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	<title>Act Up-Paris</title>
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	<description>Act Up-Paris est une association issue de la communaut&#233; homosexuelle, veillant &#224; d&#233;fendre toutes les populations touch&#233;es par le sida. C'est une association de personnes touch&#233;es par le VIH qui voient dans le sida avant tout une question politique.</description>
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		<title>Act Up-Paris</title>
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		<title>auto-immunit&#233; et VIH</title>
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		<dc:subject>lymphocytes T</dc:subject>
		<dc:subject>pancr&#233;atite</dc:subject>
		<dc:subject>immunit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>IRIS</dc:subject>
		<dc:subject>Protocoles 69</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Des maladies auto-immunes &#233;taient d&#233;j&#224; identifi&#233;es en association avec l'infection par le VIH dans les premiers temps de l'&#233;pid&#233;mie. Cela peut para&#238;tre paradoxal dans la mesure o&#249; l'infection &#224; VIH rime avec une diminution des d&#233;fenses immunitaires. Sans rentrer dans les d&#233;tails des m&#233;canismes sous-jacents, nous allons pr&#233;ciser, sous forme de questions-r&#233;ponses, l'association entre auto-immunit&#233; et VIH et ce qu'il en est &#224; l'heure des th&#233;rapies antir&#233;trovirales hautement efficaces.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot2643" rel="tag"&gt;IRIS&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot2864" rel="tag"&gt;Protocoles 69&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Des maladies auto-immunes &#233;taient d&#233;j&#224; identifi&#233;es en association avec l'infection par le VIH dans les premiers temps de l'&#233;pid&#233;mie. Cela peut para&#238;tre paradoxal dans la mesure o&#249; l'infection &#224; VIH rime avec une diminution des d&#233;fenses immunitaires. Sans rentrer dans les d&#233;tails des m&#233;canismes sous-jacents, nous allons pr&#233;ciser, sous forme de questions-r&#233;ponses, l'association entre auto-immunit&#233; et VIH et ce qu'il en est &#224; l'heure des th&#233;rapies antir&#233;trovirales hautement efficaces. Il est important de noter d'embl&#233;e que des r&#233;ponses circonstanci&#233;es ne peuvent pas toujours &#234;tre apport&#233;es, faute de donn&#233;es pr&#233;cises sur la fr&#233;quence d'apparition des maladies auto-immunes en lien avec le VIH et faute d'une parfaite compr&#233;hension des causes de leur apparition.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;qu'est-ce qu'une r&#233;action auto-immune ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s bri&#232;vement, il s'agit d'une attaque locale ou &#233;tendue de notre corps par notre propre syst&#232;me immunitaire. Ce dernier a pour mission de nous prot&#233;ger contre des agents ext&#233;rieurs (microbes, virus, toxines, par exemple). Ceci est accompli par des m&#233;canismes complexes qui permettent la reconnaissance de motifs associ&#233;s &#224; ces intrus (un tout petit fragment d'une mol&#233;cule biologique produite par cet agent ext&#233;rieur). Le syst&#232;me immunitaire est capable de reconna&#238;tre un tr&#232;s vaste r&#233;pertoire de tels motifs et, surtout, de faire la distinction entre ceux des intrus et ceux qui sont associ&#233;s &#224; notre propre corps. On parle souvent dans ce contexte de &#171; soi &#187; et de &#171; non soi &#187;. Une r&#233;action auto-immune est une r&#233;action dirig&#233;e contre &#171; soi &#187;. Notre syst&#232;me immu&#173;nitaire commet l'erreur de s'attaquer &#224; nos propres tissus&#8200;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;consulter aussi l'encart &#034;pour en savoir plus&#034;, ci-dessous, ainsi que le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;quelles sont les maladies auto-immunes ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il y en a plus de 80 r&#233;pertori&#233;es. Elles regroupent tout un ensemble de pathologies que l'on peut s&#233;parer, au niveau clinique, selon qu'il s'agit d'un seul organe attaqu&#233; ou d'une &#233;tendue plus large. Dans ce dernier cas, la maladie est appel&#233;e syst&#233;mique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lupus &#233;ryth&#233;mateux diss&#233;min&#233; (attaque de la peau, des articulations, des reins, etc., suite &#224; la production d'anticorps contre l'ADN et d'autres constituants du noyau des cellules) est un exemple de maladie auto-immune syst&#233;mique, ainsi que la polyarthrite rhumatismale ou rhumato&#239;de, appel&#233;e aussi polyarthrite chronique &#233;volutive (r&#233;ponse immune conduisant &#224; une inflammation et la destruction des articulations).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les maladies auto-immunes d'organes, citons le diab&#232;te de type I, encore appel&#233; insulinod&#233;pendant, qui affecte le pancr&#233;as (destruction des cellules b&#234;ta qui produisent l'insuline), la scl&#233;rose en plaque qui affecte le syst&#232;me nerveux central et le syndrome de Guillain-Barr&#233; qui affecte le syst&#232;me nerveux p&#233;riph&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres exemples de maladies auto-immunes sont r&#233;pertori&#233;s plus loin dans le tableau pr&#233;sentant les manifestations auto-immunes associ&#233;es &#224; l'infection par le VIH (maladies ou production d'auto-anticorps&#8200;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;un anticorps est une prot&#233;ine (immunoglobuline) produite par les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;les maladies auto-immunes sont-elles fr&#233;quentes ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A l'exception de la polyarthrite rhumatismale et de la thyro&#239;dite auto-immune (maladie de Hashimoto, une inflammation de la glande thyro&#239;de avec hypothyro&#239;die), les maladies auto-immunes sont des maladies rares. N&#233;anmoins, prises dans leur ensemble, elles affectent &#224; peu pr&#232;s 5% de la population des pays occidentaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cas de s&#233;ropositivit&#233; au VIH, l'association avec la plupart des maladies auto-immunes reste rare, mais le nombre de nouveaux cas serait en augmentation. Il n'est pas possible de donner un ordre de grandeur global, chaque maladie auto-immune pr&#233;sentant une incidence (nombre de nouveaux cas sur une p&#233;riode donn&#233;e) et une pr&#233;valence (nombre total de cas &#224; un moment donn&#233;) sp&#233;cifiques. Par exemple, d'apr&#232;s le centre de r&#233;f&#233;rence des maladies auto-immunes du CHU de Strasbourg, le lupus aurait une pr&#233;valence de 0,07% (40 000 personnes en France), alors que le syndrome de Gougerot Sj&#246;gren affecterait 0,1% de la population (appel&#233;e aussi syndrome de Sj&#246;gren, cette maladie auto-immune syst&#233;mique affecte les glandes salivaires et lacrymales).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;y a-t-il une diff&#233;rence entre les femmes et les hommes ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les maladies auto-immunes apparaissent dans l'ensemble plus fr&#233;quemment chez les femmes. C'est tout particuli&#232;rement le cas du lupus &#233;ryth&#233;mateux syst&#233;mique. De fa&#231;on plus g&#233;n&#233;rale, les femmes ont un syst&#232;me immunitaire plus puissant &#8211; elles produisent plus d'anticorps dans la circulation, ont plus de lymphocytes T CD4 circulants, produisent plus de cytokines lors d'une infection et rejettent une greffe plus rapidement. La contrepartie pourrait bien &#234;tre une fr&#233;quence plus grande de r&#233;actions auto-immunes que chez l'homme. Parmi les pistes d'explication, il y a le r&#244;le des hormones sexuelles sur la r&#233;ponse immune&#8200;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les estrog&#232;nes augmenteraient la r&#233;ponse immune, alors que les androg&#232;nes et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une des maladies auto-immunes rares qui affecte tout particuli&#232;rement les femmes est l'h&#233;patite auto-immune qui peut &#234;tre chronique, mais qui peut aussi entra&#238;ner une atteinte du foie aigu&#235; et s&#233;v&#232;re (h&#233;patite fulminante). Elle peut &#234;tre classifi&#233;e en trois cat&#233;gories selon le type d'auto-anticorps produits. Les auteurs d'une revue r&#233;cente sur l'auto-immunit&#233; et le VIH&#8200;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;revue parue dans le journal Current Opinion in Infectious Diseases en 2009&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; sugg&#232;rent que cette pathologie pourrait &#234;tre sous-diagnostiqu&#233;e en cas d'infection par le VIH.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;quels sont les autres facteurs de risque ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il peut y avoir une pr&#233;disposition g&#233;n&#233;tique, d'importance variable, mais il reste difficile aujourd'hui de pr&#233;dire qui d&#233;veloppera ou pas une maladie auto-immune dans un contexte familial. Dans l'environnement, l'exposition &#224; certains microbes, aux ultra&#173;violets et &#224; certaines poussi&#232;res (silice et plastiques) sont des facteurs de risque. Des m&#233;dicaments (b&#234;tabloquants, interf&#233;ron alpha, etc.) ont aussi &#233;t&#233; d&#233;crits comme associ&#233;s &#224; l'apparition d'un lupus, par exemple. Il est difficile de savoir si le m&#233;dicament r&#233;veille ou aggrave celui-ci. Enfin, le processus de vaccination pourrait favoriser l'&#233;mergence de certaines maladies auto-immunes, un sujet o&#249; la controverse n'est pas lev&#233;e. Il en va de m&#234;me pour le r&#244;le que pourrait jouer le stress. En revanche, le lien entre le fait de fumer et le d&#233;velop&#173;pement de certaines maladies auto-immunes fait moins de doute.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#173;le diagnostic d'une maladie auto-immune en cas d'infection par le VIH est-il facile ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui-ci est rendu difficile &#224; cause des similitudes au niveau des manifestations et marqueurs cliniques entre les maladies auto-immunes et d'autres pathologies associ&#233;es &#224; l'infection. Dans les deux cas, il y a des dysfonctionnements du syst&#232;me immunitaire. L'atteinte de certains types de lymphocytes au cours de la progression de l'infection par le VIH peut conduire &#224; des manifestations sp&#233;cifiques de celle-ci (voir encadr&#233; &#171; pour en savoir plus &#187;), mais cela n'emp&#234;che pas l'apparition des autres maladies auto-immunes touchant la population en g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;quelles sont les maladies auto-immunes susceptibles de se d&#233;velopper en cas de s&#233;ropositivit&#233; pour le VIH ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Elles peuvent toucher le syst&#232;me endocrinien (organes s&#233;cr&#233;tant des hormones), le sang, le foie, le syst&#232;me musculo-squelettique ou bien &#234;tre syst&#233;miques (atteinte plus g&#233;n&#233;rale du corps). D'autres types, dont les vascularites (inflammation des parois des vaisseaux sanguins) sont r&#233;pertori&#233;s dans le tableau suivant qui indique aussi les manifestations auto-immunes correspondant &#224; la mise en &#233;vidence d'auto-anticorps dirig&#233;s contre des &#233;l&#233;ments vari&#233;s du &#171; soi &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;thead&gt;&lt;tr class='row_first'&gt;&lt;th id='idb1e8_c0'&gt;atteinte &lt;/th&gt;&lt;th id='idb1e8_c1'&gt; manifestations auto-immunes associ&#233;es au VIH&lt;/th&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='idb1e8_c0'&gt;endocrine&lt;/td&gt;
&lt;td headers='idb1e8_c1'&gt;anticorps contre la thyroglobuline et la peroxydase de la thyro&#239;de, maladie dite de Grave ou de Basedow (goitre exophtalmique correspondant &#224; une hyperthyro&#239;die), thyro&#239;dite auto-immune ou maladie de Hashimoto (inflammation de la glande thyro&#239;de avec hypothyro&#239;die)&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='idb1e8_c0'&gt;h&#233;matologique&lt;/td&gt;
&lt;td headers='idb1e8_c1'&gt;thrombop&#233;nie auto-immune (attaque des plaquettes)&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='idb1e8_c0'&gt;h&#233;patobiliaire&lt;/td&gt;
&lt;td headers='idb1e8_c1'&gt;h&#233;patite auto-immune, cirrhose biliaire primitive&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='idb1e8_c0'&gt;musculo-squelettique&lt;/td&gt;
&lt;td headers='idb1e8_c1'&gt;dermatomyosite, polymyosite (myopathies inflammatoires)&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='idb1e8_c0'&gt;syst&#233;mique&lt;/td&gt;
&lt;td headers='idb1e8_c1'&gt;anticorps contre la cardiolipine et la b&#234;ta 2 glycoprot&#233;ine I, lupus &#233;ryth&#233;mateux syst&#233;mique, sarco&#239;dose (maladie inflammatoire), syndrome des anticorps anti-phospholipides, syndrome d'infiltration lymphocytaire diffus (syndrome pseudo Sj&#246;gren attaquant les glandes salivaires et lacrymales)&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='idb1e8_c0'&gt;vascularites &lt;br class='autobr' /&gt;
et maladies associ&#233;es&lt;/td&gt;
&lt;td headers='idb1e8_c1'&gt;cryoglobulin&#233;mie (pr&#233;sence d'anticorps qui &#171; figent &#187; au froid et pouvant &#234;tre &#224; l'origine de vascularites), maladie de Behcet, vascularite leucocytoclastique, vascularite syst&#233;mique n&#233;crosante, mononeuritis multiplex (neuropathie), panarteritis nodosum (atteinte neuromusculaire et de la peau)&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='idb1e8_c0'&gt;autres&lt;/td&gt;
&lt;td headers='idb1e8_c1'&gt;anticorps dirig&#233;s contre diverses entit&#233;s (ADN, cytoplasme des neutrophiles, &#233;rythropo&#239;&#233;tine/EPO, myosine alpha, noyau des cellules, prothrombine), maladie de Raynaud (trouble de la circulation sanguine des extr&#233;mit&#233;s), syndrome de Goodpasture ou maladie des anticorps anti-membrane basale glom&#233;rulaire (attaque de membranes des reins et des poumons)&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;tableau modifi&#233; &#224; partir de l'article &#034;Autoimmunity and HIV&#034; publi&#233; dans &lt;i&gt;Current Opinion in Infectious Diseases&lt;/i&gt; en 2009&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;quand les premiers cas de maladies auto-immunes ont-ils &#233;t&#233; constat&#233;s au cours de l'&#233;pid&#233;mie du VIH ? &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'analyse combin&#233;e des deux essais &#8211; telle l'&#233;pid&#233;mie, avant l'arriv&#233;e des traitements anti-VIH. En absence de traitement antir&#233;troviral, il s'agissait principalement d'atteintes rhumatologique, h&#233;matologique, endocrinologique et neurologique (arthrite rhumato&#239;de, lupus &#233;ryth&#233;mateux syst&#233;mique, syndrome pseudo Sj&#246;gren, syndrome d'infiltration lymphocytaire diffus, arthrite psoriasique et thrombop&#233;nie auto-immune &#8211; purpura thrombop&#233;nique idiopathique).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;quel a &#233;t&#233; l'impact des traitements antir&#233;troviraux ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La fr&#233;quence d'apparition de certaines maladies auto-immunes a d&#233;clin&#233; avec l'arriv&#233;e des antir&#233;troviraux. C'est le cas du syndrome pseudo Sj&#246;gren, du syndrome d'infiltration lymphocytaire diffus et des arthrites psoriasique et r&#233;active (l'arthrite r&#233;active est encore appel&#233;e syndrome oculo-ur&#233;thro-synovial et fait partie des spondylarthropathies, voir plus loin). En revanche, la sarco&#239;dose gagne du terrain (formation de granulomes, des petits boutons apparaissant suite &#224; l'inflammation, pouvant atteindre plusieurs sites, tout particuli&#232;rement les poumons).&lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s traitement antir&#233;troviral, la reconstitution du syst&#232;me immunitaire, notamment sous la forme d'un IRIS (syndrome inflammatoire de reconstitution immune&#8200;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;voir Protocoles 41 de mars 2006&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;), peut favoriser l'apparition de maladies auto-immunes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;y a-t-il un moment plus propice &#224; l'apparition d'une maladie auto-immune au cours de l'infection par le VIH ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quatre stades de manifestations auto-immunes li&#233;es &#224; l'&#233;volution de l'infection et au nombre de CD4 (tableau ci-dessous) ont &#233;t&#233; propos&#233;s dans la litt&#233;rature&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;article &#034;HIV and autoimmunity&#034; publi&#233; dans le journal Autoimmunity Reviews (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le stade I correspond &#224; l'infection aigu&#235; et le syst&#232;me immunitaire est intact. Une maladie auto-immune peut se d&#233;clarer.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le stade II correspond &#224; une p&#233;riode de quiescence sans manifestation d'un sida, mais le nombre de CD4 d&#233;cline et signe une immunosuppression progressive qui limite l'apparition des maladies auto-immunes. Il peut y avoir formation de complexes immuns (association d'anticorps avec leurs antig&#232;nes) et apparition de vascularites.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au stade III, l'immunosuppression est pr&#233;sente avec un faible nombre de CD4. Ce stade n'est pas propice &#224; l'apparition de maladies auto-immunes, mais des maladies associ&#233;es &#224; certains lymphocytes T (de type CD8 et non CD4, cette fois) peuvent appara&#238;tre comme un psoriasis ou un syndrome lymphocytaire immun diffus (syndrome pseudo Sj&#246;gren) et m&#234;me constituer une premi&#232;re manifestation de l'atteinte du stade sida. Des spondyl&#173;arthropathies peuvent appara&#238;tre (atteinte articulaire et des zones d'insertion des ligaments et des tendons de l'os).&lt;br class='autobr' /&gt;
Le stade IV correspond &#224; une restauration de la fonction immunitaire apr&#232;s prise d'anti&#173;r&#233;troviraux. Une maladie auto-immune est susceptible de se pr&#233;senter de nouveau.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;quel est l'impact d'une production d'auto-anticorps ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'association entre une production d'auto-anticorps et les manifestations cliniques d'une maladie auto-immune reste souvent &#224; d&#233;montrer. Le fait de produire un auto-anticorps ne se traduit pas n&#233;cessairement par l'apparition d'une maladie auto-immune. Il peut aussi y avoir un lien entre cette production et une maladie qui n'est pas consid&#233;r&#233;e comme auto-immune.&lt;br class='autobr' /&gt;
Par exemple, la production d'anticorps dirig&#233;s contre un composant du muscle cardiaque &#8211; l'alpha myosine &#8211; est plus fr&#233;quente en cas de s&#233;ropositivit&#233; au VIH, tout particuli&#232;rement lors d'une maladie touchant le muscle cardiaque&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;selon une &#233;tude &#233;cossaise de juin 1998 publi&#233;e dans le journal Heart&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. De m&#234;me, la pr&#233;sence d'auto-anticorps contre l'&#233;rythropoi&#233;tine (EPO) est associ&#233;e &#224; l'an&#233;mie li&#233;e au VIH et pourrait donc contribuer &#224; son d&#233;veloppement&#8200;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;selon une &#233;tude grecque de mars 2010 publi&#233;e dans The Journal of Infection&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Dans le cas de l'EPO et de l'an&#233;mie li&#233;e au VIH, le traitement antir&#233;troviral &#233;tait associ&#233; &#224; une baisse des deux.&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;thead&gt;&lt;tr class='row_first'&gt;&lt;th id='id8480_c0'&gt;stade&lt;/th&gt;&lt;th id='id8480_c1'&gt;description
du stade&lt;/th&gt;&lt;th id='id8480_c2'&gt;nombre de CD4&lt;/th&gt;&lt;th id='id8480_c3'&gt;charge virale&lt;/th&gt;&lt;th id='id8480_c4'&gt;sida&lt;/th&gt;&lt;th id='id8480_c5'&gt;manifestations
auto-immunes&lt;/th&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id8480_c0'&gt;I&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id8480_c1'&gt;latence clinique&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id8480_c2'&gt;&#233;lev&#233; (&gt;500)&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id8480_c3'&gt;&#233;lev&#233;e&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id8480_c4'&gt;non&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id8480_c5'&gt;maladies auto-immunes&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id8480_c0'&gt;II&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id8480_c1'&gt;r&#233;ponse cellulaire&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id8480_c2'&gt;normal/faible&lt;br class='autobr' /&gt;
(200-499)&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id8480_c3'&gt;&#233;lev&#233;e&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id8480_c4'&gt;non&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id8480_c5'&gt;complexes immuns, &lt;br class='autobr' /&gt;
vascularites&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id8480_c0'&gt;III&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id8480_c1'&gt;immunod&#233;ficience&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id8480_c2'&gt;faible (&lt;200)&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id8480_c3'&gt;&#233;lev&#233;e&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id8480_c4'&gt;oui&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id8480_c5'&gt;spondylarthropathies&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id8480_c0'&gt;IV&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id8480_c1'&gt;restauration immune&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id8480_c2'&gt;&#233;lev&#233; (&gt;500)&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id8480_c3'&gt;faible&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id8480_c4'&gt;contr&#244;l&#233;&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id8480_c5'&gt;maladies auto-immunes&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;pour en savoir plus&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;aper&#231;u (tr&#232;s) rapide de l'immunit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour fonctionner normalement et assurer son int&#233;grit&#233;, notre corps doit faire la distinction entre les &#233;l&#233;ments &#233;trangers (microbes, virus, etc.) et nos propres constituants. C'est la fonction principale des syst&#232;mes de d&#233;fense immunitaire qui reposent sur la recon&#173;naissance des antig&#232;nes, des fragments de mol&#233;cules biologiques ou pas. Au cours de notre croissance, notre syst&#232;me immunitaire apprend &#224; attaquer les antig&#232;nes &#233;trangers (le &#171; non soi &#187;) et &#224; tol&#233;rer ceux qui constituent nos propres mol&#233;cules biologiques (le &#171; soi &#187; ou les auto-antig&#232;nes). Les cellules en charge de cela sont principalement les lymphocytes. Le r&#233;pertoire des antig&#232;nes (auto et &#233;trangers) est &#233;videmment tr&#232;s vaste et la maturation de notre syst&#232;me immunitaire permet l'&#233;mergence de lymphocytes sp&#233;cialis&#233;s pour reconna&#238;tre un antig&#232;ne particulier. Lors d'une premi&#232;re attaque &#233;trang&#232;re, un tel lymphocyte reconna&#238;tra ainsi l'intrus pour l'&#233;liminer et, surtout, conservera cette propri&#233;t&#233; en cas de nouvelle rencontre. Les lymphocytes qui ont rencontr&#233; un auto-antig&#232;ne ne feront pas cela. Cela permet la tol&#233;rance au &#171; soi &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les lymphocytes existent sous deux grandes classes : les B et les T. Pour simplifier &#224; l'extr&#234;me, les B vont produire des mol&#233;cules diffusibles, les anticorps dirig&#233;s contre les antig&#232;nes, et les T vont assurer une attaque au niveau cellulaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;m&#233;canisme d'apparition de l'auto-immunit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les lymphocytes reconnaissant les auto-antig&#232;nes ne sont en fait pas &#233;limin&#233;s, contrairement &#224; ce qui avait &#233;t&#233; propos&#233; initialement. Lors du d&#233;veloppement d'une maladie auto-immune, ils se comportent comme ceux participant &#224; une attaque d'un &#233;l&#233;ment &#233;tranger, sauf que cette fois, ils s'attaquent &#224; nos propres tissus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Normalement, des m&#233;canismes emp&#234;chent la maturation de certains d'entre eux et d'autres m&#233;canismes inactivent ou d&#233;truisent ceux qui auraient matur&#233;. Une s&#233;lection ou une r&#233;gulation anormales de ces lymphocytes, mais aussi des anomalies dans la fa&#231;on dont les auto-antig&#232;nes sont pr&#233;sent&#233;s entra&#238;neraient la fin de la tol&#233;rance au &#171; soi &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'attaque des tissus peut s'effectuer par l'apparition d'auto-anticorps, de complexes immuns (un &#233;chafaudage entre anticorps et antig&#232;nes) ou de lymphocytes T autor&#233;actifs. La destruction qui en r&#233;sulte peut aussi conduire &#224; rendre visibles (pour le syst&#232;me immunitaire) d'autres auto-antig&#232;nes, activant ainsi de nouveaux lymphocytes sp&#233;cifiques et pouvant faire de la maladie auto-immune un &#233;tat chronique et progressif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;m&#233;canismes associ&#233;s &#224; l'infection par le VIH&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cas de l'infection par le VIH, de nombreuses cellules peuvent &#234;tre affect&#233;es et pas seulement les cibles principales du virus, les lymphocytes T CD4. Le virus peut changer le programme d'expression d'une cellule contamin&#233;e et entra&#238;ner ainsi une expression accrue d'auto-antig&#232;nes. Les cellules voisines non contamin&#233;es peuvent aussi &#234;tre affect&#233;es indirectement. La destruction cellulaire est aussi source d'auto-antig&#232;nes qui peuvent stimuler la production d'auto-anticorps. Les lymphocytes T CD4 tu&#233;s par le VIH pourraient contribuer &#224; larguer des fragments de leurs prot&#233;ines qui stimuleraient alors le syst&#232;me immunitaire pour r&#233;agir contre le &#171; soi &#187;. C'est la destruction massive de ces lymphocytes accompagnant l'infection par le VIH qui conduirait &#224; d&#233;passer le seuil de tol&#233;rance vis-&#224;-vis de ces fragments qui sont normalement interpr&#233;t&#233;s comme du &#171; soi &#187;. Ces &#233;v&#233;nements sont li&#233;s &#224; l'activation immune chronique observ&#233;e au cours de l'infection qui d&#233;coulerait d'une suite d'&#233;v&#233;nements pr&#233;cis : perte massive des lymphocytes T CD4 situ&#233;s au niveau du syst&#232;me digestif au cours de l'infection aigu&#235;, destruction de la barri&#232;re intestinale et translocation d'&#233;l&#233;ments bact&#233;riens dans le sang&#8200;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;voir Protocoles 59 de janvier 2010, dossier &#034;Intestins&#034;&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des &#233;v&#233;nements affectant les lymphocytes de type B peuvent aussi participer au d&#233;veloppement d'une maladie auto-immune. L'infection &#224; VIH est associ&#233;e &#224; l'activation des lymphocytes de type B, la production d'immunoglobulines et de complexes immuns et la pr&#233;sence d'auto-anticorps &#8211; la pr&#233;sence de ces derniers dans le corps peut aussi se produire en pr&#233;sence d'autres virus, mais aussi de parasites ou d'infection bact&#233;rienne. Les particules virales et la prot&#233;ine de l'enveloppe du virus gp120 sont ainsi capables d'alt&#233;rer les fonctions des lymphocytes B en laboratoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un des autres m&#233;canismes possibles d'apparition de maladie auto-immune s'appelle le mim&#233;tisme mol&#233;culaire. Un &#233;l&#233;ment &#233;tranger &#224; notre corps peut ressembler &#224; une mol&#233;cule du &#171; soi &#187;, conduisant &#224; une similitude entre un antig&#232;ne &#233;tranger et un auto-antig&#232;ne. Ce pourrait &#234;tre le cas pour l'h&#233;patite auto-immune avec des virus colonisant sp&#233;cifiquement le foie et certains m&#233;dicaments. Dans le cas du VIH, la prot&#233;ine virale appel&#233;e p24 est ainsi reconnue par les anticorps de certaines personnes s&#233;ron&#233;gatives au VIH d&#233;veloppant un lupus syst&#233;mique &#233;ryth&#233;mateux ou un syndrome de Sj&#246;gren.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#233;tude de cas &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;quand le vih fait croire &#224; une maladie auto-immune&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nous mentionnons ci-dessus que le diagnostic d'une maladie auto-immune en cas d'infection par le VIH n'est pas toujours ais&#233;, &#224; cause des similitudes au niveau des manifestations et marqueurs cliniques entre les maladies auto-immunes et d'autres pathologies associ&#233;es &#224; l'infection. Certains sympt&#244;mes cliniques peuvent parfois aussi laisser croire &#224; une manifestation auto-immune alors que ce n'est pas le cas, comme l'illustre l'exemple suivant concernant une jeune femme s&#233;ropositive pr&#233;sentant une l&#233;sion diffuse du pancr&#233;as.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#233;tude rapport&#233;e par une &#233;quipe bruxelloise dans le num&#233;ro de septembre 2011 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de sa consultation, la malade d&#233;crivait une douleur dans la partie sup&#233;rieure de l'abdomen (r&#233;gion dite &#233;pigastrique) qui diffusait vers le dos, associ&#233;e &#224; des naus&#233;es ainsi qu'&#224; une perte d'app&#233;tit et de poids au cours des trois semaines pass&#233;es. Elle pr&#233;sentait aussi quelques &#233;pisodes de vomissement, mais ne mentionnait pas de fi&#232;vre ou diarrh&#233;es. Elle n'avait pas eu de pancr&#233;atite&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La pancr&#233;atite est une inflammation du pancr&#233;as. Elle est relativement (&#8230;)&#034; id=&#034;nh11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; auparavant et ne fumait pas, ni ne consommait d'alcool en forte proportion. Quelques marqueurs biologiques &#233;taient &#224; un niveau sup&#233;rieur &#224; la norme (lipase, prot&#233;ine C r&#233;active, gamma globuline polyclonale et immunoglogulines G totales, mais le calcium, les triglyc&#233;rides et les marqueurs du foie &#233;taient normaux).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'imagerie m&#233;dicale r&#233;v&#233;lait des traits caract&#233;ristiques d'une pancr&#233;atite auto-immune ou d'un processus inflammatoire diffus, ainsi que la pr&#233;sence de l&#233;sions au niveau du rein et d'une inflammation au niveau de certains ganglions lymphatiques, ce qui pouvait conduire &#224; suspecter un lymphome ou une tuberculose. Apr&#232;s biopsie au niveau du pancr&#233;as et du rein et examens compl&#233;mentaires, l'hypoth&#232;se d'une tumeur ou d'une infection a &#233;t&#233; &#233;cart&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme la malade n'&#233;tait pas observante quant &#224; sa prise d'antir&#233;troviraux &#8211; apr&#232;s six mois d'abstention, elle pr&#233;sentait une charge virale haute et un faible nombre de CD4 &#8211;, un traitement &#224; base de tenofovir, emtricitabine et darunavir boost&#233; au ritonavir a &#233;t&#233; entrepris. Deux mois plus tard, les sympt&#244;mes avaient enti&#232;rement disparu et le niveau des marqueurs &#233;tait redevenu normal. L'imagerie indiquait aussi la disparition des l&#233;sions au niveau du pancr&#233;as et une quasi normalisation ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce cas, le diagnostic de pancr&#233;atite auto-immune pouvait &#234;tre retenu sur la base de l'imagerie m&#233;dicale et du fort taux d'immunoglobulines G (IgG) polyclonales. L'&#233;quipe m&#233;dicale a n&#233;anmoins rejet&#233; ce diagnostic, sur la base des analyses compl&#233;mentaires &#8211; en particulier l'absence d'IgG de type 4 qui aurait pu signer une pancr&#233;atite auto-immune de type I &#8211; et de l'absence de recours &#224; des glucocortico&#239;des pour contenir la maladie, le traitement antir&#233;troviral ayant suffi. De plus, il n'y aurait pas de cas de pancr&#233;atite auto-immune chez les personnes s&#233;ropositives rapport&#233; ant&#233;rieurement. C'est pourquoi l'&#233;quipe a retenu plut&#244;t un diagnostic d'inflammation syst&#233;mique (plusieurs organes touch&#233;s) en lien avec l'infection par le VIH &#8211; du fait de la r&#233;ponse quasi compl&#232;te au traitement antir&#233;troviral &#8211; et conclut en sugg&#233;rant d'envisager une pancr&#233;atite due au VIH comme diagnostic en cas de suspicion de pancr&#233;atite auto-immune apr&#232;s imagerie m&#233;dicale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;consulter aussi l'encart &#034;pour en savoir plus&#034;, ci-dessous, ainsi que le &lt;a href=&#034;http://www.maladie-autoimmune.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;site du centre de r&#233;f&#233;rence sur les maladies auto-immunes du CHU de Strasbourg&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;un anticorps &lt;br class='autobr' /&gt;
est une prot&#233;ine (immunoglobuline) produite par les lymphocytes de type B pour tenter de d&#233;truire ou neutraliser un antig&#232;ne (un morceau de mol&#233;cule biologique, par exemple).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les estrog&#232;nes augmenteraient la r&#233;ponse immune, alors que les androg&#232;nes et la progest&#233;rone l'att&#233;nueraient.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;revue parue dans le journal &lt;i&gt;Current Opinion in Infectious Diseases&lt;/i&gt; en 2009&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;voir &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article2352' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Protocoles 41 &lt;br class='autobr' /&gt;
de mars 2006&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;article &#034;HIV and autoimmunity&#034; publi&#233; dans le journal &lt;i&gt;Autoimmunity Reviews&lt;/i&gt; en 2002&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;selon une &#233;tude &#233;cossaise de juin &lt;br class='autobr' /&gt;
1998 publi&#233;e dans le journal &lt;i&gt;Heart&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;selon une &#233;tude grecque de mars 2010 publi&#233;e dans &lt;i&gt;The Journal of Infection&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;voir &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article3899' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Protocoles 59 &lt;br class='autobr' /&gt;
de janvier 2010, dossier &#034;Intestins&#034;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#233;tude rapport&#233;e par une &#233;quipe bruxelloise dans le &lt;a href=&#034;http://www.joplink.net/prev/201109/201109_08.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;num&#233;ro de septembre 2011 du &lt;i&gt;Journal of Pancreas&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La pancr&#233;atite &lt;br class='autobr' /&gt;
est une inflammation &lt;br class='autobr' /&gt;
du pancr&#233;as. Elle est relativement commune en cas de s&#233;ropositivit&#233; au VIH, notamment &lt;br class='autobr' /&gt;
sous sa forme aigu&#235;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette derni&#232;re peut appara&#238;tre en lien avec la prise des antir&#233;troviraux ou lors d'une infection opportuniste. Un lien direct avec l'infection par le VIH est plus rare et intervient alors plut&#244;t au d&#233;but de l'infection.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Vu &#224; la CROI</title>
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		<dc:date>2011-03-01T18:58:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>lymphocytes T</dc:subject>
		<dc:subject>charge virale</dc:subject>
		<dc:subject>CDC </dc:subject>
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		<dc:subject>Protocoles 65</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les symposiums de fin de journ&#233;e sont toujours des moments de la conf&#233;rence o&#249; l'on prend le temps d'approfondir les questions de recherche. Ainsi les recherches fondamentales sur la physiopathologie de l'infection &#224; VIH et leurs implications dans la recherche vaccinale &#233;taient bien pr&#233;sentes. Au rendez-vous aussi, une piste tr&#232;s en pointe : la question de la latence des cellules infect&#233;es, autrement dit de la persistance du virus dans le corps des personnes infect&#233;es, avec comme corollaire (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot518" rel="tag"&gt;CDC &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot532" rel="tag"&gt;CCR5 &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot1612" rel="tag"&gt;CXCR4&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot2793" rel="tag"&gt;18e CROI - Boston - 2011&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot2795" rel="tag"&gt;Protocoles 65&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les symposiums de fin de journ&#233;e sont toujours &lt;br class='autobr' /&gt;
des moments de la conf&#233;rence o&#249; l'on prend le temps d'approfondir les questions de recherche. Ainsi les recherches fondamentales sur la physiopathologie de l'infection &#224; VIH et leurs implications dans la recherche vaccinale &#233;taient bien pr&#233;sentes. Au rendez-vous aussi, une piste tr&#232;s en pointe : la question de la latence des cellules infect&#233;es, autrement dit de la persistance du virus dans le corps des personnes infect&#233;es, avec comme corollaire les tentatives d'&#233;limination du virus de l'organisme. Les &#233;pid&#233;miologistes aussi s'int&#233;ressent &#224; la persistance du virus, mais plut&#244;t dans la population. Leur outil de mesure est devenu la &#171; charge virale communautaire &#187;, un concept apparemment plus difficile &#224; manier qu'il n'y para&#238;t.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Immunit&#233; contre le virus, quoi de neuf ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s une excellente pr&#233;sentation en s&#233;ance pl&#233;ni&#232;re de Michel Nussenzweig (USA) sur les anticorps neutralisant &#224; travers leurs implications dans les premiers instants de la r&#233;action immunitaire &#224; un envahisseur comme le VIH, Falk Nimmerjahn (Allemagne) a poursuivi les investigations sur les anticorps en expliquant l'importance de la variabilit&#233; des structures mol&#233;culaires, non plus des r&#233;gions variables de ces macromol&#233;cules de l'immunit&#233;, mais de la branche constante. Ce qui peut para&#238;tre tr&#232;s abstrait pour beaucoup non initi&#233;Es &#224; ces techniques&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir notre guide Des Bases Pour Comprendre, partie 2.4.1.2, page 45 :&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; est en fait un des sujets capitaux pour la recherche vaccinale qui cherche pr&#233;cis&#233;ment &#224; stimuler l'immunit&#233; afin qu'elle produise notamment les anticorps les plus efficaces contre le VIH. Ces nouvelles connaissances tr&#232;s affin&#233;es sont donc de toute premi&#232;re importance, m&#234;me si elles se situent tr&#232;s en amont de l'obtention d'un vaccin. Elles sont la concr&#233;tisation de la nouvelle donne de la recherche vaccinale pr&#244;n&#233;e il y a quelques ann&#233;es &#8211; le retour au fondamental &#8211; apr&#232;s divers &#233;checs et montrent la progression de cette voie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pri&#232;re de tenir son virus en laisse&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Parmi les d&#233;couvertes r&#233;centes sur la pathogen&#232;se du VIH figure la prot&#233;ine Tetherin. C'est un m&#233;canisme de d&#233;fense antiviral de nos cellules qui consiste en une sorte d'ancre d'amarrage emp&#234;chant le relargage des virus produits par une cellule. Or, le VIH, comme d'autres lentivirus, poss&#232;de des d&#233;fenses contre ce m&#233;canisme. David Evans a &#233;tudi&#233; l'adaptation des m&#233;canismes de d&#233;fenses des lentivirus contre Tetherin. Il a ainsi montr&#233; que, d'une esp&#232;ce &#224; l'autre, le virus a fait &#233;voluer ce m&#233;canisme&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir notre guide Des Bases Pour Comprendre, partie 3.1.4, page 83.&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ainsi, chez les singes, c'est la prot&#233;ine NEF du SIV qui s'oppose &#224; Tetherin chez certaines esp&#232;ces. Chez le SIVsmm, le virus des singes Mangabey enfumeurs, ce m&#233;canisme a &#233;t&#233; d&#233;volu &#224; la prot&#233;ine d'enveloppe GP41, comme pour le VIH-2 chez l'humain dont le SIVsmm est pr&#233;curseur. En revanche, le m&#233;canisme d&#233;velopp&#233; par le VIH-1 est diff&#233;rent. Sans doute produit lors de l'adaptation du virus des chimpanz&#233;s SIVcpz &#224; l'humain, c'est la prot&#233;ine VPU qui joue le r&#244;le d'anti-tetherin. Cette plasticit&#233; extraordinaire montre que l'antagonisme au m&#233;canisme Tetherin constitue une &#233;tape cruciale de la r&#233;plication virale. Une future piste th&#233;rapeutique ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le spectre de la gu&#233;rison entre ombre et lumi&#232;re&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On se doutait d&#233;j&#224; que le VIH-1 &#233;tait capable d'infecter les cellules souches de la moelle osseuse&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir notre guide Des Bases Pour Comprendre, partie 2.2, page 33.&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, mais on n'avait pas vraiment compris comment. C. Carter, lors d'un symposium, a propos&#233; son &#233;clairage sur cette question. Le m&#233;canisme d'entr&#233;e fait intervenir le r&#233;cepteur CXCR4 et permet ainsi au VIH-1 de s'&#233;tablir dans ces cellules tant lorsqu'elles sont actives que de mani&#232;re latente. Il pourrait donc s'agir l&#224; d'un r&#233;servoir suppl&#233;mentaire de l'infection par le VIH, expliquant la persistance de l'infection m&#234;me en cas de suivi d'un traitement avec succ&#232;s et sa r&#233;&#233;mergence en cas d'arr&#234;t de traitement. La chercheuse a aussi montr&#233; que cette infection &#233;tait d&#233;l&#233;t&#232;re pour les cellules souches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus g&#233;n&#233;ralement, Jonathan Karn a ensuite couvert l'ensemble des connaissances sur les m&#233;canismes qui contr&#244;lent la latence de l'infection dans les cellules o&#249; le VIH s'est install&#233;. Le plus grand r&#233;servoir de cellules entretenant la persistance de l'infection est aujourd'hui bien connu, il est constitu&#233; par les lymphocytes T m&#233;moires inactiv&#233;s&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir notre guide Des Bases Pour Comprendre, partie 2.4.3, page 54 &amp; 94.&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ce sont des m&#233;canismes tr&#232;s complexes sur lesquels il reste encore bon nombre de recherches &#224; mener, mais qui expliquent l'impossibilit&#233; de gu&#233;rir les personnes porteuses du virus. A la lumi&#232;re de ces explications, il a ensuite essay&#233; d'analyser les approches possibles pour &#233;liminer les r&#233;servoirs viraux, discutant les avantages et les inconv&#233;nients de la m&#233;thode consistant &#224; provoquer l'activation des cellules afin de pouvoir les &#233;liminer, dite &#171; shock and kill &#187;. Si l'activation, qui ne va pas sans risques, est &#224; la port&#233;e des connaissances m&#233;dicales, l'&#233;limination est moins ais&#233;e actuellement. Par ailleurs, si la cible principale, les lymphocytes T m&#233;moire, est bien connue, d'autres r&#233;servoirs sont probablement encore &#224; d&#233;couvrir comme l'a montr&#233; l'intervention pr&#233;c&#233;dente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'annonce qui a le plus retenu l'attention de certains m&#233;dias en qu&#234;te de sensationnel est celle de cet essai de phase I men&#233; par Pablo Tebas (Universit&#233; de Pennsylvanie, Philadelphie) qui cherche &#224; reproduire le r&#233;sultat de la c&#233;l&#232;bre affaire du patient de Berlin&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir Protocoles 64 de janvier 2011, dossier Le malade berlinois&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, cet homme infect&#233; par le VIH et atteint d'une leuc&#233;mie sur lequel ses m&#233;decins ont proc&#233;d&#233; &#224; une greffe de moelle osseuse protectrice de l'infection. En effet, le donneur &#233;tait porteur d'un g&#232;ne codant pour un r&#233;cepteur CCR5 inefficace, ne permettant pas l'entr&#233;e dans les cellules de virus utilisant ce r&#233;cepteur. Apr&#232;s plusieurs ann&#233;es, les r&#233;sultats de ce patient ne montrent plus de trace de virus et il est consid&#233;r&#233; comme gu&#233;ri.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette session, Paula Cannon a commenc&#233; par pr&#233;senter les techniques mises au point dans son laboratoire de l'Universit&#233; de Californie de Los Angeles sur des mod&#232;les animaux et sur des cellules humaines, destin&#233;es &#224; &#233;liminer le g&#232;ne du CCR5 du g&#233;nome des cellules souches&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir Protocoles 60 de mars 2010, les retours de la CROI 2010&#034; id=&#034;nh2-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. La technique utilis&#233;e ici consiste &#224; employer des prot&#233;ines sp&#233;cialis&#233;es, dites &#224; &#171; doigts de zinc &#187;, capables de couper l'ADN &#224; un endroit pour lequel elles sont programm&#233;es, des sortes de ciseaux fonctionnant sur un mod&#232;le semblable &#224; ceux qui existent dans la machinerie cellulaire&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir notre guide Des Bases Pour Comprendre, encadr&#233; &#171; Introns et exons &#187;, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Evidemment, la principale difficult&#233; consiste &#224; transporter ces mol&#233;cules au bon endroit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pablo Tebas a alors expliqu&#233; la m&#233;thode qu'il a suivi pour ce faire. Des cellules ont &#233;t&#233; pr&#233;lev&#233;es chez une personne participant &#224; l'&#233;tude. Elles ont ensuite &#233;t&#233; manipul&#233;es pour en d&#233;grader le g&#232;ne du r&#233;cepteur CCR5 &#224; l'aide de &#171; doigts de zinc &#187; introduits dans les cellules par un vecteur viral. Elles ont ensuite &#233;t&#233; r&#233;implant&#233;es &#224; la personne donneuse. Compte tenu de ce que ces techniques sont encore tr&#232;s exp&#233;rimentales et, malgr&#233; tout, pas vraiment exemptes de danger, cet essai a &#233;t&#233; men&#233; avec des personnes atteintes de lymphomes n&#233;cessitant un traitement et donc susceptibles d'obtenir un b&#233;n&#233;fice gr&#226;ce &#224; cette technique. Bien entendu, s'agissant d'un essai de phase I, la quantit&#233; de cellules manipul&#233;es &#233;tait limit&#233;e et l'essai avait surtout pour objectif de d&#233;montrer la tol&#233;rance de la technique. Les effets th&#233;rapeutiques attendus ont &#233;t&#233; limit&#233;s mais bien r&#233;els, encourageant les chercheurSEs &#224; poursuivre leurs travaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les discussions qui ont suivi cette pr&#233;sentation, un m&#233;decin pr&#233;sent a interrog&#233; le chercheur sur une hypoth&#232;se encore bien plus audacieuse : il voulait conna&#238;tre son avis sur l'int&#233;r&#234;t de cette technique, non pas en traitement curatif pour des s&#233;ropositifVEs, mais en prophylaxie, sugg&#233;rant qu'on pourrait ainsi traiter des s&#233;ron&#233;gatifVEs afin qu'ils/elles soient r&#233;sistantEs &#224; l'infection. Pendant qu'un frisson parcourait la salle, le chercheur a propos&#233; une r&#233;ponse simple et tr&#232;s am&#233;ricaine : &#171; cela requiert d'avoir une bonne assurance sant&#233; ! &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Discussions autour d'un outil d'observation : la charge virale communautaire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une des discussions th&#233;matiques du dernier jour de la 18e CROI &#233;tait consacr&#233;e &#224; un nouvel outil d'&#233;valuation &#233;pid&#233;miologique : la Charge Virale Communautaire (CVC). Kate Buchacz du CDC&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Centers for Disease Control and Prevention. Organisme f&#233;d&#233;ral am&#233;ricain de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, instigatrice de cette table ronde, a commenc&#233; par rappeler de quoi il s'agissait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est maintenant bien &#233;tabli que la charge virale d'unE individuE est fortement pr&#233;dictive du risque de transmission du virus par voie p&#233;rinatale, ainsi qu'au sein des couples s&#233;rodiff&#233;rents, a-t-elle rappel&#233;. L'objectif du concept de &#171; test and treat &#187; qui en d&#233;coule ajoute &#224; la th&#233;rapie individuelle une intention collective de r&#233;duire le nombre de nouvelles contaminations par l'augmentation du nombre de s&#233;ropositifVEs contr&#244;l&#233;Es par le traitement. La &#171; charge virale communautaire &#187; consiste &#224; agr&#233;ger les mesures individuelles de fa&#231;on &#224; obtenir une charge virale &#224; un niveau populationnel. La population ainsi &#233;tudi&#233;e doit satisfaire &#224; certaines caract&#233;ristiques :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	- habiter dans une r&#233;gion d&#233;termin&#233;e, &lt;br class='autobr' /&gt; - partager des caract&#233;ristiques sociod&#233;mographiques communes &lt;br class='autobr' /&gt; (gay, migrants, femmes seules&#8230;), &lt;br class='autobr' /&gt; - avoir un acc&#232;s aux soins r&#233;gulier et connu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, cette valeur refl&#232;te tous les marqueurs de la cha&#238;ne de prise en charge :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	- d&#233;pistage du VIH, &lt;br class='autobr' /&gt; - entr&#233;e dans le suivi m&#233;dical, &lt;br class='autobr' /&gt; - initiation du traitement, &lt;br class='autobr' /&gt; - observance et succ&#232;s du traitement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CVC repr&#233;sente alors un indicateur en population du risque de transmission, une sorte d'indicateur de tendance de l'incidence. Elle est exprim&#233;e :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	- en CVC moyenne, indiquant le risque moyen de transmission pour une personne &lt;br class='autobr' /&gt; - en CVC totale, en combinant pr&#233;valence et charge virale moyenne &lt;br class='autobr' /&gt; - en taux de personnes dont la charge virale est contr&#244;l&#233;e, ce qui exprime la couverture des traitements&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les autorit&#233;s am&#233;ricaines ont mis en place cet outil et s'en servent pour obtenir une cartographie de d&#233;tail aidant &#224; surveiller l'&#233;volution de l'&#233;pid&#233;mie &#224; un niveau local. C'est ainsi qu'ont &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;s diverses m&#233;thodes et r&#233;sultats de San Francisco, Washington et New York.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La discussion qui s'en est suivie a montr&#233; les limites de ce syst&#232;me. De nombreuses critiques se sont faites entendre, principalement sur l'approximation de ces marqueurs qui, obtenus &#224; partir des donn&#233;es hospitali&#232;res, donnent une image qui peut &#234;tre fauss&#233;e parce qu'elle ne tient pas compte des s&#233;ropositifVEs qui s'ignorent, ni de ceux et celles qui ne sont pas suiviEs. D'autres intervenantEs ont critiqu&#233; la d&#233;nomination de &#171; communautaire &#187; utilis&#233;e abusivement, ainsi que l'interpr&#233;tation et l'extrapolation qui est faite de ces calculs. Les repr&#233;sentants des autorit&#233;s sanitaires ont entendu ces critiques et argument&#233; sur l'int&#233;r&#234;t malgr&#233; tout d'un outil qui r&#233;pond &#224; un besoin d'&#233;valuation rapide et d&#233;taill&#233; qu'il faut s'approprier comme on le fait avec tout outil nouveau en apprenant &#224; en conna&#238;tre les limites.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir notre guide Des Bases Pour Comprendre, partie 2.4.1.2, page 45 : &lt;a href=&#034;http://www.actupparis.org/IMG/pdf/Bases-guidesAUP.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.actupparis.org/IMG/pdf/Bases-guidesAUP.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir notre guide Des Bases Pour Comprendre, partie 3.1.4, page 83.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir notre guide Des Bases Pour Comprendre, partie 2.2, page 33.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir notre guide Des Bases Pour Comprendre, partie 2.4.3, page 54 &amp; 94.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir Protocoles 64 de janvier 2011, dossier &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?article4373' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Le malade berlinois&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir Protocoles 60 de mars 2010, &lt;br class='autobr' /&gt;
les &lt;a href='https://site-2003-2017.actupparis.org/spip.php?mot2685' class=&#034;spip_in&#034;&gt;retours de la CROI 2010&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir notre guide Des Bases Pour Comprendre, encadr&#233; &#171; Introns et exons &#187;, page 18.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Centers for Disease Control and Prevention. Organisme f&#233;d&#233;ral am&#233;ricain de surveillance &#233;pid&#233;miologique.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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