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	<title>Act Up-Paris</title>
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	<description>Act Up-Paris est une association issue de la communaut&#233; homosexuelle, veillant &#224; d&#233;fendre toutes les populations touch&#233;es par le sida. C'est une association de personnes touch&#233;es par le VIH qui voient dans le sida avant tout une question politique.</description>
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		<title>Act Up-Paris</title>
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		<title>Cancer &amp; VIH : l'inclusion dans les essais en question</title>
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		<dc:subject>ANRS</dc:subject>
		<dc:subject>CDC </dc:subject>
		<dc:subject>cancer</dc:subject>
		<dc:subject>CXCR4</dc:subject>
		<dc:subject>n&#233;oplasie</dc:subject>
		<dc:subject>Protocoles 65</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Avec l'arriv&#233;e des antir&#233;troviraux en combinaison, notre esp&#233;rance de vie en tant s&#233;ropositifVEs s'est rapproch&#233;e de la normale. Pour nous cependant, le risque de d&#233;velopper un cancer reste quasiment toujours sup&#233;rieur &#224; celui de la population g&#233;n&#233;rale, qu'il s'agisse de cancers classant sida ou non. Par ailleurs, de nouveaux traitements anticanc&#233;reux se d&#233;marquant de la chimioth&#233;rapie classique sont apparus ces derni&#232;res ann&#233;es, les th&#233;rapies cibl&#233;es. Comme dans d'autres situations (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot228" rel="tag"&gt;ANRS&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot518" rel="tag"&gt;CDC &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot520" rel="tag"&gt;cancer&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1612" rel="tag"&gt;CXCR4&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot2521" rel="tag"&gt;n&#233;oplasie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot2795" rel="tag"&gt;Protocoles 65&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Avec l'arriv&#233;e des antir&#233;troviraux en combinaison, notre &lt;br class='autobr' /&gt;
esp&#233;rance de vie en tant s&#233;ropositifVEs s'est rapproch&#233;e de la normale. Pour nous cependant, le risque de d&#233;velopper un cancer reste quasiment toujours sup&#233;rieur &#224; celui de la population g&#233;n&#233;rale, qu'il s'agisse de cancers classant sida ou non. Par ailleurs, de nouveaux traitements anticanc&#233;reux se d&#233;marquant de la chimioth&#233;rapie classique sont apparus ces derni&#232;res ann&#233;es, les th&#233;rapies cibl&#233;es. Comme dans d'autres situations combinant plusieurs pathologies &#8211; la co-infection VIH et h&#233;patite, par exemple &#8211; les essais cliniques qui les &#233;valuent ne permettent pas, en g&#233;n&#233;ral, le recrutement d'embl&#233;e de personnes s&#233;ropositives. Dans ce contexte, tout est-il vraiment mis en &#339;uvre pour une prise en charge optimale des s&#233;ropositifVEs d&#233;veloppant un cancer ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avant d'aborder la probl&#233;matique de la participation des personnes s&#233;ropositives aux essais de th&#233;rapies anticanc&#233;reuses, dressons un rapide &#233;tat des lieux du cancer en pr&#233;sence d'une s&#233;ropositivit&#233; au VIH. Il s'agit des estimations les plus r&#233;centes en termes de nouveaux cas et de mortalit&#233; due aux cancers, qu'ils d&#233;finissent ou non l'&#233;tat sida &#8211; classant sida&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;On appelle &#171; classant sida &#187; tout &#233;v&#233;nement faisant passer du stade infect&#233; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ou pas :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
Les diff&#233;rents stades de l'infection par le VIH Ils peuvent &#234;tre class&#233;s en trois stades : &lt;br class='autobr' /&gt; - le stade A, asymptomatique&lt;br class='autobr' /&gt; - le stade B, symptomatique avec conditions imputables au VIH&lt;br class='autobr' /&gt; - le stade C, stade sida v&#233;ritable&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon la d&#233;finition adopt&#233;e en France en 1993, le stade sida est caract&#233;ris&#233; par la survenue d'une infection opportuniste majeure et/ou d'un sarcome de Kaposi, d'un lymphome non hodgkinien ou c&#233;r&#233;bral primitif ou d'un cancer invasif du col de l'ut&#233;rus. La d&#233;finition retenue par les CDC&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Centers for Disease Control and Prevention. Organisme f&#233;d&#233;ral am&#233;ricain de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; am&#233;ricains en 1993 ajoute un crit&#232;re biologique, &#224; savoir un taux persistant de lymphocytes CD4 inf&#233;rieur &#224; 200/mm3.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Informations reprises, ainsi que la liste suivante, d'un rapport de 2008 de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La liste compl&#232;te des pathologies classant sida est la suivante : Candidose bronchique trach&#233;ale ou pulmonaire - Candidose de l'&#339;sophage - Cancer invasif du col de l'ut&#233;rus - Coccidioidomycose diss&#233;min&#233;e ou extra-pulmonaire - Cryptococcose extra-pulmonaire - Cryptosporidiose intestinale sup&#233;rieure &#224; 1 mois - Infection &#224; CMV (autre que foie, rate ou ganglions) - R&#233;tinite &#224; CMV (avec perte de vision) - Enc&#233;phalopathie due au VIH - Infection herp&#233;tique, ulc&#232;res chroniques sup&#233;rieurs &#224; 1 mois ; ou bronchique, pulmonaire ou oesophagienne - Histoplasmose diss&#233;min&#233;e ou extra-pulmonaire - Isosporidiose intestinale chronique (sup&#233;rieure &#224; 1 mois) - Sarcome de Kaposi - Lymphome de Burkitt - Lymphome immunoblastique - Lymphome c&#233;r&#233;bral primitif - Infection &#224; Mycobacterium avium ou kansasii, diss&#233;min&#233;e ou extra-pulmonaire - Infection &#224; Mycobacterium tuberculosis, quel que soit le site (pulmonaire ou extra-pulmonaire) - Infection &#224; mycobact&#233;rie, identifi&#233;e ou non, diss&#233;min&#233;e ou extra-pulmonaire - Pneumonie &#224; Pneumocystis carinii - Pneumopathie bact&#233;rienne r&#233;currente - Leuco-enc&#233;phalopathie multifocale progressive - Septic&#233;mie &#224; Salmonella non typhi r&#233;currente - Toxoplasmose c&#233;r&#233;brale - Syndrome cachectique d&#251; au VIH.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Cancers classant et non classant sida&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Maintenant que la population s&#233;ropositive vieillit, des chiffres plus pr&#233;cis sont disponibles pour &#233;valuer le nombre de nouveaux cas (incidence) par type de cancer. Ces chiffres indiquent des tendances diverses selon les cancers. L'arriv&#233;e des combinaisons optimales de traitements antir&#233;troviraux &#224; partir de 1996 a permis de diminuer fortement la survenue des cancers dits classant sida du type sarcome de Kaposi et lymphomes malins non hodgkiniens. Pour le cancer du col de l'ut&#233;rus, le risque reste le m&#234;me qu'avant l'arriv&#233;e de ces traitements optimaux et l'incidence est toujours plus &#233;lev&#233;e que dans la population g&#233;n&#233;rale&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir Protocoles 45 de d&#233;cembre 2006, dossier vaccin anti-HPV&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. En fait, quel que soit le cancer classant sida, l'analyse du nombre de cas avant et apr&#232;s l'arriv&#233;e de ces traitements montre que le risque reste toujours plus &#233;lev&#233; que pour la population s&#233;ron&#233;gative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il en est globalement de m&#234;me pour les autres types de cancers, ceux ne classant pas sida. Ainsi, selon les &#233;tudes r&#233;alis&#233;es, le risque de d&#233;velopper un cancer non classant sida reste deux &#224; trois fois sup&#233;rieur &#224; celui de la population non s&#233;ropositive. En particulier, l'Institut National du Cancer am&#233;ricain (NCI) a men&#233; des &#233;tudes portant sur plusieurs centaines de milliers de personnes s&#233;ropositives et comparant les nouveaux cas de cancer en fonction des p&#233;riodes de mise &#224; disposition de traitements de plus en plus en plus performants&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La p&#233;riode 1980-1989 est caract&#233;ris&#233;e par le peu d'options th&#233;rapeutiques (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ces &#233;tudes indiquent des incidences, certes faibles, mais qui augmentent au cours du temps en fonction des p&#233;riodes investigu&#233;es. Cela se traduit concr&#232;tement par un risque accru de d&#233;velopper un cancer anal, un cancer du foie ou du poumon, ainsi qu'un lymphome de Hodgkin par rapport &#224; la population g&#233;n&#233;rale. Pour certains de ces cancers, la pr&#233;vention peut jouer un r&#244;le important, par exemple en agissant sur la consommation de tabac pour le cancer du poumon. Mais, comme le notent les auteurs de ces &#233;tudes publi&#233;es dans la revue Cancer en octobre 2010, d'autres facteurs peuvent d&#233;clencher un cancer du poumon comme une inflammation chronique des poumons ou des infections pulmonaires r&#233;p&#233;t&#233;es. Pour le cancer anal et celui du foie, les co-infections virales (papillomavirus et virus des h&#233;patites, respectivement) sont connues pour participer &#224; leur d&#233;veloppement. R&#233;cemment, des auteurs ont rapport&#233; dans PLoS One qu'une s&#233;ropositivit&#233; associ&#233;e &#224; un virus &#224; tropisme CXCR4&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Il s'agit d'un des cor&#233;cepteurs du VIH, l'autre &#233;tant le CCR5 vis&#233; par le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; pourrait expliquer l'observation d'un risque de cancer &lt;br class='autobr' /&gt;
du sein plus faible que dans la population g&#233;n&#233;rale. Cette toute relative bonne nouvelle est &#224; temp&#233;rer par le fait que lorsque ce type de cancer se d&#233;clare, il est plus agressif en pr&#233;sence du VIH, un constat valable aussi pour les autres cancers en g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le British Journal of Cancer publi&#233; en ligne en juin 2010 sont pr&#233;sent&#233;s les r&#233;sultats les plus r&#233;cents associ&#233;s &#224; la cohorte VIH suisse&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Swiss HIV Cohort Study, une cohorte prospective permettant un suivi sur plus (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Cette &#233;valuation arrive aux m&#234;mes conclusions en termes de risque relatif par rapport &#224; la population g&#233;n&#233;rale, avec des diff&#233;rences en ce qui concerne l'&#233;volution des incidences selon les p&#233;riodes de mises &#224; disposition des traitements antir&#233;troviraux. L'incidence des sarcomes de Kaposi et des lymphomes non hodgkiniens a continu&#233; &#224; baisser avec l'arriv&#233;e des combinaisons hautement efficaces d'antir&#233;troviraux. Par contre, les incidences des cancers non classant sida n'ont pas chang&#233; v&#233;ritablement avec l'arriv&#233;e des trith&#233;rapies. Pour cette &#233;tude, il s'agissait aussi des cancers de l'anus, du foie, du poumon et des lymphomes de Hodgkin, mais aussi des cancers de la peau autres que les m&#233;lanomes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Cancer en cas d'infection &#224; VIH&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Deux enqu&#234;tes nationales r&#233;centes ont permis d'&#233;valuer le nombre de nouveaux diagnostics de cancers et la part de ceux-ci dans la mortalit&#233; en cas de s&#233;ropositivit&#233; pour le VIH. L'enqu&#234;te de 2006, ONCOVIH&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;ONCOVIH est financ&#233;e par l'Agence Nationale de Recherche sur le Sida et les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; indique que pr&#232;s des deux tiers des cancers diagnostiqu&#233;s sont des cancers classant non sida. D'apr&#232;s l'enqu&#234;te de 2005, ANRS EN19&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Mortalit&#233; 2005 ANRS EN19, est une &#233;tude financ&#233;e par l'ANRS, renouvelant (&#8230;)&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, environ un tiers des d&#233;c&#232;s (34% en 2005, pour 29% en 2000) sont dus &#224; un cancer, avec plus de la moiti&#233; de type non classant sida (61%).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Etat des lieux de la prise en charge&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'analyse du risque de d&#233;velopper un cancer en fonction du niveau de CD4 montre que dans la plupart des cas un faible niveau de CD4 augmente ce risque, qu'il s'agisse de cancers classant ou non sida. Le groupe d'expertEs ayant compil&#233; le rapport des recommandations 2010 de prise en charge m&#233;dicale des personnes infect&#233;es par le VIH mentionne que les donn&#233;es remont&#233;es du terrain plaident en faveur du maintien ou de l'obtention d'un niveau de CD4 sup&#233;rieur &#224; 500 par mm3 pour diminuer ce risque, en sus des mesures habituelles de pr&#233;vention. C'est d'autant plus crucial que, comme l'indiquent aussi les expertEs, la survie &#224; deux ans apr&#232;s un diagnostic de cancer est plus faible chez les personnes s&#233;ropositives que chez les s&#233;ron&#233;gatives &#8211; &#224; l'exception du cancer de l'anus. Quelles que soient les raisons expliquant cet &#233;tat de fait, cela montre qu'il y a encore du travail &#224; accomplir pour optimiser notre prise en charge dans ce contexte. D'o&#249; notre question : tout est-il mis en &#339;uvre pour une prise en charge optimale en cas de cancer chez les personnes vivant avec le VIH ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la lecture des recommandations reprises in extenso ci-dessous, force est de constater qu'il y a encore du chemin &#224; parcourir. Le groupe d'expertEs recommande pour la prise en charge&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir aussi l'encart en fin d'article pour les recommandations de pr&#233;vention (&#8230;)&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	1- de d&#233;velopper les r&#233;unions de concertation pluridisciplinaires associant h&#233;matologues, oncologues et sp&#233;cialistes de l'infection par le VIH afin d'optimiser la prise en charge th&#233;rapeutique conjointe des pathologies infectieuses et tumorales des patientEs VIH ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	2- d'assurer, chez les patientEs sans d&#233;ficit immunitaire majeur, une prise en charge des n&#233;oplasies&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Autre nom pour d&#233;signer une tumeur, b&#233;nigne ou maligne.&#034; id=&#034;nh11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; similaires &#224; celle des sujets non infect&#233;Es par le VIH, impliquant de leur permettre l'acc&#232;s aux th&#233;rapies innovantes ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	3- de commencer un traitement antir&#233;troviral chez les patientEs infect&#233;Es par le VIH atteintEs d'une n&#233;oplasie et na&#239;fVEs d'antir&#233;troviraux, quel que soit le taux des lymphocytes CD4 ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	4- d'am&#233;nager les traitements antir&#233;troviraux pour tenir compte des interactions m&#233;dicamenteuses avec les chimioth&#233;rapies et de la toxicit&#233; conjugu&#233;e des diff&#233;rents m&#233;dicaments ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	5- d'initier lors de toute chimioth&#233;rapie une prophylaxie vis-&#224;-vis de la pneumocystose, de la toxoplasmose et &#233;ventuellement de l'infection &#224; CMV ou HSV.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans leur rapport, les expertEs &#233;mettent des recommandations de niveau plus ou moins &#233;lev&#233; en fonction des donn&#233;es disponibles (voir les exemples d'annotations dans l'encart final). Des donn&#233;es existent pour ces cinq recommandations qui sont du coup class&#233;es de niveau &#233;lev&#233; pour la 1&#232;re et la 5&#232;me, et interm&#233;diaire pour les autres. A l'exception de la derni&#232;re, ces recommandations ne reposent pas sur des donn&#233;es issues d'essais cliniques, de suivis de cohortes ou d'&#233;tudes cas-contr&#244;le. A l'origine de ce constat, il y a en particulier le fait que la s&#233;ropositivit&#233; au VIH constitue encore bien souvent un crit&#232;re d'exclusion pour participer &#224; des essais cliniques, tout particuli&#232;rement pour les nouvelles mol&#233;cules anticanc&#233;reuses. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les expertEs &#233;crivent d'ailleurs explicitement qu'il &#171; est souhaitable que le statut VIH ne constitue plus un crit&#232;re d'exclusion pour les &#233;tudes impliquant des th&#233;rapeutiques innovantes compte tenu de leur int&#233;r&#234;t potentiel pour nombre de patients infect&#233;s, en particulier ceux pr&#233;sentant une situation immunovirologique satisfaisante &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les raisons des exclusions des essais cliniques des personnes s&#233;ropositives atteintes de cancer&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans la rubrique &#171; commentaires et controverses &#187; du Journal of Clinical Oncology am&#233;ricain du 1er mars 2008, un article pr&#233;sente un tableau qui donne &#224; r&#233;fl&#233;chir sur les arguments avanc&#233;s pour exclure tout ou partie des personnes s&#233;ropositives des essais. Il s'agit d'exemples tir&#233;s d'essais cliniques pour le cancer du poumon &#8211; r&#233;p&#233;tons-le, l'int&#233;r&#234;t pour les personnes vivant avec le VIH n'est pas des moindres pour ce cancer. Reprenons certains exemples pr&#233;sent&#233;s avec le texte traduit apparaissant dans les crit&#232;res d'exclusion (en italique et entre guillemets) et les arguments avanc&#233;s par les auteurs pour r&#233;futer ces motifs :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Historique connu d'infection &#224; VIH (test VIH non requis &#224; la visite d'inclusion &#233;ventuelle) &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ce cas, les auteurs d&#233;clarent que si cette exclusion est justifi&#233;e, alors, dans le contexte d&#233;crit d'absence de proposition de test VIH, des personnes qui ne sont pas diagnostiqu&#233;es comme s&#233;ropositives &#8211; et il y en a, le d&#233;pistage &#233;tant loin d'&#234;tre syst&#233;matique &#8211; pourraient &#234;tre expos&#233;es &#224; un risque. En allant plus loin, si un test VIH n'est pas n&#233;cessaire pour l'inclusion dans l'essai, ceci sugg&#232;re que ce n'est finalement pas v&#233;ritablement un probl&#232;me et, du coup, vivre avec le VIH est un crit&#232;re d'exclusion injuste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Patients s&#233;ropositifs pour le VIH (sans autre explication donn&#233;e) &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'absence de justification de cette exclusion perp&#233;tue pour les auteurs une vision d&#233;pass&#233;e de l'infection par le VIH. En effet, comme indiqu&#233; plus haut, si, par exemple, la situation immunovirologique est satisfaisante, l'inclusion n'est pas r&#233;dhibitoire. De plus, pour les am&#233;ricains, cette absence de justification viole les recommandations du Cancer Therapy Evaluation Program du NCI (voir plus loin).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pas de traitement antir&#233;troviral combin&#233; concomitant pour les personnes s&#233;ropositives &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
L&#224;, les auteurs mettent en avant que si le crit&#232;re d'exclusion est li&#233; &#224; un traitement susceptible d'interagir avec le traitement exp&#233;rimental anticanc&#233;reux, pourquoi singulariser les personnes vivant avec le VIH ? Toute personne prenant un autre traitement devrait &#234;tre exclue&#8230; Par ailleurs, cela doit-il s'appliquer &#224; tous les traitements antir&#233;troviraux ou seulement certains ? Notons tout de m&#234;me que dans ce cas pr&#233;cis, sans traitement antir&#233;troviral, l'inclusion est possible en cas de s&#233;ropositivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Parce que les patients pr&#233;sentant une d&#233;ficience immunitaire sont plus &#224; risque de contracter une infection mortelle, les patients s&#233;ropositifs sont exclus de cette &#233;tude &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
En cas de traitement antir&#233;troviral efficace et de charge virale basse, l'immunod&#233;ficience ne sera pas suffisamment prononc&#233;e pour justifier une telle exclusion. De plus, les causes d'immunod&#233;ficience sont multiples et des personnes s&#233;ron&#233;gatives en pr&#233;sentant devraient alors &#234;tre exclues aussi, si l'immunod&#233;ficience est v&#233;ritablement un probl&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une logique, non avou&#233;e explicitement par les laboratoires, de donner toutes leurs chances aux nouvelles mol&#233;cules &#233;valu&#233;es, les exclusions peuvent aller encore plus loin, et &#233;carter toute personne pr&#233;sentant une infection &#8211;&#8200;sans pr&#233;cision suppl&#233;mentaire&#8200;&#8211; s&#233;v&#232;re, active et non contr&#244;l&#233;e. Ce type d'exclusion au sens large, notent les auteurs, n'est pas n&#233;cessairement justifi&#233;e scientifiquement ou m&#233;dicalement. De mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, les arguments justifiant les exclusions sont rarement pr&#233;sent&#233;s, notamment pour les phases III qui sont d&#233;terminantes pour d&#233;montrer l'activit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour finir sur ce sujet, les auteurs mentionnent aussi que l'argument de la s&#233;ropositivit&#233; pour motiver l'exclusion syst&#233;matique repose sur une m&#233;connaissance de la r&#233;alit&#233; de l'infection par le VIH. Comme pour d'autres maladies (cardiaque, pulmonaire, &#8230;) dont peut souffrir une personne atteinte d'un cancer et qui, notent-ils, ne sont pas des crit&#232;res d'exclusion syst&#233;matique, le fait de vivre avec le VIH peut tout aussi bien ne pas avoir d'impact clinique &#233;vident ou engendrer des complications tr&#232;s s&#233;v&#232;res, en fonction de la dur&#233;e d'infection, des traitements re&#231;us, etc. Consid&#233;rer l'infection &#224; VIH comme un bloc identique pour tout le monde et l'invoquer pour exclure des essais est le meilleur moyen &#8211; injuste et injustifi&#233; &#8211; de ralentir la mise &#224; disposition de nouveaux traitements &#224; tout un pan de la population et de limiter les connaissances m&#233;dicales n&#233;cessaires &#224; une prise en charge optimale.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La ligne de conduite d'inclusion du NCI&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La lecture des &lt;a href=&#034;http://ctep.cancer.gov/protocolDevelopment/&lt;br class='autobr' /&gt;
policies_hiv.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;recommandations du Cancer Therapy Evaluation Program de l'Institut National du Cancer am&#233;ricain (NCI)&lt;/a&gt; pourrait inspirer avantageusement les promoteurSEs d'essai qui voudraient trop rapidement &#233;liminer les personnes s&#233;ropositives dans les &#233;valuations cliniques. Il y est explicitement mentionn&#233; qu'elles ne devraient pas &#234;tre arbitrairement exclues des essais cliniques pour le traitement des cancers. L'exclusion d'un essai doit &#234;tre fond&#233;e sur des bases scientifiques claires et convaincantes qui d&#233;montrent que l'exclusion est n&#233;cessaire pour la conduite de l'essai ou bien qu'une personne ne remplit pas les crit&#232;res essentiels d'inclusion. De telles raisons peuvent &#234;tre des indices obtenus au laboratoire, chez l'animal ou en clinique qui sugg&#232;rent soit que le traitement serait associ&#233; &#224; des effets adverses accrus chez la personne pr&#233;sentant une immunod&#233;ficience, soit que les sympt&#244;mes associ&#233;s &#224; l'infection par le VIH peuvent emp&#234;cher une &#233;valuation pr&#233;cise de la toxicit&#233; ou de la r&#233;ponse au traitement. &lt;br class='autobr' /&gt;
Si l'&#233;valuation de la survie est un des objectifs primaires de l'essai, il peut s'av&#233;rer appropri&#233; d'exclure la personne s&#233;ropositive quand la probabilit&#233; de d&#233;c&#232;s &lt;br class='autobr' /&gt;
due &#224; l'infection sous-jacente par le VIH est &#233;lev&#233;e pour la dur&#233;e probable &lt;br class='autobr' /&gt;
de l'essai. Les recommandations se terminent par la proposition de diriger &lt;br class='autobr' /&gt;
les personnes s&#233;ropositives pr&#233;sentant un cancer classant sida (lymphome non hodgkinien, sarcome de Kaposi et cancer du col de l'ut&#233;rus) vers des essais sp&#233;cifiquement con&#231;us pour elles.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des essais cliniques cibl&#233;s vers les personnes s&#233;ropositives atteintes de cancer&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le meilleur moyen de s'assurer qu'un traitement anticanc&#233;reux est optimal en cas d'infection &#224; VIH est de conduire des essais cliniques. Fort heureusement, il existe de tels essais, m&#234;me si ceux-ci viennent plut&#244;t dans un second temps, apr&#232;s &#233;valuation chez les personnes s&#233;ron&#233;gatives, comme pour les cancers non classant sida. Ainsi, d&#232;s 1995, aux Etats-Unis, un consortium, appel&#233; AIDS Malignancy Clinical Trials Consortium (AMC)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Concernant l'AMC, voir le site : public/index.htm.&#034; id=&#034;nh12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, est cr&#233;&#233; et financ&#233; par l'Institut National du Cancer am&#233;ricain (NCI) pour la mise en place d'essais cliniques innovants pour le traitement des cancers classant sida. Beaucoup plus tardivement, en 2009, un groupe sp&#233;cifique est constitu&#233; pour les cancers non classant sida. Il s'agit de cancers tr&#232;s vari&#233;s comme nous l'avons vu et, pour certains, de nouvelles classes de mol&#233;cules anticanc&#233;reuses ont &#233;t&#233; approuv&#233;es, sans que celles-ci aient &#233;t&#233; &#233;valu&#233;es chez les personnes s&#233;ropositives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce consortium AMC vise &#224; :&lt;br class='autobr' /&gt; - apporter des r&#233;ponses en termes de s&#233;curit&#233; et efficacit&#233; d'emploi en cas d'infection par le VIH des mol&#233;cules anticanc&#233;reuses classiques, mais aussi des nouvelles ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	- &#233;valuer les interactions possibles entre anticanc&#233;reux et antir&#233;troviraux ;&lt;br class='autobr' /&gt; faciliter l'acc&#232;s aux essais cliniques &#8211; sponsoris&#233;s par le NCI &#8211; &#233;valuant de nouveaux anticanc&#233;reux en levant les blocages &#224; l'inclusion des personnes s&#233;ropositives ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	- identifier les facteurs et comportements qui contribuent au risque de&lt;br class='autobr' /&gt; cancer et &#224; introduire des mesures qui pourraient r&#233;duire ce risque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les essais en cours de ce consortium, quelques uns sont consacr&#233;s aux cancers li&#233;s &#224; la pr&#233;sence de papillomavirus (HPV), plus particuli&#232;rement le cancer anal, et &#224; l'&#233;valuation des vaccins anti-HPV, d'autres &#224; des traitements du sarcome de Kaposi ou des lymphomes. Ce consortium a pour champs d'action les Etats-Unis, l'Asie, l'Afrique, l'Australie et l'Am&#233;rique du Sud.&lt;br class='autobr' /&gt;
C&#244;t&#233; fran&#231;ais, l'ANRS&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Agence Nationale de Recherche sur le Sida et les h&#233;patites virales&#034; id=&#034;nh13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; a mis en place au moins un essai et un suivi de cohortes sp&#233;cifiques pour les personnes vivant avec le VIH atteintes de cancer. Par exemple, en collaboration avec Hoffmann-La Roche, l'essai ANRS 085 Rituximab visait &#224; &#233;valuer l'effet, chez les personnes s&#233;ropositives, d'un nouveau traitement &lt;br class='autobr' /&gt;
(un anticorps appel&#233; rituximab dirig&#233; contre le CD20) ajout&#233; au traitement de base du lymphome non hodgkinien. Le suivi de cohorte concerne les personnes s&#233;ropositives atteintes de lymphomes (r&#233;pertori&#233; sous l'identifiant NCT01164436 dans la base am&#233;ricaine clinicaltrials.gov). Un des objectifs attendus de ce suivi est en particulier d'observer les traitements re&#231;us et les r&#233;ponses correspondantes, hors essais cliniques, un autre moyen d'arriver &#224; am&#233;liorer la prise en charge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nouveau plan national de lutte contre le VIH/sida et les IST 2010-2014 confirme le r&#244;le essentiel attribu&#233; &#224; l'ANRS pour la constitution et le suivi de cohorte, &lt;br class='autobr' /&gt;
en particulier pour les cancers li&#233;s au VIH (axe strat&#233;giques 5 de recherche &lt;br class='autobr' /&gt;
et observation, mesure 1, poursuite de l'activit&#233; autonome de l'ANRS). Par ailleurs, les programmes dits populationnels permettront de jouer au niveau de la pr&#233;vention des infections sexuellement transmissibles (IST) dont certaines peuvent &#234;tre responsables &#224; long terme de cancer (cancer du col de l'ut&#233;rus, par exemple).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis quelques ann&#233;es, un plan cancer a &#233;t&#233; mis en place sur le territoire fran&#231;ais. La mesure 13.4 du plan d'action de la seconde &#233;dition (2009-2013) vise &#224; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; favoriser la pr&#233;vention par une d&#233;tection pr&#233;coce et la prise en charge des cancers chez les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) &#187;. Cette mesure pilot&#233;e par la Direction G&#233;n&#233;rale de la Sant&#233; (DGS) consiste en particulier &#224; renforcer le d&#233;pistage des l&#233;sions anales chez les personnes vivant avec le VIH et &#224; lutter contre leur tabagisme.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Exclusion des s&#233;ropositifVEs des essais cliniques : un parall&#232;le avec la co-infection VIH/h&#233;patites ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Vous avez certainement d&#233;j&#224; lu dans nos colonnes des appels &#224; inclusion dans les essais cliniques des personnes co-infect&#233;es VIH et h&#233;patites virales. L'exclusion des co-infect&#233;Es des premiers essais pharmaceutiques visant &#224; &#233;valuer de nouvelles th&#233;rapies anti-h&#233;patites a pour cons&#233;quence de retarder la mise &#224; disposition de ces mol&#233;cules &#8211; quand elles s'av&#232;rent b&#233;n&#233;fiques &#8211; aux personnes qui en ont le plus besoin, car, comme pour les cancers, l'infection conjointe par le VIH pr&#233;cipite l'&#233;volution de la pathologie associ&#233;e. Ce qui se passe, en g&#233;n&#233;ral, c'est une &#233;valuation par les laboratoires pharmaceutiques hors contexte d'infection au VIH, avec, plus tard, la mise en place d'essais pour les co-infect&#233;Es &#8211; notons d'ailleurs que, souvent, ce sont les organismes publics qui prennent le relais &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on sait le temps que prennent les essais cliniques, nous avons le temps de mourir de nos pathologies associ&#233;es avant que les nouvelles mol&#233;cules ne nous soient propos&#233;es ! Les investigateurs/trices ont sans doute peur que des pathologies associ&#233;es viennent contrecarrer les r&#233;sultats de l'essai, rendant ceux-ci moins favorables pour leurs nouvelles mol&#233;cules ou approches. Pourtant, il serait si simple de recruter d'embl&#233;e plus large, quitte &#224; stratifier les essais ou bien de conduire en parall&#232;le un essai sp&#233;cifique pour les personnes dont on envisage l'exclusion. Ce serait plus cher ? Mais nos vies n'ont pas de prix !&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Recommandations du groupe d'expertEs pour la pr&#233;vention et le d&#233;pistage des cancers&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Lutter contre le tabagisme non seulement pour limiter les facteurs de risque cardio-vasculaires, mais aussi en raison de la fr&#233;quence des n&#233;oplasies bronchiques et ORL chez les sujets infect&#233;Es et de proposer aux patientEs fumeurSEs un sevrage tabagique, si possible en relation avec un centre antitabac (AIII) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; proposer aux adolescentes infect&#233;es par le VIH la vaccination anti-HPV &lt;br class='autobr' /&gt;
dans les m&#234;mes conditions que la population g&#233;n&#233;rale (BII) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; pratiquer tous les ans chez les femmes infect&#233;es par le VIH un frottis cervical pour le d&#233;pistage des dysplasies (AII). Une colposcopie doit &#234;tre r&#233;alis&#233;e devant toute anomalie cytologique (AII) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; r&#233;aliser un examen proctologique annuel chez les hommes ayant des rapports sexuels anaux, chez tout patient ayant un ant&#233;c&#233;dent de condylomes anog&#233;nitaux et chez les femmes ayant une dysplasie ou un cancer du col ut&#233;rin (BIII) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; d&#233;pister syst&#233;matiquement les co-infections par les virus des h&#233;patites B &lt;br class='autobr' /&gt;
et C et les traiter pour limiter l'incidence des cirrhoses et des h&#233;patocarcinomes (AII) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; r&#233;aliser tous les 6 mois, chez les patientEs infect&#233;Es par le VHC et/ou le VHB et pr&#233;sentant une fibrose s&#233;v&#232;re (F3, F4), une &#233;chographie h&#233;patique (&#233;ventuellement compl&#233;t&#233;e d'une IRM) pour d&#233;pister pr&#233;cocement un h&#233;patocarcinome (AII) ; ce d&#233;pistage est &#233;galement recommand&#233;, quel que soit le degr&#233; de fibrose, chez les patientEs porteurSEs d'Ag Hbs avec transaminases et/ou ADN-VHB plasmatique &#233;lev&#233;s [cette condition n'est pas n&#233;cessaire chez les patientEs originaires d'Afrique ou d'Asie] (BIII) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; favoriser un diagnostic pr&#233;coce du cancer bronchique, par une attention particuli&#232;re &#224; la s&#233;miologie respiratoire en particulier chez les patientEs fumeurSEs (AII). Le d&#233;pistage syst&#233;matique par imagerie chez le/la sujet asymptomatique n'est en revanche pas recommand&#233; (AII).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gradation des recommandations&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A - Donn&#233;es disponibles justifiant une recommandation de niveau &#233;lev&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
B - Donn&#233;es disponibles justifiant une recommandation de niveau interm&#233;diaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
C - Donn&#233;es disponibles insuffisantes pour justifier une recommandation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Niveau de preuve : type de donn&#233;es utilis&#233;es dans les recommandations&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I a, b	Au moins 1 essai clinique randomis&#233; ; m&#233;ta-analyses d'essais randomis&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
II a, b	Essais cliniques non randomis&#233;s ; cohortes ou &#233;tudes cas-contr&#244;le ; m&#233;ta-analyses de cohortes ou d'&#233;tudes cas-contr&#244;le.&lt;br class='autobr' /&gt;
III	Analyses d'expertEs sur la base d'autres donn&#233;es disponibles.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;On appelle &#171; classant sida &#187; tout &#233;v&#233;nement faisant passer du stade infect&#233; par le VIH au stade sida.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Centers for Disease Control and Prevention. Organisme f&#233;d&#233;ral am&#233;ricain de surveillance &#233;pid&#233;miologique.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Informations reprises, ainsi que la liste suivante, d'un rapport de 2008 de la Haute Autorit&#233; de Sant&#233; (HAS).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot2145' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Protocoles 45 de d&#233;cembre 2006, dossier vaccin anti-HPV&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La p&#233;riode 1980-1989 est caract&#233;ris&#233;e par le peu d'options th&#233;rapeutiques antir&#233;trovirales ; celle de 1990-1995 par les mono et bith&#233;rapies ; celle de 1996-2006 (et au-del&#224;) par les trith&#233;rapies.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Il s'agit d'un des cor&#233;cepteurs du VIH, l'autre &#233;tant le CCR5 vis&#233; par le maraviroc/Celsentri&#174;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Swiss HIV Cohort Study, une cohorte prospective permettant un suivi sur plus de 20 ans de personnes vivant avec le VIH de plus de 16 ans.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;ONCOVIH est financ&#233;e par l'Agence Nationale de Recherche sur le Sida et les h&#233;patites virales (ANRS) et le canc&#233;rop&#244;le Ile-de-France.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Mortalit&#233; 2005 ANRS EN19, est une &#233;tude financ&#233;e par l'ANRS, renouvelant celle de 2000 et visant &#224; &#233;tablir les causes de mortalit&#233; des adultes s&#233;ropositifVEes.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir aussi l'encart en fin d'article &lt;br class='autobr' /&gt;
pour les recommandations de pr&#233;vention et d&#233;pistage.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Autre nom pour d&#233;signer &lt;br class='autobr' /&gt;
une tumeur, b&#233;nigne ou maligne.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Concernant l'AMC, voir le site :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://pub.emmes.com/study/amc/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://pub.emmes.com/study/amc/&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
public/index.htm.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Agence Nationale de Recherche &lt;br class='autobr' /&gt;
sur le Sida et les h&#233;patites virales&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



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