233;e par la FDA est en patch, qui doit &#234;tre enlev&#233; lors de certains examens m&#233;dicaux non invasifs.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.actupparis.org/article3269.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Voir aussi Protocoles 49, janvier 2008, Observance sous influence&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.faitsetcauses.com/2012/10/15/vih-lobligation-de-divulgation-adaptee-aux-avancees-scientifiques/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.faitsetcauses.com/2012/10/15/vih-lobligation-de-divulgation-adaptee-aux-avancees-scientifiques/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>ruptures d'antir&#233;troviraux : des avanc&#233;es ?</title>
		<link>https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article4665</link>
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		<dc:subject>Sustiva&#174;</dc:subject>
		<dc:subject>minist&#232;re/secr&#233;tariat &#224; la Sant&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>d&#233;livrance des m&#233;dicaments</dc:subject>
		<dc:subject>Rupture de traitements</dc:subject>
		<dc:subject>Protocoles 67-68</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;o&#249; en est-on sur le front des ruptures d'approvisionnement des antir&#233;troviraux en pharmacie ?&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?rubrique5" rel="directory"&gt;Traitements Recherche&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot15" rel="tag"&gt;TRT-5&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot280" rel="tag"&gt;efavirenz&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot336" rel="tag"&gt;r&#233;sistance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot339" rel="tag"&gt;charge virale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot560" rel="tag"&gt;demi-vie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot571" rel="tag"&gt;observance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot680" rel="tag"&gt;n&#233;virapine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot681" rel="tag"&gt;Viramune&#174;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot776" rel="tag"&gt;Sustiva&#174;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot950" rel="tag"&gt;minist&#232;re/secr&#233;tariat &#224; la Sant&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1432" rel="tag"&gt;d&#233;livrance des m&#233;dicaments&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot2761" rel="tag"&gt;Rupture de traitements&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot2849" rel="tag"&gt;Protocoles 67-68&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis le printemps 2010, le &lt;a href=&#034;http://www.trt-5.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;TRT-5&lt;/a&gt; recueille et analyse des t&#233;moignages de personnes qui se trouvent confront&#233;es &#224; des difficult&#233;s pour se faire d&#233;livrer leurs traitements en pharmacie de ville.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce travail a conduit le TRT-5 &#224; proposer aux autorit&#233;s sanitaires une modification du cadre r&#233;glementaire de la distribution des m&#233;dicaments. La proposition principale consiste &#224; donner un statut particulier aux m&#233;dicaments vitaux afin d'assurer leur constante disponibilit&#233; sur le territoire national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au printemps dernier, le minist&#232;re de la Sant&#233; informait le TRT-5 qu'un projet de d&#233;cret serait soumis &#224; concertation avant l'&#233;t&#233;. Le TRT-5 multiplie les interpellations publiques pour faire aboutir ce projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La mobilisation continue&lt;/strong&gt;, &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/trt-5.org/article259.html'&gt;l'observatoire est toujours actif sur le site du TRT-5&lt;/a&gt;. Continuez &#224; y apporter vos exp&#233;riences !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;ruptures et ARV : attention danger&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le niveau d'observance exig&#233; dans le traitement antir&#233;troviral anti-VIH doit &#234;tre tr&#232;s &#233;lev&#233;&lt;/strong&gt; pour le maintien permanent d'une efficacit&#233; optimale de la multith&#233;rapie antir&#233;trovirale permettant le contr&#244;le de la charge virale et une restauration immunitaire partielle. L'interruption d'un seul des m&#233;dicaments de la multith&#233;rapie expose &#224; une s&#233;lection de mutants r&#233;sistants aux autres mol&#233;cules prises, grevant la palette des th&#233;rapies utilisables &#224; l'avenir en raison de l'archivage de ces mutations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les arr&#234;ts de traitements peuvent provoquer des syndromes allergiques et d'hypersensibilit&#233;&lt;/strong&gt; (notamment pour les traitements comportant Viramune&#174;, n&#233;virapine). Toute interruption de plus de 7 jours de la prise de cette sp&#233;cialit&#233; doit se faire, selon les recommandations (&lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article3522' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Rapport Yeni&lt;/a&gt;), avec une reprise &#224; demi-dose pendant un temps donn&#233; pour minimiser ce risque potentiellement grave, voire mortel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Compte tenu des demi-vies diff&#233;rentes des mol&#233;cules antir&#233;trovirales, &lt;br class='autobr' /&gt;
la suspension d'une mol&#233;cule selon un sch&#233;ma al&#233;atoire expose &#224; un risque accru de mutation sur les mol&#233;cules &#224; demi-vie longue comme les non nucl&#233;osides Viramune&#174; (n&#233;virapine) et Sustiva&#174; (efavirenz). Chez les personnes en &#233;chec th&#233;rapeutique s&#233;v&#232;re, la palette tr&#232;s restreinte de m&#233;dicaments disponibles encore efficaces rend ce risque hautement d&#233;l&#233;t&#232;re chez ces personnes dont la longue histoire avec la maladie a, de plus, fragilis&#233; l'organisme. Chez elles, les risques d'&#233;chappement au traitement et le peu d'alternatives th&#233;rapeutiques encore disponibles les exposent &#224; des risques vitaux potentiels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En attendant que les ruptures de m&#233;dicaments anti-VIH deviennent &lt;br class='autobr' /&gt;
de l'histoire ancienne, quelques conseils pour pr&#233;venir ces difficult&#233;s :&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; ne vous laissez pas prendre au d&#233;pourvu, pensez &#224; faire renouveler &lt;br class='autobr' /&gt;
votre ordonnance une semaine avant la fin du traitement. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; si possible, faites-vous identifier par votre pharmacien &#8220;r&#233;f&#233;rent&#8221; &lt;br class='autobr' /&gt;
afin de lui demander d'avoir un mois de traitement en r&#233;serve&lt;br class='autobr' /&gt;
(les pharmaciens sont soumis au secret m&#233;dical).&lt;br class='autobr' /&gt;
En cas de rupture de stock dans votre pharmacie de ville :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; demandez &#224; votre pharmacien de contacter au plus vite le laboratoire pharmaceutique concern&#233; par la rupture (cf.&#8200;num&#233;ros ci-contre), &lt;br class='autobr' /&gt;
les laboratoires s'&#233;tant engag&#233;s &#224; r&#233;agir en 24 &#224; 48h maxi.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; pensez &#224; contacter une pharmacie hospitali&#232;re.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; ne changez pas de traitement sur l'avis de votre pharmacien. &lt;br class='autobr' /&gt;
Toute modification de traitement doit &#234;tre discut&#233;e avec le m&#233;decin &lt;br class='autobr' /&gt;
qui vous suit pour le VIH.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;num&#233;ros utiles&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Si vous vous retrouvez en rupture d'antir&#233;troviraux nous vous incitons &#224; appeler - id&#233;alement en lien avec votre pharmacien - les num&#233;ros suivants, en fonction du traitement que vous prenez :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Atripla&#174;, Viread&#174;, Emtriva&#174;, Truvada&#174;&lt;br class='manualbr' /&gt;Gilead : 01 46 09 41 00&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Atripla&#174;, Zerit&#174;, Sustiva&#174;, Reyataz&#174;&lt;br class='manualbr' /&gt;BMS : 0 810 410 500&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Combivir&#174;, Kivexa&#174;, Trizivir&#174;, Epivir&#174;, Ziagen&#174;, Telzir&#174;, Celsentri&#174;&lt;br class='manualbr' /&gt;ViiV Healthcare : 01 39 17 69 69&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Crixivan&#174;, Isentress&#174;&lt;br class='manualbr' /&gt;MSD : 01 47 54 88 00&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kaletra&#174;, Norvir&#174; &lt;br class='manualbr' /&gt;Abbott : 0 800 21 26 29&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Intelence&#174;, Prezista&#174; &lt;br class='manualbr' /&gt;Janssen : 0 800 25 50 75&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Invirase&#174;, Viracept&#174;, Fuzeon&#174; &lt;br class='manualbr' /&gt;Roche :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Pour les m&#233;decins et personnes prenant des traitements : 01 46 40 51 91
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Pour les pharmaciens : 01 49 35 80 37&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Viramune&#174;, Aptivus&#174; &lt;br class='manualbr' /&gt;Boehringer Ingelheim : 03 26 50 45 33&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le droit des malades usag&#232;rEs de drogues</title>
		<link>https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article1376</link>
		<guid isPermaLink="true">https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article1376</guid>
		<dc:date>2010-03-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>observance</dc:subject>
		<dc:subject>interaction m&#233;dicamenteuse</dc:subject>
		<dc:subject>secret m&#233;dical</dc:subject>
		<dc:subject>acc&#232;s aux soins</dc:subject>
		<dc:subject>Centre d'Accueil et d'Accompagnement &#224; la R&#233;duction de risques pour Usag&#232;rEs de Drogues (CAARUD)</dc:subject>
		<dc:subject>acc&#232;s aux droits pour les usagers de drogues</dc:subject>
		<dc:subject>substitution</dc:subject>
		<dc:subject>Centre de Soins d'Accompagnement et de Pr&#233;vention en Addictologie (CSAPA) </dc:subject>
		<dc:subject>Discrimination dans l'acc&#232;s aux soins</dc:subject>
		<dc:subject>discrimination</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Il n'est pas rare que les usag&#232;rEs de drogues admisE dans des &#233;tablissements de soins ne soient pas consid&#233;r&#233;Es comme des patientEs comme les autres.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?rubrique134" rel="directory"&gt;Les usag&#232;rEs de drogues&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot571" rel="tag"&gt;observance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot685" rel="tag"&gt;interaction m&#233;dicamenteuse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1001" rel="tag"&gt;secret m&#233;dical&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1190" rel="tag"&gt;acc&#232;s aux soins&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1221" rel="tag"&gt;Centre d'Accueil et d'Accompagnement &#224; la R&#233;duction de risques pour Usag&#232;rEs de Drogues (CAARUD)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1279" rel="tag"&gt;acc&#232;s aux droits pour les usagers de drogues&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1558" rel="tag"&gt;substitution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1773" rel="tag"&gt;Centre de Soins d'Accompagnement et de Pr&#233;vention en Addictologie (CSAPA) &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot2161" rel="tag"&gt;Discrimination dans l'acc&#232;s aux soins&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot2716" rel="tag"&gt;discrimination&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il n'est pas rare que les usag&#232;rEs de drogues admisE dans des &#233;tablissements de soins ne soient pas consid&#233;r&#233;Es comme des patientEs comme les autres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ils/Elles peuvent avoir des probl&#232;mes pour obtenir des Traitements substitutifs aux opiac&#233;es (TSO) si on ne leur en a pas d&#233;j&#224; prescrit, ou &#234;tre re&#231;uEs ou trait&#233;Es comme des malades de la drogue, m&#234;me s'ils/elles se pr&#233;sentent pour des pathologies ou des probl&#232;mes somatiques autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CertainEs ont pu d'autre part &#234;tre expuls&#233;Es de l'&#233;tablissement parce qu'ils/elles consommaient des produits (notamment illicites) durant leur hospitalisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les probl&#232;mes sont fr&#233;quents et les pratiques varient &#233;norm&#233;ment d'un &#233;tablissement ou d'unE chefFE de service &#224; l'autre. On peut cependant rappeler quelques r&#232;gles.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'admission&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le refus d'admission dans un service d'urgence est interdit par la loi, d&#232;s lors qu'il y a danger pour la sant&#233; de la personne. On ne peut pas vous refuser l'acc&#232;s aux urgences sous pr&#233;texte que vous &#234;tes &#171; toxicomane &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La r&#233;glementation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; D'une fa&#231;on g&#233;n&#233;rale la consommation est interdite dans les &#233;tablissements de soins. Par ailleurs, depuis la mise en &#339;uvre le 1er f&#233;vrier 2007 du &lt;a href=&#034;http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000818309&amp;dateTexte=&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;d&#233;cret n&#176; 2006-1386 du 15 novembre 2006&lt;/a&gt;, fixant les conditions d'application de l'interdiction de fumer dans les lieux affect&#233;s &#224; un usage collectif , les &#233;tablissements de sant&#233; sont soumis &#224; une interdiction totale de fumer (il est interdit de fumer dans les chambres et les &#171; coins fumeurs &#187; ne sont plus autoris&#233;s.) La consommation et l'introduction de boissons alcoolis&#233;es sont &#233;galement interdites &#224; l'h&#244;pital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Des d&#233;rogations existent cependant pour le tabac :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; en court et moyen s&#233;jour, des am&#233;nagements sont possibles &lt;i&gt;&#171; si la mise en &#339;uvre d'un &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1727' class=&#034;spip_in&#034;&gt;sevrage&lt;/a&gt; tabagique rapide pr&#233;sente des difficult&#233;s m&#233;dicales majeures &#187;&lt;/i&gt; ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; pour un long s&#233;jour, les patientEs sont autoris&#233;Es &#224; fumer dans leur chambre, celle-ci &#233;tant assimilable &#224; un espace privatif.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Il n'existe pas &#224; l'heure actuelle en France de &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1062' class=&#034;spip_in&#034;&gt;salles de consommation&lt;/a&gt; ou d'autres lieux &#233;quivalents o&#249; la consommation de drogues illicites serait autoris&#233;e. Toutefois, &#224; l'initiative du collectif &#034;Une salle de conso &#224; Paris ?&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Collectif compos&#233; de : Act Up-Paris, Anitea, ASUD, SOS H&#233;patites Paris, Ga&#239;a (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, &lt;a href=&#034;http://www.salledeconsommation.fr/accueil/index.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;une salle de consommation &#224; moindres risques a &#233;t&#233; ouverte &#224; Paris &#224; l'occasion de la Journ&#233;e Mondiale des H&#233;patites en mai 2009&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Consommation priv&#233;e et acc&#232;s aux soins&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La tol&#233;rance &#224; l'&#233;gard des consommations priv&#233;es (effectu&#233;es hors des locaux) varie avec le type de structure et les &#233;tablissements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Les centres d'accueil bas seuil (CAARUD) ont pour vocation d'accueillir des consommateurs et consommatrices &#171; actifVEs &#187;. Ils peuvent difficilement vous reprocher de consommer hors de chez eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Les centres sp&#233;cialis&#233;s (CSST/ CSAPA) ont pour mission d'accompagner les personnes en d&#233;marche th&#233;rapeutique de sevrage ou de substitution. Dans le cadre de ce suivi, certains &#233;tablissements pratiquent des tests urinaires ou sanguins pour y chercher la trace de consommations et contr&#244;ler les d&#233;clarations de leurs patientEs. Si ces pratiques peuvent para&#238;tre contestables, aucun texte ne semble ni les interdire ni les imposer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le cas de la &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot716' class=&#034;spip_in&#034;&gt;m&#233;thadone&lt;/a&gt; est particulier : son &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot390' class=&#034;spip_in&#034;&gt;autorisation de mise sur le march&#233; (AMM)&lt;/a&gt; stipule en toutes lettres l'obligation de proc&#233;der &#224; des examens d'urine. Il s'agit d'une part de v&#233;rifier que vous &#234;tes bien d&#233;pendant aux opiac&#233;s lors de la premi&#232;re prescription (sinon il y a un risque d'[overdose), d'autre part de suivre et d'&#233;valuer votre consommation d'autres drogues pendant la dur&#233;e du traitement. Ces informations sont cependant confidentielles et soumises au secret m&#233;dical. Les r&#233;sultats doivent vous &#234;tre int&#233;gralement communiqu&#233;s par &#233;crit et surtout ne doivent pas conditionner la mise en place ou le maintien du traitement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans certains &#233;tablissements, h&#244;pitaux ou cabinets m&#233;dicaux, la reprise ou le maintien de consommations illicites, parall&#232;lement au traitement ou aux soins, peut motiver une exclusion. Le r&#232;glement int&#233;rieur ne le pr&#233;cise pas n&#233;cessairement. D'une fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, aucun texte n'emp&#234;che ni n'impose ce type de pratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais si la vie ou la sant&#233; du/de la patientE est en jeu, l'exclusion serait contraire aux r&#232;gles de d&#233;ontologie des &#233;tablissements de soins. Renseignez-vous autant que possible sur les pratiques de l'&#233;tablissement, au moment o&#249; vous y entrez. Si le centre hospitalier en est dot&#233;, il peut &#234;tre utile de se mettre en contact avec un CLUD (Comit&#233; de LUtte contre la &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1020' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Douleur&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si une hospitalisation vous impose d'arr&#234;ter votre consommation (soit que le r&#232;glement int&#233;rieur l'oblige, soit que vous ne puissiez plus vous procurer de produits) et si cet arr&#234;t doit entra&#238;ner des probl&#232;mes de manque, vous &#234;tes en droit de demander un traitement de substitution (substituts opiac&#233;s ou nicotiniques) ou des m&#233;dicaments contre la douleur.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Observance et compatibilit&#233; des drogues avec les traitements&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les consommateurs et consommatrices de drogues sont souvent consid&#233;r&#233;Es &#224; tort comme peu ou mal respectueuSESx des consignes de traitement. De nombreuses &#233;tudes ont pourtant prouv&#233; que ces id&#233;es re&#231;ues &#233;taient fausses : les usag&#232;rEs de drogues, une fois convaincuEs de l'int&#233;r&#234;t du traitement, sont tout aussi rigoureuSESx que les autres, voire m&#234;me plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un certain nombre de drogues licites ou illicites (l'&lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot415' class=&#034;spip_in&#034;&gt;alcool&lt;/a&gt; et la &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1573' class=&#034;spip_in&#034;&gt;coca&#239;ne&lt;/a&gt; notamment) &#233;tant connues par ailleurs pour ab&#238;mer le &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot2693' class=&#034;spip_in&#034;&gt;foie&lt;/a&gt;, beaucoup de m&#233;decins h&#233;sitent &#224; prescrire des traitements (en particulier les traitements contre l'&lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot383' class=&#034;spip_in&#034;&gt;h&#233;patite&lt;/a&gt;) aux consommateurs et consommatrices actifVEs. Ces pratiques sont en g&#233;n&#233;ral contredites par les &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1615' class=&#034;spip_in&#034;&gt;conf&#233;rences de consensus&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'attitude des m&#233;decins &#233;volue cependant, et toute situation doit pouvoir &#234;tre n&#233;goci&#233;e. Quelles que soient vos habitudes de consommation, il est important que vous soyez suiviE et soign&#233;E. En cas de refus de soins motiv&#233; par vos habitudes de vie ou votre consommation, n'h&#233;sitez pas &#224; contacter des associations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus en plus, les usag&#232;rEs de drogues ont recours &#224; des m&#233;dicaments d&#233;tourn&#233;s de leur usage m&#233;dical. Il est important de savoir que bon nombre de m&#233;dicaments pr&#233;sentent des risques d'h&#233;patoxicit&#233; et d'interactions avec d'autres traitements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est capital de trouver unE m&#233;decin avec qui vous vous sentiez r&#233;ellement en confiance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#226;ce &#224; cette confiance mutuelle, un suivi au long cours pourra vous permettre de progresser dans votre parcours de sant&#233;, de devenir r&#233;ellement acteur/actrice dans la prise en charge m&#233;dicale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Attention ! &lt;/strong&gt;D'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, il faut consid&#233;rer avec la plus grande attention la prise d'un traitement &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot370' class=&#034;spip_in&#034;&gt;antir&#233;troviral&lt;/a&gt; et la consommation de drogues. Les m&#233;langes peuvent &#234;tre &#224; l'origine d'effets plus ou moins g&#234;nants : &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot36' class=&#034;spip_in&#034;&gt;effets secondaires&lt;/a&gt; temporaires, diminution de l'efficacit&#233; du traitement. M&#234;me si l'ensemble des interactions possibles avec les drogues n'est pas encore connu pr&#233;cis&#233;ment, il faut souligner les fortes interactions entre les &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot462' class=&#034;spip_in&#034;&gt;antiprot&#233;ases&lt;/a&gt; et l'ensemble des drogues.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Collectif compos&#233; de : Act Up-Paris, Anitea, ASUD, SOS H&#233;patites Paris, Ga&#239;a et salledeconsommation.fr.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Observance sous influence</title>
		<link>https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article3269</link>
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		<dc:date>2008-01-25T13:02:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>observance</dc:subject>
		<dc:subject>Protocoles 49</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Quelles sont les raisons qui font que les malades, selon leurs propres termes, n'arrivent pas &#224; prendre leur traitement de fa&#231;on r&#233;guli&#232;re, ou au contraire, de lister les &#233;l&#233;ments facilitant une bonne observance ? Tentatives d'&#233;claircissements.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?rubrique5" rel="directory"&gt;Traitements Recherche&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot571" rel="tag"&gt;observance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot2290" rel="tag"&gt;Protocoles 49&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Quelles sont les raisons qui font que les malades, selon leurs propres termes, n'arrivent pas &#224; prendre leur traitement de fa&#231;on r&#233;guli&#232;re, ou au contraire, de lister les &#233;l&#233;ments facilitant une bonne observance ? Tentatives d'&#233;claircissements.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir &#233;t&#233; retir&#233;, le projet de loi sur l'&lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article2939' class=&#034;spip_in&#034;&gt;accompagnement th&#233;rapeutique&lt;/a&gt; va revenir en d&#233;but d'ann&#233;e prochaine pour &#234;tre soumis au parlement. La premi&#232;re version de ce projet visant &#224; proposer aux malades des programmes d'observance avait entra&#238;n&#233; une lev&#233;e de boucliers salutaire : la crainte d'une promotion d&#233;guis&#233;e des m&#233;dicaments &#233;tait d'actualit&#233;. La copie a donc &#233;t&#233; r&#233;vis&#233;e et le &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1817' class=&#034;spip_in&#034;&gt;LEEM&lt;/a&gt; assure qu'il n'y aura en aucun cas contact direct entre l'industrie pharmaceutique et les malades. Nous reviendrons sur ce sujet dans nos publications.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Observance &amp; VIH&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On n'insistera jamais assez sur l'aspect crucial de l'observance aux traitements antir&#233;troviraux pour lutter contre le VIH. Pour donner une id&#233;e de l'ampleur du ph&#233;nom&#232;ne d'inobservance, on a constat&#233; que le suivi non optimal chez l'adulte d'un traitement antir&#233;troviral contre le VIH concerne entre 33 et 88 % des personnes selon les &#233;tudes r&#233;alis&#233;es, les variations constat&#233;es refl&#233;tant aussi comment est d&#233;finie et &#233;valu&#233;e l'observance. Reprenons la d&#233;finition de l'observance donn&#233;e dans la derni&#232;re version du &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1553' class=&#034;spip_in&#034;&gt;rapport d'experts&lt;/a&gt; pour la prise en charge m&#233;dicale des personnes infect&#233;es par le VIH : &#171; &lt;i&gt;l'observance est un comportement de prise du traitement avec l'assiduit&#233; et la r&#233;gularit&#233; optimales, selon les conditions prescrites et expliqu&#233;es par le m&#233;decin&lt;/i&gt; &#187;. Plusieurs &#233;tudes ont en effet d&#233;montr&#233; l'importance d'une observance optimale pour un succ&#232;s th&#233;rapeutique. Ainsi, &lt;strong&gt;une observance inf&#233;rieure &#224; 95 % entra&#238;ne un risque tr&#232;s important d'&#233;chappement virologique&lt;/strong&gt;. Au cours d'un traitement antir&#233;troviral avec deux prises par jour, une observance de 95 % correspond &#224; moins d'une erreur par semaine, que ce soit par oubli de prise, non-respect des contraintes alimentaires ou d&#233;calage d'une prise de traitement de plusieurs heures. Rappelons que l'inobservance se traduit par une variation des concentrations plasmatiques et de complications de l'infection &#224; VIH qui gr&#232;ve les possibilit&#233;s th&#233;rapeutiques futures, avec une augmentation des co&#251;ts de traitement, les nouvelles classes th&#233;rapeutiques &#233;tant plus ch&#232;res que celles utilis&#233;es en premi&#232;re intention.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;M&#233;ta-analyse qualitative et quantitative&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En novembre 2006, les conclusions d'une analyse syst&#233;matique des &#233;tudes publi&#233;es dans la litt&#233;rature concernant les &#233;l&#233;ments emp&#234;chant ou facilitant l'observance des traitements antir&#233;troviraux pour le VIH ont &#233;t&#233; publi&#233;es dans la revue libre d'acc&#232;s PLoS Medicine&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Mills EJ et collaborateurs, volume 3, page 2039 &#171; Adherence to HAART : a (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Les auteurs ont s&#233;lectionn&#233; 84 &#233;tudes &#224; partir de la litt&#233;rature scientifique dont 47 &#233;taient fond&#233;es sur une m&#233;thodologie dite quantitative avec enqu&#234;tes et utilisation de questionnaires ou interviews structur&#233;es (12 902 en tout). Les 37 autres &#233;tudes choisies &#233;taient qualitatives : 12 &#233;taient focalis&#233;es sur des groupes particuliers (415 personnes), 15 ont utilis&#233; des interviews semi-structur&#233;es aupr&#232;s de 729 personnes, 9 des questionnaires ouverts aupr&#232;s de 694 personnes et 1 reposait sur une intervention &#233;crite pour solliciter les r&#233;ponses. 72 &#233;tudes ont &#233;t&#233; men&#233;es dans les pays du Nord : 56 aux Etats-Unis, 3 au Canada, 3 en Grande-Bretagne, 2 en Italie, 2 en France, 2 aux Pays-Bas et 1 en Australie, en Suisse et en Belgique, enfin 2 &#233;tudes &#233;taient multinationales. Les autres ont &#233;t&#233; conduites dans le Sud : au Br&#233;sil (4 &#233;tudes) et 1 en Ouganda, en C&#244;te d'Ivoire, en Afrique du Sud, au Malawi, au Botswana, au Costa Rica, en Roumanie et en Chine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, les obstacles &#224; une bonne observance et les &#233;l&#233;ments facilitateurs ont &#233;t&#233; class&#233;s par domaines relatifs 1- au malade, 2- aux croyances concernant les traitements, 3- au mode de prise journali&#232;re des traitements et 4- aux relations interpersonnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sultats de la m&#233;ta-analyse dans le Nord&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;tudes quantitatives ne mentionnaient pas d'obstacles ou &#233;l&#233;ments facilitateurs suppl&#233;mentaires par rapport &#224; ceux identifi&#233;s dans les &#233;tudes qualitatives. Parmi les obstacles, 3 ont &#233;t&#233; identifi&#233;s dans les &#233;tudes qualitatives uniquement et n'apparaissaient pas dans celles quantitatives : le fait d'avoir des doutes sur les antir&#233;troviraux, vouloir garder le contr&#244;le de la situation et douter ou avoir des difficult&#233;s &#224; admettre son statut de personne s&#233;ropositive pour le VIH. Pour les &#233;l&#233;ments facilitateurs, de m&#234;me, 4 sont apparus en plus dans les &#233;tudes qualitatives : le fait que les antir&#233;troviraux prennent le pas sur les drogues, avoir un traitement simple, utiliser des pense-b&#234;tes pour les prises et vivre pour quelqu'un.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Facteurs limitant&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Dans les pays du Nord, 33 obstacles &#224; une bonne observance ont &#233;t&#233; rapport&#233;s dans les 34 &#233;tudes qualitatives correspondantes.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1- En relation avec le malade (13 obstacles), on trouve : la peur d'&#234;tre identifi&#233; comme s&#233;ropositif et le souhait d'&#233;viter d'avoir &#224; prendre les traitements en public (obstacle identifi&#233; dans 23 &#233;tudes sur 34) ; le sentiment d'&#234;tre d&#233;prim&#233;, d&#233;sesp&#233;r&#233; ou submerg&#233; (18/34) ; &#234;tre d&#233;pendant d'une drogue (14/34) ; oublier de prendre le traitement au temps requis (11/34) ; &#234;tre suspicieux vis-&#224;-vis des traitements ou du corps m&#233;dical (9/34) ; d&#233;sirer ne pas prendre de m&#233;dicaments ou privil&#233;gier une approche naturelle (10/34) ; consid&#233;rer le traitement comme un rappel constant du statut s&#233;ropositif pour le VIH (8/34) ; vouloir contr&#244;ler la situation soi-m&#234;me (7/34) ; ne pas comprendre les instructions de traitement (5/34) ; ne pas vouloir accepter son statut de personne s&#233;ropositive pour le VIH ou continuer &#224; en douter (5/34) ; un manque de consid&#233;ration de soi (4/34). Etaient cit&#233;es aussi des contraintes financi&#232;res, le fait d'&#234;tre sans abri ou d'avoir d'autres pathologies compliquant l'observance.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 2- Aspects li&#233;s &#224; la croyance aux traitements : les auteurs de la m&#233;ta-analyse ont identifi&#233; 8 obstacles : les effets secondaires, r&#233;els ou anticip&#233;s (27/34) ; la complexit&#233; des traitements (12/34) ; le go&#251;t, la taille, la fr&#233;quence des prises et/ou le nombre de m&#233;dicaments (12/34) ; le fait de se sentir en bonne sant&#233; et donc de ne pas percevoir la n&#233;cessit&#233; de la prise de traitements (9/34) ; des doutes sur l'efficacit&#233; des traitements antir&#233;troviraux (7/34) ; une baisse de qualit&#233; de vie associ&#233;e aux traitements (6/34) ; les incertitudes sur les effets &#224; long terme (6/34) ; le refus d'une alt&#233;ration de l'image corporelle (5/34).
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 3- Aspects li&#233;s &#224; la prise du traitement : 9 obstacles ont &#233;t&#233; rapport&#233;s : une rupture avec la routine ou avoir un emploi du temps chaotique (16/34) ; trouver les traitements comme trop g&#234;nants ou difficiles &#224; ing&#233;rer (14/34) ; avoir des difficult&#233;s pour coordonner l'observance avec les responsabilit&#233;s professionnelles, familiales ou de soin (11/34) ; avoir des difficult&#233;s pour &#233;quilibrer les nombreux et stricts requis di&#233;t&#233;tiques associ&#233;s aux traitements antir&#233;troviraux (7/34) ; &#234;tre endormi lorsqu'un traitement aurait d&#251; &#234;tre pris (6/34) ; &#234;tre &#233;loign&#233; de son domicile et avoir oubli&#233; ses traitements (6/34) ; &#234;tre trop distrait ou occup&#233; (5/34) ; ne pas avoir le temps de faire renouveller les ordonnances (4/34) ; avoir des difficult&#233;s avec une dose sp&#233;cifique, particuli&#232;rement celle de mi-journ&#233;e ou au petit matin (4/34).
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 4- Associ&#233; aux aspects relationnels : un manque de confiance en son m&#233;decin traitant ou une antipathie (12/34) ; le fait d'&#234;tre isol&#233; socialement (10/34) ; avoir une opinion n&#233;gative vis-&#224;-vis des traitements antir&#233;troviraux ou du corps m&#233;dical (9/34) ; avoir un r&#233;seau social d&#233;courageant (5/34).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Facteurs favorisant&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
De nombreux facteurs favorisant l'observance ont aussi &#233;t&#233; identifi&#233;s dans 23 des &#233;tudes qualitatives.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1- En relation avec le malade : avoir une bonne estime de soi (15/23) ; le fait que les traitements deviennent prioritaires sur l'usage de drogues (4/23) ; constater des am&#233;liorations apr&#232;s une bonne observance pour la prise des traitements (6/23) ; accepter sa s&#233;ropositivit&#233; pour le VIH (8/23).
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 2- Aspects li&#233;s &#224; la croyance aux traitements : la confiance dans les traitements pr&#233;domine comme &#233;l&#233;ment facilitant leur prise (12/23). Deux autres &#233;l&#233;ments sont rapport&#233;s : comprendre la n&#233;cessit&#233; d'&#234;tre tr&#232;s observant (9/23) ; le fait d'avoir un traitement simple (3/23).
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 3- Aspects li&#233;s &#224; la prise du traitement : apprendre &#224; adapter les prises avec les rythmes journaliers (12/23) ; avoir un quotidien qui permet facilement d'int&#233;grer les traitements (11/23) ; utiliser des pense-b&#234;tes pour ne pas oublier les prises (7/23).
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 4- Aspects relationnels : avoir des relations interpersonnelles positives est un &#233;l&#233;ment rapport&#233; comme n&#233;cessaire. Les autres &#233;l&#233;ments rapport&#233;s sont : avoir une relation de confiance avec son m&#233;decin traitant (17/23) ; s'ouvrir de son statut de s&#233;ropositif pour le VIH aupr&#232;s des siens (famille et amis) et avoir un r&#233;seau social fort (18/23) ; vivre pour quelqu'un d'autre, tout particuli&#232;rement des enfants (9/23) ; &#234;tre impliqu&#233; activement dans la prise de d&#233;cision pour les traitements (4/23) ; compter sur ses amis et sa famille pour ne pas oublier (6/23).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sultats de la m&#233;ta-analyse dans le Sud&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seules deux &#233;tudes qualitatives ont &#233;t&#233; retenues par les auteurs de la m&#233;ta-analyse (Br&#233;sil et Botswana) et 18 obstacles sp&#233;cifiques pour une bonne observance ont &#233;t&#233; identifi&#233;s.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1- En relation avec le malade : les plus souvent cit&#233;s sont l'existence d'une addiction &#224; une drogue, un oubli pur et simple et des contraintes financi&#232;res. On retrouve aussi la peur d'&#234;tre d&#233;couvert comme personne s&#233;ropositive pour le VIH, des difficult&#233;s &#224; comprendre &#224; la fois les instructions pour les traitements et la n&#233;cessit&#233; d'&#234;tre observant, et enfin la pr&#233;sence d'autres pathologies ou facteurs de morbidit&#233;, y compris la malnutrition.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 2- Aspects li&#233;s &#224; la croyance aux traitements : on retrouve, comme pour les pays dits d&#233;velopp&#233;s, les effets secondaires r&#233;els ou anticip&#233;s, la complexit&#233; des traitements, le go&#251;t, la taille et la fr&#233;quence des traitements, le fait d'avoir des doutes sur l'efficacit&#233; des antir&#233;troviraux, le constat de se sentir bien et en bonne sant&#233;, une qualit&#233; de vie en baisse lors de la prise des traitements, les incertitudes li&#233;es aux effets potentiels &#224; long terme des antir&#233;troviraux, mais aussi le fait de se sentir trop malade.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 3- Aspects li&#233;s &#224; la prise du traitement : on retrouve aussi le fait d'avoir des difficult&#233;s &#224; int&#233;grer les traitements dans le cadre des responsabilit&#233;s professionnelles et familiales. S'ajoute le fait d'avoir &#224; parcourir de longues distances pour recevoir les traitements, et, du coup, les difficult&#233;s de transport se retrouvent comme un obstacle majeur &#224; une bonne observance. Les autres obstacles cit&#233;s sont le fait d'&#234;tre &#224; cours de traitements ou d'avoir une source d'approvisionnement irr&#233;guli&#232;re, d'&#234;tre &#233;loign&#233; de son foyer, d'&#234;tre trop occup&#233; ou distrait pour avoir une observance appropri&#233;e.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 4- Aspects relationnels : aucune des 2 &#233;tudes ne mentionne d'obstacle &#224; ce niveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucun &#233;l&#233;ment facilitateur pour l'observance n'a &#233;t&#233; rapport&#233; dans les &#233;tudes retenues.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Comment et avec qui parler de l'observance ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En insistant sur l'aspect qualitatif, les auteurs de cette m&#233;ta-analyse ont identifi&#233; des &#233;l&#233;ments qui n'apparaissent pas dans les &#233;tudes quantitatives de plus large envergure mais qui laissent moins de place &#224; la prise de parole ouverte pour les malades. Les &#233;l&#233;ments rapport&#233;s ci-dessus peuvent appara&#238;tre comme un simple catalogue - pas n&#233;cessairement exhaustif d'ailleurs - dont on peut s'interroger sur la pertinence au niveau individuel. N&#233;anmoins, comme l'indiquent les auteurs de l'&#233;tude eux-m&#234;mes, les m&#233;decins peuvent utiliser cette base d'&#233;l&#233;ments pour engager une discussion ouverte avec les malades qu'ils suivent pour promouvoir l'observance et identifier les obstacles et &#233;l&#233;ments facilitateurs. De m&#234;me, et surtout, les malades eux-m&#234;mes ne doivent pas h&#233;siter &#224; en parler ouvertement avec le personnel soignant afin de ne pas rester dans le non-dit pouvant conduire &#224; une observance non optimale, voire &#224; un rejet des traitements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des solutions pour en parler existent sous la forme de consultations d'observance, qui permettent d'aborder sereinement les probl&#232;mes rencontr&#233;s ou susceptibles d'&#234;tre rencontr&#233;s et surtout qui donnent la possibilit&#233; aux malades de pouvoir exprimer leurs doutes et parler d'eux-m&#234;mes. Les obstacles identifi&#233;s au cours de l'&#233;tude ci-dessus sont autant d'&#233;l&#233;ments qui doivent &#234;tre abord&#233;s afin de ne n&#233;gliger aucune piste permettant de renforcer l'observance aux antir&#233;troviraux. Des consultations d'observance sont propos&#233;es en milieu hospitalier mais les associations de malades peuvent aussi apporter une contribution essentielle &#224; la r&#233;ussite d'un traitement, sachant qu'une bonne coordination entre personnel soignant et associations est la cl&#233; du succ&#232;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Mills EJ et collaborateurs, volume 3, page 2039 &lt;a href=&#034;http://medicine.plosjournals.org/perlserv/?request=get-document&amp;doi=10.1371/journal.pmed.0030438&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Adherence to HAART : a systematic review of developed and developing nation patient-reported barriers and facilitators &#187;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Je n'y pense plus qu'une fois par jour</title>
		<link>https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article2447</link>
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		<dc:date>2006-06-23T13:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>dosages plasmatiques</dc:subject>
		<dc:subject>observance</dc:subject>
		<dc:subject>Action 103</dc:subject>
		<dc:subject>Protocoles 43</dc:subject>
		<dc:subject>Once-a-day</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;O&#249; en est-on des nouvelles mol&#233;cules ? Que valent les nouvelles formulations et combinaisons ? Pour le moment quelques laboratoires se lancent dans la formulation &#171; once-a-day &#187; (une fois par jour), mais est-ce une voie int&#233;ressante pour les malades ? Les avis varient au sein m&#234;me de la commission Traitements et Recherche d'Act Up. Voici les positions de deux vieux routards r&#233;unis pour &#233;voquer ce sujet.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot186" rel="tag"&gt;dosages plasmatiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot571" rel="tag"&gt;observance&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1873" rel="tag"&gt;Protocoles 43&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1878" rel="tag"&gt;Once-a-day&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;O&#249; en est-on des nouvelles mol&#233;cules ? Que valent les nouvelles formulations et combinaisons ? Pour le moment quelques laboratoires se lancent dans la formulation &#171; once-a-day &#187; (une fois par jour), mais est-ce une voie int&#233;ressante pour les malades ? Les avis varient au sein m&#234;me de la commission Traitements et Recherche d'Act Up. Voici les positions de deux vieux routards r&#233;unis pour &#233;voquer ce sujet.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous consid&#233;rerons ici qu'un traitement once-a-day est une combinaison de plusieurs mol&#233;cules devant &#234;tre ing&#233;r&#233;es en une prise unique quotidienne au m&#234;me moment de la journ&#233;e, d&#233;fini comme &#233;tant le matin, le midi ou le soir, souvent au moment du repas. Un traitement once-a-day est compos&#233; le plus souvent d'une antiprot&#233;ase boost&#233;e associ&#233;e &#224; une ou plusieurs autres mol&#233;cules.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au tout d&#233;but de l'arriv&#233;e des antir&#233;troviraux, les prises &#233;taient espac&#233;es de quelques heures, puis les traitements ont pu &#234;tre pris en 3 fois par jour. La prise en deux fois par jour a vraiment am&#233;lior&#233; la vie des malades. Aujourd'hui, alors qu'une bonne vingtaine d'antir&#233;troviraux sont sur le march&#233;, 8 se pr&#233;sentent en une prise quotidienne. Quatre formules existent, qui associent entre 2 et 3 mol&#233;cules, dont 2 se pr&#233;sentent en une prise quotidienne. Mais la simplification des traitements, concept &#224; la mode, a naturellement des limites. Certains traitements simplifi&#233;s se sont av&#233;r&#233;s moins efficaces que les th&#233;rapies classiques. Et l'oubli de la seule prise de la journ&#233;e est probablement plus lourd de cons&#233;quences que dans d'autres sch&#233;mas th&#233;rapeutiques &#224; deux ou trois prises quotidiennes. Enfin, leur efficacit&#233; sur le long terme reste &#224; &#233;valuer... L'objectif donc, c'est l'efficacit&#233; pour la survie, pas seulement le confort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hugues :&lt;/strong&gt; rien ne prouve que de r&#233;duire le nombre de prises par jour peut am&#233;liorer l'observance. Biens&#251;r quand on doit prendre ses traitements 5, 6, 7 fois par jour, le respect des prescriptions ne peut pas &#234;tre garanti. Ce qui est vrai et prouv&#233;, notamment par les r&#233;sultats d'&#233;tudes cliniques, c'est que r&#233;duire le nombre de prises jusqu'&#224; deux fois par jour est int&#233;ressant pour l'observance, mais au-del&#224;, c'est &#224; dire passer de deux prises quotidiennes &#224; une, on ne peut pas l'affirmer. Par ailleurs, quand on interroge les gens sur ce qu'ils veulent, on s'aper&#231;oit que ce n'est pas leur premi&#232;re pr&#233;occupation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G&#233;rald :&lt;/strong&gt; &#231;a, c'est le discours typique de quelqu'un qui n'a pas de probl&#232;me d'observance. Si on interroge des gens qui en ont, on a d'autres r&#233;ponses et d'autres attentes. Une fois qu'on a mis de c&#244;t&#233; le sujet pr&#233;occupant des probl&#232;mes d'effets secondaires, on en trouve un autre super important aussi, la notion de culpabilit&#233;. Le fait de se sentir coupable de ne pas &#234;tre observant peut r&#233;duire les efforts qu'on a fait pour &#234;tre acteur de la maladie. En 2000, j'avais d&#233;j&#224; choisi le Trizivir&#174; (zidovudine, lamivudine, abacavir) par facilit&#233;, pour un argument li&#233; &#224; l'observance parce que c'&#233;tait un seul cachet &#224; prendre. Jusqu'&#224; aujourd'hui, &#224; 2 prises par jour, j'&#233;tais observant &#224; 85 &#224; 90 %. Mais j'avais la chance de n'avoir qu'une &#224; trois fois par an, une charge virale d&#233;tectable. Je dis &#171; la chance &#187; parce qu'avec une observance ultra limite, je n'avais pas trop de pics de charge virale ; ces remont&#233;es ne d&#233;passaient pas 500 ou 600 copies. Mais ces derniers temps, depuis 12 &#224; 18 mois, ma charge virale est mont&#233;e ponctuellement &#224; 5 000 copies, de quoi provoquer des r&#233;sistances. Il fallait donc r&#233;soudre ce probl&#232;me d'observance. L'id&#233;e du once-a-day, ce n'est pas une r&#232;gle, on n'en est encore qu'&#224; la phase pilote, c'est une sorte de pari ; tenter de r&#233;pondre &#224; des personnes pour qui ce qui a &#233;t&#233; essay&#233; jusqu'&#224; ce jour n'est pas id&#233;al. Ce qu'on a mis en place peut &#234;tre efficace pour les deux tiers, le probl&#232;me c'est que, sur le moyen ou le long terme, on est peut-&#234;tre en train de fragiliser la pression sur le virus, m&#234;me si &#224; court terme c'est efficace. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dernier truc, les concentrations en principe actif des once-a-day sont telles qu'elles peuvent permettre l'&#233;ventualit&#233; d'un d&#233;calage, une souplesse horaire, &#224; 2 ou 3 heures pr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hugues :&lt;/strong&gt; pour Gilles Peytavin (Pharmacologue &#224; l'h&#244;pital Bichat, ndlr), si on prend l'exemple de l'atazanavir (Reyataz&#174;), en cas de surdosage il vaut mieux conserver le Norvir&#174; et diminuer la dose de l'atazanavir plut&#244;t que de supprimer le Norvir&#174;, &#231;a permet d'avoir plus de permissivit&#233;. Le probl&#232;me &#233;ventuel du once-a-day se pose aussi de ce point de vue-l&#224;. Maintenant, ce n'est pas aussi simple que &#231;a. Tout &#224; l'heure je citais la litt&#233;rature, mais mon avis c'est que c'est bien qu'on ait des once-a-day parce qu'en terme de mode de vie &#231;a peut aller mieux, mais pour d'autres, &#231;a correspondra moins bien. J'ai le m&#234;me avis depuis qu'on a des trith&#233;rapies ; plus on a de vari&#233;t&#233;s de r&#233;ponses, plus on satisfait de personnes. Mais il ne faut pas imposer &#224; tout prix des once-a-day &#224; tout le monde. Pour moi, c'est &#231;a l'important : le traitement propos&#233; doit &#234;tre confortable et correspondre au mode de vie des personnes. Il y a des gens qui ont des horaires de boulot tr&#232;s complexes. Tout le monde n'a pas une vie r&#233;gl&#233;e comme du papier &#224; musique. Le once-a-day pour quelqu'un qui, par exemple, ne d&#238;ne pas tous les jours &#224; la m&#234;me heure, ne conviendra pas. Le once-a-day n'est pas le seul param&#232;tre d'une meilleure observance, m&#234;me si c'est pourtant int&#233;ressant d'en avoir pour adapter le traitement &#224; la personne. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et puis, on peut aussi se retrouver avec des probl&#232;mes de toxicit&#233; et le r&#234;ve qu'on avait peut se transformer en cauchemar. Il faut arriver &#224; faire des traitements qui correspondent &#224; chaque cas individuel et non pas qui soient le m&#234;me pour tout le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G&#233;rald :&lt;/strong&gt; tu fais bien d'en parler parce que ce choix du once-a-day, on l'a depuis un an et demi. Avec la cirrhose, il y a un truc int&#233;ressant : les profils h&#233;patotoxiques des formulations qu'on a aujourd'hui en once-a-day sont nettement plus favorables. Pour quelqu'un comme moi, qui &#233;tais sous Trizivir&#174;, qui n'avais jamais pris d'antiprot&#233;ases mais toujours des nucl&#233;osidiques, les &#233;tudes semblaient dire que passer vers les antiprot&#233;ases pouvait aider le foie. En regardant parmi les combinaisons les moins contraignantes, il y avait les once-a-day. Mais c'&#233;tait sans compter les effets secondaires. Entre octobre et mi-d&#233;cembre, j'ai &#233;t&#233; gravement secou&#233; par plusieurs effets secondaires dont un rash cutan&#233; d&#251; &#224; l'atazanavir. Je l'ai donc pay&#233; cher ce choix, mais malgr&#233; la claque, j'ai tenu et on a fini par trouver la formule qui a permis de me stabiliser : Telzir&#174; boost&#233;e par Norvir&#174; avec Truvada&#174;. Ce qui est incroyable, c'est cette histoire d'h&#233;patotoxicit&#233; : sous Trizivir&#174;, j'avais les transaminases &#224; 2 fois et demi la normale (c'est-&#224;-dire deux fois et demi la valeur normale haute indiqu&#233;e obligatoirement par le laboratoire d'analyse m&#233;dicales, ndlr). J'ai fait une pause pendant 5 mois et, sans traitement, c'est pass&#233; &#224; 2 fois la normale, &#231;a a baiss&#233; un peu. Avec le once-a-day, c'est carr&#233;ment revenu &#224; la normale, c'&#233;tait donc mieux que de ne rien prendre, on a vu &#231;a sous l'angle h&#233;pato. Depuis d&#233;cembre, je suis sous cette combinaison qui va bien. J'ai une prise le soir et &#231;a va bien le matin. Maintenant, je ne me r&#233;veille plus en me disant &#171; qu'est-ce que j'ai oubli&#233; &#187;, je n'ai plus &#224; me prendre la t&#234;te, mon traitement c'est quand la nuit tombe, au moment du repas. C'est &#224; la port&#233;e de ce que je peux penser par rapport au traitement, c'est raisonnable. Selon mes &#233;pisodes de vie, c'est bien, parce que c'est simple. C'est le rash qui m'a mis dedans, mais il &#233;tait sans doute d&#251; &#224; la cirrhose. Maintenant, il s'agit de stabiliser tout &#231;a pendant 3 mois avant d'ajouter l'interf&#233;ron pour calmer aussi la cirrhose. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une chose encore, il ne faut pas confondre ceux qui ont des probl&#232;mes d'observance et ceux qui ont des probl&#232;mes d'irr&#233;gularit&#233; pour aller faire un bilan r&#233;gulier. Durant la p&#233;riode de mise &#224; l'essai, il est important d'&#234;tre capable d'aller au labo faire ses analyses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hugues :&lt;/strong&gt; mais c'est pareil pour tout changement de traitement. Le suivi doit &#234;tre s&#233;rieux pour n'importe quel changement de traitement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G&#233;rald :&lt;/strong&gt; mais souvent ces personnes qui ont des probl&#232;mes d'observance, sont les m&#234;mes que celles qui oublient les examens &#224; faire. Je dis &#231;a comme &#231;a, l'air de rien...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hugues :&lt;/strong&gt; pourquoi ? On s'adresse &#224; des gens qui ont des probl&#232;mes d'observance ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G&#233;rald :&lt;/strong&gt; ben oui ! Un peu, je veux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hugues :&lt;/strong&gt; pour moi, les laboratoires ne s'adressent pas &#224; des gens qui ont des probl&#232;mes d'observance. Les labos s'adressent &#224; des m&#233;decins qui pourraient penser qu'un traitement en once-a-day va les tranquilliser sur la question de l'observance. &#199;a change tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G&#233;rald :&lt;/strong&gt; c'est vrai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hugues :&lt;/strong&gt; et en r&#233;alit&#233;, c'est un excellent argumentaire marketing : les m&#233;decins prescrivent ces traitements parce qu'ils pensent qu'ils vont &#234;tre tranquilles sur la question de l'observance. Et, du coup, ils le prescrivent &#224; tout le monde sans se poser la question de ce que cela va r&#233;gler. C'est pour &#231;a que j'insistais sur le fait que le traitement doit &#234;tre adapt&#233; aux personnes qui le prennent plut&#244;t que d'&#234;tre adapt&#233; aux inqui&#233;tudes des m&#233;decins. On voit bien comment les labos font leur communication aupr&#232;s des m&#233;decins. Il suffit de se rendre &#224; un congr&#232;s ou aux conf&#233;rences internationales pour voir le d&#233;ploiement de moyens des firmes pharmaceutiques. Leur communication est faite pour tranquilliser les m&#233;decins, pas leurs patients. Je ne sais plus &#224; quelle conf&#233;rence on a assist&#233; o&#249; on a &#171; bouff&#233; &#187; du once-a-day sur tous les murs et je me rappelle plus particuli&#232;rement du stand de BMS o&#249; c'&#233;tait insupportable. Ils ont essay&#233; de fabriquer le grand th&#232;me de la conf&#233;rence avec des gadgets en tout genre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G&#233;rald :&lt;/strong&gt; il y a une petite question pratique sur les dosages plasmatiques des once-a-day. Comment fait-on un dosage plasmatique &#224; 24 heures quand la prise a lieu &#224; minuit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hugues :&lt;/strong&gt; pour faire un dosage, ce qui est important, c'est d'&#234;tre strict sur l'heure de prise, &#234;tre rigoureux l&#224;-dessus. Il faut conna&#238;tre exactement l'heure de prise pour qu'au moment du dosage le calcul du temps soit exact.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G&#233;rald :&lt;/strong&gt; ah bon ? Alors j'ai pas &#224; r&#233;veiller le labo &#224; minuit, cool pour eux et pour moi !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il est int&#233;ressant de se pencher sur la question des &#171; once-a-day &#187; et l'am&#233;lioration de la gal&#233;nique, il semble plus important d'&#233;largir &#224; des constructions de strat&#233;gie n&#233;goci&#233;es ensemble, entre le malade et les diff&#233;rents sp&#233;cialistes, surtout quand il y a plusieurs pathologies concomitantes...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; le genre de d&#233;bat qu'on peut croiser dans les couloirs et les r&#233;unions d'Act Up et s&#251;rement chez vous aussi. Alors, afin de ne pas paniquer dans ces p&#233;riodes o&#249; l'on teste de nouvelles recettes, ne restez pas seulEs et venez nous raconter vos prises de t&#234;te. Nos couloirs sont grands et nos r&#233;unions accueillantes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'importance d'&#234;tre observant</title>
		<link>https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article1777</link>
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		<dc:date>2004-07-01T13:50:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>observance</dc:subject>
		<dc:subject>Protocoles 34</dc:subject>
		<dc:subject>Cohorte Aproco, ANRS EP 11</dc:subject>
		<dc:subject>Protocoles Hors S&#233;rie : Bangkok</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Etre s&#233;ropositif aujourd'hui signifie &#234;tre malade &#224; vie. Les antir&#233;troviraux ne gu&#233;rissent pas du sida, ils permettent seulement de contr&#244;ler la multiplication du virus. Et pour qu'ils puissent continuer &#224; &#234;tre efficaces sur le long cours, il est important que le malade respecte les prises du traitement qui lui a &#233;t&#233; prescrit.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?rubrique5" rel="directory"&gt;Traitements Recherche&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot571" rel="tag"&gt;observance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1367" rel="tag"&gt;Protocoles 34&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1389" rel="tag"&gt;Cohorte Aproco, ANRS EP 11&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1885" rel="tag"&gt;Protocoles Hors S&#233;rie : Bangkok&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Etre s&#233;ropositif aujourd'hui signifie &#234;tre malade &#224; vie. Les antir&#233;troviraux ne gu&#233;rissent pas du sida, ils permettent seulement de contr&#244;ler la multiplication du virus. Et pour qu'ils puissent continuer &#224; &#234;tre efficaces sur le long cours, il est important que le malade respecte les prises du traitement qui lui a &#233;t&#233; prescrit.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;observance et virologie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tude sur l'observance, &#224; trois ans, issue des donn&#233;es de la cohorte Aproco (sur le suivi des personnes mises sous antiprot&#233;ase) montre tr&#232;s clairement le lien entre la non-observance et l'acquisition de r&#233;sistances aux traitements. Chez les participants qui sont observants &#224; plus de 95%, huit sur dix sont en succ&#232;s virologique. Pour les ceux observants &#224; hauteur de 90-95%, 64% d'entre eux sont en succ&#232;s virologique. A hauteur de 80-90% d'observance, ils ne sont plus que 50% &#224; &#234;tre ind&#233;tectables. Enfin, avec des niveaux d'observance inf&#233;rieurs &#224; 80%, le taux d'&#233;chec virologique est extr&#234;mement &#233;lev&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'observance est le principal facteur explicatif du succ&#232;s d'un traitement. Plus on est observant, plus le succ&#232;s du traitement est garanti. Cependant, l'observance est difficile &#224; maintenir dans la dur&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#233;volutions&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Aproco a permis de mettre en &#233;vidence des variations fines au niveau de l'observance. Le pourcentage des participants ayant &#233;t&#233; hautement observants &#224; quatre mois, un an et trois ans, reste relativement constant (on passe de 60% &#224; 54%). Mais ce ne sont pas les m&#234;mes qui restent tr&#232;s observantes tout au long des trois ann&#233;es de suivi. En effet, un quart seulement des participantEs d&#233;clarent avoir &#233;t&#233; observants &#224; 100% durant les trois ann&#233;es et 10% des patients d&#233;clarent n'avoir jamais &#233;t&#233; tr&#232;s observants. En majorit&#233;, les personnes disent avoir &#233;t&#233; hautement observantes par p&#233;riode. Ce qui veut dire, et c'est tr&#232;s important, que l'observance n'est pas une caract&#233;ristique de l'individu. L'observance est un comportement qui change en fonction des circonstances.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;l'observance en d&#233;but de traitement est essentielle&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tude de l'observance dans la cohorte Aproco a montr&#233; son r&#244;le essentiel &#224; l'initiation d'un traitement. Le succ&#232;s virologique apr&#232;s trois ans de traitement est de 65% pour ceux qui ont d&#233;clar&#233; avoir &#233;t&#233; tr&#232;s observant pendant les quatre premiers mois du traitement. Parmi ceux qui ont &#233;t&#233; mod&#233;r&#233;ment observants durant ces m&#234;mes quatre premiers mois, 42% ont une charge ind&#233;tectable au bout de trois ans. Enfin, seulement un tiers de ceux qui &#233;taient non observants durant les quatre premiers mois du traitement ont une charge virale ind&#233;tectable au bout de trois ans.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;au long cours &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tude Aproco semble indiquer que le fait d'&#234;tre hautement observant entre le 12&#232;me et le 36&#232;me mois n'est pas aussi important que lors des quatre premiers mois, c'est-&#224;-dire &#224; l'initiation du traitement. Trois cat&#233;gories de participants se c&#244;toient dans cette cohorte. Il y a ceux qui sur les trois ann&#233;es sont tout le temps hautement observants (entre 95 et 100%), ceux qui sont un peu non-observant (80%-95%). Dans ces deux premi&#232;res cat&#233;gories de patients, six sur dix maintiennent une charge virale ind&#233;tectable au bout de trois ans. En revanche, parmi ceux qui sont observants en dessous de 80%, seulement quatre sur dix ont une charge virale ind&#233;tectable.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;importance du lancement&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;tude confirme que l'on peut appr&#233;cier l'observance de mani&#232;re scientifique, simple et rigoureuse, et que la majorit&#233; des participants &#224; la cohorte ne sont pas observants tout le temps ; l'observance change en fonction du temps. Par ailleurs, les analyses montrent que l'observance initiale joue un r&#244;le majeur dans le succ&#232;s d'un traitement &#224; trois ans, tant sur un plan virologique que immunologique. Enfin, l'observance pendant la p&#233;riode de quatre mois qui suit l'inititation d'un traitement semble capitale pour la r&#233;ussite de celui-ci. C'est dire &#224; quel point il est n&#233;cessaire de bien pr&#233;parer cette initiation et de faire le choix des mol&#233;cules les plus adapt&#233;es &#224; son mode de vie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;pr&#233;cisions&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ces informations sont issues de la R&#233;union publique d'information (R&#233;PI) que nous avons organis&#233;e le 7 avril 2004 et plus pr&#233;cis&#233;ment de l'intervention du &lt;br class='autobr' /&gt;
Dr Bruno Spire. Un compte-rendu exhaustif est disponible aupr&#232;s d'Act Up-Paris, il pourra vous &#234;tre demander une participation aux frais d'envoi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Observance et qualit&#233; de vie</title>
		<link>https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article1604</link>
		<guid isPermaLink="true">https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article1604</guid>
		<dc:date>2004-04-06T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>R&#233;PI</dc:subject>
		<dc:subject>observance</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Mercredi 7 avril, de 19 &#224; 22 heures, Act Up-Paris vous invite &#224; sa 47&#232;me R&#233;union Publique d'Information (R&#233;PI).&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?rubrique53" rel="directory"&gt;R&#233;unions publiques d'information&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot199" rel="tag"&gt;R&#233;PI&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot571" rel="tag"&gt;observance&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Mercredi 7 avril, de 19 &#224; 22 heures, Act Up-Paris vous invite &#224; sa 47&#232;me R&#233;union Publique d'Information (R&#233;PI).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous devons prendre nos traitements le mieux possible, et dans ce but, trouver des &#171; recettes d'observance &#187;, avec nos m&#233;decins, nous aidant &#224; les g&#233;rer et &#224; devenir autonome. Nous ne sommes pas qu'&#171; un nombre de pilules par jour &#187; ou &#171; la somme de nos prises oubli&#233;es &#187;. Dans d'autres pathologies o&#249; la prise de traitements quotidiens au long cours est un imp&#233;ratif, d'autres m&#233;thodes d'observance existent. Peuvent-elles aussi aider les s&#233;ropos ? Les recettes efficaces n'ont &#233;t&#233; mises au point qu'avec nous, par nous et pour nous, les malades.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nos invit&#233;es seront :&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Bruno Spire, Charg&#233; de Recherches INSERM U379, volontaire &#224; Aides Marseille et membre du TRT-5 ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Agn&#232;s Certain, pharmacienne Hospitali&#232;re, groupe hospitalier Bichat-Claude Bernard, Paris ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Deux infirmi&#232;res qui animent la consultation d'observance &#224; l'h&#244;pital de jour, m&#233;decine interne, h&#244;pital Antoine B&#233;cl&#232;re, Clamart ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Fabienne Egrably, service d'endocrinologie et maladies m&#233;taboliques orient&#233; en diab&#233;tologie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s l'intervention de ces invit&#233;s, une large place sera laiss&#233;e aux questions du public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette r&#233;union publique d'information aura lieu le mercredi 7 avril de 19 &#224; 22 heures au Centre Wallonie- Bruxelles, 46 rue Quincampoix Paris 4&#232;me (m&#233;tro Ch&#226;telet-Les-Halles ou Rambuteau). Entr&#233;e libre.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://site-2003-2017.actupparis.org/IMG/pdf/Repi-Observance.pdf" length="428875" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'acc&#232;s aux traitements</title>
		<link>https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article1378</link>
		<guid isPermaLink="true">https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article1378</guid>
		<dc:date>2003-07-29T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>observance</dc:subject>
		<dc:subject>acc&#232;s aux soins</dc:subject>
		<dc:subject>acc&#232;s aux droits pour les usagers de drogues</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Les usagers de drogues sont souvent consid&#233;r&#233;s &#224; tort comme peu observants ou respectant mal les consignes de traitement. De nombreuses &#233;tudes ont prouv&#233; que ces id&#233;es re&#231;ues &#233;taient fausses, les usagers de drogues, une fois convaincus de l'int&#233;r&#234;t du traitement, sont tout aussi observants que les autres, voire m&#234;me plus.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?rubrique134" rel="directory"&gt;Les usag&#232;rEs de drogues&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot571" rel="tag"&gt;observance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1190" rel="tag"&gt;acc&#232;s aux soins&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1279" rel="tag"&gt;acc&#232;s aux droits pour les usagers de drogues&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les usagers de drogues sont souvent consid&#233;r&#233;s &#224; tort comme peu observants ou respectant mal les consignes de traitement. De nombreuses &#233;tudes ont prouv&#233; que ces id&#233;es re&#231;ues &#233;taient fausses, les usagers de drogues, une fois convaincus de l'int&#233;r&#234;t du traitement, sont tout aussi observants que les autres, voire m&#234;me plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un certain nombre de drogues licites ou illicites (l'alcool et la coca&#239;ne notamment) &#233;tant connues par ailleurs pour ab&#238;mer le foie, beaucoup de m&#233;decins h&#233;sitent &#224; prescrire des traitements (en particulier les traitements contre l'h&#233;patite) aux usagers de drogues actifs qui continuent &#224; consommer. L&#224; aussi, la conf&#233;rence de consensus de 2002 contredit ces pratiques. L'attitude des m&#233;decins &#233;volue cependant, et toute situation doit pouvoir &#234;tre n&#233;goci&#233;e. Quelles que soient vos habitudes de consommation, il est important que vous soyez suivi et soign&#233;. En cas de refus de soins motiv&#233; par vos habitudes de vie ou votre consommation, n'h&#233;sitez pas &#224; contacter des associations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, il faut consid&#233;rer avec la plus grande attention la prise d'un traitement antiviral et la consommation de drogues. Les m&#233;langes peuvent &#234;tre &#224; l'origine d'effets plus ou moins g&#234;nants : effets secondaires temporaires, diminution de l'efficacit&#233; du traitement. M&#234;me si l'ensemble des interactions possibles avec les drogues n'est pas encore connu pr&#233;cis&#233;ment, il faut souligner les fortes interactions entre les antiprot&#233;ases et l'ensemble des drogues.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>aramis [BMS]</title>
		<link>https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article98</link>
		<guid isPermaLink="true">https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article98</guid>
		<dc:date>2003-05-10T21:44:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>effets ind&#233;sirables</dc:subject>
		<dc:subject>laboratoire Bristol Myers Squibb</dc:subject>
		<dc:subject>observance</dc:subject>
		<dc:subject>Protocoles 28</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Etude observationnelle, multicentrique, prospective de l'&#233;volution de la prise en charge th&#233;rapeutique au long cours de patients recevant leurs antir&#233;troviraux en une prise unique par jour.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?rubrique63" rel="directory"&gt;Nos informations &amp; commentaires&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot36" rel="tag"&gt;effets ind&#233;sirables&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot283" rel="tag"&gt;laboratoire Bristol Myers Squibb&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot571" rel="tag"&gt;observance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot964" rel="tag"&gt;Protocoles 28&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Etude observationnelle, multicentrique, prospective de l'&#233;volution de la prise en charge th&#233;rapeutique au long cours de patients recevant leurs antir&#233;troviraux en une prise unique par jour.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#224; qui s'adresse cette &#233;tude ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A &lt;strong&gt;500 personnes&lt;/strong&gt;, s&#233;ropositives au VIH-1, prenant &lt;strong&gt;leurs traitements en une prise quotidienne unique&lt;/strong&gt;, suivies par 180 m&#233;decins dans 60 services cliniques hospitaliers.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;commentaire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;tude men&#233;e par un laboratoire pharmaceutique &lt;strong&gt;ne nous semble pas satisfaisante&lt;/strong&gt;. Il est dommage de consacrer tant de temps, d'&#233;nergie et d'argent pour, au final, obtenir un maigre r&#233;sultat. &lt;strong&gt;Les questions concernant la qualit&#233; de vie sont insuffisantes&lt;/strong&gt; (m&#234;me si on y trouve enfin de vraies questions sur la d&#233;pression), les questions sur l'observance ne pourront &#234;tre comparatives (ce n'est pas un essai) et &lt;strong&gt;l'absence de renseignement sur les sympt&#244;mes et la toxicit&#233; ressentie des patients&lt;/strong&gt; n'apportera pas d'informations appropri&#233;es sur la qualit&#233; de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce manque de volont&#233; &#224; creuser la piste de la toxicit&#233; ressentie des patients ne nous &#233;tonne pas. En effet, les effets secondaires graves du Sustiva&#174; ou du Z&#233;rit&#174; ont &#233;t&#233; longtemps sous-estim&#233;s, voire ni&#233;s par les laboratoires qui les ont d&#233;velopp&#233;s. Le d&#233;faut de cette &#233;tude est qu'&lt;strong&gt;&#224; vouloir renseigner sur trop de sujets&lt;/strong&gt; (efficacit&#233; de la prise unique, observance, qualit&#233; de vie, effets secondaires, etc.), &lt;strong&gt;elle les effleure&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;tude post-AMM, qui veut nous renseigner sur la vraie vie et le long terme, &lt;strong&gt;doit s'en donner r&#233;ellement les moyens&lt;/strong&gt; et ne pas s'arr&#234;ter aux deux ans initialement pr&#233;vus. On se demande, une nouvelle fois si cette d&#233;marche n'est pas le fruit d'un service marketing en mal de repr&#233;sentation face &#224; des associations tenaces sur la question des &#233;tudes post-AMM. Ceci est d'autant plus &#224; craindre que des outils valid&#233;s d&#233;j&#224; existants ne sont pas utilis&#233;s ou ont &#233;t&#233; tronqu&#233;s pour aboutir &#224; des conclusions discutables, &#224; la discr&#233;tion de la seule firme pharmaceutique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;quel est l'objectif de cette &#233;tude ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'objectif principal&lt;/strong&gt; est de d&#233;crire l'&#233;volution de la prise en charge th&#233;rapeutique en une prise par jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les objectifs secondaires&lt;/strong&gt; sont l'&#233;valuation de la satisfaction des patients, la description de l'observance et le suivi de l'&#233;volution des marqueurs biologiques (charge virale et CD4).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;quels sont les crit&#232;res pour y entrer ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Etre &#226;g&#233; de plus de 16 ans, &#234;tre s&#233;ropositif au VIH-1, &#234;tre suivi &#224; l'h&#244;pital, prendre ses traitements en une prise quotidienne unique, &lt;strong&gt;ce traitement antir&#233;troviral doit avoir &#233;t&#233; instaur&#233; r&#233;cemment (entre 1 et 6 mois)&lt;/strong&gt;, et ne sera pas modifi&#233; &#224; l'inclusion. Il peut s'agir d'un premier traitement ou non. Le stade de l'infection importe peu. Il n'y a pas de crit&#232;res de non-inclusion.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;quels sont les traitements propos&#233;s ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le fait de rentrer dans cette &#233;tude ne modifiera pas votre traitement, il suffit qu'il soit pris en une prise unique quotidienne (once a day). Pour r&#233;pondre &#224; cette d&#233;finition, &lt;strong&gt;les traitements doivent &#234;tre pris au m&#234;me moment de la journ&#233;e&lt;/strong&gt;, d&#233;fini comme &#233;tant matin, midi et soir, &lt;strong&gt;au moment du repas&lt;/strong&gt;. Quelques exemples : Epivir&#174; + Videx&#174; + Viramune&#174;, ou Epivir&#174; + Videx&#174; + Sustiva&#174; ou Sustiva&#174; + Videx&#174; + Coviracil&#174;. &lt;strong&gt;Les prescriptions hors mention l&#233;gale&lt;/strong&gt; de prise unique quotidienne non mentionn&#233;es dans l'AMM &lt;strong&gt;sont donc accept&#233;es&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;quels sont les crit&#232;res d'&#233;valuation ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les crit&#232;res principaux&lt;/strong&gt; sont de d&#233;crire le pourcentage de patients ayant maintenu la strat&#233;gie de prise unique quotidienne tout au long du suivi et de d&#233;crire l'&#233;volution clinique du patient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les crit&#232;res secondaires&lt;/strong&gt; sont l'&#233;valuation globale de l'&#233;tat de sant&#233;, le score de satisfaction globale des patients (gr&#226;ce &#224; un questionnaire), l'observance globale (gr&#226;ce &#224; un questionnaire), les marqueurs biologiques (charge virale et CD4) s'ils sont disponibles, et l'objet de l'entr&#233;e et de la sortie &#233;ventuelle.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;comment se d&#233;roule l'&#233;tude ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'entr&#233;e dans cette &#233;tude commence par &lt;strong&gt;un questionnaire simple, &#224; remplir par le patient&lt;/strong&gt;. Il n'y a pas de visite impos&#233;e, ni d'examen, tout se fait &#224; l'occasion du suivi habituel, lors des consultations et &lt;strong&gt;seules les donn&#233;es disponibles seront collect&#233;es&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4 types de visites sont &#233;t&#233; d&#233;finies : une visite d'entr&#233;e, des visites principales tous les 6 mois, des visites interm&#233;diaires, un total de &lt;strong&gt;9 visites sur 24 mois&lt;/strong&gt;. En cas de changement de prise des traitements, c'est-&#224;-dire d'arr&#234;t de prise unique quotidienne, le suivi dans la cohorte continuera.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les inclusions commencent en mai 2003 ; le suivi sera effectu&#233; jusqu'en d&#233;cembre 2005 ; les r&#233;sultats seront disponibles fin 2006.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;quels questionnaires vous seront distribu&#233;s ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le questionnaire &#224; remplir lors des visites principales fait &lt;strong&gt;3 pages et comporte 6 &#224; 7 questions&lt;/strong&gt;. Il faut compter entre &lt;strong&gt;10 et 20 minutes pour le remplir&lt;/strong&gt;, en &#233;tant aid&#233; si besoin. Lors des visites interm&#233;diaires, un questionnaire de 2 questions (sur la satisfaction du traitement et l'observance) sera &#233;galement &#224; remplir. Le questionnaire de qualit&#233; de vie n'est pas un mod&#232;le valid&#233;, il a &#233;t&#233; adapt&#233; afin d'en r&#233;duire la longueur (consid&#233;r&#233; comme un biais &#224; l'entr&#233;e) et perd du m&#234;me coup son caract&#232;re reconnu.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;qui contacter ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; chef de projet BMS, Dr Nora Berra, tel : 04 78 91 66 62
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La ligne d'information d'Act Up-Paris sur les essais cliniques : le mercredi, le jeudi et le vendredi de 14h00 &#224; 18h00, 01 49 29 44 82&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;grille de lecture&lt;/h2&gt;&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;thead&gt;&lt;tr class='row_first'&gt;&lt;th id='id1f52_c0'&gt; conditions d'entr&#233;es &lt;/th&gt;&lt;th id='id1f52_c1'&gt; &lt;/th&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id1f52_c0'&gt;na&#239;fs&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id1f52_c1'&gt;non&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id1f52_c0'&gt;pr&#233;-trait&#233;s&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id1f52_c1'&gt;oui&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id1f52_c0'&gt;charge virale&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id1f52_c1'&gt;indiff&#233;rent&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id1f52_c0'&gt;nombre de CD4&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id1f52_c1'&gt;indiff&#233;rent&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id1f52_c0'&gt;infections opportunistes&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id1f52_c1'&gt;non&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id1f52_c0'&gt;b&#233;n&#233;fices directs&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id1f52_c1'&gt;non&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>les oubli&#233;es de la recherche</title>
		<link>https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article336</link>
		<guid isPermaLink="true">https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article336</guid>
		<dc:date>2002-04-07T14:47:08Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>effets ind&#233;sirables</dc:subject>
		<dc:subject>charge virale</dc:subject>
		<dc:subject>femmes et vih : sp&#233;cificit&#233;s immunologiques et virologiques</dc:subject>
		<dc:subject>CD4</dc:subject>
		<dc:subject>observance</dc:subject>
		<dc:subject>papillomavirus (HPV)</dc:subject>
		<dc:subject>Protocoles 23</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;En 2001, le nombre de femmes contamin&#233;es dans le monde &#233;tait sup&#233;rieur &#224; celui des hommes. La place des femmes dans cette pand&#233;mie commence seulement &#224; &#234;tre l'objet de colloques, mais les informations restent peu accessibles. Pour tenter de r&#233;pondre &#224; nos interrogations, nous avons organis&#233; une R&#233;PI. Compte-rendu.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?rubrique9" rel="directory"&gt;Femmes&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot36" rel="tag"&gt;effets ind&#233;sirables&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot339" rel="tag"&gt;charge virale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot341" rel="tag"&gt;femmes et vih : sp&#233;cificit&#233;s immunologiques et virologiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot535" rel="tag"&gt;CD4&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot571" rel="tag"&gt;observance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot699" rel="tag"&gt;papillomavirus (HPV)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot819" rel="tag"&gt;Protocoles 23&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://site-2003-2017.actupparis.org/local/cache-vignettes/L102xH150/arton336-0ed5d.jpg?1695818460' class='spip_logo spip_logo_right' width='102' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En 2001, le nombre de femmes contamin&#233;es dans le monde &#233;tait sup&#233;rieur &#224; celui des hommes. La place des femmes dans cette pand&#233;mie commence seulement &#224; &#234;tre l'objet de colloques et de conf&#233;rences, mais pour le moment les informations restent peu accessibles, et les questions restent sans r&#233;ponse : y-a-t-il des sp&#233;cificit&#233;s f&#233;minines sur le plan immunologique et virologique ? Les posologies sont-elles adapt&#233;es ? Les effets ind&#233;sirables sont-ils plus graves chez les femmes ? Quelles cons&#233;quences peuvent avoir le VIH et les traitements sur la physiologie f&#233;minine (cycle hormonal, m&#233;nopause, cancer du col de l'ut&#233;rus, ost&#233;oporose...) ? Pour tenter de r&#233;pondre, &#224; ces interrogations, nous avons organis&#233; une R&#233;Pi en d&#233;cembre dernier, r&#233;unissant Christine Rouzioux, virologue, Sophie Matheron, infectiologue et Isabelle Heard, gyn&#233;cologue. Ce n'est pas anodin si ce sont trois femmes m&#233;decins qui nous ont parl&#233; des sp&#233;cificit&#233;s f&#233;minines et ce n'est certainement pas une co&#239;ncidence.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;g&#233;n&#233;ralit&#233;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'int&#233;r&#234;t de la communaut&#233; m&#233;dicale en charge des patientes infect&#233;es par le VIH s'est essentiellement centr&#233; sur la prise en charge des femmes enceintes et tr&#232;s peu sur les femmes elles-m&#234;mes. Cet int&#233;r&#234;t-l&#224; est beaucoup plus r&#233;cent. Mais on ne s'occupe pas encore assez des modes de contamination et de la perception du VIH chez ces femmes qui sont en g&#233;n&#233;ral jeunes, r&#233;cemment contamin&#233;es et qui n'ont pas encore &#233;t&#233; mises sous traitement. C'est maintenant que nous devons rentrer dans le long terme afin de construire des &#233;tudes pour mesurer ces diff&#233;rences.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;essai&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Actuellement, il y a tr&#232;s peu d'essais mis en place pour d&#233;montrer une diff&#233;rence homme/femme. Si les essais cliniques confirment la sous-repr&#233;sentation des femmes, c'est que leur inclusion n'a &#233;t&#233; recommand&#233;e qu'en 1993. La justification de cette in&#233;galit&#233; est le risque de grossesse et les effets que les variations hormonales pourraient provoquer sur les r&#233;sultats. De plus, tr&#232;s souvent l'avis des m&#233;decins investigateurs freine ce recrutement. Enfin, la difficult&#233; d'acc&#232;s aux soins qu'ont les femmes diminue d'autant leur acc&#232;s aux essais th&#233;rapeutiques.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;femmes et recherche clinique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s une enqu&#234;te men&#233;e aupr&#232;s des cliniciens sur les diff&#233;rents essais, on obtient quelques informations sur la participation ou la sous-repr&#233;sentation des femmes dans les essais en France. Dans les essais ant&#233;rieurs &#224; 1993-1996, il y en avait vraiment peu. Actuellement, on est en r&#233;elle progression : entre 20 et 30 % selon les essais. Mais cela n'est pas encore suffisamment repr&#233;sentatif de la population f&#233;minine s&#233;ropositive qui vit en France. Quant aux cohortes, le pourcentage est &#224; peu pr&#232;s &#233;quivalent : environ 20%, avec des exceptions comme la cohorte du VIH-2 qui a inclus 60% de femmes. Par ailleurs dans la cohorte m&#232;re/enfant on retrouve 40% de femmes africaines, c'est un peu le reflet des nouvelles infections en France. Mais en r&#232;gle g&#233;n&#233;rale, il existe une sous-repr&#233;sentation de certains groupes ethniques, notamment dans les essais th&#233;rapeutiques, reste probl&#233;matique m&#234;me si on nous assure d'une grande communion de travail entre les &#233;quipes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;diff&#233;rences&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne les recherches sur les diff&#233;rences entre les hommes et les femmes, il n'y en a pas encore &#233;norm&#233;ment. Seules une douzaine sont &#224; peu pr&#232;s solides, et int&#233;ressantes. Elles sont le plus souvent abord&#233;es par des statisticiens, des &#233;pid&#233;miologistes dans des &#233;tudes de cohortes. Le point le plus important concerne l'impact des traitements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici les diff&#233;rences qui en ressortent. Les femmes ont un taux de CD4 significativement plus &#233;lev&#233;, dans les premi&#232;res ann&#233;es de l'infection, mais la survenue du sida se passe &#224; peu pr&#232;s au m&#234;me moment. Pour le virus, c'est le contraire, les hommes ont une charge virale un peu plus &#233;lev&#233;e, au moins dans les premi&#232;res ann&#233;es. Ces diff&#233;rences sont insuffisantes pour justifier de crit&#232;res th&#233;rapeutiques diff&#233;rents entre les hommes et les femmes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;cd4 et charge virale&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans la litt&#233;rature, les diff&#233;rences homme/femme sur les CD4 sont d&#233;crites par plusieurs cohortes et montrent qu'il y a une diminution m&#233;diane annuelle de la pente des CD4 plus importante chez les femmes. Plusieurs &#233;tudes aux r&#233;sultats contradictoires montrent de plus, un nombre et un pourcentage plus &#233;lev&#233;s de CD4 chez les femmes que chez les hommes et un taux de CD4 plus &#233;lev&#233; chez les femmes au moment du diagnostic de sida. Une &#233;tude portant sur des femmes toxicomanes montre que malgr&#233; un succ&#232;s virologique, les femmes ont un taux de CD4 qui diminue. Les r&#233;sultats cependant sont peut &#234;tre biais&#233;s par le mode de contamination, d'autres &#233;tudes sont donc, une fois de plus, n&#233;cessaires pour r&#233;pondre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si on sait que les &#339;strog&#232;nes et la progest&#233;rone ont des effet immunor&#233;gulateurs, la question est de savoir si les hormones f&#233;minines influencent la charge virale et les CD4. On sait que les patientes sous contraceptifs oraux ont une tendance &#224; avoir un nombre moins &#233;lev&#233; de CD4. Une &#233;tude concernant des patients toxicomanes suivis apr&#232;s leur s&#233;ro-conversion montre que pour un m&#234;me niveau de CD4 les femmes ont une charge virale moins &#233;lev&#233;e. Une autre &#233;tude montre que l'augmentation de la charge virale est plus rapide chez les femmes que chez les hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puisqu'il y a une diff&#233;rence de Cd4 et de charge virale entre homme et femme, la recommandation actuelle est d'exercer chez les femmes une surveillance immunovirologique plus rapproch&#233;e afin de d&#233;pister au plus t&#244;t une chutte de CD4.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;cycles&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;tude prospective montre que les patientes infect&#233;es pr&#233;sentent des cycles irr&#233;guliers dans deux cas sur trois, des m&#233;trorragies (h&#233;morragie survenant en dehors de la p&#233;riode des r&#232;gles) dans 15% des cas, mais la comparaison avec les femmes non infect&#233;es par le VIH ne montre pas de diff&#233;rence significative. Par contre, une autre &#233;tude met en &#233;vidence une diff&#233;rence notable et une dur&#233;e de cycle plus courte chez les femmes infect&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez des femmes infect&#233;es dont on mesure la charge virale une fois par semaine, on note une diminution entre le d&#233;but de la phase folliculaire et le milieu de la phase lut&#233;ale, ce qui indique une influence du cycle sur la charge virale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certaines &#233;tudes montrent une diminution de la fertilit&#233; chez des femmes qui en sont &#224; un stade avanc&#233; de la maladie ; l'augmentation de la prolactine s'accompagne d'une diminution de la fertilit&#233;. Mais il est difficile d'&#233;valuer la qualit&#233; du cycle. On sait que pr&#232;s de 20% des cycles d'une femme sont des cycles anovulatoires ou improductifs en termes de reproduction. Ce qui veut dire que pour un cycle sur cinq, soit deux cycles par an, l'ovulation n'est pas de bonne qualit&#233;. Certes c'est une difficult&#233; pour les chercheurs mais la n&#233;cessit&#233; de mettre ce genre d'essai en place est assez &#233;vidente.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;posologie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La question de la posologie rapport&#233;e au poids ne concerne pas sp&#233;cifiquement les femmes. Dans la recherche sur le VIH, on n'a jamais raisonn&#233; sur une dose d'antir&#233;troviral rapport&#233;e au poids, alors que, dans toute l'histoire de la th&#233;rapeutique anti-infectieuse, on raisonne en milligrammes-kilo. Ceci s'explique par le fait que la cible n'est pas la m&#234;me. On sait que la cible des antir&#233;troviraux est &#224; l'int&#233;rieur des cellules, le but est donc de d&#233;terminer quelle est la concentration intracellulaire n&#233;cessaire, et cela ne d&#233;pend pas du poids, mais de la quantit&#233; de cibles. Et c'est beaucoup plus difficile &#224; doser car il faut atteindre la dose efficace tout en s'assurant qu'elle ne soit pas toxique. Ce qui est imp&#233;ratif et urgent, c'est la mise en place, &#224; large &#233;chelle, des dosages plasmatiques. En attendant, pour changer les doses, une fois qu'on s'est aper&#231;u qu'elles &#233;taient toxiques, il suffit d'utiliser des formes gal&#233;niques adapt&#233;es aux enfants. A les formes p&#233;diatriques, on peut tout inventer. Mais, cela d&#233;pend de la relation avec le m&#233;decin et de sa volont&#233; d'y r&#233;fl&#233;chir.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;prescription&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il y a des choses qui sont totalement admises : chez une femme susceptible d'avoir un enfant, on ne commence pas un traitement avec des m&#233;dicaments &#224; fort potentiel t&#233;ratog&#232;ne, c'est-&#224;-dire qu'on ne donne pas de ddC (Hivid), ni d'Efavirenz (Sustiva). A indication &#233;quivalente, une femme avec des enfants, a fortiori des enfants infect&#233;s, est un crit&#232;re de difficult&#233;s de respect des contraintes horaires. Il est donc conseill&#233; de choisir un traitement le plus simple possible. &lt;br class='autobr' /&gt;
Par ailleurs si on prend en compte les risques de lipodystrophies et de complications m&#233;taboliques, on a tendance &#224; donner un traitement sans inhibiteur de prot&#233;ase.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;interactions&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il est clairement &#233;tabli qu'il y a une diminution d'efficacit&#233; des contraceptifs oraux avec la rifampicine (administr&#233;e dans la prophylaxie de certaines m&#233;ningites et dans le traitement de la tuberculose en association avec d'autres antituberculeux), et avec deux classes de m&#233;dicaments antir&#233;troviraux : les inhibiteurs de prot&#233;ase et les analogues non nucl&#233;osidiques. Le ritonavir (Norvir) et le nelfinavir (Viracept) diminuent de 40 &#224; 47 % la concentration d'&#339;stro-progestatifs, et la n&#233;virapine (Viramune) provoque une diminution de 19%. Par contre l'efavirenz (Sustiva) en augmente la concentration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres cas d'interactions m&#233;dicamenteuses peuvent apporter des modifications mais ils sont encore tr&#232;s mal connus. On observe cependant des modifications pharmacocin&#233;tiques pendant la grossesse de tous les m&#233;dicaments, sans doute li&#233;es &#224; la modification g&#233;n&#233;rale du volume de distribution.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;effets secondaires&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;tude a mis en &#233;vidence que les femmes avaient un risque d'effets secondaires &#224; la ddI (Videx) trois fois plus &#233;lev&#233; que les hommes. D'ailleurs, une &#233;tude r&#233;trospective montre qu'il y a globalement plus d'effets secondaires chez les femmes que chez les hommes. Mais ceux-ci ne sont pas exactement les m&#234;mes. Le ritonavir (Norvir) provoquerait moins de diarrh&#233;es chez les femmes mais plus de paresth&#233;sies p&#233;ribuccales (l&#233;g&#232;res anest&#233;sies autour de la bouche) . Les d&#233;c&#232;s li&#233;s l'acidose lactique touchent tr&#232;s majoritairement les femmes. Les modifications corporelles ne sont pas les m&#234;mes : les hommes souffrent plus de lipoatrophie du visage et des membres inf&#233;rieurs que les femmes, qui elles subissent plus souvent une augmentation du volume de leur tronc et de leurs seins. De plus, l'association lipoatrophie/lipohypertrophie est plus fr&#233;quente chez les femmes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;observance&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;tude australienne montre que sur la question des b&#233;n&#233;fices esp&#233;r&#233;s les hommes sont beaucoup plus optimistes que les femmes. Une enqu&#234;te fran&#231;aise confirme que les facteurs pr&#233;dictifs de mauvaise observance sont les conditions de vie, le stade avanc&#233; de la maladie, les mauvaises relations patient-soignant et la diff&#233;rence li&#233;e au sexe f&#233;minin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souvent, elles ont une moins bonne connaissance de leur situation m&#233;dicale, elles sont plus jeunes, plus souvent toxicomanes, et lorsqu'elles ont des enfants c'est souvent elles qui s'en occupent au d&#233;triment de leur propre sant&#233;. Mais chez des personnes participant au choix de son traitement ou qui s'investissent dans une association de lutte contre le sida, la diff&#233;rence homme/femme dispara&#238;t.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;m&#233;nopause&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Gr&#226;ce aux traitements, les femmes s&#233;ropositives ont la chance de vieillir. Alors qu'il y a quelques ann&#233;es, la question ne se posait m&#234;me pas, aujourd'hui la m&#233;nopause concerne beaucoup de femmes contamin&#233;es. Jusqu'&#224; pr&#233;sent, mais on n'a ni recule, ni &#233;tudes, la s&#233;ropositivit&#233; ne semble pas &#234;tre d&#233;clencheur d'une m&#233;nopause pr&#233;coce. Elle peut, par contre, &#234;tre &#224; l'origine d'un fort amaigrissement ou d'une grande fatigue qui peuvent provoquer des troubles des r&#232;gles, voire l'absence des r&#232;gles, sans pour autant &#234;tre une m&#233;nopause.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ovaires s&#233;cr&#232;tent des &#339;strog&#232;nes naturels qui ont un effet protecteur sur le risque cardio-vasculaire. A la m&#233;nopause, la leptine (hormone prot&#233;ique), les triglyc&#233;rides, ainsi que l'insuline augmentent et aggravent les risques cardio-vasculaires. Les femmes rejoignent ainsi un profil cardio-vasculaire &#233;quivalent &#224; celui des hommes et perdent le b&#233;n&#233;fice des &#339;strog&#232;nes en terme de protection. Les trith&#233;rapies provoquent elles aussi la perte progressive de cette protection. Un des effets souhait&#233;s du traitement hormonal substitutif, conseill&#233; aux femmes m&#233;nopaus&#233;es, est de pr&#233;server ce b&#233;n&#233;fice. Il n'y a d'ailleurs pas de diff&#233;rences de traitements entre femmes s&#233;ropositives et s&#233;ron&#233;gatives, et pas de contre-indication &#224; mettre en place ces traitements. Au contraire : ils sont bien tol&#233;r&#233;s et peuvent &#233;viter les probl&#232;mes d'ost&#233;oporose, pathologie dont on ne trouve pas de marqueurs sp&#233;cifiques et qui fait partie &#233;galement des effets secondaires des trith&#233;rapies. Les hormones prescrites, &#224; savoir oestrog&#232;nes et progest&#233;rones, qui se substituent &#224; celles que fabriquaient les ovaires, ne sont pas m&#233;tabolis&#233;es par le foie d&#233;j&#224; fatigu&#233; par les traitements, elles ont un m&#233;tabolisme cutan&#233;, ainsi il n'y a pas de comp&#233;tition avec les traitements antir&#233;troviraux.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;gyn&#233;cologues&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui on fabrique des chirurgiens-gyn&#233;cologues ou des obst&#233;triciens, mais on ne forme plus de gyn&#233;cologues depuis 1985. Or ce sont des m&#233;decins qui ont une &#233;coute un peu particuli&#232;re dans le trajet de la vie d'une femme. Mais cela ne suffit pas. Il serait bien que tous les gyn&#233;cologues sachent ce que sont des CD4, une charge virale, et qu'il est important de faire des frottis plus souvent pour les femmes s&#233;ropositives. Mais en m&#234;me temps on ne peut pas demander &#224; tous les gyn&#233;cologues de ville de prendre totalement en charge ces femmes. Le minimum serait que dans les congr&#232;s de gyn&#233;cologie, il y ait des sessions consacr&#233;es au VIH, ce qui n'est pas le cas actuellement. Une formation g&#233;n&#233;rale para&#238;t &#233;vidente, mais ce devrait &#234;tre la m&#234;me chose pour les dentistes, et les autres &#233;tudes m&#233;dicales : la formation concernant le VIH doit faire partie aujourd'hui de la formation des futurs m&#233;decins et de la formation continue des m&#233;decins qui sont d&#233;j&#224; op&#233;rationnels.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;papillomavirus&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une femme s&#233;ropositive sur trois a un frottis anormal. Ce probl&#232;me gyn&#233;cologique est d&#251; &#224; des l&#233;sions du col de l'ut&#233;rus et &#224; l'infection par le papillomavirus, agent de ces l&#233;sions du col. Le papillomavirus est un virus extr&#234;mement banal, et courant, il provoque une infection tr&#232;s transitoire dont les femmes se d&#233;barrassent le plus souvent sans qu'il n'y ait aucun signe d'infection. Lorsqu'on r&#233;alise un frottis &#224; une femme qui vient de se faire contaminer par un paillomavirus, on ne remarque rien, le frottis est tout &#224; fait normal. Dans certaines circonstances, ce papillomavirus va rentrer dans les cellules du col, &#224; un endroit tr&#232;s pr&#233;cis entre le vagin et l'ut&#233;rus, qui est en perp&#233;tuel remaniement au cours de la vie de la femme. Le frottis fait alors &#224; cet endroit r&#233;v&#232;lera des cellules plus grosses avec &#224; l'int&#233;rieur le papillomavirus. L&#224; encore, la plupart du temps, les femmes s'en d&#233;barrassent naturellement. C'est une l&#233;sion dit de bas grade. Mais, dans certaines circonstances, la femme ne va pas arriver &#224; s'en d&#233;barrasser, il peut alors se mettre &#224; infecter de plus en plus de cellules, et entra&#238;ner une activit&#233; de multiplication cellulaire intense. On passe alors d'une l&#233;sion de bas grade &#224; une l&#233;sion de haut grade. Cette &#233;volution qui commence par une simple infection et aboutit au cancer prend quinze ann&#233;es pour se d&#233;velopper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;dicaments pris &#224; la suite d'une greffe, le tabac, l'infection &#224; VIH et l'immunosuppression qui en d&#233;coule sont des facteurs qui diminuent l'immunit&#233; locale et favorisent probablement la persistance du papillomavirus. Par ailleurs, il existe plus de 60 types diff&#233;rents de papillomavirus plus ou moins agressifs. Le cumul de tous ces facteurs peut acc&#233;l&#233;rer la fr&#233;quence de ces l&#233;sions du col, qu'on appelle dysplasies. Dans la population g&#233;n&#233;rale, la fr&#233;quence des dysplasies, est de l'ordre de 2 &#224; 3%. Chez des femmes immunod&#233;prim&#233;es ou infect&#233;es par le VIH la fr&#233;quence des l&#233;sions du col est de 30%. Cette fr&#233;quence augmente avec le degr&#233; d'immunosuppression. Chez des femmes ayant moins de 200 CD4, la pr&#233;valence des l&#233;sions du col est de l'ordre de 60% et le taux de persistance ou de r&#233;apparition de la l&#233;sion est sup&#233;rieur &#224; 90%. Quand plus de la moiti&#233; (60%) des femmes gu&#233;rissent spontan&#233;ment, chez les femmes s&#233;ropositives, seulement 20% d'entre elles vont se d&#233;barrasser de leurs l&#233;sions sans intervention.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;am&#233;liorations&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans le cas d'une l&#233;sion de haut grade, l'absence de m&#233;dicament efficace impose l'acte chirurgical : la conisation. Dans 90-95% des cas on obtient une gu&#233;rison compl&#232;te. Mais pour les femmes s&#233;ropositives gravement immunod&#233;prim&#233;es cette op&#233;ration devient inutile et au contraire, comporte un risque important de persistance ou de r&#233;cidive. Si l'on multiplie les actes chirurgicaux, on risque une v&#233;ritable amputation du col.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec l'arriv&#233;e des trith&#233;rapies, on a constat&#233; une r&#233;gression spontan&#233;e de ces l&#233;sions, il y a deux fois plus de r&#233;gression chez des femmes sous trith&#233;rapie que chez celles non trait&#233;es. Une publication r&#233;cente fait &#233;tat d'un moindre taux de r&#233;cidive apr&#232;s chirurgie chez des femmes ayant retrouv&#233; une bonne restauration immunitaire sous traitement antir&#233;troviral. C'est donc un petit bonus par rapport aux craintes du pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, cela fait 15 ans que l'&#233;pid&#233;mie s&#233;vit, la question de la survenue du cancer du col de l'ut&#233;rus est d'autant plus d'actualit&#233;. Il est extr&#234;mement important que les femmes s&#233;ropositives soient attentives et fassent des colposcopies puis une biopsie si n&#233;c&#233;ssaire. Il est conseill&#233; de r&#233;aliser un examen gyn&#233;cologique deux fois par an.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Un compte rendu plus d&#233;taill&#233; de cette R&#233;PI est disponible au local d'Act Up-Paris. Pour l'obtenir, veuillez nous faire parvenir 2,29 &#8364; (soit 15 F) en timbres ou ch&#232;que (frais de port) &#224; Act Up-Paris, BP 287, 75525 Paris cedex 11.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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